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Nouvelles contemporaines, regards sur le monde : Delphine de Vigan, Timothée De Fombelle, Caroline Vermalle

 nouvelles-contemporaines.jpgLes nouvelles sont un moyen efficace de donner le goût de la lecture à nos adolescents. Delphine de Vigan, Timothée de Fombelle et Caroline Vermalle s'associent dans cette entreprise. Ils prennent pour héros des adolescents en mal de vivre ou des écorchés de la vie qui désirent retrouver une place dans la société.

 Chaque personnage aspire à modifier sa vie. May se transforme en architecte pour offrir un toit décent à sa famille. Un déménageur souhaite sauver sa fille de la dépression en lui offrant le plus des rêves. Gaston, un vieux forain, continue à dialoguer, les jours de pluie avec son père.

 Ces morceaux de vie donnent une leçon sur l'importance des choix des hommes et sur leur regard posé sur l'étranger (celui qui ne lui ressemble pas). Les attentions anodines peuvent redonner espoir à des personnes en quête d'avenir.

 L'humanité transpire de ces pages. Les leçons sont bouleversantes.

 Le fait d'unir trois auteurs d'univers différents accentue l'idée que les bienfaits sont pluriels et parfois insoupçonnés. Le fait d'accepter qu'un SDF vous offre un café lui permet de retrouver sa dignité.

 Dans chaque histoire, le lecteur découvre un univers semblable au sien et s'identifie rapidement à ces hommes qui se cherchent. L'infortune peut toucher chaque lecteur mais dans des mésaventures, une part de bonheur peut surgir.

 L'homme existe dans le regard de l'autre.

 

 voici quelques bribes de nouvelles :

" Et mon cœur parfois je me demande si je ne l'ai pas perdu, s'il reste une petite place, à l'intérieur de moi, avec tous ces chiffres, exponentiels. Parfois mon cœur j'ai peur qu'il n'en reste plus, ou alors un tout petit, rabougri, sec."

"Le matin, May s'éveilla avant tout le monde. Il faisait froid. Elle n'osait pas ouvrir les yeux. Elle cherchait à reconnaître les bruits extérieurs. Elle respirait à peine.

 Alors, des larmes surgirent de ses yeux fermés. May venait de sentir une odeur extraordinaire, un parfum de rose et de sapin sec."

"Au début, je demandais aux élèves de raconter leurs vacances. Je me souviens d'une réponse qui m'a fait regretter cette habitude. J'interroge une fille de cinquième, arrivée depuis deux ans en France. Elle répond : "En juillet, j'ai préparé mon cartable..." "Et après?" Elle baisse les yeux et murmure : "Après, j'ai attendu."

 

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L'oeil du loup : Daniel Pennac

 l-oeil-du-loup.jpg

 Un loup porte une part de beauté et une part de frayeur en lui. Les enfants du zoo l'observent avec méfiance mais pas Afrique. Ce petit garçon reste hypnotisé par l'oeil du loup. Il désire connaître son histoire, pourquoi son oeil reste clos.

 Loup bleu se laisse convaincre d'être apprivoisé par ce garçon, raconteur d'histoire. L'animal raconte sa vie en meute et enfin sa capture violente. Afrique dévoile sa propre histoire sur les différentes Afrique qu'il a traversée.

 Ce roman initiatique permet au jeune lecteur de connaître les différents animaux d'Afrique et de découvrir les différences entre les paysages.

 Daniel Pennac offre aux lecteurs une amitié profonde qui peut unir deux êtres d'espèces différentes. Il revient aussi sur les travers des hommes qui détruisent la terre pour faire fortune.

 Très bon roman pour des enfants de 9 ans.


