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Marie chez les nudistes #2

 Mon amie douta franchement de mes capacités à me fondre dans ce monde complètement inconnu. Pendant toute la journée,elle tenta de me dissuader faisant appel à ma conscience. J'étais décidée et rien ne pourrait me faire changer d'avis.

 Elle décida de m'aider à prendre les dispositions nécessaire à la poursuite de mon objectif. Je pris un bloc-note et un stylo afin de répertorier les éléments indispensables à la réussite de mon expédition.

 Devais-je prendre ma voiture ou le train ? J'optais pour la première proposition. Mon amie sourit et me soumit l'hypothèse que ce serait un moyen de fuir plus rapidement. Je la rassurai que ce n'était point mon optique, malgré une légère pression de mon fragile estomac. Avec une voiture, il faut obligatoirement un plan. Certes, en femme moderne et nulle en orientation, je possède un GPS qu'il faudrait encore paramétrer. (merci grand frère pour ta future aide). Nous primes les coordonnées exactes de mon lieu de villégiature et en route sur mon P.C. sur le site Mappy qui me donnerait un aperçu de mon périple.

 Une fois le plan détaillé imprimé, il me restait à préparer ma valise. - Que mettons dans ses bagages ? - Des amateurs pour me répondre ? Mon amie et moi étions devant un problème de taille et un fou-rire s'empara de nos zygomatiques.

 Nous étions d'accord qu'une tenue d'arrivée et de départ étaient de rigueur. Le nudisme s'arrêtait aux portes du village. (La chose était acquise). Pour le reste du séjour, il fallait s'informer. Re-direction mon P.C. et le site référençant le club dans le but de collecter des informations. Le site était documenté sur ses propositions d'activités, sur les modes d'hébergement, les moyens de se restaurer et l'accès à une supérette. Rien sur les tenues vestimentaires à emporter. Il était juste stipuler que ce club était réservé aux nudistes. Je restais donc dans le flou.

 Il fallait prendre une décision, je mis donc des serviettes de plage (les nudistes ne se couchent pas nus sur la plage; ce ne sont pas des sauvages. La communion avec la nature a ses limites), mon nécessaire de toilette dont la crème solaire (indice 50, mon corps n'a pas l'habitude d'être donné en pâture au soleil). J'ajoutais, le cas échéant, des maillots de bain et des longues robes. (Je sais on ne se refais pas). Ma valise était bien légère mais bouclée.Au moins, je n'aurais pas la corvée de lessive-repassage au retour.

 Encore quelques jours de travail assidu et à moi les vacances !....

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La Peur : Stefan Zweig

 Y a quelqu'un qui m'a dit de lire :

 

 La Peur de Stefan Zweig

 

 livre août 005Que celui qui n'a jamais ressenti cette angoisse qui lacère les entrailles, vous pétrifie l'âme, me jette la première pierre.

 Stefan Zweig aborde la peur à travers six nouvelles toutes différentes. Le terme unique "peur" recèle une multitude de sentiments, mise en évidence par divers comportements et conséquences. Chacun possède en soi ses propres craintes ou appréhensions face à un évènement et son taux de panique est difficilement comparable d'une personne à l'autre.

 Dans les quatre premières nouvelles, le lecteur ressent chaque émotion fidèlement détaillée par Stefan Zweig. Le lecteur éprouvera moins les soubresauts de la peur, durant sa lecture des dernières nouvelles, car elle est abordée sous un autre angle. Parfois la peur s'exprime de manière visuelle et parfois de manière introspective. Pour certains, la peur est liée à un méfait pour d'autres c'est une inquiétude liée au temps ou à l'angoisse de ne rien pouvoir laisser après leur mort.

 

Voici quelques citations tirées du recueil :

" Elle avait besoin de voir du monde, de quelques heures de repos loin d'elle-même, loin de cette solitude meurtrière de la peur."

" Dehors l'attendait déjà le peur, impatiente de l'empoigner et qui lui comprimait si impérieusement le coeur que dés les premières marches elle était essoufflée."

" Il y a derrière chaque fenêtre, chaque vitrine, chaque rideau, chaque pot de fleurs, deux yeux qui vous épient; vous êtes à cent lieues de vous croire surveillé, vous pensez errer à travers les rues solitaire, ignoré, et vous êtes environné d'espions bénévoles."

" La peur me glaçait à l'idée que je retenais de vive force un morceau de la chair vivante d'un autre homme."

" Pourtant, je sais que les livres sont faits pour unir les hommes par-delà la mort et nous défendre contre l'ennemi le plus implacable de toute vie, l'oubli."

 

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Lundi c'est Librairie

Blog 001

 

 Un été en France ne s'achève sans un regard intéressé sur la rentrée littéraire. J'égrènerai au cours des semaines prochaines des romans policiers, des nouvelles, des essais dans mes articles.

