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Une séance d'horreur

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  C'est le moment de trembler, de jouer avec les morts !!!

 Envie de faire peur aux voisins, de terroriser tes frères et soeurs, d'épouvanter celui qui te taquine à la récréation : Invite-les à une terrible lecture d'épouvante !

 Préviens tes parents qu'il y aura des larmes et des enfants effrayés.

 AH! AH!

 

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 Halloween, une fête d'enfer, Chair de poule : Robert Lawrence Stine, Marie-Hélène Delval

 

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 Halloween, Mélusine : Clarke, François Gilson

 

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 Halloween : Jacqueline Vallon, Pierre-Marie Valat , Donald Grant


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Premier bilan après l'apocalypse : Frédéric Beigbeder

 Y a quelqu'un qui m'a dit de lire

 

Premier bilan après l'apocalypse de Frédéric Beigbeder

 

 041Idée originale dont Frédéric Beigbeder s'empresse de préciser qu'elle n'est pas née de son imagination. Il concède qu'il existe une liste plus succincte d'oeuvres plébiscitées par les français en 2001 (sondage Le Monde et Fnac). Mais Frédéric Beigbeder ne se reconnaît pas dans cette liste et décide de sauver 100 livres qui ont marqué la littérature du XXème et le début du XXIème siècle.

 Ce critique littéraire de renom commence son essai sur le constat implacable que les livres en format papier sont voués à disparaître au détriment de liseuse ou de livres informatiques. Il se veut le meneur d'une révolution contre cet état de fait, il désire inciter le lecteur à continuer de savourer des livres ayant gardés leurs âmes. Le contact physique avec le roman, l'essai, la biographie... est un élément charnière dans la transmission de l'écrit de l'auteur à son lecteur. Au risque de rejoindre les "réac."des temps anciens, j'accorde un crédit suffisant à Frédéric Beigbeder pour me ranger à ses côtés.

 La liste des livres choisis par cet auteur peut décontenancer, attrister le lecteur car il aurait aimé d'autres sélections tant sur le plan des oeuvres que sur celui des auteurs. Il est à loisir au lecteur de modifier ce classement, d'ôter des textes qui lui déplaisent, de les supplanter à d'autres. Dés l'instant où l'acharné des mots continue à pinailler sur le texte, c'est que le livre est entre de bonnes mains.

 Je me désole de constater que le nombre d'écrivain féminin soit si faible. Est-ce un constat délibéré de l'auteur ? Je l'ignore.

 Certains lecteurs admettront que les auteurs listés ont souvent des genres littéraires particuliers, dérangeants mais n'est-ce pas aussi le but de la littérature : modifier le quotidien, déformer la réalité pour mieux la redéfinir ?

 La sélection débute par la centième oeuvre afin de donner du suspense à cet essai. Frédéric Beigbeder donne le nom de l'oeuvre et celui de l'auteur, développe son choix, résume le livre et enfin donne des informations sur la vie de l'auteur.

 Frédéric Beigbeder joue de son humour grinçant pour nous dévoiler son anthologie. Ce n'est pas un essai rébarbatif, il se veut ludique et incitatif. Un challenge plutôt réussi qui pousse le passionné à découvrir, lire ou relire des ouvrages intéressants.

 Un livre à lire en format papier !

 

 Voici quelques citations tirées de cet essai :

" Les livres sont des tigres de papier, aux dents de carton, des fauves fatigués, sur le point de se laisser dévorer."

" Il faut se souvenir de l'acte admirable qui consistait à fureter dans les librairies, à flâner devant les vitrines, à désirer un livre sans l'obtenir tout de suite. Un roman se méritait : tant qu'il n'était pas disponible en ligne, il exigeait de nous des efforts physiques."

" Ernest Hemingway, pilier des bars de Montparnasse, est né le 21 juillet 1899. 120 ans plus tard, IL FAUT LIRE SES NOUVELLES COMPLETES. J'ai préféré l'écrire en majuscules pour que le message passe bien."

