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Ma Nounou, c'est pas ma Maman: Jean-Claude Baudroux, Eleonora Bartoloni

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 Pas facile de s'y retrouver dans le monde des adultes, quand on fait ses premiers pas. Souvent un enfant est confié à une nounou pendant que sa maman travaille. Il n'est pas évident pour lui de comprendre ce qu'on attend de lui. Ce que les parents admettent et accordent et ce que nounou consent.

 Le livre se scinde en trois parties. Dans la première, la maman accorde des privilèges pour le bain, la sieste ou le repas et la nounou fixe ses conditions. Dans la seconde partie, la nounou cède à l'enfant contrairement à la maman. Et enfin dans la dernière partie, les auteurs concentrent leur idée sur le fait que ces deux femmes aiment cet enfant et lui donnent les bases d'une vie riche et heureuse.

 Les parents ou la nounou peuvent aider l'enfant à trouver ses repères en lui lisant ce livre, très imagé avec un texte simple qui remet chaque personne à sa place. La petite fille ressemble à toutes celles aimées par leurs mamans et leurs assistantes maternelles.

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Boule & Bill, un amour de cocker : Cric, Pierre Veys et Laurent Verron

 BD-0091.jpg

 En attendant de visionner l'adaptation cinématographique de Boule & Bill, mettant en scène Franck Dubosc,  je me suis tournée vers cette BD emblématique. Les auteurs signent le 34ème tome de cette aventure burlesque.

 Quelle joie de découvrir cet animal à quatre pattes! Bill est un cocker futé et très espiègle.

  L'animal et son acolyte ne cessent d'enchaîner toutes les bêtises.

 Le lecteur se laisse entraîner dans leurs facéties avec une envie irrésistible de retomber en enfance. La construction d'un château de sable peut tourner au coup d'État. Deux complices simulent une mort imminente de déshydratation pour obtenir une crème glacée. La famille passe d'agréables vacances car les voyages forment la jeunesse. Et quelle jeunesse!

 Boule & Bill désirent aussi faire leur cinéma et décident de filmer des courts métrages. Pour réaliser leur création, ils font appel à leurs amis. La tortue Caroline désire devenir une star de cinéma et tous les moyens sont bons pour obtenir un rôle.

 Cet album regorge d'informations sur le film qui sortira le 27 février 2013. Le lecteur apprend le nom des trois chiens qui ont été nécessaires pour incarner ce chien mythique. Ce n'est pas lui qui contredira le lecteur, quand celui-ci affirme qu'il faut aux minimums trois chiens pour le comprendre et transmettre ses idées saugrenues.

 En attendant de voir ce film, lisez cette BD qui vous fera patienter.

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J'avais un beau ballon rouge: Angela Dematté

 textes-de-theatre-0087.jpgJ'ai retrouvé au détour d'un théâtre, Romane et Richard Bohringer, dans une pièce magnifique et poignante : "J'avais un beau ballon rouge" d'Angela Dematté.

 Cette pièce retrace la révolution des étudiants italiens, à partir de 1960, qui s'intensifie pour rejoindre une lutte armée puissante : les Brigades Rouges.

 À travers un dialogue intense entre un père, bourgeois, commerçant et sa fille, étudiante en sociologie qui épouse des convictions révolutionnaires, se tisse le drame d'une jeunesse désireuse d'avenir et de changement.

 Romane Bohringer incarne avec brio Marguerita Cagol. Sa verve et sa détermination dans cette lutte brillent dans les yeux de cette actrice chevronnée. Ces tirades prennent aux tripes et les spectateurs l'écoutent haranguer la foule. La seule fêlure de cette femme de conviction est la tristesse qu'elle ne cesse de lire dans le cœur de son père.

 La conversation intimiste, à laquelle assiste le spectateur médusé, renvoie aux liens puissants d'amour filial. Un père, passif devant la vie qu'il mène, se retrouve confronté à la volonté de sa fille qui désire détruire le passé et bâtir un monde meilleur pour son prochain. Richard Bohringer porte les stigmates d'un homme impuissant devant la détermination de sa fille. Il désire son bien et reste faible face à la combativité de sa fille.

 La pièce regorge de répliques humoristiques que le spectateur retient et se délecte de répéter sans fin.