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Nous étions faits pour être heureux : Véronique Olmi

 Y a quelqu'un qui m'a dit de lire :

 

 Nous étions faits pour être heureux de Véronique Olmi

 

 Nous-etions-faits-pour-etre-heureux.jpgSuzanne, une accordeuse de piano, pénètre dans la vie d'un couple bourgeois. Elle ne rencontre Serge, le mari, que par hasard. Celui-ci ressent une attirance pour cette femme ordinaire qui ne lui ressemble pas. Ils vivent dans deux mondes différents mais souvent les hasards percutent les vies. Ils modifient les droites lignes fixées par la raison.

 De leurs rencontres hasardeuses naît un amour sans tabou, sans vérité car toute vérité n'est pas toujours bonne à dévoiler. Ils se livrent sans faux-semblant. Cependant, Serge souffre d'un mal psychologique qui le ronge et lui ôte toute envie de se confronter à la vie, d'être heureux. Son enfance érronée, travestie par de nombreux mensonges le cloitre dans un silence bouleversant. Suzanne est aussi une écorchée de la vie qui structure sa vie comme une partition.

 Néanmoins, les fausses notes agrémentent la douce mélodie et poussent un être construit et réfléchi à revenir sur son passé difficile.

Ne dit-on pas que la musique permet de s'ouvrir au monde?

 

 Véronique Olmi confronte deux vies parallèles qui souffrent et peuvent se comprendre. Leur manière de vivre est diamétralement opposée mais si semblable. Les activités de la journée sont séquencées pour ne laisser aucune place au doute, à l'improvisation. Cet emploi du temps fixe permet de rester en vie.

 Leur rencontre crée un désordre fondateur qui autorise un amour réel et une renaissance.

 Le texte se développe sur le mode de la partition. Le champ lexical de la musique agrémente tout le roman. Les silences donnent plus de valeur à cet amour adultère et passionné. Faust et Liszt donnent le rythme à l'œuvre. Le lecteur ressent les modulations de rythme, les oscillations lyriques. La musicalité du roman donne une puissance soutenue aux révélations de cet homme absent de sa vie.

 Très beau moment de lecture.

 

 

Voici quelques citations tirées du roman :

" Et ce jour-là, déjà, j'avais rencontré Serge. C'est étrange comme il suffit d'un rien pour qu'une vie se désaccorde, elle aussi, que notre existence, tellement unique, si précieuse, perde son harmonie et sa valeur. Comme si elle était faite d'air, et rien que de cela. Vivait dans cette maison un homme dont je ne connaissais rien, à part la femme et le piano, un homme dont l'après-rasage était trop sucré, le costume bien trop sombre, et avant de nous rencontrer nous ne le savions pas, mais tous deux n'avions fait que marcher sur de minuscules planches de bois posées au-dessus de la boue."

"Je ne sais pas ce qu'il me reste de lui. C'est presque injuste que toujours soient inscrites en moi ces marques: les gènes,l'ADN, cette vie qu'on partage à l'intérieur du corps, c'est pire que des fers aux pieds. Je voulais te parler de ma mère, et je te parle de lui. Tu es la première femme à qui je parle de mon enfance. C'est fou comme on s'habitue aux mensonges, la vie inventée devient une histoire acceptable, on raconte des "bobard" comme tu dis, et à force notre véritable existence s'efface, on finit par être ce qu'on invente."

"Et Suzanne, où est-elle à présent? Elle lui manque. Tout le temps. Il y a ce vide qui fait mal au ventre, cette oppression même quand il ne pense pas à elle. Est occupé à autre chose. S'endort. S'énerve dans les embouteillages. Conclut une vente. Prend sa douche ou parle à son fils. À sa femme. À ses amis.À la terre entière qui n'est pas elle. Le manque surgit comme des bouffées. Sa vie est prise en étau. C'était si bon de pouvoir hurler son nom dans la rue tout à l'heure. Il avait retenu ce cri depuis Noël dernier, le studio de la rue de Rome. Ils s'étaient dit au revoir doucement, dans la pénombre, comme deux voisins. Hurler son nom. Ce ne sera jamais assez fort. Le manque d'elle est si violent que souvent il a envie de se battre. Il se sent méchant, enclin à l'ironie, il est amer et se dégoûte. Quelle patience ont ceux qui vivent avec lui. Car lui ne vit pas avec eux. Lui vit avec un cri muet qui le cloue au sol."


