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L'écolier : Raymond Queneau

 

queneau.jpg

 

 Raymond Queneau a le physique d'un ancien maître d'école qui enseignait aux enfants de primaire de belles poésies. Donc je me suis replongée dans ses poèmes et je vous propose avec bonheur un poème reprenant nos désirs enfantins. Il reprend une vision positive de l'école qui permettait à chacun de découvrir le monde mais aussi de se découvrir.

 Les poètes et les écrivains adulés par leurs lecteurs avaient été des écoliers qui attendaient des moments de liberté pour écrire, comprendre le monde. Ils le regardaient avec des yeux novateurs et désireux de connaître l'univers.

 L'école permet une ouverture d'esprit et permet à chaque écolier de se créer un avenir. L'écolier que nous étions a grandi mais nos souvenirs de cette période restent impérissables dans notre mémoire.

 Je vous laisse replonger dans vos souvenirs : l'odeur du cuir des cartables, la craie rayant le tableau noir, les jeux durant la récréation et aussi la cloche qui avertissait de la fin des cours, les bousculades, les découvertes....

 

J'écrirai le jeudi j'écrirai le dimanche

quand je n'irai pas à l'école

j'écrirai des nouvelles j'écrirai des romans

et même des paraboles

je parlerai de mon village je parlerai de mes parents

de mes aïeux de mes aïeules

je décrirai les prés je décrirai les champs

les broutilles et les bestioles

puis je voyagerai j'irai jusqu'en Iran

au Tibet ou au Népal

et ce qui est beaucoup plus intéressant

du côté de Sirius ou d'Algol

où tout me paraîtra tellement étonnant

que revenu dans mon école

je mettrai l'orthographe mélancoliquement.

 

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Le Dicton de Léon

 L'angoisse de la maladie paralyse, parfois, les esprits inventifs.

 

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Un héritage compliqué : Philippe Gourdin

 IMG-copie-5.jpgDans la vie d'un détective, les affaires fluctuent. Parfois, elles se font très rares. Guillaume est un détective, pas comme les autres. Dans sa boîte crânienne vit un ange, Mikajoh, qui l'aide par ses remarques fantasques, dépourvues de sens à résoudre toutes sortes d'affaires.

 Guillaume hérite d'un château dans le vignoble bordelais. Ce château délabré garde dans ses entrailles, le corps d'un homme mort depuis douze ans. Cette enquête, non rémunérée, remet nos acolytes d'aplomb. L'endroit n'est pas sans déplaire à Mikajoh, amateur de grands crus. La dégustation des cépages protégés dans des caves permet de résoudre l'affaire en un temps-record.

 Qui a bien pu tuer cet homme, sans histoire, et le cacher dans un château abandonné? L'enquête, vous l'apprendra.

 

 Ce récit, mi-fantastique, mi-policier, se décante à la manière d'un Château Léoville Las Cases 1970. On le déguste avec légèreté et avidité.

 Philippe Gourdin, à la manière d'un oenologue, explique chaque élément de l'enquête. Le lecteur se laisse bercer par son développement. Il accepte sans sourciller qu'un ange puisse habiter le crâne d'un détective et admet que des "zorgs" réhabilitent un château en ruine.

 Les facéties du roman sont un breuvage envoûtant qui permet au lecteur de divaguer. L'esprit est embrumé par l'alcool absorbé.

 Pour les amoureux du bon vin, vous avez sonné à la bonne porte. Les papilles sont émoustillées par l'appellation des grands crus.Attention, la consommation d'alcool doit se faire avec modération et Guillaume le rappelle souvent à Mikajoh.

 Bonne ivresse livresque !

 

 Voici quelques citations tirées du roman:

 

" Ma Porsche déguisée en Panhard a avalé les kilomètres ; et moi, je me suis senti un détective déguisé en riche propriétaire terrien. Ce qui m'a fait penser à une phrase de ce regretté monsieur Picsou : Dans la vie, on n'est pas toujours ce que l'on montre."

" Bizarre est un euphémisme. Il y en a qui cachent des choses ! Le commissaire n'a matériellement pas eu le temps de faire analyser la peinture pour la comparer à celle trouvée sur le cadavre et il a déjà prononcé la garde à vue."

