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Les Clients Du Bon Chien Jaune : Pierre Mac Orlan

Les Clients Du Bon Chien Jaune : Pierre Mac Orlan

Même pas peur des pirates ! Pierre Mac Orlay, de son vrai nom Pierre Dumarchey, sait débusquer les flibustiers brandissant leurs coutelas et leurs pistolets.

 

Louis-Marie, orphelin, rejoint son oncle à Brest. Celui-ci possède une auberge lugubre "Le Bon Chien Jaune" où des affaires louches se trament. Louis-Marie est un garçon robuste et intelligent qui veut connaître l'aventure. Il se lie d'amitié avec des pirates sans morale, des vagabonds et avec toute la déchéance humaine.

 

Son oncle doit livrer des morts à un certain Pain Noir. Toutes les transactions se font de nuit, à la lueur de lampe. Intrigué par les affaires de Bénic, il décide de se rendre à l’embarcadère pour rejoindre Virmoutiers, un brigand, qui sera de la partie pour rejoindre un galion lugubre.

 

Louis-Marie devient un pirate et détrousse les bateaux de commerce, à grand renfort de violence et de barbarie. Cependant à force de terroriser des marins, la mort et ses fantômes pourraient grignoter le peu d'heures de sommeil qui sont accordées aux bagnards.

 

Si l'aventure ne t'effraie pas, si de jouer au mort-vivant est un jeu d'enfant, méfies-toi de ce roman qui pourrait te faire craindre le pire. Tous les ingrédients du roman de pirates sont encré dans ses lignes. Tous les lexiques de l'abordage, du combat en mer, de la ruse et du mensonge gangrènent ce livre. Doute de tes amis autant que de tes ennemis car l'aventure pourrait se ternir par la pendaison.

 

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Mon stylo : Robert Gélis

Mon stylo : Robert Gélis

Les stylos ont sur moi un pouvoir plutôt magique. Attiré par leur couleur, leur forme parfois originale, leur glissade sur le papier, je m'extasie devant la pluralité des mots et leurs cambrures.

Ainsi, je ne pouvais délaisser un joli poème de Robert Gélis, tiré de Poème à tu et à toi, que les instituteurs font apprendre à leurs élèves en primaire.

 

Robert Gélis est un poète et écrivain pour la jeunesse, né en 1938. Il s'amuse avec les mots qu'il peint avec malice sur les pages blanches. Il laisse le stylo accomplir ses tirades selon ses envies et ses aspirations.

 

 

Mon stylo

Si mon stylo était magique,

Avec des mots en herbe,

J’écrirais des poèmes superbes,

Avec des mots en cage,

J’écrirais des poèmes sauvages.

Si mon stylo était artiste,

Avec les mots les plus bêtes,

J’écrirais des poèmes en fête,

Avec des mots de tous les jours,

J’écrirais des poèmes d’amour.

Mais mon stylo est un farceur

Qui n’en fait qu’à sa tête,

Et mes poèmes, sur mon coeur,

Font des pirouettes.

 

 

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Quand vient la nuit : Dennis Lehane

Quand vient la nuit : Dennis LehaneQuand vient la nuit : Dennis Lehane

Le décor est planté, les bas fonds de Boston où la criminalité est un euphémisme. Un barman, blasé et exclus de la vie de ses congénères se retrouve pris dans la tourmente du braquage de bar de son cousin Marv. La pègre récupère les liasses de dollars des paris clandestins.

 

Qui oserait toucher l'argent blanchi des Tchétchènes ? Des inconscients !

 

Bob replonge dans la guerre des gangs.

 

Bob, l'antihéros par excellence, doit sortir de ce trac-nard pour survivre.

 

Dennis Lehane bouscule les codes de la narration. L'histoire débute sur une relation sans ambiguïté entre deux cousins, l'un tient un bar, qu'il ne possède déjà plus, et l'autre sert des boissons à des piliers de comptoir qui dilapident leur pension dans des boissons alcoolisées. Se greffe une rencontre de Bob avec un chien et une femme qui l'aide à dresser ce chien. Puis, débarque un ex-taulard qui bute tous ceux qui ont pu lui faire du mal. Les histoires se développent parallèlement, ce qui permet aux lecteurs de faire travailler ses neurones. Qui est qui, qui fait quoi et quelles sont leurs relations.

