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Esie-la-bête : Rose-Claire Labalestra

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 Ésie est une enfant ordinaire que le lecteur croise régulièrement dans la rue. Á une exception près, elle est née d'une relation d'un couple de malades mentaux.

 Au début, elle comprenait que ses parents étaient différents et tellement aimants. Son entourage l'appréciait. Elle avait des amis certes pas nombreux mais sur qui elle pouvait s'appuyer.

 Sa vie scolaire a basculé dans le chaos à la mort de sa maîtresse préférée. Les moqueries se sont accumulées jusqu'à la violence envers ses parents qui a miné l'enfant.Et ces satanées divisions qui lui avaient valu son redoublement.

 Ésie a voulu disparaître, ne plus exister. Les éducateurs prévenants ont su écouter cette enfant en souffrance. Ils l'ont orienté vers un foyer où d'autres enfants différents ont compris son mal-être.

 La narratrice a appris à concilier sa vie familiale avec son évolution au sein du foyer.

 

 Ce livre, au programme de sixième, permet de découvrir une vie différente. Les lecteurs perçoivent les souffrances et les railleries qu'Éric, un enfant sans jugeote, inflige à une enfant. La sottise pousse les enfants à condamner les plus faibles ou démunis.

 Il prouve aussi que les adultes ont une part importante dans l'éducation et dans la protection des mineurs. Il fonde aussi cette éducation sur un amour immodéré pour ses enfants. Chaque parent est unique et peut par sa différence permettre à un enfant de grandir de manière équilibrée.

 

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Impossible de grandir : Fatou Diome

 Y a quelqu'un qui m'a dit de lire :

 

 "Impossible de grandir" de Fatou Diome

 

  Lorsqu'une simple invitation à dîner bouleverse la vie d'une femme. L'invitation de Marie-Odile impossible-de grandir

était anodine: " il n'y aura que papa, maman et les enfants". Ce sera le coup fatal pour la narratrice et une descente aux enfers. L'enfer s'insinue dans ses méninges, sous le doux visage d'une petite fille. Un "mono-dialogue" s'instaure entre les deux êtres.

 La narratrice tente de fuir son passé trop lourd, la noirceur de son Afrique où les seuls soleils brillaient dans les yeux de ses grands-parents maternels. Son unique raison de s'émanciper se forge dans sa haine de ses bourreaux familiaux.

 Son enfance s'installe dans les jupons de sa grand-mère qui veille sur elle avec la plus grande vigilance. Elle lui apprend que l'école est un moyen de vivre autrement. Le grand-père s'assure de son bien-être alimentaire aux dépens de ses propres enfants, jaloux et envieux.

 Cette enfant porte, sur ses épaules fragiles, le lourd fardeau de l'illégitimité. Humiliée par ses oncles, battues par ses tantes, elle doit se battre pour prouver sa légitimité à être sur terre.

 

 La narratrice, sous le ton de la confidence, nous raconte ses cauchemars et ses errances. Elle dilate ses pensées. Pour elle : pouvoir vivre c'est tuer ses démons. Cependant tuer ses monstres du passé imprimés sur sa peau ne se résume pas à écrire son histoire, la narratrice doit accepter d'être devenue cette femme aimée et appréciée.

 Ce roman est à la fois violent dans la description de son enfance et à la fois poétique par le respect de toute sa culture. Le lecteur imagine le contexte de soumission qui réside dans la culture africaine et comprend que la vie à Niodior ne s'apparente pas à un voyage d'agrément.

 Fatou Diome livre une part de son enfance pour éviter d'expliquer avec retenue toutes les terreurs qui occupent ses nuits.

 Roman intimiste qui donne à réfléchir sur le comportement humain.

 

Voici quelques citations tirées du roman:

 

"La sincérité, c'est ce petit monstre calfeutré en nous, qui menace de faire irruption chaque fois qu'une situation nous oblige à contraindre notre nature. Ne supportant pas la mascarade, le démon en moi, la petite fille, brûle d'envie d'arracher les masques. On me trouve beaucoup d'humour, je ne m'en reconnais aucun ; je sais que quelqu'un d'autre m'habite et s'exprime, parfois, sans me demander la permission. L'humour, c'est la vérité quand elle ne s'accommode plus de cache-sexe, or seule l'incongruité de la nudité suscite le rire, cet antidote au malaise. Entre l'ironie, les farces et les boutades, on invente bien des mots pour parer les flèches mortelles que l'esprit décoche à la bêtise. Ainsi, on rit en société aussi hardiment qu'on bougonne au fond de son boudoir. Parfois, le coeur discipliné, on rit quand même pour prouver, à soi-même et aux autres, que les dents ne servent pas qu'à mordre. On sourit donc à la vie, à défaut de savoir par quel bout la mordre."

