Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Nature

Le silence de la nature

pénètre tous mes sens matures

pour me laisser goûter

à ses premiers baisers.

 

Mon ouïe se régale

des chants harmonieux

de ces oiseaux lumineux

coucou, perdrix et aigle royal.

 

Mon regard contemple le ciel

comme une pure merveille.

L'oeil s'accapare

le papillon qui s'égare.

 

Mon odorat happe

les senteurs irréelles

de l'aube qui s'éveille

et me frappe.

 

Ma main frêle

caresse l'herbe fraîche.

Mon corps s'endort

sur ce coussin d'or.

 

Mon corps, à l'infini,

avec la nature, communie.

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Voir les commentaires

Le Dicton de Léon

Doit-on se ranger derrière l'opinion générale pour ne pas être condamné à l'échafaud ?


Rendez-vous sur Hellocoton !

Voir les commentaires

Lettre sans mots : Bénédicte Fichten

Y a quelqu'un qui m'a dit de lire

 

Lettre sans mots de Bénédicte Fichten

 

036Pour son premier roman, Bénédicte Fichten s'attaque à un sujet difficile l'adultère. Vous me direz encore et je vous répondrai que cette fois-ci le thème est abordé du point de vue de l'amante. Souvent les romans nous apportent la vision de la femme trompée qui découvre l'affront ou la vision de l'homme empêtré dans ses mensonges.

 Aujourd'hui, le lecteur se trouve confronté à la réalité de cette femme amoureuse d'un homme marié. La narratrice n'ignore pas le fait que cet homme est uni à une autre femme, mais son attirance est démesurée. Elle souffre de ses absences, elle est consciente qu'il ne quittera jamais sa famille. Elle puise des ressources inimaginables pour posséder cet homme. Bénédicte Fichten dépeint à la fois une femme qui souffre et une femme heureuse. La narratrice fuit sa relation à travers d'autres hommes. Mais cette fuite ne fait que ressasser des souvenirs de l'être tant aimé.

 De cette relation fugace et intense naîtra Ulysse (nom emprunt d'histoire Pénélope attendant l'amour de sa vie) dont Serge ignorera son existence. La narratrice contemple avec émerveillement l'évolution du plus beau de ses secrets.

 Ce roman est écrit sous la forme de la rêverie, la narratrice transcrit sa passion dévorante par le biais de mots salvateurs que Serge ne recevra jamais.

 Si les mots sont salutaires, la nudité et l'appropriation du corps (du sien et celui de l'autre) sont une résurrection. Bénédicte Fichten décrit la découverte du naturisme comme une jouissance de l'homme retrouvé.

 Son histoire rêvée est illustrée par Karl Lakolak, artiste qui a su capter la souffrance et la passion de cette union.

 Ce premier roman est prometteur et annonciateur d'une nouvelle romancière à succès.

 

Voici quelques citations tirées du roman:


" Et, sur mes draps, il y a quelques mois maintenant, tu as enfin posé ta chevelure et bercé nos corps de caresses. Carpe Diem."

" J'ai l'écriture salvatrice : vous m'avez ouvert votre maison, je m'accrocherai à vous comme Sakuntala à son époux."

" Souriante, je m'étais assise. J'avais chaud. Et savais. Que ton épouse t'avait repris."

" Sensation de liberté ! Mon corps tout entier entre dans l'eau sans entraves. Sans maillot."

" Le vingt-et-unième siècle, obnubilé par le culte du corps, cache derrière son image un peu trop parfaite les tourments de millions de gens qui s'empressent aux cours de gymnastique et autres musculations du Moi."

" Je ferme les yeux...Est-il possible que tu sois encore présent, Serge, dans ces moments, que je te vois allongé à mes côtés sur ces draps, où repose un autre corps d'homme ?"

Rendez-vous sur Hellocoton !

Voir les commentaires

Le Dicton de Léon

Le chemin qui mène à la vérité est souvent semé de mensonges !

