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Nouvelles petites leçons d'économie pour ceux qui doutent des promesses qu'on leur fait : Jean-Marc Sylvestre

 Y a quelqu'un qui m'a dit de lire :

 

Nouvelles petites leçons d'économie pour ceux qui doutent des promesses qu'on leur fait de Jean-Marc Sylvestre

 

 044A l'heure des campagnes électorales, Jean-Marc Sylvestre confie à ses lecteurs les techniques pour comprendre le langage politique, souvent obscur. Il ne vous donne aucune directive de vote, il décortique l'économie et les problèmes liés à la crise, la mondialisation...

 Le sujet est vaste mais la synthèse élaborée par cet auteur respecte tous les champs de l'économie politique. Il donne des directives de travail, leur attribue des points forts et des points faibles.

 Ce cours se veut didactique mais pas "barbant". Cet essai peut se lire de différentes manières : la première lire en suivant chaque chapitre ou la seconde, lire de manière aléatoire des sujets qui vous intéressent.

 Jean-Marc Sylvestre utilise des exemples concrets, met en parallèle différents pays, démontre l'efficacité de certaine politique.

 Je n'ai pas été déçue de ce cours et le conseille à tous ceux qui désirent comprendre l'économie de notre siècle.

 

Voici quelques citations tirées de l'essai :


 " Ce livre s'adresse donc à tous ceux qui veulent comprendre les enjeux de la prochaine élection présidentielle et le contenu des promesses qui seront faites. Il donne des clefs pour évaluer la crédibilité de celles-ci, et la faisabilité des projets qui les accompagnent."

 " Politiquement, la hausse de la TVA est donc non seulement possible, mais souhaitable. Si on touche à l'impôt sur les sociétés et aux charges sociales, on fait d'une pierre deux coups. D'un côté, on trouve des recettes supplémentaires pour les organismes sociaux, de l'autre, on dégage un peu de pouvoir d'achat et on favorise l'emploi- notamment industriel. Or l'emploi industriel, c'est la clef de la croissance, et la promesse de l'emploi, c'est la clef de l'élection présidentielle."

 " La Chine est le banquier du globe. On le dit moins, mais l'essentiel est là. Parce qu'elle s'est développée en offrant au monde des riches ce qu'il ne veut plus et ne peut plus fabriquer lui-même, la Chine a accumulé de très considérables excédents de devises."

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Le Dicton de Léon

 Ce qui manque à l'Homme du XXI ème siècle : Une bonne dose d'honnêteté !

 

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Juste avant : Fanny Saintenoy

 Y a quelqu'un qui m'a dit de lire

 

 Juste avant de Fanny Saintenoy

 

 fanny-saintenoy-juste avantQuand la mort est proche, il est difficile de s'y soustraire. Granny est une arrière-grand-mère qui n'est pas du genre à se carapater. Elle a subi les deux grandes guerres, alors la mort n'est pas un sujet qui l'effraie. Son arrière-petite -fille vient lui rendre une dernière visite dans sa chambre de réanimation. Les deux femmes ne vont échanger aucune parole, leur dialogue se développe au travers de leur pensée.

 Fanny Saintenoy juxtapose deux points de vue sur un passé commun que chacune a ressenti avec ses propres perceptions. Ce roman est une tranche de vie, non une tranche de mort. L'humour laisse une part importante à la vie. Les mots sont justes et touchants. Le lecteur n'a pas la larme à l'oeil mais s'attache rapidement à cette mamie.

 Ces deux femmes ont des vies atypiques qui diffèrent sur divers champs mais sont liées par un seul mot la "famille".

 Ce roman est agréable à lire.

 

 Voici quelques citations tirées du roman :

 

 " On m'a dit que mes jambes devenaient pourries, elles étaient de toutes les couleurs. Je ne pensais pas que le corps humain pouvait se gâter, comme un fruit qu'on laisse trop longtemps. Finalement j'ai tenu le coup, ils auraient pu la garder, leur extrême-onction, dans leur infini miséricorde."

" Dix ? Quinze ? La maison de retraite, l'hôpital, et encore la maison de retraite, quelle fatigue ! Mais je ne suis pas pressée, faut du courage pour se dépêcher de mourrir, je préfère encore m'ennuyer. J'ai souvent entendu les gens dire, du haut de leur grande jeunesse :" Si j'étais comme ça, je préférerais mourir." J'aimerais bien vous y voir, petits frimeurs !"

" Le cancer n'aime pas les vieux, ça l'excite pas, il lui faut de la cellule fraîche."