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Le Dicton de Léon

 Oublier le temps se résume à rester toujours jeune et non esclave des années qui fuient.

 

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La raison des sortilèges : Michel Onfray, Jean-Yves Clément

 LaRaisonDesSortileges-120x184.jpgJe me suis laissé fredonner à l'oreille une conversation sur la musique en compagnie de Michel Onfray et son ami, Jean-Yves Clément. Le rythme était soutenu et le dialecte de haute teneur. La musicalité emportait sur son chemin tous mes aprioris sur la musique classique, romantique, Italienne, Allemande, etc. Je me laissais absorber par ce bel échange.

 Certes, il m'a fallu reprendre certains cours de philosophie qui avaient déserté mes étagères depuis ma dernière année de lycée.

 J'avais découvert Michel Onfray en lisant certains de ses livres et en écoutant avec attention ses divers entretiens accordés au média. Mais, le fait qu'il accorde un entretien basé sur la musique et la philosophie m'a tenté.

 Jean-Yves Clément pose un certain nombre de questions pertinentes pour percer le mystère qui lie notre philosophe nietzschéen à la musique.

 Michel Onfray retrace son parcours initiatique musical. Il raconte avec délectation ses premières rencontres, sa soif de tout entendre. La mélodie est soutenue et le ton philosophique permet au lecteur d'entrevoir et de comprendre le mécanisme de la pensée musicale mais aussi son rapport au monde. Chaque musique crée une émotion qui débuterait de manière utérine. Les mélodies existent pour ce qu'elles sont et peuvent exister sans donner une explication scientifique ou philosophique.

 Cet auteur s'épanche sur son admiration pour Nietzsche, un philosophe amoureux de musique. Il replace avec délicatesse toutes les périodes et les évolutions musicales en démystifiant la musique. Elle devient abordable pour tous et touche toutes les couches de la population. Michel Onfray offre à tous les publics des exposés et des concerts dans son Université populaire de Caen.

 Le texte de ce livre est poétique et musical. Le lecteur a soit un désir de retourner ou découvrir la philosophie soit d'écouter toute la musique classique. Dans les deux cas, le but de ce livre est d'ouvrir à un plus grand nombre un désir de connaissance. En bref, de construire son "caractère".

 

 Voici quelques citations tirées de ce livre:


"L'esthétique n'est en fait qu'une physiologie appliquée.": Friedrich Nietzsche


"La musique romantique, c'est la nuit et le nocturne, l'amour impossible, le combat avec les dieux, c'est le sentiment, l'émotion, la douleur, la peine, l'angoisse, l'attente, c'est le fantastique, le mystérieux, la nuit de Walpurgis, c'est Faust et Tristan, c'est l'intimité du piano et les grandes orgues de la symphonie, la mélancolie de la mélodie et le fracas de l'opéra, c'est Le Roi des Aulnes et La force du destin...Dans cette vitalité, cette profusion d'être, de sentiment, d'âme, je suis chez moi..."


"Je reviens à cette idée : la musique n'exprime pas, elle est. Il faut se défaire de cette idée que nous pourrions penser l'être du monde en termes de signification, de sens, d'expression. La raison a débordé ce qu'elle pouvait. Il nous faut admettre l'existence de limites à la raison et d'un monde au-delà de ses prétentions et de sa suffisance. La brume sur un champ au petit matin n'exprime rien, l'odeur d'un labour après l'orage n'exprime rien, la clarté de la lune décroissante n'exprime rien, le percement printanier du bourgeon n'exprime rien : la musique est brume matinale et odeur tellurique, clarté lunaire et percement végétal, et des millions d'autres choses encore qui n'expriment rien, mais sont. La vérité de la musique, c'est la confusion de son essence et de son être en dehors de toute autre considération. La matrice de toutes les musiques ? L'écho du big-bang dans le cosmos...Une onde aux variations sans cesse recommencées."

