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me voici un nouveau navigateur!

Je découvre un nouveau monde,

celui qui me hante et m'inonde.

 

Je crée avec soin et application,

un moi plein d'admiration.

J'affiche mon plus beau minois.

Mes affections et mes passions,

 je les inscris avec distinction.

 

Sur la toile, j'ai retracé

toutes mes jeunes années.

Comme un forcené,

de nombreux amis, j'ai accepté.

D'un simple clic,

c'est le déclic:

des amis, des connaissances, des relations rappliquent.

 

J'ai recréé mon réseau social,

dans cet univers devenu asocial.

D'un acte banal,

je me suis rendu indispensable.

Mais par ce clic devenu fatal,

je ne parle plus,

je tape, frappe de façon discontinu.

Ce clavier relié au monde entier,

est, pour moi, un lien, un flux et un levier.

Mon combiné, je n'ai plus décroché

car mes doigts ont décidé de pianoter.

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Le Dicton de Léon

Celui qui griffonne, noircit la page blanche, couche ses idées sur le papier, ne doit jamais se considérer comme un artiste mais comme un être pourvu d'un don: celui de pouvoir partager.

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Le Dicton de Léon

Je crois en l' Homme et aucune religion ne me fera abandonner cette utopie.

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L'entreprise

Sous pression

d'un cran, ils tournent le bouton.

Doucement, ils détruisent ma condition.

Ils me traitent comme un pion.

Je vis dans l'incompréhension

d'un monde sous tension.

Rendement, capital, investissement

tuent l'humain

au profil du gain.

Souffle court,

d'une société qui asphyxie

un être meurtri.

Métro, boulot, insomnie

deviennent le lot

d'un homme conditionné au grand galop.

Ne jamais s'arrêter

pour ne jamais constater

que l'homme a laissé sa vie

à une société qui survie.

Restriction de personnel, bas salaire, délocalisation

font leur lot de dé-motivation.

L'employé pris à la gorge

d'un emprunt qu'il doit remboursé

retourne travailler, désespéré.

Certains lassés, épuisé ont abandonné,

aux risques de voir leurs rêves dorés s'envoler.

D'autres se sont accrochés

à leurs idéaux, à leur famille.

Mais, parfois ce soutien

est trop faible

et au bout d'une corde

danse leur dernier adieu

à une société qui les a anéanti.

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Dis raconte moi une histoire (suite)

 Voyant que l'inspecteur n'ouvrait pas la bouche, je pris donc l'initiative de me présenter. L'homme se tourna vers moi et se présenta à son tour. L'inspecteur reprenant forme humaine, salua son interlocuteur. Il s'excusa platement et gauchement pendant un laps de temps incommensurable. Il en devenait pathétique. Ni tenant plus, mon pied vint cogner violemment son tibia. Après un léger cri de surprise, il proposa à Monsieur Bartoloméo de répondre à quelques questions, si bien entendu son emploi du temps lui permettait. J'avais envie de préciser à ce flic que nous étions peut-être en face d'un meurtrier et lui ne pouvait s'empêcher de lui faire des courbettes. Cela me faisait bouillir intérieurement, j'essayais de garder une certaine constance face à ce canular d' interrogatoire.

 -"Monsieur Bartoloméo, connaissiez-vous Stella?

 - oui, j'ai organisé quelques soirées privées auxquelles elle a participé.

 - excusez-moi d'avance d'entrer dans votre sphère privée, mais avez-vous eu des relations plus intimes avec cette jeune femme?"

 Je me retenais de hurler face à ces fanfaronnades. Pitié arrêtons la comédie.

 - "si je peux vous faire confiance et que cette discussion reste dans le domaine privé, je répondrai que oui. J'avoue que son charme était irrésistible, mais notre relation n'a pas duré autant qu'elle l'aurait espérée. Comme vous ne devez pas l'ignorer je suis marié. Je trompe parfois ma femme mais je ne la quitterai jamais. Je reste attaché au tradition et le mariage reste sacré. Mais un homme reste un homme": il finit sa conversation sur un éclat de rire entrecoupé par celui de l'inspecteur. Cette vision était surréaliste:le flic et le gangster attablés dans une arrière salle d'une douane se racontant de bonnes vieilles blagues. j'étais vraiment entrain de suivre une série télévisée de deuxième zone.

Monsieur Stylet continua son interrogatoire sur ce même ton badin.

 A la fin de cet entretien, nous pouvions retenir simplement que Stella avait eu des relations avec ce monsieur et qu'il ignorait ce qu'elle était devenue depuis le soir de leur rupture.

