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La ferme des animaux : George Orwell

 

Les animaux d'une ferme décident de se rebeller contre la domination du fermier et d'être enfin libre. La lutte est acharnée mais pas sans conséquence. Chaque animal possède des compétences qu'ils doivent exploiter à bon escient.

Cependant pour qu'une société, même animal, subsiste, il faut imposer des règles votées par une majorité.

En outre, le pouvoir fait vite des émules et la dictature s'initie dans cette révolte réussie.

Cette fable animalière symbolise une satire de la Révolution russe. Chaque personnage symbolise un trait du monde politique, entre les pacifistes rangés à la cause, les habitants contraints à suivre les règles et enfin les animaux dominateurs (ici représentés par les cochons) entourés de gardes agressifs (les chiens). La dictature est en marche et la soumission (caché derrière un sentiment de liberté) s'opère.

Le message fort de ce livre c'est qu'être libre est le maître mot d'une vie. La difficulté d'atteindre cette notion réside dans un manque de culture et d'éducation. Les cochons réussissent leur domination car le peuple animalier ne sait pas lire.

Pour être libre, soyez instruit !

 

Quelques citations tirées du roman:

"Camarades, est-ce que ce n'est pas clair comme de l'eau de roche? Tous les maux de notre vie sont dus à l'Homme, notre tyran. Débarrassons-nous de l'Homme, et nôtre sera le produit de notre travail. C'est presque du jour au lendemain que nous pourrions devenir libres et riches. [...]"

 

"Une fois encore les animaux éprouvèrent une vague inquiétude. Ne jamais entrer en rapport avec les humains, ne jamais faire de commerce, ne jamais faire usage d'argent - n'était-ce pas là certaines des résolutions prises à l'assemblée triomphale qui avait suivi l'expulsion de Jones ? Tous les animaux se rappelaient les avoir adoptées : ou du moins ils croyaient en avoir gardé le souvenir. Les quatre jeunes gorets qui avaient protesté quand Napoléon avait supprimé les assemblées élevèrent timidement la voix, mais pour être promptement réduits au silence et comme foudroyés par les grognements des chiens. Puis, comme d'habitude, les moutons lancèrent l'antienne : Quatrepattes, oui ! Deuxpattes, non !, et la gêne passagère en fut dissipée. [...]"

 

"[...] Seul le vieux Benjamin affirmait se rappeler sa longue vie dans le menu détail, et ainsi savoir que les choses n'avaient jamais été, ni ne pourraient jamais être bien meilleures ou bien pires - la faim, les épreuves et les déboires, telle était, à l'en croire, la loi inaltérable de la vie."

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La ferme des animaux : George  Orwell