 

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Victor, le lapin de Pâques : collectif

 victor-le-lapin-de-paques.jpg

 À Pâques, j'adore courir dans le jardin à la recherche des œufs en chocolats. L'idée de dénicher des papillotes de toutes les couleurs égaye mon printemps et me comble de joie.

 Mais une question s'impose à mon esprit : Qui doit apporter les œufs multicolores dans le jardin? Est-ce la cloche de Pâques de retour de Rome ou le lapin tapis dans le gazon?

 Victor répondrait que c'est l'association de la cloche de Pâques pondant les œufs en émettant un gong et les lapins qui distribuent.

 C'est une très jolie histoire colorée et ludique. La scène cocasse où la cloche, fatiguée, tombe sur la tête de Victor fera glousser les enfants. Regardez les personnages ont tous des formes d'œuf ! L'abeille est très sympatique.

 De savoir qui est l'instigateur de la distribution de nos friandises m'a mise en appétit, pas vous?


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Le manuel du serial killer : Frédéric Mars

 serial-killer.jpegLe meurtre d'un enfant est un acte insoutenable mais quand cet acte n'est pas isolé, la police penche sur un tueur en série. Cette affaire rappelle étrangement des faits similaires qui se seraient produits dix ans plus tôt.

 La technique utilisée s'avère être identique à la méthode exploitée par Pomeroy durant ses empoisonnements. Cependant, la justice a exécuté ce monstre donc comment un livre reprenant méthodiquement le déroulement de ces actes a pu être publié. Tom Harris et son binôme littéraire vont remonter une piste qui risque de faire voler en éclats la réputation de la justice et du milieu psychanalytique.

 Ce roman est haletant. L'atrocité des violences infligées révolte le lecteur qui désire d'une page à l'autre participer à l'enquête. Le fait que Tom Harris soit un étudiant défiguré apporte une note de crédibilité supplémentaire. Ce personnage est à la fois manipulé et manipulateur. Le point de vue interne permet de connaître le ressenti de Tom. Il est perçu comme un étudiant fragile et intelligent. Le lecteur doute parfois de sa sincérité mais lui accorde le bénéfice du doute. Sa culpabilité feinte ou non remet en doute l'idée de vérité. Est-il un usurpateur ou est-il le véritable assassin?

 Ce roman psychologique, basé sur le doute, accapare le lecteur, le retranche dans ses vérités absolues. Qui du narrateur ou du lecteur détient la clef du mystère?

 Frédéric Mars, auteur de "NON STOP", plonge le lecteur dans ses névroses et ses angoisses. Il saisit le lecteur dans sa chair. Il lui assène par intermittence des coups de semonce comme une névralgie qui cogne contre sa boîte crânienne. Nul besoin d'aspirine, le lecteur terminera le roman pour se débarrasser de ses doutes. Néanmoins, est-ce que les doutes se dissiperont réellement?

  Un thriller où le doute est un compagnon de route!

 

 Voici quelques citations tirées du roman:


 "Lucy French. Il faut que je la voie. Vite. Je ne peux pas continuer comme ça. Je ne suis pas fait pour être un nouvel ange de la mort appelé auprès de tous ces enfants. Je ne suis pas blindé comme Kennedy ou le légiste, cynique comme Reily, passionné comme Sophie. Je ne supporterai pas le spectacle d'un corps sans vie une fois de plus. Encore moins cette puanteur épouvantable. J'ai déjà bien assez de cette mort qui trotte dans ma tête. Je ne veux pas de la leur. Je n'aspire qu'à un peu de vie, même planqué, même coupé de tous."

 "Contrairement à ce que prétendent nos amis les psychiatres, le tueur en série ne transforme pas l'impuissance et les avanies d'hier en une toute-puissance morbide d'aujourd'hui. Il ne fait que réaliser la force potentielle, extraordinaire, qui existait en lui dès l'origine. Tuer ne vient pas venger ou compenser un état antérieur de victime. Tuer est l'acte fondateur dans lequel chacun révèle à lui-même son propre pouvoir."