Avant de le laisser vaquer à ces occupations, je m'initiais dans la conversation. Je lui demandais s'il connaissait ces nouvelles relations ou s'il l'avait vu côtoyer une personne en particulier. Il nous signala un type louche qui se nommait Luigi. J'arrivais avec un sourire forcé à obtenir les coordonnées de cet individu.

L'inspecteur était choqué de mon intervention. Nous laissâmes notre invité sortir tranquillement sans lui demander s'il comptait rester longtemps à Paris. Monsieur Bartoloméo me sera la main en me glissant une carte dans la main,de manière très discrète. Il se tourna vers l'inspecteur, le remercia et partit.

 J'eus droit à une scène de Monsieur Stylet, je n'avais pas à intervenir dans ces entretiens. Il devait rester le maître, c'était son rôle, je n'étais que tolérée sur son enquête et que si mon comportement venait à se reproduire, il m'exclurait sans ménagement. Je m'excusais dans la limite du ridicule. Voyant mon malaise, il s'excusa de s'être emporté et nous décidâmes que l'incident était clos.

Pour moi, il n'était pas encore tout à fait clos. Des questions quant au comportement du flic restaient en suspend.....

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Mal de tête

Ce mal qui m'oppresse

Les étaux se resserrent

Doucement, lancinant et persistant

Aucune pensée ne transgresse.

 

Mal de tête, mal de tête

je n'ai que ces mots dans ma bouche

 

Est-ce un mal psychologique,

neurologique ou simplement physique?

 

Mal de tête, mal de tête

je n'ai que ces mots dans ma bouche

 

Médecine chinoise, homéopathique ou traditionnelle

ne détruisent pas ce mal obsessionnel.

 

Mal de tête, mal de tête

je n'ai que ces maux à ma bouche

 

Un mal si banal, que même Aspirine, Ibuprophène et Paracétamol

n'y mettent pas un bémol!

 

Mal de tête, mal de tête

je n'ai que ces maux à ma bouche

 

Les légers bruissements deviennent martèlements

Les cliquetis deviennent abrutissements

 

Mal de tête, mal de tête

je n'ai que ces maux à ma bouche

 

La lumière devient aveuglante

La violence reste persistante!

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PLATTAGONIE ou le pays des langues tranchées: Jo Nousse

Y a quelqu'un qui m'a dit de lire:

 

"PLATTAGONIE...ou le pays des langues tranchées" de Jo Nousse.

 

005.JPG Le titre est intriguant, serions-nous face à un jeu de mot des plus flagrant:"plate agonie" ou " platt agonie", mort lente de la langue francique dans une parfaite ignorance? Jo Nousse est un poète meurtri dans la chair des mots qui hurle le désespoir d'une langue qui s'éteint. Parfois, les sonorités des poèmes tombent comme des couperets. Parfois le ton est plus léger, il entremêle le français et le platt au son aiguisé d'un poète qui souffre. La mélodie fredonne à nos oreilles le dernier adieu de la langue francique. Ces textes sont caustiques, âpres, ancrés dans la vie. Le poète a une vision nette de notre société qu'il dépeint avec passion, rage et désolation.

 

Voici quelques citations tirées de ce recueil:

 

"T'as le rhume, t'es bien "schlass", t'as la "schnuddel" qui pend."

"Cosmopolites images dérangées dans ma boîte crânienne....

  Hétéroclites, les diables sortent de leur boîte"

"Je retombe aussi sec dans le train-train quotidien

 Camisole, pas d'envol, il ne me reste plus rien"

"Tout le monde se tait et continue de bâfrer

 Caddies remplis et cervelles vidées"

"Je suis juif palestinien

 Un peu comme toi: tout et rien"

" Recherche plutôt les mots

 qui font vivre les droits"

" Je voudrais un kilo d'intelligence

 pour ressembler à mon chat."

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Un conte d'auteurs:Marc Levy,Sophie Fontanel

Y a quelqu'un qui m'a dit de lire:

 

"Un conte d'auteurs" de Marc Levy et Sophie Fontanel

 

001-copie-2 Ce roman épistolaire joue agréablement avec la création littéraire. Une lettre, glissée par erreur dans un mauvais casier, permet à deux écrivains de communiquer. A travers leurs missives, ils créent un personnage de fiction Cristobal , un petit fantôme fort sympathique. Celui-ci est au centre des lettres envoyées par les deux auteurs à succès mais se promène aussi,au grès de ses humeurs, dans l'élaboration des romans de chacun des  écrivains. La lecture est rapide comme la taille des correspondances.

 

Voici quelques citations tirées du roman:

 

"Côté table, le bureau est ce qui se fait de meilleur, mais laissez vos papiers dessus, rien de mieux que de se nourrir de lettres"

"C'est courageux de dire que quand vous écrivez vous ne pensez pas!"