"[...] Elle hésita un instant, puis, afin de ne pas perdre la face devant ses camarades, qui rivalisaient en exagérant la beauté de leurs souvenirs d'été, elle parla des merveilles de la ville - une ville qu'elle avait à peine vue-, omit volontairement ses hôtes et les mémorables roustes qu'elle avait reçues. Dans un soupir gêné, elle s'inventa des vacances idéales et, parce que son imagination lui offrait ce que les humains ne savent pas toujours donner, du rêve, elle battit ses camarades à plate couture. Ravi, l'instituteur acquiesçait de la tête. Ni lui, ni ses élèves ne se doutaient que la Petite venait de se tailler, sur mesure, une faux de poète pour arracher au champ des mots ce qui manque à la vie : l'harmonie."

"Devenir adulte, c'est oser se retourner et, enfin, faire face aux loups".

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Le Dicton de Léon

 La vie est un magma en fusion où les passions, les regrets, les espoirs et les désillusions se fondent.

 

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Comment se débarrasser d'un ado d'appartement: Anne de Rancourt

 Y a quelqu'un qui m'a dit de lire (toujours au festival "littérature et journalisme" de Metz)

 

 "Comment se débarrasser d'un ado d'appartement" d'Anne de Rancourt

 

 livre-2-0002.jpgVous étiez persuadé qu'il avait disparu. Non, il s'est transformé !

 Votre ado a grandi et est devenu un "adulescent". Ce spécimen a atteint sa majorité et demeure toujours dans votre résidence. Les caractéristiques de l'adolescence sont ancrées dans ses gènes. S'y est ajoutée l'obtention de ses différents diplômes.

 Anne de Rancourt dévoile un pan méconnu pour certaines familles (les veinardes) le syndrome de Tanguy. Ce phénomène tend à s'étendre et à se généraliser. Cette auteure donne des pistes de réflexions sur les moyens politiquement corrects ou non de donner des ailes à ses adultes accrochés au cocon familial.

 Avec l'humour, comme marque de fabrique, Anne de Rancourt, une prof d'Allemand, éleveuse de quatre garçons (chapeau bas!) flagelle les idées reçues. Elle décrit les archétypes de l'adulte, chômeur, masculin (elle n'a eu que des garçons!), vivant aux crochets de leur mère. Elle ne discrédite en au cas les mères nerveusement fatiguées qui utilisent des moyens peu recommandables pour expulser "la moule" qui végète. Elle l'aide avec insistance à trouver un emploi. Elle déploie toute l'énergie possible pour éloigner leur progéniture de leur appartement.

 Ces mères, volubiles, auront un pincement au coeur quand leur enfant (oups adulte) leur annoncera leur départ. Certes, la valise et les cartons seront vite réalisés car l'auteur met en garde les mamans, il existe des départs boomerang.

 Anne de Rancourt prévient ces lecteurs (trices) qu'un enfant heureux est un adulte qui a quitté l'appartement.

 Ce livre peut être offert à un adulescent vivant à demeure ou à des parents qui n'ont pas coupé le cordon. Pour les autres, les techniques illustrées ne seront pas une découverte mais un joli souvenir.

 

 Voici quelques citations tirées du livre:

 

"Votre adulescent d'appartement est logiquement et officiellement prêt à l'emploi...

 À condition qu'il en trouve un !

 Donc, à condition qu'il encherche un."

 

"Contractons donc les deux appellations ci-dessus mentionnées, inadaptées l'une et l'autre à la personne qui "demeure" (dans tous les sens du terme) et ronronne chez vous, tel Alexandre le Bienheureux, et nommons cet être mi-adolscent, mi-adulte, mi-amorphe, ùi-exaspérant..."ADULESCENT". On saura mieux de quoi, pardon, de QUI l'on parle."