 "Je ne suis pas le premier à le dire, mais le fait mérite d'être rappelé ici : tuer n'est pas une chose simple. On n'élimine pas une vie humaine comme on prend son café ou comme on sort sa poubelle, l'esprit vagabond, le geste relâché. Celui qui n'a jamais commis d'homicide ne mesure pas la somme de préparation en amont, mais plus encore de force et de détermination que cela requiert durant l'acte proprement dit. Oh oui, cette concentration parfaite qu'exigent les gestes fatals, cette tension absolue."


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Les Bidochon, en voyage organisé : Binet

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 La famille Bidochon est sans conteste une famille à problèmes que Binet adore railler.

 Dans cet album, ils ont gagné un voyage organisé grâce au concours "Raviolis Patzani" et ce voyage va se dérouler sur le mode touriste fraîchement débarqué du fin fond de la campagne.

 Tous les modèles de touristes vivant en groupe sont crayonnés. Le lecteur retrouve le voyageur, avec son guide, qui connaît mieux les bâtiments proposés à la visite que la guide elle-même. Il rencontre ceux qui ne parlent que de nourriture et de préparation culinaire. Il s'accommode des grincheux qui ne sont jamais contents et les inconditionnels globe-trotteurs qui dévoilent leur dernier voyage sans profiter du présent.

 Cette panoplie de personnes vit au rythme des visites de monastères ce qui peut irriter la patience des voyageurs avertis. Toute l'histoire se dévoile aux sons des horaires qui ne peuvent souffrir d'un retard quelconque, même quand on oublie Madame Bidochon dans un bois. Mais, le Français n'abandonne pas un compatriote, il brave tous les obstacles pour sauver une âme perdue.

 Pour tous ceux qui ont vécu l'expérience d'un voyage organisé, ils reconnaîtront avec un sourire non dissimulé tous les travers de l'homme.

 Cette BD, en noire et blanche, accentue la physionomie de tous les acteurs. Les tenues vestimentaires sont d'une beauté indéniable. Les dialogues reflètent avec précision les sujets abordés durant les voyages : les repas, la pause pipi, les monuments et les cadeaux (douteux) ramenés à la famille....

 Pour ceux qui désirent découvrir le monde passionnant du voyage organisé, montez dans l'avion ! Les Bidochon vous attendent !

 Pour débuter un voyage de ce type, il est vivement conseillé de partir une semaine. Au-delà de ce délai, cela deviendrait de la torture mentale. Avis aux rescapés !!

 Cet album est un très bon moyen de décompresser sans subir les inconvénients de ses camarades de transport.

 

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Le dicton de Léon

 La compétitivité d'une société s'apparente souvent à un stress infligé aux employés.

 

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La princesse des Neiges : Lucile Galliot, Lisa Evans

la princesse des neiges

 J'ai eu un coup de coeur pour cet album, premièrement parce qu'il est de saison et deuxièmement parce que l'ouvrage est brillant et en relief. Il donne une sensation de glisse et émerveille le regard.

 Les enfants ont une envie de caresser le livre, de se l'approprier par le toucher. les teintes choisies invitent à la rêverie. Les jeunes lecteurs contemplent derrière une vitrine les flocons scintillants qui virevoltent au vent.

 Lucile Galliot dépoussière le conte en modifiant l'animal qui se transforme en prince. Cette fois, le lecteur découvre un magnifique ours polaire, qui n'a pas l'usage de la parole. Durant un excès de désespoir, elle embrasse le museau de ce charmant compagnon qui se transforme en prince de glace.

 Comme tous bons parents, pendant une fête d'anniversaire, il ne faut jamais oublier d'inviter une sorcière de glace car sinon les glaçons pleuvront et les coeurs se gèleront.

 Ce conte est abordable dès 5 ans et trouve naturellement sa place entre "Blanche Neige" et "Cendrillon".


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