"J'ai pris la température de Cristobal. En effet, il nous avait chopé quelque chose sans doute une existentialité"

"ça ne vous dérange pas que dans la maison de mon roman, au bord de la mer, une des pièces soit habitée par un fantôme"

"Tu vas être aux anges, tu es aussi au coeur de mon roman"

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L'Enquête:Philippe Claudel

 Y a quelqu'un qui m'a dit de lire ( la rentrée littéraire):

 

"L'Enquête" de Philippe Claudel

 

002 C'est un roman absurde et déroutant, flirtant à la limite du fantastique et du conte métaphysique. On ressent des sentiments perçus dans les romans de Kafka. Les premiers chapitres sont sécurisant pour le lecteur, on entre dans un roman littéraire classique, traditionnel. L'Enquêteur, chargé de mener une enquête sur un nombre important de suicide répertorié dans une entreprise (l'Entreprise), sort d'une gare et va boire un verre dans un troquet situé à proximité. Rien d'extraordinaire. Mais au fur et à mesure de la progression de la lecture, on entre dans un monde étrange, inquiétant, régi par un nombre insoupçonné de règles. Les personnages ne possèdent pas de noms, ils n'existent que par leurs fonctions. Ce qui déroute le lecteur. Ces fonctions sont accordées par l'Entreprise donc à fortiori par la Société. L'Homme est déshumanisé. L'être disparaît pour n'être plus qu'un numéro, une fonction. C'est un anéantissement de soi qui mène inéluctablement à la mort.

 Ce roman pose des questions sur notre société et surtout sur sa déshumanisation. Ce qui, pour moi, en fait un roman profondément humaniste.

 

Voici quelques citations tirées du roman:

 

"Alors même que les hommes redoutent la mort, ils l'envisagent souvent comme une solution à tous leurs problèmes, sans même se rendre compte qu'elle ne résout rien. Absolument rien. Elle n'a pas à résoudre quoi que ce soit. Ce n'est pas son rôle."

"De même qu'on ne peut sans doute pas vivre heureux quelque part sans voler le bonheur de quelqu'un qui est ailleurs"

"L'Enquêteur expérimentait l'oubli, qui permet à bien des hommes de ne pas mourir trop vite"

"Vous déniez toute humanité, en vous et autour de vous. Vous regardez les hommes et le monde comme un système impersonnel et asexué de fonctions, de rouages, un grand mécanisme sans intelligence dans lequel ces fonctions et ces rouages interviennent et interagissent en vue de le faire fonctionner."

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Twilight: Stephenie Meyer

Y a quelqu'un qui m'a dit de lire:

 

"La Saga Twilight" de Stephenie Meyer

 

  livres-saga-twilightChose promise, chose due. La lecture de la Saga Twilight (Fascination, Tentation, Hésitation, Révélation) vient de s'achever difficilement.

  J'avoue que les deux premiers tomes m'ont intrigué et leur lecture était fort agréable. Les personnages et leurs descriptions étaient extrêmement attachants. J'admets sans vergogne que la description de cet amour impossible rejoint celle de Roméo et Juliette. Donc le développement des amours naissant de Bella pour Edward et Jacob ne laisse pas de marbre. Les tableaux de combat sont féeriques. La mise en scène est harmonieuse car chaque personnage grandit et évolue de manière distincte mais liée de façon indéfinissable.J'adhère à la berceuse qu'Edward a créé pour Bella,ainsi, par ce biais, la narratrice atteint l'apogée de la déclaration amoureuse.

  Par contre, je constate que la lecture des tomes 3 et 4 a été très laborieuse. Je n'ai pas adhéré à l'association très marquée des deux clans. Cela anéantit l'idée des clans qui se vouent une guerre sans merci. On est en clin aux turpitudes que subies Bella, elle se trouve en plein dilemme: doit-elle choisir entre le bellâtre vampire et l'ami d'enfance loup-garou? Le troisième tome ne développe qu'un élément du second livre. Le combat des clans alliés contre les "nouveaux-nés" est le seul moment attrayant de ce roman. La pudeur des personnages devient désolante au troisième tome. Certes, la relation sexuelle entre Bella et Edward apparaît après le mariage traditionnel: on verse un peu dans le pathétique à l'heure du XXIème siècle. Il faut admettre qu'Edward a quelques siècles de retard. Il est évident que c'est une série de roman mormon ne peut être reliée davantage avec la série Harlequin. A mon avis, cette romance aurait du s'achever à la fin du deuxième tome. Il est évident que ma critique décevra des lectrices admiratives de cette saga, mais rejoindra des lectrices déçues par autant d'acharnement vampirique.

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