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L'automne

Douces couleurs de l'automne

égaient les forêts.

Le soleil peint sur ces crinières sauvages,

une palette se déclinant affectueusement.

Le jaune, l'orange et le rouge inondent

leurs manteaux compacts.

Les sapins frissonnent et se gargarisent

de garder intacte leur verdure.

Fugace et glacial le vent

glisse à l'oreille des feuilles

son doux murmure.

"Ne t'effraie pas, je vais

te porter jusqu'au sol cristallisé."

Le soleil, à travers ses rayons, tente

de réchauffer, un moment encore,

les cimes qui se sont dénudées.

Ce réchauffement s'étiole inéluctablement.

L'automne laissera l'hiver fixer cette image

statique du temps qui s'endort.

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L'AMOUR ET LES FORÊTS : Eric Reinhardt

L'AMOUR ET LES FORÊTS : Eric Reinhardt

Y a quelqu'un qui m'a dit de lire:

 

"L'AMOUR ET LES FORÊTS" d'Eric Reinhartd

 

 Ouah! une belle claque. Cela faisait longtemps que je m'étais pas autant attachée à un personnage. Certes, il y a ceux qui vous touchent, ceux qui vous énervent par leurs comportements et un jour vous découvrez un personnage fragile et fort à la fois. Bénédicte évolue sous les doigts agiles d'un auteur qui comprend cette femme, qui cherche à percer le mystère d'une âme troublée, chahutée.

 

 Bénédicte, une femme de trente-six, enseigne au Lycée de Metz où elle affiche un visage radieux. Elle revendique dans ses propos qu'elle a une vie de famille formidable avec un mari aimant et compréhensif. Ses enfants forcent l'admiration. Ils sont sages et travailleurs. En somme, une vie idyllique et parfaite.

 

 Cependant, quand Eric Reinhardt rencontre cette femme et gratte le vernis, la chute est brutale. Bénédicte Ombredanne souffre de la domination de son mari despotique. Cet époux aimant n'est rien d'autre qu'un pervers machiavélique qui tyrannise sa femme. Il la torture mentalement avec des mots blessants. Il la rabaisse plus bas que terre devant ses enfants.

 

 Bénédicte vit avec un homme démoniaque qui manipule ses pensées. Un jour, par violence et accès de rage, elle se connecte sur internet et rencontre un homme attentionné. Elle rencontre une seule fois cet être qui lui accorde quelques heures de bonheur. Bénédicte est enfin heureuse et bouleversante.

Cette incartade lui vaudra des tortures d'une rare violence qui aboutiront à une tentative de suicide. Cette échappée à l'hôpital est un bol d'air dans son quotidien médiocre.

 

 L'écrivain perd sa trace suite à un appel fuyant et définitif. Bénédicte doit cesser toute communication avec son auteur fétiche sous peine de violences conjugales inégalées. Eric abandonne à son sort cette créature fragile, héroïne de tragédie.

Eric Reinhartd reprendra contact avec cette femme éphémère et tellement présente à son esprit. Il découvrira son avis mortuaire datant de quelques mois. L'auteur ne peut se résoudre à l'abandonner une seconde fois, il retrouve la sœur de celle-ci et assimile avec angoisse les révélations de celles-ci.

 

 Roman âpre et généreux quand la fiction se mêle à la réalité, quand la littérature cloisonne les pensées les plus secrètes. Bénédicte, personnage imaginaire ou réel qui imagine sa vie, se ment à elle-même.

 La structure du roman permet aux lecteurs de percer l'imaginaire de Brigitte que l'on découvre passive dans les premières lignes, puis vindicative et puissante et enfin souffrante d'un état destructeur où elle s'est laissée enfermer.

 Une prison à ciel ouvert où seule la mort sera salvatrice.

 Eric Reinhartd lie la passion littéraire à l'amour. Son héroïne moderne se berce des illusions des siècles passés. Elle accapare le rôle de la femme tourmentée. Dans son état psychologique, elle se complaît dans ce rôle malsain. Bénédicte est à la fois maîtresse de son destin et anéantit dans sa folie destructrice. L'élément destructeur n'est rien d'autre que son mari fourbe qui a su attendre sa proie et lui asséner le coup fatal, au-delà de son trépas. Son nom sonne comme un présage car Ombredanne peut avoir cette sonorité Ombre Damnée pour qui veut tendre l'oreille.

