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Nénuphars

004.JPG

La douce brise heurte maladroitement les pétales
À peine éclos des fleurs éphémères.

Leurs corolles frissonnent aux caresses de la rosée matinale.

Leurs feuilles dessinent un halo de verdure,
protégeant de son  grand manteau la surface de la mare.

Les pétales offrent aux passants impatients,
L’irrésistible spectacle d’une nouvelle aire.

Déclinant ses couleurs pastelles, fragiles et éternelles,
Les nénuphars paradent devant la libellule frénétique.


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Lettres de Bagdad : Lucas Menget

 Y a quelqu'un qui m'a dit de lire:

 

 "Lettres de Bagdad" de Lucas Menget

 

 lettres-de-bagdad.jpgComprendre la guerre de l'intérieur. Lucas Menget, reporter de guerre, livre à ses lecteurs sa vision des atrocités perpétrées à quelques kilomètres de nos frontières. Il dépeint un combat entre les chiites et les sunnites. Il décrit les oppositions, la complexité des groupes d'insurgés. Il essaie de comprendre les enjeux politiques et de définir la difficulté d'expliquer aux Occidentaux les stratégies politiques.

 Ses lettres, jamais postées, dégagent des relents d'humanité. Le lecteur découvre les sensibilités des hommes confrontés à la violence, aux bruits assourdissant des sirènes.

 Ce journaliste alimente ses missiles de descriptions qui donnent une couleur à l'atmosphère ambiante. Le lecteur saisit les tensions existantes dans chaque déplacement.

 Lucas Menget ne commente pas les faits historiques de la guerre en Irak, il humanise ses hommes et ses femmes qui souffrent dans les bombardements et les attentats.

 Bel hommage à un pays dévasté.

 

Voici quelques citations tirées de ce carnet de route:


"Après la bombe, le massacre continue. C'est la nouvelle technique des terroristes en Irak.

Ce matin, à Mansour, l'un des quartiers centraux de Bagdad, sur l'une des rares places où les magasins sont ouverts, une voiture piégée explose. Déflagration, sirène, arrivée des forces irakiennes, survol par un hélicoptère américain : les Irakiens connaissent le scénario par coeur. Mais pendant que les blessés et les morts sont évacués, une fusillade éclate. Les auteurs de l'attentat se sont instalés sur place pour contempler leur bilan, et en profitent pour l'alourdir à la mitraillete. Le combat avec les soldats dure près d'une heure."


"Dans le centre-ville, les vitres de la Caprice tremblent. Une explosion. Les voitures s'arrêtent. Embouteillage. Interdiction de bouger. Deuxième explosion : double attentat piégé rue Saadoun, la rue la plus commerçante de Bagdad."


"Des murs gris et tristes qui encadrent des ruines. Et des ruines qui abritent les fantômes de la guerre civile à Bagdad."

 

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Le Dicton de Léon

 La justification constante de ses actes minimise sa vraie portée.


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Mon cartable : Pierre Gamarra

 cartable.jpg 

 Comme c'est doux de se replonger dans nos souvenirs d'école. Chacun possède son anecdote sur son sac, son cartable ou sa besace; celui qui transporte jour après jour nos affaires d'écolier. Il révèle mille odeurs. L'élève le délaisse durant tout l'été. Il reste pendu à son crochet dans l'espoir de reprendre ses fonctions de porteurs de cahiers et de crayons.

 Durant toute l'année, il emprisonne les senteurs de feutre, le parfum du cuir et du bois. Les craies lui laissent une empreinte feutrée. Ce parfum miraculeux et envoûtant que le nombre des années ne pourra abolir.

 Pour vous replonger dans votre mémoire et redevenir, le temps d'une lecture, l'enfant innocent de primaire : lisez au coin d'une alcôve ce poème révélateur de douces rêveries.

 

Mon cartable

Mon cartable a mille odeurs,
mon cartable sent la pomme,
le livre, l’encre, la gomme
et les crayons de couleurs.

Mon cartable sent l’orange,
le bison et le nougat,
il sent tout ce que l’on mange
et ce qu’on ne mange pas.

La figue et la mandarine,
le papier d’argent ou d’or,
et la coquille marine,
les bateaux sortant du port.

Les cow-boys et les noisettes,
la craie et le caramel,
les confettis de la fête,
les billes remplies de ciel.

Les longs cheveux de ma mère
et les joues de mon papa,
les matins dans la lumière,
la rose et le chocolat.


 

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Cabot-Caboche : Daniel Pennac

 Cabot-caboche.jpg

 Quelle vie de chien ! Ce n'est pas Le Chien qui me contredira. Il revient de loin. Il est né dans une portée de plusieurs frères et soeurs mais malheureusement pour lui, il est né moche. Il réchappe de justesse à la noyade.

 Il est adopté par une vieille chienne qui vit dans une décharge. Il apprend les rudiments de la vie mais la mort les sépare. Le Chien découvre la ville et ses dangers et surtout la fourrière.

 Pomme, une petite fille fait un caprice pour avoir un chien. Les parents sauvent l'affreux chien et lui accordent peu d'importance. La relation entre Le Chien et Pomme se dégrade. Il décide de fuir. Il rencontre de nouveaux compagnons qui deviennent des amis et lui apprennent une autre manière de comprendre les humains.

 Les sentiments qui se tissent entre un animal et son maître restent une grande énigme.

