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La Massaï blanche: Corinne Hofmann

La Massaï blanche: Corinne Hofmann

Corinne Hofmann a besoin de se ressourcer et décide de partir découvrir l'Afrique avec son compagnon. En descendant de l'avion, elle préssent un bouleversement dans sa vie : ce sera un tsunami puissant et émouvant.

Elle succombe au charme dévastateur d'un Massaï. Elle abandonne tout son univers doré, construit en Suisse pour suivre l'homme de sa vie.

Ce roman autobiographique retrace la lutte de deux univers dans un coeur paisible. Cette femme se lance dans cette union avec la volonté d'une tigresse. Elle se marie, met au monde une petite fille Napirai mais cette histoire idyllique (fantasmé par certains° est parsemée d'embuches. Son mari devient jaloux possessif et alcoolique.

La seule issue à leur histoire est la fuite, le retour en Suisse.

 

Corinne Hofmann raconte de manière intimiste et non fleur bleue sa passion dévorante qui la pousse à franchir des frontières. Elle balaie d'un revers de main tous les détracteurs de cette union impossible.

Les descriptions de l'Afrique sont authentiques. Le lecteur suit avec acharnement l'installation de l'auteure dans la brousse. Il souffre de la chaleur, des moustiques et des reproches que Lketinga inflige à sa compagne.

Les pensées de Corinne se transforment en un combat passioné entre une culture civilisée et une culture proche de la terre avec toutes deux des valeurs divergentes et honorables.

La lecture est enivrante et le récit captivant.

 

Voici quelques citations tirées du roman:

 

[...] Je suis frappée comme si j'avais reçu la foudre. Un homme très grand et très beau, à la peau foncée, est assis sur le garde-corps dans une position décontractée. Il nous fixe de ses yeux sombres, nous, les seuls Blancs au milieu de cette cohue. Je pense : "Mon Dieu qu'il est beau, je n'ai jamais vu personne de semblable."

 

"Mais pourquoi ne peut-il pas dormir ici avec moi?"Je suis désemparée et ne crois plus personne, même si Lketinga a l'air d'aller mieux. Ils me répondent que ma présence n'a pas une bonne influence sur son sang. Lketinga renchérit en disant qu'il n'a jamais eu cette maladie auparavant, que cela doit donc avoir un rapport avec moi. Je suis choquée mais je ne peux que les laisser partir."

 

[...] L'employée n'est pas longue à revenir avec les billets à nos noms. Elle me les présente tout en lisant à hute voix " Hofmann, Napiraï" et " Hofmann, Corinne". Excédé, Lketinga me redemande pourquoi nous nous sommes mariés puisque je ne suis pas sa femme et que, probablement, l'enfant ne lui appartient pas non plus. Maintenant, je suis à bout de nerfs. En pleurant de honte, je prends les billets sur moi et nous quittons l'agence pour rentrer dans le lodging."

 

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La Lutte des classes, l'élève Ducobu: Gobi et Zidrou

La Lutte des classes, l'élève Ducobu: Gobi et Zidrou

L'heure de la rentrée donne le sourire aux premiers de la classe et attriste les cancres. Mais il ne faut pas oublier la maxime de Ducobu "Mais n'oubliez chère voisine, qu'en tout premier de classe, il y a un cancre qui sommeille."

Les cancres donnent une vision différente de la vie et accordent des valeurs surprenantes à l'école. Léonie s'inquiète du refus de son camarade de copier sur son devoir. Elle perd de sa prestance car Ducobu la valorise dans la comparaison constante établie entre ses deux camarades par le professeur.

Cet élève redouble d'imagination dans sa quête d'une copie identique. Il fait parfois appel à son acolyte Néness, son frère de coin, pour manipuler et mener à bien ses stratagèmes.

Attention la plume est acérée, le crayon est vif et la bêtise au bout de la gomme !

Sortez vos bonnets d'âne, la rentrée (oups, l'hiver) sera rude !

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La massaï blanche : Corinne Hofmann

Deux univers s'entrechoquent dans le coeur d'une femme.

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La ferme des animaux : George Orwell

 

Les animaux d'une ferme décident de se rebeller contre la domination du fermier et d'être enfin libre. La lutte est acharnée mais pas sans conséquence. Chaque animal possède des compétences qu'ils doivent exploiter à bon escient.

Cependant pour qu'une société, même animal, subsiste, il faut imposer des règles votées par une majorité.

En outre, le pouvoir fait vite des émules et la dictature s'initie dans cette révolte réussie.

Cette fable animalière symbolise une satire de la Révolution russe. Chaque personnage symbolise un trait du monde politique, entre les pacifistes rangés à la cause, les habitants contraints à suivre les règles et enfin les animaux dominateurs (ici représentés par les cochons) entourés de gardes agressifs (les chiens). La dictature est en marche et la soumission (caché derrière un sentiment de liberté) s'opère.

Le message fort de ce livre c'est qu'être libre est le maître mot d'une vie. La difficulté d'atteindre cette notion réside dans un manque de culture et d'éducation. Les cochons réussissent leur domination car le peuple animalier ne sait pas lire.

Pour être libre, soyez instruit !