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Voir les commentaires

Festival "des Frontières et des Hommes"

Y a quelqu'un qui m'a dit de me rendre

 

au festival "des Frontières et des Hommes"

 

010Non, je vous assure la culture ne s'arrête pas à notre hexagone. Elle est issue de divers univers que nous fait découvrir pour la seconde année consécutive la ville de Thionville. Pour cette manifestation, des tentes africaines ont été montées en plein coeur de la ville. Vous y rencontrerez une conteuse extraordinaire (Sylvie Grasland-Deslot) qui vous fera voyager au-delà des déserts, gravir des montagnes, riche de peuplades et d'histoires. Elle accrochera votre regard sur le "petit sapin", vous présentera à "Philémon et Baucis" qui voulaient mourir ensemble en Grèce. Puis, l'auditeur découvrira un personnage ambivalent "Nasreddine le Hodja" qui côtoie le vizir. Les enfants retiendront, avec espièglerie, l'histoire du "loukoum à la pistache".

 Au détour des rues, vous croiserez des marionnettes géantes qui vous salueront avec assurance.

 La découverte de l'Afrique de l'Ouest se fera aussi par le biais de rencontres littéraires dans de charmants cafés, de projections cinématographiques et aussi par de nombreuses expositions dispersées dans la ville.

 Cette manifestation a lieu du 25 mars au 2 avril 2011. Allez à la rencontre de ses chefs d'oeuvres insoupçonnées !

004 


Rendez-vous sur Hellocoton !

Voir les commentaires

Le Dicton de Léon

La culture n'est pas innée, il faut l'acquérir par de nombreux moyens.


Rendez-vous sur Hellocoton !

Voir les commentaires

C'est mon jardin ! : Stéphane Marie

Y a quelqu'un qui m'a dit de lire

 

C'est mon jardin ! de Stéphane Marie

 

025Les beaux jours sont de retour et l'envie de se promener dans les vergers et les jardins prône sur le reste des activités. Je vous rassure ce livre n'est pas un recueil de botanique mais une invitation à la flânerie.

 Stéphane Marie accompagne ses textes de photographies de Yann Monel. Il présente aux lecteurs les évolutions de ses trois jardins (jardin du Matin, jardin de l'Après-Midi et jardin du Soir) au rythme des saisons. Il prend le lecteur par la main pour une promenade bucolique riche en émotion.

 Les photographies ravivent nos souvenirs d'enfant, la nature est immortalisée dans toute sa splendeur. Au travers de ces clichés, on ressent la fraîcheur des sous-bois. Le lecteur fait une introspection dans tous ses souvenirs,perçoit les arômes du rosier "neige d'avril", saute au dessus des racines des arbres. L'oeil espiègle des enfants s'attarde sur les fleurs (la grande capucine) qui émergent du tas de compost.

 Plus qu'un livre, c'est un rêve éveillé. Bonne promenade !


Rendez-vous sur Hellocoton !

Voir les commentaires

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme : Stefan Zweig

Y a quelqu'un qui m'a dit de lire

 

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme de Stefan Zweig

 

014 La passion a bien des visages. Quelque soit celui qu'elle revêt, elle se veut à la fois puissante et destructrice. Stefan Zweig décrit de manière détaillée tous les symptômes de la passion. Il examine chaque parcelle du corps d'un jeune inconnu, il débute par ses mains, leur allure, leur mimique pour s'attarder sur le visage. Il décrit l'absence de passion qui vide le corps de l'être.

 L'intrigue débute dans une charmante pension de famille. Une femme, mariée, avec des enfants s'éprend d'un jeune inconnu. Elle s'enfuit avec lui abandonnant toute sa famille. Les discussions vont bon train sur l'incident, chacun donne sa leçon de moral, sauf le narrateur qui se démarque de ses disciples en accordant à Mme Henriette tous les égards dus à la gente féminine. Mrs C., écoutant le discours passionné du narrateur, décide de lui raconter son histoire.