" San Antonio ,c'est un mélange de Rabelais, Céline et Queneau, et en même temps ce n'est aucun des trois. San - Antonio n'a pas seulement trouvé sa voix, il a créé un nouveau genre romanesque : le polar parodique à l'humour débile, personnages baroques, situations burlesques et jeux de mots génialement minables."

" Aujourd'hui Facebook dévoile notre vie privée, le livre numérique veut remplacer le livre papier, les centrales nucléaires menacent d'exploser, Google privatise la mémoire du monde. Perec avait raison de se méfier des choses : elles voulaient notre place, et elles l'ont obtenue.

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Le silence du bourreau : François Bizot

 Y a quelqu'un qui m'a dit de lire:

 

 Le silence du bourreau de François Bizot

 

 0391Quand un récit devient dérangeant dans l'esprit du lecteur. François Bizot raconte son enlèvement et son emprisonnement par des Kherms rouges dans la campagne cambodgienne.

 François Bizot est convoqué comme témoin unique dans le procès de son bourreau Douch. C'est l'occasion pour lui de revoir son tortionnaire, mais l'ethnologue français n'a pas la même image de son bourreau que ces autres victimes. Il a eu l'honneur d'être sauvé. Il raconte son périple, sa rencontre décisive avec Douch et sa vision de la violence.

 Son récit se divise en trois parties : la première relate son emprisonnement, la deuxième donne la parole à son bourreau concernant son premier récit "le portail" et enfin la troisième retranscrit une partie du procès.

 François Bizot redonne une image humaine à son bourreau. Il a eu des entretiens sur le ton de la confidence durant sa captivité. Il ne pense pas avoir été atteint du syndrome de Stockholm qui décrit un attachement d'une victime à son bourreau. Il considère simplement Douch comme un homme qui s'est tourné vers le mal plutôt que le bien. François Bizot retranscrit la dualité de l'esprit humain.

 Le lecteur conçoit qu'il est difficile de se remémorer des éléments précis d'une capture car la mémoire se veut sélective et les souvenirs ont une fâcheuse tendance à modifier la réalité la plus horrible, celle de la torture et de la violence.

 Cette vision humaine de son bourreau rend encore plus horrible et abjecte la violence des faits qui lui sont attribués.

 

  Voici quelques citations tirées du récit :

 

 " A une petite distance, un officier SS avançait dans notre direction. Arrivé à son niveau, je lui tirai la langue. Le militaire s'immobilisa. Ma mère, apeurée, m'administra aussitôt une grande claque.

" Madame, pourquoi giflez-vous votre fils?... J'eusse été fier à votre place", dit-il en français, avec un claquement de talons, avant de poursuivre son chemin.

 Ce jour-là, à l'exemple de ma mère qui me frappait rarement et jamais aussi fort, je compris que la peur pouvait pousser n'importe qui au-delà des limites habituelles de son comportement."

" Ce soir de Noël, alors que je m'attendais, quand il m'a dit cela, à découvrir un monstre, "inhumain" comme nous avons l'habitude de le dire, je me suis rendu compte que c'était infiniment plus tragique, infiniment plus effrayant, et que j'avais en face de moi un homme qui ressemblait à beaucoup des amis que j'avais."

 " Nous avions eu recours l'un et l'autre à la même férocité primitive, sur le terrain de la raison et de l'ordre des choses, avec à la clef un énorme sentiment de culpabilité, mais emplis de cet esprit de décision implacable qui impose de faire consciencieusement le mal"

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Tintin, le secret de la licorne : Steven Spielberg

 tintinQuand deux talents se rencontrent, on atteint la perfection. Steven Spielberg respecte avec soin la BD d' Hergé.

 On redécouvre, avec des yeux d'enfant, les dessins qui ont partagé notre enfance ou notre adolescence.

 L'action est au rendez-vous. Tintin est fidèle au personnage. L'humour du Capitaine Haddock, lié à son alcoolisme invétéré, donne une épaisseur à ce dessin animé. Milou a toujours le même aplomb et aide son compagnon.

 Steven Spielberg fait appel à Gad Elmaleh pour réaliser les mimiques d'un émir. La rencontre est prodigieuse.

 Ce dessin animé est un chef d'oeuvre pour les petits et les grands.