"[...] Il prenait de toute évidence de plein fouet la rapidité injustifiée de son accusation de Trukchoul. Si cet homme possédait bien le véhicule qui avait tué le jeune homme, c'était conclure un peu vite à sa culpabilité sans avoir imaginé qu'une autre personne avait pu conduire la Ferrari. L'aveu facile de Trukchoul se justifiait d'autant plus que c'était pour protéger la mémoire d'un être cher."

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Le Dicton de Léon

 Il faut accorder une place à la bonne humeur quand les pensées s'assombrissent.


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Les larmes du dauphin : Lucy Daniels

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 Cathy et Joël sont deux enfants espiègles qui adorent découvrir la nature. C'est donc avec un très grand enthousiasme qu'ils offrent leur service dans un parc aquatique où résident des dauphins.

 Cette aventure pourrait être fantastique si l'un des deux pensionnaires du bassin ne mourait sous les yeux de Cathy. Dès lors une idée l'obsède sauver l'autre dauphin. C'est armée de courage et entourée d'amis dévoués qu'elle mènera sa mission à bien.

 Si tu veux connaître la vie secrète des dauphins, t'immerger dans cet océan plein de promesses : lis ce roman sensible et joyeux. Peut-être qu'aux détours d'un de tes voyages, tu te liras d'amitié avec ce mammifère marin qui fait rêver beaucoup d'enfants.


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Aimer (quand même) le XXIe siècle : Jean-Louis Servan-Schreiber

 Y a quelqu'un qui m'a dit de lire

 

 Aimer (quand même) le XXIe siècle de Jean-Louis Servan-Schreiber

 

 les-livres-0039.jpgArrêtons de blasphémer sur notre siècle ! Forcé  de constater que les siècles se suivent et ne se ressemblent pas, Jean-Louis Servan-Schreiber tente de nous donner les clés pour le comprendre. Il en redéfinit les contours pour mieux nous approprier.

 Le XXIe siècle effraie car les valeurs fondatrices des siècles passés sont remises en cause. Les textes bibliques sont tombés en désuétude, ou ont été réduits en cendres par des logiques scientifiques.

 Les fondements de la politique ont démontré leur finalité. L'homme moderne doit donc donner d'autres sens à sa vie. Internet, les communications virtuelles ont remplacé progressivement les relations humaines, les distendant, les réduisant par sa démultiplication. Les réseaux sociaux se développent de manière à combler un manque de sociabilité.

 Mais ce qui manque de manière évidente à l'homme est le temps. Les inventions modernes et les machines devaient donner du temps à l'individu cependant une machine révolutionnaire (le petit écran) a anéanti le rêve.

 Attention, Jean-Louis Servan-Schreiber ne nous dresse pas un portrait négatif de notre avenir. Il élabore un constat qui n'aura pas échappé à des lecteurs qui contemplent et réfléchissent sur le sens de leur vie.

 Il admet que ce siècle apporte son lot d'évolution comme les siècles passés. Il affirme que le XXIème siècle sera féminin et replacera des valeurs au coeur de notre humanité.

 J'avoue avoir apprécié les croquis accompagnant cet écrit: de jolis clins d'oeil humoristiques.

 Laissons le temps à notre nouveau siècle de se développer !

 

 Voici quelques citations tirées de l'essai:

 

 "Notre marche vers l'individualisme avait commencé bien avant que l'on ait pu concevoir les ordinateurs. La révolution technologique est née, presque par surprise, du fait d'une poignée d'individus qui, comme toujours dans ces cas-là, ne pouvaient avoir notion du raz de marée économique et sociétal qu'ils allaient déclencher. C'est bien de cette rencontre fortuite que découle la situation actuelle de notre espèce."

"Plutôt que de chater avec ta mère...télécharge-la donc à dîner."

"Le temps que nous pouvions consacrer à chaque activité ou loisir s'est réduit, pour faire la place à d'autres, d'où un stress grandissant et, pire encore, de moins en moins de recul pour prévoir, comprendre, peser les conséquences de ce que nous entreprenons."

 

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Le Dicton de Léon

 

 Une idée, validée par le plus grand nombre, est-elle forcément la meilleure ?


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Le refuge : Niki Valentine

 Y a quelqu'un qui m' a dit de lire :

 

 Le refuge de Niki Valentine

 

 les-livres-0038.jpgSusie et Martin, un couple moderne sans histoire, décide de passer une seconde lune de miel dans un refuge situé dans les Highlands écossaises. Martin connaît les lieux car il y a séjourné avec ses parents. Susie a quelques appréhensions pour ce week-end mais efface rapidement ses craintes quand elle perçoit la détermination de son mari.