 Les décors accentuent l'idée de violence. Des vidéos, défilant sur le mur du fond, diffusent l'évolution de cette lutte armée. Elles fixent le temps, le diluent.

 Les faits historiques pénètrent dans la sphère familiale, par le biais de la radio, des journaux et des vidéos.

 

 "Dors, Dors, Marguerita" sonne le glas de la pièce avec une force insoutenable.

 Les acclamations du public et les salves d'applaudissements s'associent à une larme de tristesse.

 Cela faisait bien longtemps que je n'avais été émue au théâtre. Un très grand merci à ces deux artistes qui ont su émouvoir le public sur un sujet aussi délicat.

 Leurs émotions ont parcouru la salle. Leur complicité naturelle a accentué cette vision humaine des convictions politiques et ce lien inaliénable de l'amour filial. Les faits des Brigades Rouges, revisités sur le plan de la sphère familiale, donnent à réfléchir sur la volonté profonde de légalité des peuples. Une belle leçon d'humanité.

 

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Le Dicton de Léon

 Le moral: c'est comme les chaussettes, cela se remonte !


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La libellule : Pierre Coran

 

Pierre-Coran.jpg

Pierre Coran est un auteur belge très prolifique qui a débuté dans l'écriture de la poésie à 9 ans. Il débute une carrière d'instituteur puis de directeur d'école et devient professeur d'histoire de la littérature.

 Mais ses amours des beaux mots le poussent à reprendre la plume et il devient un auteur de littérature jeunesse reconnu.

 Je vous glisse un de ses poèmes qui met en scène un animal qui a de quoi se mettre en colère. Pierre Coran joue sur les termes de plagiat et argumente son  idée sur l'adage "redonnons à César ce qui appartient à César." Il confronte un objet créé par l'homme en copiant, sans son accord, la libellule.

 Le dernier vers sur le concept du droit d'auteur est assez pertinent.

 

Quand passe dans les cieux

Un hélicoptère

La libellule bleue

Pique une colère.

 

Elle rage, râle et rogne,

Elle gronde, gifle et grogne.

Pourquoi semblable fureur?

Elle veut des droits d'auteur.

 

(Jaffabules)

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Vendredi ou la vie sauvage : Michel Tournier

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 Non ce n'est pas "Koh lanta"! Dans ce roman, tiré d'une histoire vraie", le héros est livré à lui-même et il n'y a pas de caméra pour filmer. Par contre, pour le retrouver dans une vieille malle, dans le grenier, c'était une épreuve digne d'être diffusée. Le confort fut sa re-lecture.

 "La Virginie" s'échoue lors d'une grosse tempête, près du Chili, sur une île déserte, ne laissant qu'un seul survivant: Robinson Crusoe.

 Pour éviter de sombrer dans la folie, il recrée son univers passé. Il se nomme gouverneur de l'île, lui attribue un nom. Il cultive la terre et élève des chèvres sauvages. Il relit la Bible pour continuer à réfléchir. Il parle fort pour entendre une voix humaine.

 Il sauve un Indien condamné à mort par une sorcière qu'il baptisera Vendredi (jour où il l'a aidé). Ils deviennent amis. Leur relation est d'abord basée sur un rapport dominant, dominé puis les rôles s'inversent. Et enfin, ils deviennent des amis libres.

 Ce roman d'aventures replace l'homme au cœur de la nature et l'oblige à reconnaître ses forces et ses faiblesses. Les lecteurs comprendront que l'homme ne peut vivre seul. Il a besoin d'un autre homme pour évoluer.

 Michel Tournier insiste aussi sur le fait que travailler pour s'émanciper est un principe vital mais que se distraire permet aussi à l'homme d'être heureux.

 Vivre sur une île déserte permet de faire le point sur les éléments vitaux pour l'existence de l'homme.

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Cinquante nuances de Grey : E L James

 Y a quelqu'un qui m'a dit de lire :

 

 Cinquante nuances de Grey: E L James

 

 50-nuances-de-Grey.jpgJ'ai passé ma soirée dans les bras de Mr Grey et je me suis ennuyée.