Eric Reinhardt réussit encore une fois à sonder la femme dans sa globalité mais aussi percer les profondeurs de son âme.

 

Voici quelques citations tirées du roman:

"[...] Il l'avait dit et répété à ceux qui écoutaient l'émission : vous qui subissez ce fléau, vous qui vivez sous le joug d'un homme qui vous harcèle, PARTEZ, NE RESTEZ PAS, FAITES-LE POUR VOUS MAIS AUSSI POUR VOTRE MARI, AFIN QU'IL PUISSE SE FAIRE SOIGNER, GUERIR, REFAIRE SA VIE DIGNEMENT."

 

"[...] Malheureusement , il n'était pas rare que Jean-François survienne au moment du dîner, ce qui forçait Bénédicte Ombredanne à affronter ses interrogations obsessionnelles, et ses reproches, et ses lamentations, sans pouvoir s'y soustraire d'une autre façon qu'en se concentrant sur le contenu de son assiette, tête baissée, viande blanche et pomme de terre, silencieuse. Loin de vouloir la consoler, ou la convaincre que tout irait pour le mieux quand elle rentrerait chez eux, Jean-François se présentait chaque soir devant sa femme comme la victime offusquée, méritant réparations, d'une action qu'il jugeait offensante : avoir voulu se faire périr contre son corps, sournoisement, pendant qu'il dormait, afin qu'au matin il ne soit plus l'époux intime que d'un cadavre glacial et contigu, transformant leur couche en caveau."

 

"Bénédicte avait besoin, pour vivre, d'être dépendante affectivement, moyennant quoi elle pouvait trouver la force d'être seule, voire soliaire, sauvage, au quotidien. C'est ce que son mariage lui a procuré, être dépendante affectivement. Mais comme elle ne l'aimait pas, dès qu'elle a été mariée elle s'est inventé qu'elle était amoureuse de son mari, elle a bâti de toutes pièces, mais a posteriori, la fiction selon laquelle un authentique amour les avait réunis, ou finirait par se former, telle une émulsion chimique, peu à peu, dans le creuset de leur vie conjugale, grâce à l'adjuvant de la sincérité - et elle a commencé à souffrir de ce que Jean-François ne réponde pas à ce désir d'amour comme elle l'aurait souhaité. Mais cet amour n'existait pas, c'est son besoin d'aimer  qui a créer chez elle la nécessité de cet amour, elle s'est trouvée enchaînée à une chimère dont elle savait au fond d'elle-même qu'elle n'avait pas d'existence, mais à laquelle, malgrè tout, elle n'a jamais cessé de vouloir croire, arce que Bénédicte était incapable de vivre sans croire."

 

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Le merveilleux voyage de Nils Holgersson : Selma Lagerlöf

Le merveilleux voyage de Nils Holgersson : Selma Lagerlöf

Nils est un garçon insolent qui maltraite tous les animaux de la ferme. Pour ses nombreux tours et une farce de mauvais goût au lutin de la ferme,  il sera puni et réduit à mesurer quelques centimètres.

Son jars, Akka, est attiré par le voyage des oies sauvages et s'envole avec elles. Malheureusement, Nils tente de le retenir en tirant sur la corde qui entoure le cou du jars, son faible poids ne résiste pas et il est emporté dans les airs.

Il s'accroche au cou de l'animal. De cette catastrophe naît une grande amitié et de grandes aventures. Ce petit bonhomme découvre toute la Suède de toute sa hauteur. Il atteint la Laponie et s'ébahit devant ces merveilleux paysages. Il rencontre des ours, des élans aux lisières des forêts. Nils porte un regard différent sur les hommes et apprend la rudesse du travail des ouvriers.

Assagi, il retourne chez lui et reprend sa taille initiale. Cette aventure lui fait comprendre que vivre ensemble est le plus beau des cadeaux de la vie et le respect s'accompagne de ce bonheur.

 

Accroches-toi le décollage est périlleux mais la splendeur des contrées sauvages vaut le déplacement ! Tu découvriras un très beau pays et tu rêveras à ton tour de vivre cette fabuleuse aventure.

C'est un roman initiatique très sympa où tu apprendras à vivre avec les autres et découvrira la géographie suédoise. Ce fut une de mes premières lectures d'un auteur étranger.

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Le Dicton de Léon

Vivre intensément sa vie, c'est savoir apprécier les petits bonheurs de chaque instant et laisser de côté les tracas ou leur accorder une infime importance.