 


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Lundi c'est Librairie

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Le doux soleil du week-end, qui a réchauffé nos corps, vient de laisser sa place à une pluie fine et pénétrante. Une seule solution pour se réchauffer l'esprit, une visite chez mon libraire préféré.

 Cette semaine, les piles de livres achalandées ont eu le plaisir de m'étourdir. Je vous ferai découvrir un récit d'un ex-otage des Khmers rouges et un auteur, sauveur de livres.

 

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Le silence du bourreau : François Bizot

Récit / Flammarion / 246 pages

 

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Premier bilan après l'apocalypse : Frédéric Beigbeder

Essai / Grasset / 430 pages

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Shiva Vandana : Lionel Astruc

 Y a quelqu'un qui m'a dit de lire :

 

 Shiva Vandana, victoire d'une indienne contre le pillage de la biodiversité de Lionel Astruc

 

 045Pour les écologistes, ce nom n'est pas anodin. Il marque un tournant important dans les révoltes paysannes dans le monde entier contre les lobbies qui pillent les ressources naturelles.

 Shiva Vandana est issue d' une famille prompt aux combats difficiles à gagner. Son grand-père est mort suite à une grève de la faim pour obtenir une école de filles en Inde. Sa famille côtoie des personnalités de tous bords : Ghandi, Teddy Goldsmith, José Bové...mais principalement des paysans en souffrance.

 Shiva Vandana suit des études de Physique et travaille dans le domaine du nucléaire. Elle retourne constamment dans son pays, vit auprès des villageois, comprend leurs souffrances. Elle plaque son avenir tout tracé pour sauver la biodiversité. Elle remet la femme au coeur de cette lutte.

 Cette philosophe indienne reçoit le prix Nobel alternatif. Elle travaille tout le temps, lutte à côté des manisfestants. Cette femme d'action va créer un mouvement de sauvegarde des graines ancestrales, qui se transmet de génération en génération.

 La théorie reste illusoire mais Shiva et son équipe vont démontrer que des champs appauvris par de nombreuses pollutions peuvent retrouver des ressources grâce à des soins naturels et appropriés.

 Elle reste une femme abordable qui soutient son peuple malgré une médiatisation qui ne lui fait pas peur.

 Pour démontrer son efficacité, l'auteur décrit son combat contre une grosse firme de boisson gazeuse américaine. C'est un combat inégal que ces manifestants remportent.

 Belle leçon de courage d'une femme qui a su rester simple et en adéquation avec ses idées.

 

 Voici quelques citations tirées de cette biographie:

 

 " "Si vous en avez l'opportunité, allez toujours à la rencontre des personnes les plus riches sur le plan spirituel, conseillait-elle à ses enfants. Ces expériences variées vous enrichiront, ne serait-ce que d'enthousiasme !" affirmait cette mère de famille."

 " La perception de la nature et le rôle de ces femmes au sein de cet environnement - en somme leur vie de tous les jours - était une définition vivante de l'écologie holistique, considérant la nature comme un ensemble bien supérieur à la somme de ses parties. De cette vision découlaient une humilité et un respect quasi religieux de la nature."


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Marie chez les nudistes #7

 Je rajuste mes lunettes, pas ma tenue: je n'en ai pas ! Je presse le pas, ralentis à l'angle du virage, me cache dans les buissons, regarde une dernière fois et m'élance dans la boutique. Je me saisis d'un panier que je porte à ma ceinture. Je sursaute en entendant "Bonjour, Madame !", rougis de nouveau et réponds à mon tour.

 Le gérant de la supérette a de l'embonpoint, son ventre couvre allègrement son anatomie ce qui me soulage. Je constate qu'il me fixe droit dans les yeux. Je suis apaisée. Moi qui étais persuadée que les hommes étaient obnubilés par les seins. Encore un cliché à me sortir de l'esprit. Quoiqu'un doute persiste. Je me rends dans les allées, choisis rapidement et efficacement mes produits de nécessité. Je ne m'attarde pas du tout sur les prix et ne fais pas de comparatif promotionnel. Je n'ai qu'une hâte mettre les voiles. J'arrive pour prendre des glaces, au rayon surgelés, quand j'aperçois la femme que j'avais croisée à l'accueil. Elle me sourit l'air avenant. Je lui rends son sourire, me saisis d'un paquet de glace dont j'ignore le parfum, le jette dans mon panier et file à la caisse.