 

"[...] Pourquoi êtes-vous la mère d'un ramier racheto du rachidien, ralenti du bulbe, amoindri du cortex, ramolli de la moelle qui n'arrive pas à quitter le nid? Qui a dit "génération montante"? Génération vautrante, dégringolante, avachissante, dégoulinante, plutôt, oui! C'est vrai, y en a marre ! Vous n'en voyez plus la fin de ce maternage à long terme ! Que c'est long, mais que c'est long d'élever un bébé ! Et pourquoi êtes-vous si seule pour mener à bien cette mission?"

 

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Alabama blues : Maryvonne Rippert

 Y a quelqu'un qui m'a dit de lire

 

 Alabama blues de Maryvonne Rippert

 

IMG-copie-2.jpgSouvent les livres parlent de musique, font référence à un musicien ou à un style musical mais dans ce cas l'auteur s'associe à un groupe "Les Chics Types" pour faire découvrir à un enfant les bienfaits de la musique.

 Le concept est novateur car le lecteur découvre sur certaines pages des "QR-codes"qui permettent de télécharger gratuitement les chansons du groupe. Le livre reste du papier tout en offrant une part de technologie. Le lecteur parcourt l'histoire, scanne le code et vit le moment musicalement. Ce système crée une atmosphère particulière qui donne une vision plus représentative des péripéties de l'aventure. La musique s'associe souvent aux scènes dans un film pour accentuer l'action. Le littéraire et le musicien unissent leurs voies dans un but artistique.

 J'avoue avoir triché un peu car j'ai écouté la musique originale avant de lire le livre. Je reconnais être un lecteur qui écorne les règles et oublie parfois certaines directives. Cette distorsion m'a permis de pénétrer dans l'oeuvre comme un garnement en faute.

 Le roman retrace la vie de Lou, un garçon qui subit sa vie avec ses contraintes. Ses parents sont divorcés et ont refait leur vie. Lou est là, il fréquente l'école de son quartier sans grande aptitude. Il subit l'ignorance des adultes et des jeunes de son âge.

 Jeunesse-0001-copie-1.jpgLou se prend d'affection pour un musicien des rues, noir, américain. Ils se saluent, parlent et vivent une belle aventure musicale. Ce jeune garçon fréquente la MJC pour des cours de judo (qui ne sont pas sa tasse de thé). Un jour, où Lou est plus triste que d'accoutumer, des musiciens s'arrêtent devant lui et lui proposent de découvrir un monde meilleur, comblé par une basse, une batterie et une guitare. Lou rejoint ce groupe et devient un médiateur entre un jazz man de Nouvelle Orléans et un groupe de musiciens de rock.

 Ce roman est une aventure humaine qui s'étire sur les mélodies de jazz et de rock. Un gamin, introverti, découvre la vie, la musique et l'amour.

 Écoutez dans le métro des joueurs de guitare, de saxo..vous seriez surpris de découvrir un artiste de renom au détour des rues.. Un regard peut changer une destinée et la musique peut l'accompagner.

 

Voici quelques citations tirées du roman:

 

"[...] Le vieux Noir écarte l'instrument de ses lèvres et se met à chanter. Même si je ne comprends pas les paroles, sa voix suscite des images tristes et belles, des sentiments qui élargissent le cœur jusqu'à le faire gonfler d'une mélancolie sans attaches. I never wiil go back to Alabama,"

 

"- Tous les instruments ont une âme qui se révèle lorsqu'ils sont en accord avec leur interprète. Quand tout va bien, quelque chose d'indéfinissable résonne, l'alliance du musicien et de son instrument. Le public le sent, il est emporté avec eux dans la musique. Mais parfois, un ressort se brise, suite à un accident, un chagrin, l'instrument s'éteint en même temps que la bonne énergie de son maître...C'est ce qui est arrivé à ceux-ci, ils avaient perdu leur âme, nous la leur avons rendues. Ils repartent chez eux."

 

"-Vous savez que c'est le berceau du jazz? On y vit au coeur même de la musique : pas une rue sans son groupe, pas un carnaval sans ses marching bands, et même les enterrements sont accompagnés par une fanfare. Dans notre bon vieux Sud, la liberté est si belle, toujours neuve et joyeuse. C'est comme si l'abolition de l'esclavage se fêtait au quotidien dans une explosion de cuivres et de percussions..."