 

L'auteur démontre qu'une seule histoire de vie peut être imbriquée dans une autre. Il dépeint ses humanités cabossées ou la violence n'est pas un personnage de fiction. Le réalisme des descriptions plante un décor sans effusion de détails insignifiants. Ce qui compte avant tout ce sont ses vies brisées, par l'alcool, la drogue et un taux de chômage-record. Le mot d'ordre est vivre ou survivre dans un Boston décadent et en prise à des règlements de comptes.

 

L'auteur de Shutter Island et Mystic river signe encore une fois un thriller déroutant. Ce roman valait bien une adaptation au cinéma, chose faite en novembre 2014 sous la réalisation de Mickaël R. Roskam.

 

 

 

Un homme qui réussit a la possibilité de cacher son passé; un perdant passe le reste de sa vie à essayer de ne pas se noyer dans le sien.

Les villes sont pas administrées depuis le Capitole, Bob, lui avait dit son père un jour. Elles le sont depuis la cave. La première ville, celle que tu vois, c'est le costume dont on habille un corps pour lui donner une apparence. La seconde, c'est le corps lui-même. C'est là qu'on prend les paris, qu'on vend les filles, la came, les télés, les canapés et tout ce que le travailleur peut s'offrir. Les seules fois où le travailleur entend parler de la première ville, c'est quand elle le baise. La seconde, elle, est présente tout autour de lui chaque jour de sa vie.

- Mais il s'imagine peut-être que j'ai organisé le braquage, et que mes complices gardaient le cash en attendant que les choses se tassent.... De toute façon, même s'il le pensait pas, maintenant il s'est mis dans la tête que j'étais qu'une merde et qu'il devait pas me faire confiance. Ces gars-là, Bob, ils se demandent pas une seconde si leurs opinions sont rationnelles ; ils décident un jour que t'es une puce, et que le lendemain c'est jour de liquidation des puces.

un livre adapté au cinéma

un livre adapté au cinéma

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LE VOYANT : Jérôme Garcin

LE VOYANT : Jérôme Garcin

Y a quelqu'un qui m'a dit de lire :

 

Le Voyant de Jérôme Garcin

 

J'ai toujours été intriguée voire subjuguée par la capacité de certaines personnes de dépasser leur handicap; pas dans un syndrome de voyeurisme aigu mais dans une volonté de compréhension.

Donc quand un auteur, tel que Jérôme Garcin, rend un hommage vibrant à un résistant aveugle, mon impatience de découvrir cet homme méconnu de l'Histoire est stimulée.

 

Jacques Lusseyran mène une vie paisible, entouré d'une famille aimante. Ce garçon est déjà admiratif des choses qui l'entourent quand un camarade le pousse violemment. Son visage heurte une table, une branche de ses lunettes perce son oeil et par soutien son deuxième oeil meurt aussi. Aveugle par accident, il se forge un caractère, découvre le monde par tous ses autres sens qui se démultiplient.

Quand la Guerre est déclarée, son univers extérieur s'écroule. Il ne peut souffrir de l'absence de liberté. Il se lie d'amitié avec d'autres étudiants et entre en résistance. Il lutte, participe aux journaux libres, multiplie les actions contre les Allemands. Son déterminisme lui vaudra sa déportation à Buchenwald. Sa volonté de retrouver sa France libre lui permettra de survivre. D'autres de ses frères d'armes n'auront pas cette chance.

 

De retour en France, il ne sera pas reconnu comme héros. Il retournera à ses études afin de pouvoir enseigner la littérature. L'Etat lui refusera tous les postes en raison d'une loi stupide qui interdit aux handicapés d'enseigner.

L'Amérique lui donne cette chance qu'il anéantit pour le regard d'une femme.

 

Pendant ses années de lutte, Lusseyran écrit. Il offre ses mains aux prisonniers, il décline des vers, il communique avec les SS car la langue de Goethe ne lui est pas inconnue.

Il raconte son enfer dans plusieurs livres  autobiographiques, il s'essaie au roman et ne rencontre pas le succès.