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Les neuf vies du chat Montezuma : Michael Morpurgo

Les neuf vies du chat Montezuma : Michael Morpurgo

Une légende raconte que les jolis matous possèdent neuf vies.

Montezuma est le seul survivant d'une fratrie de quatre chats. Le fermier noie régulièrement les chatons car il désire garder sa ferme propre. La jolie boule rousse réchappe de justesse aux griffes acérées d'une chouette.

Matthew, le fils du fermier, sauve le chaton d'une mort certaine et lui attribue le nom d'un roi Aztèque. Après cette adoption, le félin marque son joli territoire mais au prix de combats difficiles. Il défit le chien, gardien du troupeau de brebis en lui volant un os. Il combat un chat noir qui veut lui prendre son territoir.

Il sort in extrémis d'une traversée de nationale. Aucune voiture ne prête attention à un animal à quatre pattes qui reste coincé sur le terplin central, sauf un clochard qui le prend sous son aile.

De cette aventure, il reste ému et attaché à ce vieil homme qui devra l'abandonner. L'animal sera attrapé par un fermier qui le confira à un vétérinaire pour l'exterminer.

Sauvé une dernière fois, il rejoint sa ferme et sa famille d'origine.

Sa fin sera tragique: il sera écrasé par une voiture de touriste, pressée de rentrer chez soi.

Montezuma dort maintenant en dessous d'un arbre et veille toujours sur sa famille.

C'est une très belle histoire qui prouve que les chats ont bien neuf vies qui peuvent être courtes et intenses ou longues et paisibles.

Montezuma est un chat hors normes qui donne une belle image de nos charmants petits matous. Vous adorerez lire ses aventures et l'imaginez près du poêle, endormi.

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HALLOWEEN !!! Nuit de l'Horreur !!!

HALLOWEEN !!! Nuit de l'Horreur !!!

Halloween arrive avec son lot d'angoisse, de terreur, de fantômes sortis d'outre-tombe. Les frissons parcourront vos échines. Le vent, dans les arbres, soufflera avec un bruit obsédant. Les volets, en bois vieilli, grinceront. L'orage se fera plus pressent. Les éclairs cingleront cette nuit sans lune.

 

Pour parfaire ce scénario fantastique, quelques lecteurs improvisées à la lueur d'une bougie tremblotante:

HALLOWEEN !!! Nuit de l'Horreur !!!

Quoi de plus naturel que d'organiser, pour les enfants du quartier, une soirée d'Halloween?

Mrs Oliver est ravie d'accueillir la joyeuse bande de drilles. Joyce, une enfant avide de reconnaissante, affirme qu'elle a été témoin d'un crime. L'assemblée ne prête aucune importance à ses élucubrations.

Cependant, quand l'enfant est retrouvé sans vie, la situation change. Seul Hercule Poirot pourra résoudre l'affaire.

A vos mouchoirs, la nuit risque d'être longue !

HALLOWEEN !!! Nuit de l'Horreur !!!

Ils sont là, tapis dans l'ombre, couchés sous votre lit. Ne les laissez pas entrer dans votre maison car ils aiment se moquer de vous, vous terroriser !

Les fantômes, les lutins et les monstres des ténèbres se réjouissent à l'idée de lire l'angoisse sur votre visage.

Ils peuplent vos cauchemards, s'approprient vos nuits. Ils recouvrent divers visages pour encombrer vos pensées.

S'ils vous proposent de devenir amis: Courage Fuyez!!!

HALLOWEEN !!! Nuit de l'Horreur !!!

Jack-O'Lantern symbolise la naissance irlandaise des légendes d'Halloween. C'est un homme avide, froid, ivrogne et avare, qui durant une soirée bien arrosée, fait un pacte avec le diable. Le diable doit lui offrir un dernier verre pour obtenir son âme. Le diable s'exécute en se transformant en une pièce de six pence.

L'ivrogne, malin, se saisit de la pièce et la jette dans son escarcelle qui se ferme par une clé en forme de croix. Le diable est pris au piège.

Par un autre subterfuge, l'homme lugubre permet au diable d'obtenir sa liberté s'il accepte de lui accorder encore dix ans à vivre. L'homme se joue encore du diable en le libérant en haut d'un arbre d'où il ne peut s'échapper car Jack a dessiné une croix sur le tronc. Il fait promettre au diable de ne plus le pourchasser. Le diable, acculé sur son arbre, accorde cette dernière volonté à Jack.