" C'est un beau et juste texte, d'une gaieté étrange." : Daniel Pennac


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Lundi c'est Librairie

Blog 001 

Suite à un retard accumulé, l'hôte de ce blog se voit dans l'impossibilité de se rendre dans sa librairie préférée.

 Chèrs lecteurs, accordez-lui le temps de remettre de l'ordre dans ses lectures et Lundi c'est Librairie reprendra lundi prochain.

 Bonne semaine et bonne lecture !

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Marie chez les nudistes #4

 Je roule tranquillement sur l'autoroute en suivant scrupuleusement les indications de mon GPS. Je vérifie constamment mon compteur afin de ne pas être en infraction. J'avoue ne jamais avoir eu un procès-verbal pour non respect des règles. Je suis comme cela, jamais de vague, toujours dans le rang.

 Et si, je tentais un excès de vitesse. Un petit, juste l'histoire d'être dans la norme. J'appuie sur l'accélérateur, frôle le cent trente à la place du cent dix sur une distance de vingt kilomètres. Hélas, aucun radar, pas un gendarme à l'horizon. Même dans mon désir de braver l'interdit, je suis ridicule.

 Il me reste encore une centaine de kilomètres à parcourir. Je sens de légères contractions dans mon abdomen, une envie d'aller aux toilettes. Cela me rappelle le moment où je passais mes examens et que le stress m'obligeait à me rendre aux toilettes toutes les cinq minutes. Je décide de sortir sur une aire d'autoroute, de me détendre et de prendre un café.

 Après cette pause, je me booste et reprends le volant.

 Après une heure de route, je dois sortir de l'autoroute afin de rejoindre les départementales, puis nationales et enfin apparaît le panneau "Agde". Je refais une pause, cette fois dans le but de dénicher mon lieu de résidence. Je trouve rapidement l'itinéraire. Il est placardé en haut d'un panneau "Camps de nudistes : prochaine à droite". J'avale ma salive qui me manque. Mes mains sont moites et je ne suis pas franchement fière. -Une vraie gourdasse-.

 Je gare mon véhicule à proximité de l'entrée. Je prends mon courage à deux mains, descends de mon véhicule et me promène avec nonchalance autour du lieu. Il me faut encore un peu de temps pour me faire à l'idée de me dénuder.

 Une grande bouffée d'oxygène et hop, direction la réception. Je sonne car la porte est close et pour cause...

 Après une impulsion électrique, la porte s'ouvre (comme à la banque). J'ai les jambes qui flageolent; Mes joues rougissent au fur et à mesure que j'avance vers le réceptionniste. Je ne perçois que son torse velu et cela me panique. Je débute un semblant de conversation. Je veux plutôt dire je bafouille, je zozote. Je recommence trois fois ma phrase.

 Au bout de quelques secondes, je perçois un  silence et surtout un regard fixé sur moi. Je lève enfin les yeux. Mon regard était resté collé au torse de ce monsieur. C'est un homme jovial qui sourit de mon embarras. Il me calme et insiste sur le fait que c'est une communauté de personnes saines d'esprit qui ont besoin de retrouver les valeurs de la vie.

 Je suis rassurée et décide de franchir le pas. Il m'indique une pièce afin de me dévêtir....

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Concours déjanté : annulé

 Faute de participants, je suis obligée d'annuler ce concours. J'avoue avoir corsé les questions ce qui a surement rebuté mes chers lecteurs. Je veillerai à rédiger de manière plus claire mes questions, la fois prochaine.

 Je vous souhaite en attendant de belles lectures et de jolis commentaires !!!

 

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Lundi c'est Librairie

 Blog 001

Ce lundi, je me glisse dans la peau d'une accroc du Prix Goncourt et me laisse tenter par un roman de cette longue liste. J'avoue, sans conteste, que je suis ignorante en économie donc un essai vient à mon secours.

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Rien ne s'oppose à la nuit : Delphine de Vigan

Roman / JCLattès / 437 pages

 

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Nouvelles petites leçons d'économie pour ceux qui doutent des promesses qu'on leur fait : Jean-Marc Sylvestre

Essai / Flammarion / 345 pages

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Ces trois jours là...Marie Thérèse Wininger

 Y a quelqu'un qui m'a dit de lire

 

 Ces trois jours là... de Marie Thérèse Wininger

 

 042Ces trois jours là... est un premier roman qui donne un excellent présage à son auteur.