Jacques Lusseyran meurt dans un grave accident de la route et la seule trace de cet accident dans les journaux se résume à "Deux habitants de Honolulu sont tués sur la RN 23" Ainsi va la postérité.

 

Jérôme Garcin permet au lecteur de comprendre les oubliés de la Grande Guerre. Il reconnaît le manque de discernement de la France face à ses héros. Cet auteur décrypte avec clairvoyance les incompréhensions de l'Etat qui gomme les actions des étudiants qui ont risqué et perdu leur vie pour notre idéal de liberté.

Jacques Lusseyran symbolise cette jeunesse anéantie tant par son absence de reconnaissance que par sa jeunesse à entrer en Résistance.

 

Tentative parfois avortée de créer une biographie romancée, le lecteur est plongé dans la vie hors du commun de Jacques Lusseyran mais a des difficultés à se lier au personnage. L'auteur place avec justesse des extraits de l’œuvre oubliée de notre héros. Par ce stratagème, Jérôme Garcin incite le lecteur à découvrir "Et la lumière fut" dont j'avoue avoir vraiment des difficultés à l'acquérir. Il me tarde de découvrir et de comprendre la propre vision de Lusseyran sur sa destiné.

Alors, quoi? Il y a simplement qu'il vécut la défaite de la France en cinq semaines et son occupation par les nazis comme un nouvel accident, un autre traumatisme. Neuf années après avoir perdu la vue, il perdait en effet son pays. C'était comparable, selon lui, à une seconde cécité : "Après la lumière extérieure, on m'ôtait la liberté extérieure: J'avais retrouvé la lumière, intacte, augmentée, au fond de moi. Cette fois, je voulais retrouvé la liberté tout aussi présente et exigeante. J'ai su qu'une deuxième fois le destin attendait de moi le même travail. Car j'avais appris que la liberté, c'est la lumière de l'âme. Il n'y a pas d'autre cause à mon engagement dans la Résistance." Oh, comme tout cela paraît simple et évident.

Henri Fertet, un lycéen de seize ans qui a participé à de nombreuses actions de résistance (prise d'un dépôt d'explosifs, destruction d'un pylône à haute tension, attaque d'un commissaire des douanes allemand), écrit à ses parents, avant d'être passé par les armes à la citadelle de Besançon, une lettre d'une exceptionnelle maturité : "Je meurs pour ma patrie, je veux une France Libre et des Français heureux, non pas une France orgueilleuse et première nation du monde, mais une France travailleuse, laborieuse et honnête. Que les Français soient heureux, voilà l'essentiel. Dans la vie, il faut savoir cueillir le bonheur." Recopiée par des mains anonymes, ronéotypée par les journaux clandestins, elle est lue, à la radio de Londres, par Maurice Schumann, la gorge serrée.

L'aveugle stigmatisait les aveuglements de ses contemporains : le fanatisme, l'autoritarisme, la concurrence, la jalousie, la haine, la publicité, la vénalité, les drogues, les sondages, le surarmement, et l'ego, ô l'ego, cette baudruche trop gonflée, cette caricature grimaçante du moi. Le moi, le vrai moi, était, pour lui, la seule richesse de ceux qui n'ont rien, la seule lueur d'espoir des désespérés, la seule capable de remplir le vide de l'existence. Le moi, fragile comme une plante, comme un paysage vierge, chaque jour plus agressé, plus inquiété.

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Inconnu à cette adresse : Kressmann Taylor

Inconnu à cette adresse : Kressmann Taylor

Une nouvelle épistolaire qui ne laisse pas indifférent.

 

Deux amis allemands possèdent une galerie d'art à San Francisco. Martin a décidé de retrouver sa terre natale. Max, un Juif allemand, prend le parti de rester en Amérique. Les deux amis s'envoient des lettres, au début, anodines mais l'endoctrinement et les idées fascistes que revendiquent Martin envers les Juifs sonnent la rupture. Martin rejoint l'idéologie du IIIème Reich jusqu'à abandonner la sœur de Max aux mains des SA. Max ne supportera pas cette trahison et manœuvrera dans l'ombre à la chute de Martin.