 

Quelques citations tirées du roman:

"Camarades, est-ce que ce n'est pas clair comme de l'eau de roche? Tous les maux de notre vie sont dus à l'Homme, notre tyran. Débarrassons-nous de l'Homme, et nôtre sera le produit de notre travail. C'est presque du jour au lendemain que nous pourrions devenir libres et riches. [...]"

 

"Une fois encore les animaux éprouvèrent une vague inquiétude. Ne jamais entrer en rapport avec les humains, ne jamais faire de commerce, ne jamais faire usage d'argent - n'était-ce pas là certaines des résolutions prises à l'assemblée triomphale qui avait suivi l'expulsion de Jones ? Tous les animaux se rappelaient les avoir adoptées : ou du moins ils croyaient en avoir gardé le souvenir. Les quatre jeunes gorets qui avaient protesté quand Napoléon avait supprimé les assemblées élevèrent timidement la voix, mais pour être promptement réduits au silence et comme foudroyés par les grognements des chiens. Puis, comme d'habitude, les moutons lancèrent l'antienne : Quatrepattes, oui ! Deuxpattes, non !, et la gêne passagère en fut dissipée. [...]"

 

"[...] Seul le vieux Benjamin affirmait se rappeler sa longue vie dans le menu détail, et ainsi savoir que les choses n'avaient jamais été, ni ne pourraient jamais être bien meilleures ou bien pires - la faim, les épreuves et les déboires, telle était, à l'en croire, la loi inaltérable de la vie."

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La ferme des animaux : George  Orwell

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Rêve d'enfant

Fabrique-moi un radeau

pour voguer sur l'eau !

Construit-moi une voiture

pour rouler à vive allure !

Crée-moi un planeur

pour découvrir les hauteurs !

Dessine-moi une fusée

pour rejoindre la voie lactée !

Réalise-moi une locomotive

pour rejoindre les eaux vives !

Compose-moi une jolie mélopée

pour la fredonner et ne jamais oublier

tous mes amis rencontrés !

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Tempête : Jean-Marie Gustave Le Clézio

Tempête : Jean-Marie Gustave Le Clézio

Jean-Marie Gustave Le Clézio offre à ses lecteurs deux novellas qui replace l'homme au cœur de son univers.

Un écrivain, ancien journaliste de guerre, retourne sur les traces troubles de son passé, sur l'île d'Udo. Monsieur Kyo révèle ses lourds secrets à une adolescente qui vit en contact avec la mer.

La tempête est aussi un élément fondateur dans la deuxième nouvelle, qui emmène le lecteur au cœur de Paris à la recherche d'une identité perdue. Le lecteur comprendra que la tempête peut se développer dans l'âme du héros.

Ces deux histoires semblent dissociées mais un lien fort les unit : le sentiment de culpabilité. Les héros sont-ils responsables de leur chute? Les personnages sont à fleur de peau, ils dérivent vers des océans glacés. La dépression atmosphérique rejoint la dépression psychologique. Ils désirent laver leur honneur sous une tempête.

Ce conteur de l'humanité retrace de manière poétique les tourments des hommes. Les mots finement choisis décrivent les sentiments de culpabilité. Les pays lointains et porteur d'imaginaire accordent au récit une puissance supplémentaire.

 

Voici quelques bribes de nouvelles:

 

"Je suis venu ici pour voir. Pour voir quand la mer s’entrouvre et montre ses gouffres, ses crevasses, son lit d'algues noires et mouvantes. Pour regarder au fond de la fosse les noyés aux yeux mangés, les abîmes où se dépose la neige des ossements."

"Un jour, en regardant la mer et les vagues, il m'a fait cette confidence :"June, vous ne devez pas m'aimer, car je suis un mort en sursis." Je n'avais pas l'air de comprendre, il a ajouté :"Je suis mort depuis longtemps, j'ai fait quelque chose de terrible, et ça ne s'est pas arrangé. Tout ce que je vois me parle de mort, vous comprenez?" J'ai dit:"Je ne sais pas pourquoi vous dites ça, la vie est un cadeau." Il a dit:"Regardez la mer. Elle semble vivre, elle bouge, elle est pleines de poissons et de coquillages, votre maman est une femme de la mer, elle va y puiser chaque jour, pour que vous ne mouriez pas de faim. Mais la mer est aussi un gouffre où tout disparaît, où tout s'oublie. C'est pourquoi je viens au bord de la mer chaque jour, pour la regarder, pour ne pas oublier, pour savoir que je dois mourir et disparaître."..."

"J'ai été un fantôme. Je dis cela parce que je ne peux pas décrire autrement ce qu'était ma vie, dans cette ville, à marcher, marcher, glisser le long des murs, à croiser des êtres que je ne reverrais jamais. Sans passé ni avenir, sans nom, sans but, sans souvenir. J'étais un corps, un visage. Deux yeux, des oreilles. La réalité me portait sur les vagues, au gré du courant, ici ou là. Une porte cochère, un supermarché, une cour intérieure d'immeuble, un passage, une église. Quand on est un fantôme, on échappe au temps. Au temps qui passe, au temps qu'il fait. Pluie, soleil, nuages galopants, vent chaud, vent froid. Pluie encore..."

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