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Le Dicton de Léon

 L'apprentissage de nouvelles connaissances balise un esprit ouvert.

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Bruce : Peter Ames Carlin

Y a quelqu’un qui m’a dit de lire :

Bruce de Peter Ames Carlin

 COUV3D-Carlin-BRUCE.png Un destin hors du commun, une vie hantée par le doute, la passion et le désir d'être reconnu et aimé: voici les volontés premières qui ont poussé un gars de banlieue à travailler sans cesse sur sa gratte.

 Bruce se dévoile toujours à demi-mot car dans son esprit rode les démons du passé qui ont poursuivi, anéanti une partie de sa famille. C'est avant tout un enfant timide qui force le respect. Une barrière charismatique le protège des autres enfants plus forts et plus bagarreurs que lui.

 Adolescent, ce jeune homme taciturne reçoit une guitare. Il gratte ses premiers accords et ressent un bien-être qui le pousse à travailler dans un désir d'atteindre la perfection. Il travaille avec acharnement, s'associe à des groupes.

 Bruce trouve ses repères dans les origines du rock'n'roll. Il se perfectionne en contact d'autres musiciens qui vivent la musique comme lui.

 Les amis et la famille de Bruce le définissent comme un homme honnête, droit qui considère qu'une poignée de main scelle tous les pactes. L'honnêteté et le respect de l'autre font de l'homme, un homme respectable.

 Le génie s'accompagne souvent de folie : Bruce est perfectionniste, il désire découvrir le son parfait, la mélodie juste qui correspond avec exactitude à son ressenti au moment de la création d'une chanson. Il peut passer des mois à travailler, en studio, un album.

 Ce sens artistique fait de lui une icône incontestée et incontestable de la scène mondiale.

 

 Cette biographie s'accompagne d'explication sur les choix musicaux de l'artiste. Elle dévoile la face cachée et troublante de l'artiste. Bruce intervient parfois dans le livre, sur la pointe des pieds. Cet homme discret et tellement humain donne la parole à ses compagnons de tournée (souvent des amis), ses ex-compagnes et à sa famille : tous ces êtres chers qui ont permis à Bruce de devenir une légende.

 Souvent les esthètes oublient d'où ils viennent, Bruce, quant à lui, reste attaché à ses racines et continue à respecter son public. Ce public qui reste toujours en pâmoison devant un spectacle durant près de trois heures trente et une bête de scène.

 Bruce: Un génie qui se découvre !

 

 Une chanson pour un pur plaisir :

 

 


 Voici quelques citations tirées du roman :

« On trouvera bien sûr des pistes dans les interviews au long cours données au fil du temps, dans des commentaires de Bruce lui-même sur son travail (l’indispensable ouvrage Songs) ou dans ses interventions publiques, comme par exemple cette conférence informelle au festival South by Southwest d’Austin, en mars 2012,citée par P.A.Carlin, où il dispensait quelques précieux conseils du type rilkien : «  Ne vous prenez pas trop au sérieux. Prenez-vous autant au sérieux que la mort elle-même. Ne vous faites pas de souci. Faites-vous du souci à en crever. Ayez une confiance en vous inébranlable, mais doutez. Ça permet de rester éveillé et vigilant. Prenez-vous pour le mec le plus cool du monde…et le plus nul. Ça permet de rester honnête. Soyez capable de maintenir à tout moment au fond de votre cœur et dans un coin de votre tête deux idéaux totalement contradictoires. Si ça ne vous rend pas fou, ça vous rendra plus fort. […] Et quand vous monterez sur scène ce soir pour faire du bruit, faites comme si c’était tout ce qu’on avait… mais n’oubliez pas que c’est seulement du rock’
N’roll »
« Ce que Bruce ne manque pas de faire. «  Mike prenait les choses au sérieux, dit-il. Il adorait la musique. Il y mettait tout son cœur, et le reste aussi. C’est, entre autres, ce qui m’avait plus chez lui, le fait que c’était tout ou rien. J’avais besoin de quelqu’un d’autre avec un petit grain de folie dans les yeux, parce que c’était comme cela que je voyais les choses. Ce n’était pas du business. Si le business devait en faire partie, alors d’accord. Mais au départ ce n’était pas du business. C’était une idée et une chance, et Mike comprenait ça très bien. Pour moi, c’était ça qui comptait. »
"[...] Mais tellement extraordinaire aussi. Étant donné les histoires des sacrifices Springsteen et Zerilli, le long scgéma de labeur et de sacrifices, de santé fragile, de démons intérieurs et de mort, il est le seul qui, par son esprit radieux, a réussi à changer le sens du destin de ses ancêtres. Près de quatre  siècles après avoir quitté la Hollande, le bateau de Caspar Springsteen a enfin trouvé prise sur les rivages dorés de l'Amérique. Le hêtre irlandais d'Ann Garrity a donné un fruit miraculeux. Les investissements d'Anthony Zerilli ont décroché un plus gros jackpot qu'il n'aurait jamais pu l'imaginer."

