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Musa Traviesa : José Martí

Musa Traviesa : José Martí

     José Martí , célèbre poète cubain, né à la Havanne de parents espagnols, suivra des études grace à la bienveillance de Rafael Maria de Mendive et développera son esprit révolutionnaire. Son goût pour la liberté lui vaudra son expulsion du pays et sa déportation en Espagne. Il y paufinera son goût pour la philosophie et les Lettres. Il se liera d'amitié avec des membres socialistes et anarchistes.

     Après son amnistie, il parcourera le monde et écrira de nombreux textes révolutionnaires. Il deviendra un homme littéraire et engagé de la révolution. José Martí sera de nouveau déporté. Il s'envolera pour New-York puis le Vénézuela où il publiera une revue révolutionnaire "patria".

 

    José  Martí reviendra armé à Cuba pour vaincre l'oppression. Il sera tué à la bataille de Dos Rios.

    Durant son expulsion définitive, le poète souffrira de l'absence de son fils. Par le biais de poème, comme Musa Traviesa, il s'adressera à son fils où il exprimera son malaise. José Martí devient le fils de son fils. Il exprime sa détresse. Le poète se révèle dans le sein d'une mère (ici un fils) aimante. Poème putri d'amour et de désillusion. Poème engagé et fier.

 

 

¿Mi musa? Es un diablillo
Con alas de ángel.
¡Ah, musilla traviesa.
Que vuelo trae!

Yo suelo, caballero
En sueños graves,
Cabalgar horas luengas
Sobre los aires.
Me entro en nubes rosadas.
Bajo a hondos mares,
Y en los senos eternos
Hago viajes.
Allí asisto a la inmensa
Boda inefable,
Y en los talleres huelgo
De la luz madre:
Y con ella es la oscura
Vida, radiante
Y a mis ojos los antros
Son nidos de ángeles!
Al viajero del cielo
¿Qué el mundo frágil?
Pues ¿no saben los hombres
Qué encargo traen?
¡Rasgarse el bravo pecho,
Vaciar su sangre.
Y andar, andar heridos
Muy largo el valle.
Roto el cuerpo en harapos,
Los pies en carne,
Hasta dar sonriendo
-¡No en tierra! -exánimes!
Y entonces sus talleres
La luz les abre,
Y ven lo que yo veo:
¿Qué el mundo frágil?
Seres hay de montaña,
Seres de valle,
Y seres de pantano
Y lodazales.

De mis sueños desciendo,
Volando vanse,
Y en papel amarillo
Cuento el viaje.
Contándolo, me inunda
Un gozo grave:-
Y cual si el monte alegre,
Queriendo holgarse
Al alba enamorando
Con voces ágiles
Sus hilillos sonoros
Desanudase,
Y salpicando riscos,
Labrando esmaltes
Refrescando sedientas
Cálidas cauces,
Echáralos risueños
Por falda y valle,-
Así, al alba del alma
Regocijándose,
Mi espíritu encendido
Me echa a raudales
Por las mejillas secas
Lágrimas suaves.
Me siento, cual si en magno
Templo oficiase;
Cual si mi alma por mirra
Vertiese al aire;
Cual si en mi hombro surgieran
Fuerzas de Atlante;
Cual si el Sol en mi seno
La luz fraguase:-
Y estallo, hiervo, vibro;
Alas me nacen!

Suavemente la puerta
Del cuarto se abre,
Y éntranse a él gozosos
Luz, risas, aire.
Al par da el Sol en mi alma
Y en los cristales:
¡Por la puerta se ha entrado
Mi diablo ángel!
¿Qué fue de aquellos sueños,
De mi viaje,
Del papel amarillo,
Del llanto suave?
Cual si de mariposas,
Tras gran combate,
Volaran alas de oro
Por tierra y aire,
Así vuelan las hojas
Do cuento el trance.
Hala acá el travesuelo
Mi paño árabe;
Allá monta en el lomo
De un incunable;
Un carcax con mis plumas
Fabrica y átase;
Un sílex persiguiendo
Vuelca un estante,
Y ¡allá ruedan por tierra
Versillos frágiles,
Brumosos pensadores,
Lópeos galanes!
De águilas diminutas
Puéblase el aire:
¡Son las ideas, que ascienden,
Rotas sus cárceles!

Del muro arranca, y cíñese,
Indio plumaje:
Aquella que me dieron
De oro brillante,
Pluma, a marcar nacida
Frentes infames,
De su caja de seda
Saca, y la blande:
Del Sol a los requiebros
Brilla el plumaje,
Que baña en áureas tintas
Su audaz semblante.
De ambos lados el rubio
Cabello al aire,
A mí súbito viénese
A que lo abrace.
De beso en beso escala
Mi mesa frágil;
¡Oh, Jacob, mariposa,
Ismaelillo, árabe!
¿Qué ha de haber que me guste
Como mirarle
De entre polvo de libros
Surgir radiante,
Y, en vez de acero, verle
De pluma armarse,
Y buscar en mis brazos
Tregua al combate?
Venga, venga, Ismaelillo;
La mesa asalte,
Y por los anchos pliegues
Del paño árabe
En rota vergonzosa
Mis libros lance,
Y siéntese magnífico
Sobre el desastre,
Y muéstreme riendo,
Roto el encaje-
-¡Qué encaje no se rompe
En el combate!-
Su cuello, en que la risa
Gruesa onda hace!
Venga, y por cauce nuevo
Mi vida lance,
Y a mis manos la vieja
Péñola arranque,
Y del vaso manchado
La tinta vacie!
¡Vaso puro de nácar:
Dame a que harte
Esta sed de pureza:
Los labios cánsame!
¿Son éstas que lo envuelven
Carnes, o nácares?
La risa, como en taza
De ónice árabe,
En su incólume seno
Bulle triunfante:
¡Hete aquí, hueso pálido,
Vivo y durable!
Hijo soy de mi hijo!
El me rehace!