 Ce roman est une leçon de vie qui démontre que la vie de chien est semblable à celle des humains. Ils naissent beaux et moins beaux mais possèdent une place dans le monde. Ils rencontrent des gens différents qui leur permettent de grandir, de comprendre l'autre et aussi d'aimer son prochain. L'homme ne peut pas vivre seul comme un chien abandonné.

 La fidélité à un compagnon doit être égalitaire. Chacun apporte sa différence pour faire évoluer l'autre.

 La leçon à tirer est aussi de ne pas prendre un animal de compagnie pour un objet que l'on peut abandonner au coin d'une rue parce qu'il n'est plus à la mode. Cet animal demeure un être sensible et truffé de sentiments.

 Lisez tranquillement, je vais nourir mon fauve (qui vit dans un bocal). Lui aussi il ne faut pas l'oublier.


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L'empereur, c'est moi : Hugo Horiot

  Y a quelqu'un qui m'a dit de lire :

 

 L'empereur, c'est moi d'Hugo Horiot

 

 l-empereur-c-est-moi.jpgHugo Horiot fait pénétrer le lecteur dans l'esprit d'un autiste mais principalement dans le coeur de ses sentiments.

 Qui n'a jamais voulu découvrir le mystère du silence, ce refus de communiquer qui caractérise l'autiste ? Ces questions qui taraudent les esprits scientifiques et les coeurs des parents confrontés à cette réalité.

 Hugo Horiot nous livre sa vérité. Ce comédien revient sur ses années de dictature pour retourner dans le ventre de sa mère. Il dépeint son quotidien avec ses angoisses, surtout celle de l'autre qui veut le dévorer.

 Sa seule manière de se protéger du monde extérieur est de se murer dans le silence. Sa mère lutte avec l'énergie du désespoir pour entendre des sons sortant de la bouche de son fils. Elle y parvient parfois. Elle aspire à un enfant "meilleur" mais ne lui impose jamais ses idéaux.

 Cette relation troublante et aimante alimente le roman.

 Hugo décrit avec précision sa sensibilité, sa frustration de vivre avec Julien (lui-même). il faut anéantir Julien pour pouvoir être Hugo et vivre comme tout le monde. L'assassinat de Julien se fera durement, dans une lutte physique et mentale. Hugo vaincra à travers le théâtre qui permet d'être ce quelqu'un d'autre.

 

 Très beau récit, avec des mots simples et une émotion forte.

 

 Voici des citations tirées du roman:

 

 "Je sais très bien que je vais mourir.

 Tout ça continuera sans moi.

 Et je ne renaîtrai pas.

 Pas comme ça.

 

 Bref, j'ai quatre ans et j'en suis là."

 

 "Je déteste les enfants, ainsi que leurs jeux violents et dénués de sens. Aucun intérêt. Nul. D'ailleurs, je me déteste moi-même."

 

 "Julien est enterré dans la terre noire, mais de temps en temps sa main sort brusquement. Elle s'accroche à mon pied.

 Julien ne veut pas mourir."


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Le Dicton de Léon

 Le silence rend le tragique des mots encore plus violent.


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Le Manuscrit retrouvé: Paolo Coelho

 Y a quelqu'un qui m'a dit de lire

 

 Le Manuscrit retrouvé de Paolo Coelho

 

 le-manuscrit-retrouve-copie-1.jpgUn manuscrit oublié est redécouvert par un voyageur. Celui-ci avide d'enrichir son savoir sur les religions se penche sur ses textes oubliés. Jérusalem est sur le point d'être envahi par les croisés mais le Copte trouve la force de débattre sur les vraies valeurs de la vie et donner un sens aux divers choix de chacun.

 Les chrétiens, les juifs et les musulmans exposent leurs angoisses, leurs doutes et leurs volontés de survivre. Le Copte donne une réponse à chaque interpellation.

 

 Ce roman relate un désir profond de redonner des valeurs à chaque être humain, de le revaloriser. Chaque acte dans la vie est porteur de sens.

 L'idée d'un dialogue ultime, avant la fin de cette belle harmonie religieuse, accentue la volonté de Paolo Coelho de marquer les esprits sur la nécessité de s'aimer, d'aimer son prochain et surtout de vivre en harmonie avec les autres cultes.

 Ce roman est une belle leçon philosophique sur un optimisme en perdition.

 Ce livre peut se lire chronologiquement mais aussi par bribe en piochant des chapitres dont la question interpelle l'esprit du lecteur.

 

 Voici quelques citations tirées du roman:

 

""Mais qu'est-ce que la connaissance?"

 Comme personne ne répondait, il poursuivit :

 "Ce n'est pas la vérité absolue sur la vie et la mort, mais ce qui nous aide à vivre et à affronter les défis de la vie quotidienne. Ce n'est pas l'érudition présente dans les livres, qui ne sert qu'à alimenter des discussions inutiles sur ce qui s'est passé ou ce qui se passera, mais la sagesse qui réside dans le coeur des hommes et des femmes de bonne volonté."

 

"L'Indésirable arrive pour ceux qui ne changent pas et pour ceux qui changent. Mais ces derniers peuvent au moins dire :"J'ai eu une vie intéressante, je n'ai pas gaspillé ma bénédiction."

 Et pour ceux qui trouvent que l'aventure est dangereuse, qu'ils essaient la routine : elle tue avant l'heure."

 

"Et un homme qui entendait les chants guerriers monter de l'autre côté des murailles, et qui avait peur pour lui et pour sa famille, demanda : "Parle-nous de l'anxiété."


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