 Revenons sur l'histoire érotico sado-masochiste d'Anastasia Steele et Christian Grey. Une jeune étudiante en Lettres remplace au pied levé sa colocataire journaliste pour interviewer le mécène de leur université. Anastasia tombe sous le charme du beau, jeune, milliardaire. Celui-ci la met en garde contre lui-même.

Mais au jeu de l'amour et du hasard, les règles sont insuffisantes. Malgré un contrat relatant les dispositions de cet engagement, Anastasia succombe à la tentation de croquer aux fruits défendus.

 Cette jeune vierge effarouchée se livre corps et âme à son dominateur. Quant à lui, il ne trahit aucun de ses secrets. Certes, il consent à dénoncer quelques-uns de ses travers pour éviter de la perdre.

 

 La lecture de ce roman fut platonique. L'adhésion aux personnages fut très difficile car elle entrait dans une série de clichés trop banale: la jeune étudiante vivant dans ses romans d'amour, vierge de surcroît, ne peut décemment pas être comparée avec une femme telle que Madame Bovary (passionnée de littérature et découvrant l'amour); le héros engrange dans son pedigree tous les archétypes du bourreau des coeurs des romans feuilletons de "Nous Deux". Le refus d'acceptation d'appropriation des personnages rend la lecture moins agréable.

 Quant aux scènes sado-masochistes, le lecteur restera sur sa "faim". Est-ce une volonté de l'auteur d'attirer le lecteur à poursuivre sa quête de révélation dans les deux autres tomes? La question reste ouverte.

 L'intrigue légère est agréable, les détails permettent une description intimiste des scènes. Le lecteur s'imagine sans problème les lieux, la chambre rouge. E L James joue sur l'opposition du blanc immaculé qui caractérise toutes les pièces dans une volonté de pureté retrouvée et les vices cachés qui explosent littéralement dans la chambre interdite.

 Ce roman peut permettre, à certains lecteurs, de découvrir les romans érotiques, sans se sentir coupable; car l'opinion publique accepte cette lecture dans le train, le métro... Avec un jeu de mot: il peut mettre le pied à l'étrier.

 

 Voici quelques citations tirées du roman:

" Je vais mourir. Il porte une chemise blanche déboutonnée au col et un pantalon en flanelle grise qui lui descend sur les hanches. Ses cheveux rebelles sont encore humides. Rien qu'à le voir, j'en ai la bouche sèche tant il est sexy. Grey est flanqué d'un homme dans la mi-trentaine avec les cheveux taillés en brosse, une cravate et un costume sombre, qui se poste en silence dans un coin pour nous observer, impassible."

"Il a encore changé d'humeur en une seconde - je m'y perds. Obéissante, je me retourne, le cœur battant ; mon malaise a cédé au désir sombre et ardent qui court dans mes veines pour descendre jusqu'au fond de mon ventre. Il soulève les cheveux qui tombent sur mon dos pour les passer par-dessus mon épaule droite, puis poser son index sur ma nuque avant de parcourir mon épine dorsale de l'ongle avec une lenteur désespérante."

" Je me laisse tomber sur mon lit sans me déchausser, et je hurle. La douleur est indescriptible...physique, mentale...métaphysique...elle s'infiltre jusqu'à la moelle de mes os. La douleur. Voilà ce que c'est que la douleur. Et je me la suis infligée moi-même. Du fond de moi, une pensée atroce et involontaire m'est soufflée par ma déesse intérieure qui affiche un rictus hargneux...Elle insinue que la douleur physique de la ceinture n'est rien, rien, comparée à cette dévastation. Je me roule en boule, désespérément agrippée au ballon dégonflé et au mouchoir de Taylor, et je m'abandonne à mon chagrin."

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Mouche' : Marie Lebey

  Y a quelqu'un qui m'a dit de lire:

 

 "Mouche' " de Marie Lebey

 

 les-livres-0081.jpgJe reviens sur le thème de la mort d'une mère mais traité d'une autre manière.

 Marie Lebey livre à son lecteur sa vision personnelle de la mort d'un être cher. Attention, elle aborde cette notion de façon humoristique. La fin d'une vie peut être ressentie différemment  selon son caractère mais aussi selon les relations qui vous liaient à cet être.