 

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Liberté: Paul Eluard

 Paul_Eluard.jpg

 Paul Éluard, connu pour son adhésion au dadaïsme, fonde son mouvement sur une poésie engagée. Le surréalisme devient pour lui un moyen de se démarquer, de revendiquer la notion du langage comme "but" et non comme moyen de destruction.

 Ce poète s'investit dans le parti communiste, refuse les contraintes et soutient la révolte des peuples opprimés.

 

 Ce poème, écrit durant la Seconde Guerre Mondiale, insiste sur les privations dues à un manque total de liberté. Il souligne la dureté de vivre dans l'oppression où tout droit à la dignité humaine est banni. Il repose aussi sur la condition des Résistants qui travaillaient, la peur au ventre, pour sauver la liberté de tous les hommes.

 La Liberté doit s'apprendre pour ne jamais oublier ce privilège que d'autre peuple ne possède pas. Pour l'Occident, cette notion passe au second plan tant elle est naturelle. Cependant, il faut regarder de plus près les pays qui vivent sous une dictature. Il faut savoir savourer le plaisir de prendre ses propres décisions sans contrainte, sans avoir peur des autorités malveillantes qui réduisent votre condition d'homme.

 

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J’écris ton nom

 

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

 

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

 

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

 

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

 

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

 

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

 

Sur chaque bouffées d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

 

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

 

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

 

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

 

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes raisons réunies
J’écris ton nom

 

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

 

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

 

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

 

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

 

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attendries
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

 

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

 

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

 

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

 

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

 

Liberté

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Comment élever un ado d'appartement ? : Anne de Rancourt

 Y a quelqu'un qui m'a dit de lire:

 

 Comment élever un ado d'appartement ? d'Anne de Rancourt

 

 comment-elever-un-ado-d-appartement.jpgL'élevage d'adolescents n'est pas une activité de tout repos car l'animal reste hostile à toute forme d'autorité. Certes, Anne de Rancourt analyse ce spécimen dans un milieu clos: l'appartement. Cependant cette expérience de l'évolution humaine peut se transposer dans une maison, une cabane (au fond du jardin) ou dans les bois. L'animal observé réagit de la même manière.

 Anne de Rancourt sépare bien l'ado "mâle" de l'ado "femelle" qui parfois se rejoignent sur certains comportements.

 Ce manuel humoristique revient sur toutes les manies, les contradictions et les oppositions entre l'ado et l'adulte (l'homme des cavernes qui lui sert de parent). Il se compose d'une analyse des syndromes de la chambre (n'utilisons pas le terme trop hâtivement) : lieu où l'ado vit. Le parent, interdit de séjour, constate avec effarement l'ampleur du chaos mais doit en aucun cas intervenir sous peine de crise imminente de l'ado, récalcitrant à l'ordre.

 Ceux et celles qui alimentent un ado, savent que le but ultime est de remplir le frigo. Eh oui, un ado mange quel que soit le sexe.

 Ce texte relate tous les stades de l'évolution de l'être vivant mais surtout le comportement que doit adapter l'éleveur. Il est évident que la situation se complique quand d'autres spécimens entrent dans le foyer.

 Ce livre est un pur moment de bonheur. Il est vivement conseiller de l'offrir à une amie, une voisine ou une parente qui vous affirme que son ado ne correspond pas du tout au descriptif. Cet auteur m'a définitivement permis de me soigner de ma relation néfaste avec mon professeur d'allemand. Vous pouvez lui faire confiance sur la conduite à adopter face à votre progéniture, elle a possédé un élevage de quatre ados et enseigne encore à des ados en meute.

 La préface concernant le "spaghetti" de Claude Duneton est à dévorer sans restriction.

 

 Voici quelques citations tirées du livre:

"Notre conseil (à votre belle-sœur, à votre voisine et aux héroïnes des feuilletons télé):

Chère petite Madame, consultez rapidement un spécialiste si l'ado d'appartement que vous élevez est aussi calme, affectueux, studieux et serviable que vous le dites ou que vous le suggérez à la télévision."

"À noter aussi que le lit joue un rôle primordial dans la vie de l'ado : c'est même l'élément le plus important dans l'appartement, après le réfrigérateur;"

"Pour Noël j'ai offert un livre à mon neveu. Il a passé six mois à chercher où mettre les piles." (Anonyme)

 

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Enfant

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Je suis âgé de neuf ans

et mes parents pensent que j'ai du talent

Surtout maman,

qui me promet un avenir brillant.