 Je pose avec précipitation les aliments sur le tapis roulant. Le gérant prend un par un les produits, les scanne de manière lente. Le fait-il exprès ? Il me donne un sachet. J'enfourne les courses dans le cabas, plus vite que l'éclair, plus rapide que la pauvre caissière d'un super marché discount pour encaisser. Malheureusement, dans mon élan de rapidité, je fais tomber mes yaourts qui s'écrasent dans un bruit horrible. Je suis tétanisée, une vraie gourde. Le caissier me sourit, me tend un morceau de serpillière et me dit d'essuyer pendant que lui retourne prendre de nouveaux yaourts. Je m'excuse à mainte reprises, il aura juste cette sentence brève "cela arrive." Je me retrouve donc à éponger le reste de yaourt, les fesses en l'air. Je suis ridicule. J'ai le temps de tout ramasser avant qu'il ne revienne. Il ne m'a pas vu dans cette posture, du moins je l'espère. La fin de cette vente se termine plutôt bien.

 Sur le chemin du retour, je ne me trompe pas et arrive en moins de trois minutes dans mon logis. J'ouvre la porte, bazarde mes victuailles dans le frigo et décide de grignoter une glace pour soulager mon ego.

 Je veux ouvrir le paquet et constate que j'ai pris des glaces aux amandes auxquelles je suis allergique. Cette fin de journée me semble bien difficile.

 Je vais passer une nuit calme et aviserai demain de la situation. Je me félicite d'avoir tenue déjà quatre heures dans ce monde hostile....

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Le Dicton de Léon

A l'heure du multimédia, la communication verbale perd parfois de sa légitimité.

 

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Macache oualou : Michel-Julien Naudy

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 Pas facile d'être un sauveur de chats errants. Il suffit juste de te trouver des potes. Dong et Habib sont des vrais caïds du quartier qui en ont assez de ces vols de chien et de chat que l'on revend à des labo foireux. Ils décident d'un plan et vont en découvre avec ce voyou de troisième zone.

 Ils suivent en premier un homme qui leur a pris une portée de 10 chatons. Mais c'est une fausse piste. Pas de bol ! Il faut recommencer l'opération cette fois avec un doc et un véto. Tous les coups sont permis dans cette opé. Ils gagnent , le voyou se fait tuer par un loup qu'il avait torturé dans une cage.

 Tout est bien qui finit bien.

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Pour une nuit d'amour : Emile Zola

 une nuit d'amourEmile Zola, le poète de la vie, l'instigateur du naturalisme et l'un de ses porte-paroles, signe ce roman par son génie de l'observation. "Pour une nuit d'amour" n'est pas répertorié dans la série des Rougon-Macquart qui relatent les conséquences de la société et le poids de l'hérédité sur l'être humain.

 Cet auteur décrit la société du Second Empire avec l'oeil d'un scientifique disséquant un animal. Son phrasé est poétique et réaliste. Aucun détail n'échappe à ses observations.

 "Pour une nuit d'amour" relate la vie de Julien, un personnage insignifiant comme on en croise parfois et que l'on ne regarde pas. Il mène une vie lisse, fade avec les règles qu'il s'est imposées. Il travaille sans relâche, se repose dans sa chambre louée, n'a pas d'ami, d'amante. Il mène une vie de moine retiré de ce monde. Sa seule distraction est de jouer de la musique, sans incommoder ses voisins qui sont aussi silencieux que lui.

 Cette atmosphère tranquille va être bouleversée par le retour de Thérèse Marsanne vivant dans l'hôtel donnant sur la fenêtre de Julien. Ces apparitions fortuites au chambranle de sa fenêtre vont perturber ce jeune bourru. Il n'osera plus jouer de la flûte de peur de gêner cette bourgeoise divinement belle. Dans un effort surhumain, prenant son courage à deux mains, il souffle de nouveau dans son instrument et se prend à rêver que son icône l'aime. Il ne respire que pour la contempler, observer sa chambre en son absence. Il béatifie cette jeune noble sans la connaître. Il ose, un soir, lui lancer des baisers d'une fenêtre à l'autre. Thérèse claque ses persiennes, elle préfère se jeter dans les bras de Colombel, son frère de lait pour le tyranniser.