 Mrs C. perd son mari très tôt, elle souffre énormément et vit à travers son deuil. Elle traverse le monde sans s'en rendre réellement compte. Lors d'une escale à Monte-Carlo, elle pénètre dans une salle de jeu et est happée par les mains d'un joueur compulsif. Inconscient, elle s'amourache de cet homme. Celui-ci est en déveine, il perd, joue et reperd. Stefan Zweig nous incite à regarder ses mains, entrer dans la spirale du jeu. Le lecteur perçoit cette adrénaline qui pousse le joueur à remiser. Il s'associe à cette pulsion, la valide. Mrs C. suit le jeune homme ruiné dans la rue, elle se doit de le sauver. Cela devient le but ultime de sa vie. Elle passera même la nuit avec lui. Elle percevra un homme charmant et en elle naîtra la passion amoureuse.

 Stefan Zweig met en parallèle deux passions qui peuvent mener à la mort. Ce qui arrivera quelques années plus tard au joueur. Mrs C. sera humiliée devant d'autres joueurs comme mis à mort. Elle portera ce fardeau pendant de nombreuses années. Elle n'a pas pu sauver sa passion et elle a fui.

 L'auteur est un excellent visionnaire qui maîtrise l'art du réel et de la description. Les mots sont emprunt de violence, d'amour, d'inconscience. L'irresponsabilité de l'être face à cette passion dévorante.

 

Voici quelques citations tirées du roman :

" Vous avez parfaitement raison; la vérité à demi ne vaut rien, il la faut toujours entière. Je rassemblerai toutes mes forces pour ne rien dissimuler vis à vis de moi-même ou de vous."

" Jamais encore ( il faut sans cesse que je le répète), je n'avais vu un visage d'où la passion jaillissait tellement à découvert, si bestiale, dans sa nudité effronté, et j'étais tout entière à le regarder, ce visage...aussi fascinée, aussi hypnotisée par sa folie que ses regards l'étaient par le bondissement et les tressautements de la boule en rotation."

" La veille, ç'avait été un hasard, une ivresse, la folie démoniaque de deux êtres égarés, mais aujourd'hui il fallait me livrer à lui plus ouvertement qu'hier, parce que maintenant, à la clarté impitoyable de la lumière du jour, j'étais forcée de l'aborder avec ma personne, avec mon visage, comme quelqu'un de bien vivant."

" Seuls peut-être des gens absolument étrangers à la passion connaissent, en des moments tout à fait exceptionnels, ces explosions soudaines d'une passion semblable à une avalanche ou à un ouragan : alors, des années entières de forces non utilisées se précipitent et roulent dans les profondeurs d'une poitrine humaine."

" Et je sens de nouveau avec effroi quelle substance faible, misérable et lâche doit être ce que nous appelons, avec emphase, l'âme, l'esprit, le sentiment, la douleur, puisque tout cela, même à son plus haut paroxysme, est incapable de briser complètement le corps qui souffre, la chair torturée, - puisque malgré tout, le sang continue de battre et que l'on survit à de telles heures, au lieu de mourir et de s'abattre, comme un arbre frappé par la foudre."

Rendez-vous sur Hellocoton !

Voir les commentaires

Le Dicton de Léon

Le poids des pensées s'envole dans la légèreté des mots.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Voir les commentaires

Printemps

Lentement, à regret,

l'hiver s'en est allé.

Sans un mot,

mais avec de longs sanglots.

 

Le soleil a voulu annoncer

que le printemps était enfin arrivé.

Il a parsemé les chemins

de jolies fleurs comme un écrin.

 

Aux bourgeons, il accorde ses félicitations.

Le printemps regarde la neige avec provocation.

Il appelle les belles plantations avec délectation.

 

Le printemps a du travail.

Les oiseaux s'encanaillent.

La nature somnolente reprend sa douce mélodie.


Rendez-vous sur Hellocoton !

Voir les commentaires

1 2 3 > >>