 

Elle m'imagine une très belle destinée

avec des milliers de rêves à réaliser.

Papa estime que je suis un artiste né,

qui doit continuer à travailler.

 

L'école est, pour moi, un divertissement

où la récréation devient un enchantement.

Les dictées, les multiplications sont des initiations

tandis que les rédactions sont de vraies explorations.

 

La poésie est une pure innovation

qui permet, à mon esprit, toutes les divagations.

Mais les vers ont un droit:

celui d'être rien qu'à moi.

 

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Génération H : Alexandre Grondeau

 Y a quelqu'un qui m'a dit de lire :

 

 "Génération H" d'Alexandre Grondeau

 

 generation-H.jpgChaque jeunesse a désiré refaire le monde, lui accorder sa touche personnelle qui souvent choque les adultes qui oublient qu'ils ont été jeunes. Certes, Alexandre Grondeau s'attaque à un tabou : la consommation de produits stupéfiants.

 Il aborde cette consommation de façon libertaire et décontractée. Le narrateur part en vacances accompagné de ses amis pour se détendre et découvrir des paysages différents sur un fond de haschisch. Cette bande désire explorer un monde alternatif. Ils sont en opposition avec la génération qui les précède. Ils perdent aussi leurs illusions et apprennent que les apparences peuvent aussi être trompeuses.

 Alexandre Grondeau montre un idéal lié à la prise de drogues. Ce que le lecteur peut lui reprocher c'est le nihilisme  concernant les conséquences désastreuses de la prise de produits de plus en plus forts. Cependant, ce roman n'a pas un but moralisateur. Il dépeint de façon simple et intimiste les effets de la drogue. La description de cette jeunesse qui désire tout expérimenter avant de rentrer dans les cases établies par la société s'apparente à un enfant qui expérimente la vie.

 Cette adolescence rebelle symbolise une liberté infinie. Chaque génération a possédé son lot de désoeuvrés, d'âmes en perdition et de révoltés. Celle que décrit Alexandre Grondeau n'est pas plus anarchique que ses prédécesseurs.

 Dans cette écriture, le lecteur reconnaîtra les effets du H, parfois speed et parfois lent comme dans un voyage onirique. Attention, les descentes peuvent être violentes mais l'amitié permet à cette bande d'amis de vivre leur voyage initiatique et psychédélique dans une profonde pesanteur.

 Pour les donneurs de leçons, ce roman est à conseiller avec un CD de reggae. Pour cette jeunesse qui a vécu avec ces effets dopants, je reprendrai les mots de la quatrième de couverture :"Faites tourner"

 

 Voici quelques bouffées du roman:


"Les armes rendues, je laissai Laura communier avec son Jean-Phi, et ce dernier supporter sa petite amie égotripée. La drogue a des défauts, certainement, mais elle a aussi de gros avantages. Elle permet par exemple des éclairs de lucidité sur le monde et ceux qui nous entourent. Ce soir-là je compris que Laura n'était pas une fille pour moi."


"Conscient de cette vaste fumisterie qui consistait à nous promettre une belle vie, mais toujours après des efforts interminables, j'avais donc décidé de commencer mon existence en prenant ma retraite. L'idée était loin d'être sotte. Ne sachant pas de quoi l'avenir était fait (imaginez que je meure demain écrasé par une voiture, j'aurais été bien idiot de ne jamais avoir tiré sur un shilom d'afghan), autant profiter un maximum du présent et des années merveilleuses où mon coeur et mon corps me laissent libre de tous les excès. C'est ce que j'avais expliqué à mon professeur de math qui ne comprenait pas mon désintérêt total pour les calculs des probabilités, ni mes conjonctivites répétitives."


"-Il existe deux types de livres sur les drogues : ceux qui te donnent envie de découvrir les ressorts de ton âme, te poussent inextricablement à te dépasser, et ceux qui te blasent de ces expériences à cause de considérations morales, religieuses, et de la peur de découvrir qu'un aileurs, un autre part, existe."

 

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Le Dicton de Léon

 Les ruptures soulignent souvent des compromis jamais admis, acceptés par obligation.

 

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