 Marie Thérèse Wininger emmène ses lecteurs dans les méandres du désoeuvrement. La solitude de la narratrice est prenante, envahissante durant la première partie du roman. Le lecteur perçoit la souffrance de cette femme qui a perdu ses parents dans un accident de voiture. Elle cesse d'aimer la vie de façon brutale, l'accident de voiture qui ôte la vie à ses parents est insupportable pour elle. Elle fuit la réalité, s'enferme dans son appartement lugubre et sinistre. Elle le quitte pour "nourrir son frigo" de plats préparés, elle déambule dans ce lieu (cette tombe) en attendant un évènement dans sa vie. Quoi ? Elle l'ignore. Le destin va se charger de lui redonner goût à la vie en lui laissant dans "sa boîte à mystère" (boîte aux lettres) un petit feuillet où sont inscrits ces quelques mots "Je vous attendais". De là découle une envie irrésistible de changer de vie. La lumière réapparaît dans son existence. Un travail inattendu, un nouvel appartement plus spacieux et lumineux, la rencontre de l'être aimé sur le pallier et enfin l'acceptation de l'accident vont être les éléments fondateurs de cette nouvelle existence.

 Dans la deuxième partie du roman, le lecteur est dérouté face à des révélations d'un autre ordre. Vous les dévoilez serait mettre en péril l'exaltation de connaître la fin de cette histoire. Le destin joue-t-il des tours à l'héroïne ? Cette sensation de déjà vu qui persiste durant toute l'évolution du malheur à l'amour serait-il qu'une illusion ?

 Marie Thérèse Wininger travaille à la fois sur les ambiances telle que la lourdeur quand il s'agit de mal-être (la tête dans un étau), telle que la noirceur quand il s'agit de vivre avec le deuil mais aussi sur le choix des couleurs quand il s'agit de parler d'amour.

 Le roman est très bien agencé avec un retournement de situation rondement mené qui déstabilise le lecteur pour l'émerveiller d'avantage.

 Le style littéraire peut rebuter certains lecteurs, mais j'avoue avoir pris goût à ses structures de phrases et ses choix de mots. Cet auteur recherche le terme exact pour transmettre aux lecteurs les sentiments éprouvés par cette narratrice en proie à la souffrance de la perte de ses parents.

 Faites très attention cette romancière peut vous embarquer plus loin que vous ne l'imaginiez ! Doutez dés les premières lignes de votre lecture, les apparences sont souvent trompeuses !

 

Voici quelques citations tirées du roman :


 " Descendre de mon cinquième à la recherche d'un courrier imaginaire et calmer la faim insatiable de mon frigo, restent à ce jour les seules motivations à sortir de chez moi."

 "Après le départ de mes parents, fragilisée, je me suis réfugiée dans un univers de tristesse, où la lumière distillée à doses homéopathiques donne à chaque heure du jour l'impression d'être la dernière, un crépuscule incapable d'aboutir à un lever ou à un coucher de soleil."

 " Enfouie sous ma couette incapable du moindre mouvement, mes pensées affluent vers lui ; cette attirance balaie tout sur son passage, je dois affronter la force brûlante du sirocco ravageant tout sur son passage ; je me soumets et face à lui je ne suis que faiblesse, il n'y aura aucune résistance de ma part."

 " J'étais ailleurs et j'en reviens, j'ai la pénible impression d'un voyage où le lieu de destination était inconnu ; je vais devoir tout remettre dans un ordre différent, je suis encore sous le choc d'un accident, mais ça n'est pas le mien !"


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Le diable vit à Notting Hill : Rachel Johnson

  Y a quelqu'un qui m'a dit de lire :

 

 Le diable vit à Notting Hill de Rachel Johnson

 

 livre août 034Si vous désirez vous plonger dans l'univers de la série Desperate Housewives, vous serez une inconditionnelle de ce roman. Il a reçu le prix des lecteurs (lectrices)  de l'année 2011dans la sélection Le livre de poche.

 Je ne vous laisse pas dans l' expectative plus longtemps. Le roman relate la vie tranquille d'un quartier huppé de Londres qui possède son parc privatif. C'est un quartier très réputé dont les demeures avoisinent les millions de livre. Le lecteur y découvre une panoplie de couples avec ou sans enfants, avec ou sans chiens, jeunes et plus âgés, riches ou moins riches qui vivent en communauté. Au premier coup d'oeil, le lecteur observe la vie tranquille et sans souci de ces familles parfaites et riches. Mais, sous ses apparences se cachent bien des secrets et des manipulations. Tout le monde est beau mais un intrus, un américain milliardaire fraîchement débarqué des USA, possédant toutes les qualités du mari idéal va être à son insue pour certaines, responsable pour d'autres, au coeur des révélations d'infidélité de ces adorables femmes. Les polémiques se développent autour de projets immobiliers véreux de certains propriétaires.

 Rachel Johnson joue avec tous les clichés de la société bourgeoise décrite par deux points de vue de femmes, amies et voisines, Clare et Mimi. Le contraste est important car une est riche et n'a pas d'enfant malgré son désir d'être mère et l'autre est marié à un écolo et a trois enfants et est obligée de travailler pour vivre dans ce petit paradis.