 Thérèse et Colombel ont des rapports de force violents, chacun cherchant à dominer l'autre dans une dernière étreinte. Toute la maisonnée ignore l'existence de cette liaison. Un soir où la domination devient suprême, Thérèse tue accidentellement son amant. Elle exprime une jouissance incommensurable.

 Le meurtre, non prémédité, pèse sur les bras de cette "pieuse" femme. Thérèse se souvient de cet homme qui se transit d'amour pour elle et décide de l'utiliser pour se débarrasser de ce cadavre encombrant. Elle promet à Julien une nuit d'amour. Il devra pour cela balancer le corps de le Chanteclair.

 Deux corps seront retrouvés dans cette eau froide et violente. Les journaux inventeront une histoire plausible sur les raisons de ce fâcheu accident. Seule Thérèse restera le témoin de cette violence.

 

 Ce roman est emprunt de réalisme. Dés le début de cette histoire, Emile Zola met un point d'honneur à décrire les lieux où l'action se déroulera. Il donne au lecteur le sentiment de connaître ce fleuve, les maisons qui l'entourent, la campagne avoisinante. La promenade de Julien est celle du lecteur. Il ressent le froid soufflé par le vent, il traverse le même brouillard qui le mène près du fleuve.

 La description des deux personnages est glaçante d'humanité : Julien est le pauvre bougre qui traverse la vie de manière fatiguée, Thérèse est à la fois belle et énigmatique. Le visage de Thérèse est carnassier, ses yeux sont des miroirs sans teint et sa beauté est irréelle. Julien a un visage détruit par la vie. Ils sont ambivalents, diamétralement opposés et si complémentaires.

Tous deux portent une violence en eux qu'ils expriment à leur manière : Julien dans un oubli de soi et de sa propre existence et Thérèse dans des excès de rage non-maîtrisé et de désir de domination absolue.

 L'être humain est composé de caractère puissant, violent poussant au meurtre mais aussi de douceur, de désir d'aimer. Quand la passion de dominer l'emporte sur le pouvoir de se contrôler, la vie ou la mort conforte le pouvoir de la passion.

 Emile Zola égraine au fil du roman des indices de mort imminente. Le lecteur est aux aguets, lit dans l'expectative d'une mort annoncée, mais laquelle? Quel stratège va utiliser l'auteur pour arriver à cette chute ? L'art du maître se résume en un mot : le Naturalisme.

 

 Voici quelques citations tirées du roman :

 

 " Grand, fort, osseux, Julien avait de grosses mains qui le gênaient. Il se sentait laid, la tête carrée et comme laissée à l'état d'ébauche sous le coup de pouce d'un sculpteur trop rude; et cela le rendait timide surtout quand il y avait des demoiselles."

" Et de même qu'il avait tremblé à l'idée d'être aperçu par elle, il frissonnait maintenant du besoin de sentir fixer les yeux sur lui. Elle occupait toutes les heures qu'il vivait."

" Il avait plu le matin, les marronniers à moitié dépouillés exhalaient une odeur de mort."

" Les rideaux de l'alcôve étaient tirés, et la seule pensée du lit vierge, dans l'ombre adoucie de la soie rose, l'emplissait d'une extase religieuse [...] Et, au milieu des dentelles froissées, gisait le corps d'un homme, les pieds nus, vautré en travers."

" Oh ! Quels délices ! Il voulait tout oublier. Non, ce n'était pas une veillée de mort, c'était une veillée d'amour."

" Alors, Julien se hâta; et, pour éviter un plongeon trop bruyant, il reprit le corps, l'accompagna dans sa chute. Mais il ne sut comment, les bras du mort se nouèrent autour de son cou, si rudement, qu'il fut entraîné lui-même. Il se rattrapa par miracle à une saillie. Le petit Colombel avait voulu l'emmener."

 

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