Pudiera yo, hijo mío,
Quebrando el arte
Universal, muriendo,
Mis años dándote,
Envejecerte súbito,
La vida ahorrarte!-
Mas no: que no verías
En horas graves
Entrar el Sol al alma
Y a los cristales!
Hierva en tu seno puro
Risa sonante:
Rueden pliegues abajo
Libros exangües:
Sube, Jacob alegre,
La escala suave:
Ven, y de beso en beso
Mi mesa asaltes:-
¡Pues esa es mi musilla,
Mi diablo ángel!
¡Ah, musilla traviesa,
Qué vuelo trae!

 

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Fusion, tu seras mon fils : Gérard Bourguignat

     A la découverte d'un nouvel auteur: cela faisait une paille que je ne m'étais pas attardée sur un auteur en devenir.

   Vous vous laisserez surprendre par votre attachement soudain à Julien : ce jeune homme en quête de repères sentimentaux.

    Le propriétaire de la supérette s'éprend de passion pour la mère de Julien qui élève seule son fils. La relation évalue favorablement entre les deux amoureux. Julien adhère à cette union. Il est en recherche d'un père et Robert en attente d'un fils.

Leur relation est ambigüe. Comment doit-on se comporter face à un étranger qui devient un membre important de la famille. Cet amour filial voire incestueux est-il raisonnable?

 

    Gérard Bourguignat parsème durant le récit des bribes d'une vie basée sur des certitudes surtout celle de l'absence du père, mais aussi sur une quête d'identité amoureuse qui définit les troubles de l'adolescence. Le travail de Gérard Bourguignat se peaufine en couches successives : la découverte des troubles sentimentaux, patriarcal, matriarcal, amoureux. L' apparition de ses troubles se dissout de manière lancinante et troublante dans l'esprit du jeune homme. La clairvoyance reste énigmatique: tous les sentiments se côtoient aux frontières troubles et semblables : l'amour d'un beau-père, l'admiration d'une idole, d'un messie ou l'amour amoureux dans sa pureté. Comment cet homme en devenir se débat avec toutes ses subtilités ?

     La structure du roman utilise tous les points de vue littéraire. L'auteur entre sans frapper dans l'esprit des deux principaux protagonistes qui sont le centre névralgique du roman. La mère devient un personnage secondaire. Elle permet simplement une rencontre troublante.

     L'auteur accorde autant de temps à Julien et à Robert : le temps de la découverte maladroite et emplie de bienveillance. Dans ce rapport à l'autre, l'écrivain décrit avec justesse le rite amoureux: la découverte, la peur de l'autre, la paralysie du sentiment...

    L'amour filial effraye quand celui-ci apparaît à l'âge adulte.

    Très bonne découverte sur les joies d'être père et les angoisses qui en découlent mais aussi celle de l'acceptation d'avoir un père de substitution. Je conseille de lire ce roman car il offre une vision réelle et humaniste parfois galvaudée des relations filiales.

Julien ne se le fit pas dire deux fois. Arrivé dans sa chambre, il tomba, dos collé au lit, immobile, les yeux grands ouverts: Une sorte de nausée l'envahit. Il fait l'estomac noué. Comment avait-il pu céder à son agresseur et surtout, pourquoi y avait-il trouvé du plaisir? Il se sentait sale. Il avait honte et ne comprenait pas ce qui s'était passé, sinon qu'il avait accepté ce baiser furtif et qu'il y avait répondu: Et l'autre qui lui demandait le silence. Comme si on racontait ce genre de choses à sa mère. Ah, si mon père était là, lui, il saurait ; il lui dirait ce qu'il fallait faire.

- J'ai paniqué, Julien, je me suis rendu compte de l'énormité de mon geste. Faut pas m'en vouloir, je te l'ai dit, je n'ai trouvé que ce moyen. Quant à l'attirance dont tu parles, ce serait comme une amitié forte entre homme, ou de l'amour entre un père et son fils. Pourquoi tu me hais ? ça, j'aimerais ne pas avoir à te répondre: Je pense, sans être psychologue, que je me suis substitué involontairement à l'image que tu te faisait de ton père depuis ta plus tendre enfance et que tu l'as mal vécu, tu ne crois pas?

- Ben, oui, selon l'endroit, comme tu es en hauteur, tu te trouves au-dessus du vol des corbeaux et tu ne vois donc que leur dos ! L'empereur Constantin disait plus poétiquement : "Constantine, la ville où l'homme est plus haut que l'aigle."

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