 Je n'ignorerai pas les romans qui ont marqué mes penchants littéraires.

 Cette semaine, vous aurez l'occasion de découvrir le dernier roman de Yasmina Khadra et je vous donnerai le goût de relire (encore) un roman de Stefan Zweig.

 

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L'équation africaine : Yasmina Khadra

Roman / Julliard / 327 pages

 

livre août 005

La Peur : Stefan Zweig

Nouvelles / Le livre de poche / 249 pages

 

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Marie chez les nudistes #1

  Je suis Marie, un prénom facile à porter et qui me sied à ravir. Tant sur sa porté biblique que sur sa douceur lexicale. Je suis dotée d’un caractère docile. Je ne me fourvoie jamais dans des histoires sordides. Une image bien lisse me colle à la peau et le seul adjectif que mes amis et ma famille m’attribue est gentille. Pour résumer, je n’ai rien de piquant à raconter. Je ne traîne pas dans les bars et n'ai aucun larcin à mon actif.
 Ma vie sentimentale est aussi plate qu’une raie. Ma vie professionnelle se réduit à des félicitations rapides de mes chefs et à une augmentation de temps en temps qu'en j’ ose la demander.
 En bref, je suis invisible dans une foule et mes voisins ne se plaignent pas d’un tapage nocturne ou intempestif. On ne peut pas m’attribuer une vie dissolue.
 
 Ce matin, mes quarante ans ont sonné et ma vie se résume à l’absence totale d’amant et d’enfant. Aujourd’hui, j’ai invité ma meilleure amie pour lui confier ma décision de dissoudre à jamais mon image « d’enfant sage » qui me ronge.
 J’ai décidé de découvrir le monde de manière différente et d’affronter mes tabous qui m’ont interdit de comprendre le monde et de participer à la vie.
 Fini l’image doucette, bonjour Marie la battante.
 Dans quelques jours, je serais en vacances et direction un club au Cap D’agde (pas un réservé aux familles mais un club de nudiste).
 En route pour un voyage initiatique !


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Le Dicton de Léon

 Les conflits, sont-ils des éléments fondateurs de notre évolution ?


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Dickens, barbe à papa : Philippe Delerm

 Y a quelqu'un qui m'a dit de lire

 

 Dickens, barbe à papa de Philippe Delerm

 

 livre août 029Quand la lecture devient frugale et nourrit le corps et l'esprit.

 Philippe Delerm nous cuisine un ouvrage aux délectations sublimes. Il parfume ses lectures de parfum d'enfant, de goût de menthe à l'eau et de barbe à papa. Il nous glisse sous le nez les odeurs de la madeleine de Proust.

 Cet auteur nous concocte les mets les plus savoureux piochés au fil des lectures qui ont ponctué sa vie littéraire.

 Chaque lecteur ajoutera à son menu ces propres envies culinaires et donc littéraires.

 

 Voici quelques citations tirées de l'ouvrage :

 

 " Il ne lit pas : il dévore."

 " Lecteur, c'est beaucoup mieux qu'héritier locataire. On invente les meubles ; on les habite pour l'éternité."

 " Savourer encore quarante pages de Mustang, c'est un meilleur rapport qualités-prix que pour tant d'oeuvres littéraires qu'on se doit de lire sous peine de délabrement intellectuel."

 " Car rien ne rend plus digne des livres aimés qu'une longue tristesse au fond de soi, un grand désir d'oubli que les mots font semblant d'entraîner sur d'autres pistes."

 " On dévore les livres, ou bien les livres vous dévorent. C'est une drogue effrayante et douce, un séduisant voyage."

 " La phrase qui suit :"Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations." C'est une assez bonne définition de la lecture, et la définition la plus subtile de l'appétit."


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Garfield & Cie : Jim Pavis

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 Garfield, le chat le plus déjanté, a bien des tours dans son sac et je vous prédis que Jon ne va pas beaucoup dormir.

 Garfield et Odie ont des difficultés à se concentrer pour prendre une photo de famille. Garfield, qui a toujours faim, arrive même à commander une pizza pendant les prises de vue.

 Il faut dire que ce félin a de nombreux travers qui te feront mourir de rire.

 Si tes parents hésitent pour t'acheter une bd de ton héro préféré, dis-leur que tu aimerais un vrai chat et ils changeront rapidement d'avis.