 Ce week-end pour consolider leur lien va tourner au cauchemar.

 Ce couple, bravera-t-il tous les obstacles pour sortir vivant de ce refuge ?

 

 Niki Valentine arpente les chemins de l'inconscient et de la mémoire. Elle reste sur le fil du rasoir, tombant dans la folie et revenant au réel, au concret. Elle se joue du corps, de ses propres sensations. Le lecteur ressent le froid du sol du refuge, les courbatures du corps souffrant de dénutrition. L'auteur travaille sur les transmissions de sensations du corps à l'esprit. Elle s'obstine à séparer la raison de la conscience. Elle suit un chemin psychologique chaotique et ambivalent.

Le lecteur reste dans le doute, rejoint le déni de Susie face à la situation.

 Ce huis clos devient lui aussi paradoxal car la nature qui entoure le refuge reste ouverte. La prison est à la fois physique, le refuge et la nature (torrent infranchissable) mais surtout mental (l'esprit enfermé dans sa folie).

 L'idée du roman est de poser le doute sur ce que l'on croit percevoir de la vie réelle et la réalité elle-même. La puissance du corps peut-elle sauver l'esprit?

 J'entr'aperçois quelques longueurs, très vite estompées par la fluidité de l'écriture durant les scènes cruciales qui ponctuent le roman.

 

 Voici quelques citations tirées du roman:

 

 "Elle pensa aux mains qu'elle avait senties plus tôt. Pouvait-elle les avoir imaginées? Ou quelqu'un se cachait-il dans un coin quelque part, ou dans l'autre pièce? Mais elle n'avait entendu personne entrer, et avait regardé partout. Elle n'avait entendu personne, point final. Elle avait juste senti son contact. Il lui avait paru réel sur le moment. Était-ele en train de devenir folle ? Elle savait que c'était ce que penserait Martin, mais il avait tendance à le supposer juste parce que Susie croyait en des choses que la science ne pouvait expliquer."

 "Il lui vint à l'esprit que l'autre Martin était une comédie, et que celui qui lui hurlait à la figure et la clouait au sol, entourait son cou de ses mains et serrait, était sa véritable personnalité. L'homme auquel elle était vraiment mariée était celui qui parlait de l'enterrer dans la tourbière. Un frisson la secoua."

 "[...] Le monde lui avait prouvé que l'on ne pouvait pas se fier à la raison ni à la logique, l'avait prouvé à de nombreuses reprises. "

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Le lac

 Sur l'immensité du lac

 le roseau courbant son échine

 contemple sa couleur.

 Elle se veut envoûtante.

 Elle se pare de bleu,

 de vert, de noir.

 Parfois, profonde pour

 dérouter les nageurs, imprudents.

 L'eau devient grotte

 pour créer un refuge aux poissons.

 Sa surface se réchauffe

 au grès des rayons du soleil..

 Elle retient l'orage

 en lui renvoyant sa propre image.

 Le cygne et son acolyte, le canard,

 narguent avec acharnement

 les nageurs qui s'octroient,

 le temps d'une baignade,

 une détente bien méritée.

 

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Bonbek, sans prise de poids !

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 Une revue pour enfants qui fait froid dans le dos et chaud au coeur. Cela existe?

 Elle se trouve en vente dans des librairies, des magasins de modes, de jeux d'enfants...

 Si votre enfant est terrorisé par des monstres sous le lit ou dans l'armoire, qu'il garde sa veilleuse pour s'endormir : il est temps de lui acheter cette revue qui aborde dans son nouveau numéro "les Monstres".

 Ils seront déchiquetés dans tous les sens du terme. Ils seront découpés par les doigts agiles de vos enfants. Ils seront dévorés durant la préparation de recette de cuisine, diaboliquement divine. Une histoire de monstres, désopilante, se traduira en anglais sous les yeux émerveillés de ces héros en herbe (histoire de réduire en cendres tous les monstres de la planète).

 Les dessins sont à croquer, les couleurs sont attirantes et l'humour est monstrueusement dévastateur.

 Ne vous munissez plus d'armes de destruction, brandissez votre revue Bonbek !

 J'avoue : je me suis régalée de cette lecture.

 Si vos enfants vous demandent un "Bonbek", achetez-leur ! Il ne sera pas nocif pour leurs dents !


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