 Cette auteure revient sur ses liens qui se sont effacés entre elle et sa mère. Elle la perçoit comme un animal chétif, fantasque qui refuse la réalité. Marie Lebey confie ses souvenirs sur le ton de la confidence. Elle brosse le portrait d'une mère qui a cessé de l'aimer à l'âge de 14 ans quand sa soeur meurt tragiquement. Elle a déjà perdu son père deux ans auparavant.

 Le lecteur se lie d'amitié pour la narratrice. Sa manière d'échafauder ce roman crée de l'empathie. Le lecteur a envie de la consoler, d'être cet oncle ou cette tante qui la soutient dans la mort.

 Marie Lebey relate les moments merveilleux de son enfance, ses rires, ses jeux et sa famille. Elle dépeint avec exactitude les lieux de son insouciance.

 Elle a honte de sa mère, la contredit, l'offense. Elle aime s'opposer à cet être qui lui a donné la vie pour pouvoir son construire. Cette dualité se joue aussi sur le plan sentimental et sur l'éducation de leurs enfants.

 Dans son esprit, elle est tyrannisée entre accepter que sa mère puisse faire partie d'elle-même et le désir mental de voir sa mort se concrétiser.

 Mouche' est un roman biographique qui se livre avec ingéniosité. Marie Lebey glisse des indices sur sa personnalité et celle de sa mère. Elle ne la condamne pas ouvertement, elle dilue son aversion durant tout le livre.

 Cependant, ce roman caustique reste indubitablement une lettre d'amour offerte à une mère passionnée de littérature.

 

 Voici quelques citations tirées du roman:

"Même si je ne m'étais jamais entendue avec elle, j'avais le vague souvenir de l'avoir beaucoup aimée dans mon enfance. Mais la mort de mon père dans un accident d'avion le jour de mes treize ans, puis celle de ma soeur deux ans plus tard avaient nettoyé au napalm tous les liens familiaux. Après l'onde de choc, chacun s'était mis à marcher mécaniquement dans des directions différentes, sans regarder en arrière."

"Brusquement, toute cette misère humaine me devint inoffensive. Elle ne me faisait plus peur. Grâce à l'auteur de Crimes et Châtiment, et à l'œil de Mouche' greffé en moi, j'avais extrait de ces vies ordinaires que je trouvais maintenant si romanesques le panache dont j'avais besoin pour me battre. "Je pointe et je touche ! C'est un kyste ! C'est un roc! C'est un pic...C'est une tumeur ! Que dis-je, un nodule! C'est une belle cellule !"

"Pourquoi les maisons nous quittent? Morte Marie-Jo! Morte Ginou! Morte Mamy choux-fleurs ! Morte Clara ! Mort oncle Roger ! Mort Jean-Charles ! Mort papa ! Mort oncle Paul !"

 

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Un arbre en hiver

 petit à petit de fragiles flocons

 glissent le long de ton branchage

 Ils t'habillent.

 Tu frissonnes.

 

 Parfois, une douce brise

 souffle sur cette blancheur.

 Tu grelottes.

 Et restes stoïque devant cette nature immobile.

 

 Le soleil te fait signe.

 Ses rayons réfléchissent sur ton manteau.

 Inerte, tu t'offres à lui.

 

 Immuables, les journées passent,

 devant cet océan de verdure gelée

 qui a su t'accueillir.

 

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Haïku de Shiki Masaoka

 Masaoka_Shiki.jpg 

 Shiki Masaoka fait partie des maîtres du haïku. Il était un grand théoricien, journaliste et poète japonais qui redonna ses lettres de noblesse du haïku et du tanka. Il a écrit 25 000 haïkus qu'il modernise. Le haïku doit rester objectif et décrire la nature telle qu'elle est et non telle qu'il la perçoit dans son imaginaire. Il insistait sur le terme de la liberté.

 Le haïku est une forme poétique japonaise qui se compose de trois vers.

 Celui que je vous propose, décrit la pluie. Quand le lecteur s'attarde sur ce texte, il perçoit ce lotus. Dans son imaginaire, il repeint le décor mais l'idée que la pluie tombe, libre, sur cette fleur, symbole de pureté, reste indemne.

 

 Des feuilles de lotus dans l'étang

 Bougent sur l'eau.

 Pluie de juin.

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