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Du temps qu'on existait : Marien Defalvard

Y a quelqu'un qui m’a dit de lire

Du temps qu'on existait de Marien Defalvard

livre août 010Ouvrage déroutant qui replace l’homme au cœur de ses pensées. Le roman débute par une mort et s’achève par la mort. Le cycle de la vie est ainsi refermé. Le narrateur raconte sa vie pleine de souffrances. Son enfance est assez joyeuse, emplie de joies. Sa famille bourgeoise vit de manière aisée. Un bémol se greffe à ce tableau idyllique, la mère du narrateur est fantasque. Elle vit dans son monde, solitaire.
 Après un drame, le narrateur nous raconte sa fuite à la recherche du bonheur. Celui qui avait bercé son enfance et qui l’obsédera tout le restant de sa vie.
 Marien Defalvard lie les caprices de l’esprit avec les paysages rencontrés. Chaque chapitre est un nouveau paysage décrit associé à l’humeur de cet anti-héros qui a cessé d’aimer la vie. L’auteur cherche les mots, la syntaxe, le phrasé exact pour exprimer le mal-être qui poursuit son personnage.
 Il peint les couleurs des lieux avec cette vision pessimiste de la vie. Chaque tableau est une aquarelle où les couleurs chavirent l’âme.
 Ce roman nostalgique est l’illustration parfaite d’une souffrance intérieure que seule la mort peut stopper.
 Ce récit peut dérouter certains lecteurs par la redondance des termes de souffrance qui le parsème.
 Je qualifierai ce premier ouvrage d’un auteur de dix-neuf ans de surprenant, énigmatique, à la hauteur d’un auteur comme Flaubert ou Zola par le réalisme de ses descriptions.
 Je vous conseille de le lire la tête reposée et de le relire car la première lecture est une entrée en matière et la seconde sera votre propre quête du bonheur. 

Voici quelques citations tirées du roman :

« Je couvais mon aigreur, mon envie, mes haines, je les soignais, je les sauvais de leurs blessures, je les dorlotais, je les promenais en badinant, dans le creux de mes bras, je les avais engendrées, nourries, éduquées, je les amusais et les entretenais, je les levais le matin sous leurs couvertures, dans leurs draps sales, et je les bordais le soir, très vicieuses et sanguines, échaudées, tellement échaudées, comme autant d’astronautes en partance pour la Lune: « bonne nuit. » »
« Je n’avais pas découvert que la ligne de fuite, trompeuse, du futur, devenait, comme dans un spectacle de magie inexplicable, l’étranglant carcan du passé. Que les projets devenaient regrets, les espoirs souvenirs, la vie la mort. »
«  Les écrivains comme les autres recoupent la vie, cisèlent les jours à leur guise; alors dans un roman, construit, compliqué…j’étais rentré. »
« Et, bien sûr, mieux je m’habillais, plus je tentais d’apparaître beau, élégant, désirable, plus je m’enlaidissais, plus mes traits perdaient leur union d’étendard, leur unité presque héraldique. »

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Le Dicton de Léon

 La multitude des idées enrichit les débats.


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Mise en bouche : Philippe Djian

 Y a quelqu'un qui m'a dit de lire

 

 Mise en bouche de Philippe Djian

 

 livre août 028Les éléments qui ponctuent une vie sont souvent imprévisible.

 

 Un homme tombe éperdument amoureux de la maîtresse de sa fille et se rend indispensable à ses yeux. Ils seront pris en otage, dans la classe où celle-ci enseigne, par un forcené fortement armé. Comment doit-on réagir dans ce genre de situation ou les sentiments se confrontent à un cas de stress extrême ?

 Philippe Djian greffe une histoire d'amour sur un fait divers. Chaque évènement apporte des explications sur les relations conflictuelles d'une vie amoureuse compliquée.

 Les personnages sont grossièrement dépeints. Ils ressemblent à Monsieur, Madame tout le monde ce qui rend ce récit plus humain.

 C'est une nouvelle rapide à lire que l'on glisse entre les draps de plage pour être sûr de ne pas oublier.

 

 Voici quelques citations tirées de cette nouvelle :

 

 " Un matin, en me réveillant, je me suis rendu compte qu'il était sans doute trop tard pour beaucoup de choses."

 " Ensuite il nous a expliqué qu'il avait assez d'explosifs fixés autour du ventre pour faire sauter tout le quartier, ce qui a provoqué un gloussement nerveux chez Élise, une fille qui venait de se marier et semblait exténuée chaque matin, complètement dans le cirage."

 " Il y avait des voitures de police garées dans tous les sens, des véhicules de pompiers et des ambulances dont les vitres miroitaient dans la lumière du soleil, des hommes embusqués sur les toits environnants, d'autres qui étaient dans les arbres ou accroupis derrière des murs."

 " Comment ne pas l'être quand les heures qui s'écoulent une à une deviennent chaque fois plus pesantes et nous enlisent avec elles, comment rester d'humeur égale ?"

 " Ce film-là aussi, je l'avais déjà vu cent fois."


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