 Toutes les femmes n'ont que des obligations d'ordres vestimentaires pour être parfaite en toutes circonstances. Elles font toutes du yoga pour se reposer de leur journée éreintante. Les enfants sont confiés à des nounous...

 J'avoue parfois mettre sentie "desperate" devant tous ces clichés. Par exemple, la mère bio qui ne mange pas certains aliments. Le mari qui se paie un appart pour ses extra-conjugaux. Les styles de femme sont stéréotypées : la blonde plantureuse et sportive qui a des enfants et que tous les hommes reluquent, la femme mariée qui ne peut pas avoir d'enfant et qui ne pense qu'à cela.

 J'ai ri durant certains passages tel que le récital insupportable des enfants qui jouent du piano et du violoncelle et que les parents félicitent comme de vrais virtuoses.

 J'avoue préférer regarder une bonne série américaine de ce style plutôt que de le lire en roman.

 

 Voici quelques citations tirées du roman :


 " Quand j'essaie d'expliquer ça à des amis de Chelsea, Belgravia ou Hampstead, je leur demande d'imaginer notre square privé non comme deux hectares de pelouses et de parterres fleuris mais comme un territoire aussi convoité que ... la Bosnie."

 " Parfois, ils regardent Virginie avec la même fringale que le vieux labrador familial bavant devant le rôti du dimanche."

 " Exact. Le plaisir d'avoir coïté avec mon mari est légèrement miné par le résultat du calcul mental que j'effectue : j'ai brûlé le montant de calories qu'il y a dans un seul cracker d'avoine beurré. Or j'ai dû en manger au moins sept.

 - Il est normal que les séances de Gymnastique aient remplacé les parties de jambes en l'air chez la plupart des couples. c'est bien plus efficace, dis-je d'une voix ensommeillée."

 

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Marie chez les nudistes #3

 J'avais donc encore une semaine de travail à accomplir. Elle serait remplie de préparatifs basiques : faire un bisou à mes parents, pigeonner mon frère afin qu'il actualise mon GPS (sans lui donner le nom exact) et enfin l'indispensable passage chez l'esthéticienne.

 Rendez-vous pris chez l'esthéticienne pour le jeudi car je ne voulais pas ressembler au Yeti avant la fin du séjour. Je ne prends plus de rendez-vous à l'institut le vendredi avant de partir car si tu as de la chance comme moi, ta conseillère a oublié de te noter et tu galères le premier jour de vacance pour trouver une ratisseuse de poils sur le bord de la plage.

 Ce rendez-vous fut un moment cornélien, pour quel coupe de maillot fallait-il opter ? le classique, le brésilien ou le complet en sachant que je ne porterai aucun maillot. Il a fallu que j'en parle à l'experte qui m'a proposé le brésilien. Affaire conclue. Pendant l'épilation, elle ne cessait de me féliciter sur mon courage. Je la rassurais, je ne partais pas en terre austile avec un fusil et un sac de survie. Je ne risquais pas la mort au combat. Au pire, j'étais ridiculisée à vie, blessée dans mon amour propre d'où le fait que j'avais limité le nombre de personne au courant de mon expédition.

 Pour mes parents, le petit dîner sympathique, le mardi afin d'avoir le restant de la semaine pour digérer les remarques acerbes de ma mère sur mon manque total d'investissement sentimental. (le désert, en bref). Mon père me fera remarquer les dangers de voyager seule, surtout si tu es une femme. En résumé, la routine.

 Je calais, enfin, mon frangin, le mercredi. L'occasion de voir aussi ma belle-soeur et leurs terreurs de bacs à sable. Une fois que tu as passé la soirée chez eux, tu prends soit une semaine de congés soit tu es en arrêt maladie pour dépression. Mais comme me dit toujours leur mère :"Ils sont adorables surtout quand ils dorment". Serait-ce une des raisons pour lesquelles je n'ai pas d'enfant ? Suis-je sotte ? Il te faut déjà un mec donc calmer tes névroses.

 On est déjà samedi matin, je pose la valise dans le coffre. J'ai le sourire en pensant à la remarque de mon frère : Agde, tu vas chez les nudistes ! Me voyant rougir, il s'empresse d'ajouter "je plaisante". Et si pour une fois, moi, j'allais au bout des choses.

 Plus de temps à perdre, si je veux arriver avant seize heure dans mon bungalow. En route pour l'aventure, clef sur le contact, GPS en route et lunettes de soleil sur le nez (élément primordial dans ma quête de nudité absolu)....


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