 

A sa mort, Jack rejoint le paradis où les portes restent closes. Il descend rejoindre les enfers, mais le diable refuse de l'accueillir car il respecte sa promesse.

Le diable lui accorde dans un élan de bonté malveillante un morceau de charbon pour éclairer sa lanterne. La sentence est irrévocable : Jack-o-Lantern errera durant l'éternité.

Si vous croisez, le 31 octobre, un ivrogne tenant à la main un navet en forme de lanterne avec un morceau de charbon ardent; c'est que de toute évidence sa peine n'est pas achevée.

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INFERNO : Dan Brown

INFERNO : Dan BrownINFERNO : Dan Brown

Il m'en aura fallu du temps pour commencer cette lecture. Ce qui me manquait un peu de motivation car un livre de 564 pages cela effraie toujours un peu. La peur de l'ennui surement. Mais avec Dan Brown, il est difficile de s'endormir. Le lecteur doit absolument soutenir ce professeur à la dérive jusqu'à la dernière ligne.

Robert Langdon, après un véritable traumatisme avec perte de  mémoire, doit retracer ses deux jours d'amnésie. On tente durant sa quête de le tuer mais il doit mener son enquête à bien. Pourquoi est-il en possession d'un cylindre métallique représentant "L'enfer de Dante"?

Des flashs incompréhensibles et cauchemardesques peuplent son subconscient : une vieille femme aux cheveux argent lui demande de sauver le monde, mais comment? et quel est donc ce masque au bec d'oiseau ?

Il se lie d'amitié avec un docteur, Sienna Brooks , qui le sauve des griffes des hommes de main du Consortium et aide à trouver le secret : la folie de Zobrist, un généticien, qui a décidé d'éradiquer la moitié de la population pour sauver l'autre.

Arrivera-t-il à ses fins? Le suspense est au rendez-vous. Le lecteur est absorbé par l'intrigue. Le frisson guette le héros. La manipulation mentale perturbe le professeur et trouble le lecteur. A qui doit se confier cet enquêteur malgré lui?

Aucun doute, Dan Brown réussit encore un tour de force en associant l'histoire, l'art et une enquête pleine de rebondissements. Des châpitres courts, des actions haletantes et une leçon d'histoire permettent un dépaysement total.J'ai encore été bluffée et j'avoue que le nombre de pages ne doit absolument  pas rebuter le lecteur.

 

Voici quelques citations tirées du roman:

"La vérité ne peut être vue que par les yeux de la mort."

 

"- Compliqué? C'est ça que vous voulez dire? Rien n'est plus élémentaire, au contraire ! Vous voulez plus d'eau potable par individu, il suffit de réduire le nombre d'humains sur terre. Vous voulez réduire les émissions des voitures, il faut moins de conducteurs. Vous voulez que les réserves marines se reconstituent, il faut moins de gens qui mangent du poisson!"

 

" Les endroits les plus sombres de l'enfer sont réservés aux indécis qui restent neutres en temps de crise morale."

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La fin de journée : Charles Baudelaire

La fin de journée : Charles Baudelaire

 Parfois, les journées sont accablantes pour les poètes maudits qui ne trouvent le repos que dans la nuit noire et profonde. Cette fin de journée est décrite par Baudelaire comme une résurrection. Son spleen s'étouffe quand le jour décline.

 Dans tout ce sonnet, il condamne le jour pour mieux déifier la nuit. La nuit regorge de volupté et de calme. Elle devient bipolaire mais toujours rédemptrice.

 Le jour, quant à lui, n'est que bruits assourdissants et agitations. Baudelaire joue avec les sonorités en "S" qui invoque le serpent malfaisant qui "danse et se tord sans raison".

 Ce sonnet apparaît dans les "Fleurs du mal" encadrer par d'autres poèmes invoquant la mort.

Mais la nuit, ne symbolise-t-elle pas la mort de ce poète en mal de vivre?

 

Sous une lumière blafarde
Court, danse et se tord sans raison
La Vie, impudente et criarde.
Aussi, sitôt qu'à l'horizon

La nuit voluptueuse monte,
Apaisant tout, même la faim,
Effaçant tout, même la honte,
Le Poète se dit : " Enfin !

Mon esprit, comme mes vertèbres,
Invoque ardemment le repos ;
Le coeur plein de songes funèbres,

Je vais me coucher sur le dos
Et me rouler dans vos rideaux,
Ô rafraîchissantes ténèbres ! "

 

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