 

Kathrine Kressmann Taylor écrit cette nouvelle qui sera d'abord publiée dans Story Magazine, en 1938 puis repris dans Reader's Digest. Cette correspondance, riche dans sa simplicité, est le signe annonciateur d'une rupture violente de l'Allemagne avec le reste du monde.

Le fait d'avoir choisi ce style littéraire accentue la violence du propos. Le lecteur s'accapare, s'identifie à ce couple d'amis que deux visions de la vie vont séparer. L'incompréhension domine le livre. Max tente par diverses moyens de faire recouvrer la raison à son ami de toujours.

 

La violence de la séparation est marquée au fer rouge par l'abandon de Griselle par Martin aux SS qui tueront cette jeune juive. "Inconnue à cette adresse" sera la seule missive que recevra Max en retour d'une lettre postée pour sa sœur.

Les lettres et les mots ont une force insoupçonnée qui peuvent être une arme de vengeance plus destructrice qu'une arme de poing.

Par les mots Martin est endoctriné et par les mots il périra.

 

L'auteur a su avec des phrases simples raconter l'histoire de deux humanités qui ont perdu le sens du vivre ensemble.

Ce livre devrait être proposé dans tous les collèges pour permettre aux élèves une compréhension d'un pan de l'Histoire qui ne se lit pas dans les manuels.

Te voilà de retour en Allemagne. Comme je t'envie... Je n'ai pas revu ce pays depuis mes années d'étudiant, mais le charme d'Unter den Linden agit encore sur moi, tout comme la largeur de vues, la liberté intellectuelle, les discussions, la musique, la camaraderie enjouée que j'ai connues là-bas. Et voilà que maintenant on en a même fini avec l'esprit hobereau, l'arrogance prussienne et le militarisme. C'est une Allemagne démocratique que tu retrouves, une terre de culture où une magnifique liberté politique est en train de s'instaurer. Il y fera bon vivre.

En ce qui concerne les mesures sévères qui t'affligent tellement, je dois dire que, au début, elles ne me plaisaient pas non plus ; mais j'en suis arrivé à admettre leur douloureuse nécessité. La race juive est une plaie ouverte pour toute nation qui lui a donné refuge. Je n'ai jamais haï les Juifs en tant qu'individus - toi, par exemple, je t'ai toujours considéré comme mon ami-, mais sache que je parle en toute honnêteté quand j'ajoute que je t'ai sincèrement aimé non à cause de ta race, mais malgré elle.

Néanmoins, avant de partir, en vue de l'exposition conjointe qui aura lieu en mai, ou avant, tu dois fournir à nos succursales de la Ligue des jeunes peintres allemands les reproductions suivantes : Picasso, 17 par 81, en rouge ; Van Gogh, 5 par 42, en blanc ; Rubens, 15 par 204, en bleu et jaune.

Nous sommes avec toi par la prière
Eisenstein

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BIS : Dominique Farrugia (Kad Merad, Franck Dubosc)

BIS : Dominique Farrugia (Kad Merad, Franck Dubosc)
BIS : Dominique Farrugia (Kad Merad, Franck Dubosc)

Une virée dans les années 80, c'est ici! Vous avez envie de faire découvrir à vos enfants vos souvenirs d'enfance, ce film est le moyen idéal.

 

Certes l'histoire est cousue de fil blanc mais voir Kad Merad pousser la chansonnette devant Eddie Barclay est un moment mémorable.

Les amoureux de la chanson de l'année 86 se délecteront à l'écoute de Desirless, Kool and the Gang....

Vous retrouverez les walkmans où on devait retourner la cassette pour écouter la face B, un clin d’œil sur l’ancêtre de l'ordinateur : le bon vieux minitel (3615 Vis ta vie), la 103 pour aller voir les résultats du BAC.....

Souvenez-vous de la voiture mythique, la BX GTI, qui se soulevait quand on démarrait. Cette voiture impressionnait les gamins devant le lycée.

Pour les reines du shopping ou les blogueuses de mode vous pouvez vous inspirer des tenues de l'époque.

Pour les fans de foot, la rencontre de Franck Dubosc avec Zizou s'avère être de bon augure pour la coupe du monde 98.

 

Amusez-vous bien !

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