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L'EPÎTRE III : textes collectifs

L'EPÎTRE III : textes collectifs

  Pour ceux qui me suivent, cette révélation, ils la connaissent, depuis quelque temps, j'adore découvrir de nouveaux écrivains. Et quelle ne fut pas ma joie en recevant un opus édité par un étudiant universitaire suisse Matthieu Corpataux !

  L'épître est en premier lieu une revue littéraire qui se développe sur la toile avec un succès grandissant. Le concept se traduit par la publication de textes courts envoyés par des anonymes (qui deviendront des grands pour certains) et validés par un groupe de lecteurs. La ligne éditoriale se veut ouverte et permissive. Le seul mot d'ordre est "texte court".

 

  Cet opus recueillent des textes poétiques, en prose ou théâtraux. Chaque lecteur y trouve son compte. Pour cette troisième édition, l'accent porte principalement sur le moi et son rapport au monde et le moi face à la création. 

  Ce "petit" recueil est l'aboutissement d'une quête de créativité. Je le conseille car le lecteur se laisse amadouer par les récits riches en réalisme et en sincérité. Chaque écrivain apporte sa part de sensibilité, de névrose face à la réalité du monde. 

 

 La structure de "Désespoir" agrippe le poème dans l'esprit du lecteur. Il oscille entre les sentiments et la police d'écriture choisie. Le lecteur ne pourra rester insensible à la beauté de cette femme confrontée à sa propre décision dans "Sur le seuil".

 

 Je pourrai que trouver des superlatifs concernant ses textes savamment sélectionnés, mais le mieux que vous puissiez faire : c'est de vous procurer cet opus et de le partager.

Prendre la parole - oui mais à qui? La dérober, la dévêtir des tissus mensongers, des apparats en mascarade, trousser les jupons de cette langue qui faisait son lit dans toutes les bouches, c'est ça qu'il aurait fallu. Je le pensais. Sauf que je n'avais pas l'âme voleuse : chiffonnière des mots, je pensais les acheter à la criée. Je chipais quelques lettres, je les faisaient miennes, en inscrivant au revers d'elles les initiales de mon timbre, celui qui viendrait. (La parole au ventre de Sophie Jaussi)

(...) et puis
soudain
on croise son reflet dans la vitrine
le reflet effrayant de celui qu'on n'est pas
qu'on n'a jamais eu le courage de devenir (...)

(Grandes villes de Benjamin Eichenberger)

Plus de voix au chapitre
Le désert à la page
Y a le vide qui s'installe.
Beaucoup de mots s'envolent
Du roman qui s'épuise,
Le silence respire !
Je vire dans le blanc
Je neige sur ma page.
L'encre s'éthérifie.
Des larmes d'innocence
Nettoient les traces noires
qui couraient sous mes doigts.

(Page vide de Guy Sansonnens)

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