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Du rififi à New-York : Auguste le Breton

Du rififi à New-York : Auguste le Breton

1962, une année difficile dans la police new-yorkaise !

 

   Mike, un flic appliqué, travaille d'arrache-pied pour résoudre des meurtres : chose qui ne manque pas dans les règlements de la pègre italienne. La mafia est impliquée dans les paris clandestins, la drogue, la prostitution et aussi les braquages. Pépère, le père de Mike, travaille dans le bureau chargé du contrôle des plans de la ville et en parallèle traficote avec ses amis émigrés d'Italie. Un jour, il joue aux courses l'argent qui ne lui appartient pas.

 

   Là, il signe son arrêt de mort. Cependant, l'Oranais qui ne supporte pas l'injuste vient en aide à ce grand-père. Cependant, tout service rendu doit être remboursé dans le milieu du crime. 

 

   De simple encaisseur de paris, il devient l'un des plus féroces braqueurs de banques. Mais dans son univers, tout ne se passe jamais comme il voudrait.

 

   Ce roman policier commence par une longueur pour planter le décor. C'est surement mon désir de me confronter à l'action qui me permet de juger ce début de roman trop lent. Cependant, au moment de l'action, le rythme est soutenu et l'action est décrite avec brio (je désigne une seule action car je ne voudrais pas vous dévoiler le secret de l'histoire, finement agencée). Les caïds n'ont qu'à bien se tenir, Auguste Le Breton les tient du bout de sa plume. 

 

   Les descriptions ajoutent du piment à l'action (Bienvenue dans les égouts de New-York !). Les liens d'amitié ont une place importante dans cette phase de description. Ils fixent les règles et la loi du milieu a les siennes. Des amitiés se créent néanmoins le respect et la parole donnée peuvent réduire au silence des amis trop bavards.

 

   Bonne promenade dans un New York en prise avec sa délinquance. N'oubliez jamais de vous munir d'un 38 car les rues sont parfois encombrées de gens malveillants. Les innocents sont parfois les plus méchants.Dans la pègre, il faut toujours savoir se fondre dans la masse. 

 

 

Un soir, Louis avait cédé. Il s'était laissé entraîner et avait vu Mike qui avait alors près de dix ans, l'âge de son fils mort. Son père, gangster d'Ocean Hill, avait laissé ses os en 1939 dans une histoire de Rififi. Et sa mère, employée de night-club, qu'il avait vue succomber à la drogue jour après jour, venait à son tour d'en finir avec sa putain de vie, le laissant complètement orphelin.

- Pas dans le dos au moins ! implora l'Oranais. C'est dégueulasse.
- O.K. fit Steve, qui cria aussitôt : Bob !

Le nom résonna dans la rue déserte et sombre. Le jeune mécano se retourna juste comme Sam levait son bras court. Trois détonations explosèrent dans le silence. Frappé en pleine poitrine, Bob tournoya sur lui-même, poussa un léger cri, et se cassa en deux avant de s'écrouler au milieu de la colonne de vapeur. A part ses pieds qui dépassaient, tout le reste de son corps paraissait déjà appartenir au néant.

Le garde lui fit face, sa bouche s'arrondit, ses yeux aussi. Steve venait de plonger sa main gantée dans un vaste portefeuille contrôlé par une longue chaîne, et ce qu'il tenait n'était pas le collier de la Reine, mais un colt 45. Le garde se tâta machinalement, comme s'il croyait à une blague, comme s'il croyait que l'autre lui avait engourdi son flingue qui était pourtant un spécial 38. Mais Steve lui coupa ses espérances.

- Un cri, un geste, un souffle et ... Allez, demi-tour. On descend. Vite.

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Angeline 10/04/2017 14:38

j'aime me promener ici. un bel univers. vous pouvez venir visiter mon blog.