 

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Le Dicton de Léon

  L’absurdité du monde contemporain engendre un repli sur les vraies valeurs accordées à la vie.

 

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vie

décembre 2010 094 

Aux détours des chemins, j'ai su lire.

 Aux détours des rivières, j'ai su dire.

 Aux détours des carrefours, j'ai su regarder.

 Aux détours des sentiers, j'ai su appréhender.

 Aux détours des routes, j'ai su abandonner.

 

 Mais dans tous ces méandres, ai-je, seulement, vécu?

 

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La première chose qu’on regarde : Grégoire Delacourt

Y a quelqu’un qui m’a dit de lire :

La première chose qu’on regarde de Grégoire Delacourt

 livre-2-0003-copie-1.jpgAh, les seins des femmes ! Tant de désir, de fantasmes et de délices à faire chavirer l’esprit des hommes.
 Arthur Dreyfuss appartient à cette catégorie d’homme qui ne perçoit le regard des femmes que dans leur décolleté. Mais quand Scarlett Johanson sonne à sa porte, les illusions s’évaporent et la loi des apparences peut entrer en jeu.
 Aucun homme ne peut résister aux stars hollywoodiennes au physique enchanteur.

 Ce roman vogue sur le rythme des apparences, des non-dits et révèle une très belle histoire d’amour. Ce roman se délecte comme un bon film. Grégoire Delacourt pimente ce livre de référence de films cultes, de musiques d’ambiance et de livres poétiques.
 L’aventure se dévoile à travers la fusion de deux esprits en rupture avec leur passé. Les souffrances fragmentent le cœur de ses deux héros. Ils sont jeunes, se découvrent. L’auteur décrit toutes les prémices de la découverte de l’autre pour se donner sans aucun artifice. Mais à quel prix?

 Grégoire Delacourt s’attarde sur ce que le corps véhicule, comment celui-ci peut cacher bien des souffrances mais peut être aussi porteur d’un bonheur immédiat. Être la copie d’une personnalité peut anéantir à jamais ce que l’on est. Pour Jeanine Foucamprez, cette ressemblance à une actrice pulpeuse l’amènera jusqu’à la mort.

Voici quelques citations tirées du roman :

« Et quel homme au monde, même en marcel et caleçon Schtroumpfs, n’aurait pas dit entrez à l’actrice phénoménale de Lost in Translation? »

« Dehors il faisait nuit depuis bien longtemps, la lune dévoilait les zones d’ombres du monde, mais ils ne se sentaient pas fatigués. Les nouvelles rencontres, en tout cas celles qui semblent importantes, font toujours cet effet : on n’a pas sommeil, on voudrait ne plus jamais dormir, se raconter sa vie, toute sa vie, partager les chansons qu’on aime, les livres qu’on a lus ; l’enfance perdue, les désillusions et cet espoir, enfin ; on voudrait s’être toujours connus pour s’embrasser, s’aimer en connaissance de cause, en confiance, et se réveiller au matin en ayant l’impression d’être ensemble depuis toujours et pour toujours ; sans la peine amère de l’aube. »

« C’était peut-être cela le mot du début. Le silence. »

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