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Quand vient la nuit : Dennis Lehane

Quand vient la nuit : Dennis LehaneQuand vient la nuit : Dennis Lehane

Le décor est planté, les bas fonds de Boston où la criminalité est un euphémisme. Un barman, blasé et exclus de la vie de ses congénères se retrouve pris dans la tourmente du braquage de bar de son cousin Marv. La pègre récupère les liasses de dollars des paris clandestins.

 

Qui oserait toucher l'argent blanchi des Tchétchènes ? Des inconscients !

 

Bob replonge dans la guerre des gangs.

 

Bob, l'antihéros par excellence, doit sortir de ce trac-nard pour survivre.

 

Dennis Lehane bouscule les codes de la narration. L'histoire débute sur une relation sans ambiguïté entre deux cousins, l'un tient un bar, qu'il ne possède déjà plus, et l'autre sert des boissons à des piliers de comptoir qui dilapident leur pension dans des boissons alcoolisées. Se greffe une rencontre de Bob avec un chien et une femme qui l'aide à dresser ce chien. Puis, débarque un ex-taulard qui bute tous ceux qui ont pu lui faire du mal. Les histoires se développent parallèlement, ce qui permet aux lecteurs de faire travailler ses neurones. Qui est qui, qui fait quoi et quelles sont leurs relations.

 

L'auteur démontre qu'une seule histoire de vie peut être imbriquée dans une autre. Il dépeint ses humanités cabossées ou la violence n'est pas un personnage de fiction. Le réalisme des descriptions plante un décor sans effusion de détails insignifiants. Ce qui compte avant tout ce sont ses vies brisées, par l'alcool, la drogue et un taux de chômage-record. Le mot d'ordre est vivre ou survivre dans un Boston décadent et en prise à des règlements de comptes.

 

L'auteur de Shutter Island et Mystic river signe encore une fois un thriller déroutant. Ce roman valait bien une adaptation au cinéma, chose faite en novembre 2014 sous la réalisation de Mickaël R. Roskam.

 

 

 

Un homme qui réussit a la possibilité de cacher son passé; un perdant passe le reste de sa vie à essayer de ne pas se noyer dans le sien.

Les villes sont pas administrées depuis le Capitole, Bob, lui avait dit son père un jour. Elles le sont depuis la cave. La première ville, celle que tu vois, c'est le costume dont on habille un corps pour lui donner une apparence. La seconde, c'est le corps lui-même. C'est là qu'on prend les paris, qu'on vend les filles, la came, les télés, les canapés et tout ce que le travailleur peut s'offrir. Les seules fois où le travailleur entend parler de la première ville, c'est quand elle le baise. La seconde, elle, est présente tout autour de lui chaque jour de sa vie.

- Mais il s'imagine peut-être que j'ai organisé le braquage, et que mes complices gardaient le cash en attendant que les choses se tassent.... De toute façon, même s'il le pensait pas, maintenant il s'est mis dans la tête que j'étais qu'une merde et qu'il devait pas me faire confiance. Ces gars-là, Bob, ils se demandent pas une seconde si leurs opinions sont rationnelles ; ils décident un jour que t'es une puce, et que le lendemain c'est jour de liquidation des puces.

un livre adapté au cinéma

un livre adapté au cinéma

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