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Oiche Shamhna !! Halloween !!!

Oiche Shamhna !! Halloween !!!

TREMBLEZ !!! PREPAREZ CETTE NUIT QUI SERA TRES TRES LONGUE !!!

L'Etrange Halloween de M. Léo d'Olivier Kourilsky : Pas facile de récupérer une cargaison de came dans une petite maison hantée. Attention aux portes qui grincent ! Méfiez-vous, de Pauline, cette adolescente gothique ! Doutez de ses parents chirurgiens !!

Frankenstein ou le Prométhée moderne de Mary W. Shelley : Vous doutiez de son existence, voici la révélation de son existence ! Un étudiant, recueilli par un scientifique, se confie sur le lourd secret qui le hante. Faut-il croire à la violence du monstre qu'il a engendré ? Doit-il détruire cet être surnaturel ? A vous de répondre à ces questions !

ça de Stephen King : Les clowns ne vous inspiraient déjà pas confiance ! COURAGE FUYEZ ! Surtout vous les enfants, ça adore vous terroriser. Il se nourrit de vos peurs les plus profondes.

Lost Souls de Poppy Z. Brite : Une adolescente en quête d'identité rejoint un groupe de gothiques qui s'abreuve d'une boisson au goût de sang. Etes-vous prêt à suivre cette bande démoniaque ? Rien ne l'arrête ! Violence, Terreur et Manipulation gangrènent ce roman !

 

Oiche Shamhna !! Halloween !!!
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The pointless Book : Alfie Deyes

The pointless Book : Alfie Deyes

Comment suivre avec nos ados qui eux-mêmes suivent des Youtubers !

 

Alfie Deyes - cessons de l'associer invariablement avec Zoella - est avant tout un leader sur la toile suivi par des millions de fans. Son humour décalé plaît à nos ados. Il a publié trois livres qui permettent d'écrire comme un journal intime. Ils contiennent des jeux, des pages blanches à griffonner, des anecdotes à lire. En bref, le style se veut ludique et attractif : ce que les ados kiffent!

 

De ces livres, l'ados peut poursuivre son aventure avec une appli gratuite sur son smartphone. 

 

Les points positifs : l'ado écrit ses pensées (love letter..tear this page out and write someone a love letter) (What's the first thing you do in the morning and why?). Il peut se libérer de ses angoisses, peindre avec les doigts (point a picture using only your fingers ...), coller des photos (stick a photo here of when you were young) et créer son propre langage (Make up a code language) ou sa chanson (if your life was a song, write the chorus).

Pour synthétiser, votre rejeton apprend l'anglais avec plaisir et joie (le plus du plus...)

 

Les bémols : le papier utilisé amoindrit le style. La difficulté à se le procurer réduit les chances que nos petits français ou suisses puissent s'amuser.

 

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La désaffection : Jean Vuilleumier

La désaffection : Jean Vuilleumier

  Une tranche de vie impeccablement décrite !

 

  Vous n'y couperez pas à cet attachement de solitude. Léna reste vivre seule dans la cité qui se désagrège. Sa vie solitaire croise la vie disloquée de Jenny. Pascal, handicapé moteur, transporte sa lassitude sur sa deux roues. Madame Maurice espère des visites fugaces pour fuir la solitude de sa vieillesse. Des destins croisés et solitaires qui se lient au gré de rencontres fortuites. Cependant au-delà de ces rencontres demeure cet isolement extrême de l'être. 

 

  Jean Vuilleumier, à travers une écriture abrupte et directe, retrace des tranches de vie qui interpelle le lecteur. En dehors de cette description inébranlable de la détresse humaine, l'écrivain recherche un espoir, une main tendue vers l'autre. De cette claustration volontaire, il tire la beauté du contact épisodique avec l'autre. Cependant ce contact renvoie irrémédiablement à sa solitude. La cité est dépeinte comme une prison à ciel ouvert qui implose. La violence souterraine de l'âme se plaque à cette violence physique et atroce.

 

  Très beau roman sur les modifications de nos rapports aux autres et l'évolution des cités. A lire !

 

 

Léna scrute les allées vides, souvent parcourues par une ambulance silencieuse, forme blanche et furtive qui emmène une suicidée. Au début, le vertige la nouait chaque fois qu'elle risquait un regard à l'extérieur.

L'aiguille de la pendule continue de trotter, Jenny écrase une dernière cigarette. Elle a été convoquée un jour au bureau d'assistance psychologique de la cité, on l'a entretenue de José. Les extravagances des groupes de jeunes désoeuvrés étaient connues des autorités, les parents exhortés à la vigilance.

Une nausée fluctuante, et ces doigts de bois. Elle aspire l'air à petites goulées. L'indifférence l'a gagné à la façon d'une sclérose, un refus qui la paralyse. Apprendrait-elle la mort de José qu'elle ne ressentirait rien, sinon la délivrance du dénouement. Un accident, n'importe quoi, une balle perdue, une chute du haut d'un viaduc. En fait, il est déjà mort pour elle.

La cuisine : Léna enclenche la cafetière électrique, sort les tasses de l'armoire, s'assied en face de Jenny, à côté de la vitre. Un goût de deuil dans leur tête-à-tête, alors qu'elles considèrent sans parler l'esplanade et les tertres, la vasque obstruée de feuilles mortes.

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Quand automne en saison revient : Samivel

Quand automne en saison revient : SamivelQuand automne en saison revient : Samivel

  La poésie emprunte de nombreux chemins pour arriver jusqu'à son art primitif. Samivel (pseudonyme de  Paul Gayet-Tancrède ) débute par des dessins, des illustrations. Il se lie d'amitié avec Jean Giono, illustre des auteurs comme Rabelais, Villon. Ses illustrations se dotent rapidement de petites phrases. Puis l'écrit l'emporte sur le dessin. 

 

   Dans ce poème, il agrémente son texte de pointe picturale laissant glisser sur la page blanche des touches de peinture. C'est une ode à la beauté de l'automne qui doucement habille la nature de ses couleurs orangées.

  Poésie idéale pour des petits lutins-écoliers.

 

Quand automne en saison revient,
La forêt met sa robe rousse
Et les glands tombent sur la mousse
Où dansent en rond les lapins.

Les souris font de grands festins
Pendant que les champignons poussent.
Ah ! que la vie est douce, douce
Quand automne en saison revient.

 

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Système : Agnès Michaux

Système : Agnès Michaux

   La mort tragique (la décapitation) d'une mère reste un fléau qui gangrène tous les orphelins. A la mort de leur père, Marissa et Paul constatent les dégâts. Ils sont anéantis en apprenant la sortie prochaine de l'assassin. Doivent-ils régler le problème? ou Reprendre le cours de leur vie?

   Ce roman psychologique retrace les méandres d'un drame qui fomente une vengeance. Celle-ci se développe, se faufile dans les souvenirs, existe dans les gestes quotidiens. Agnès Michaux serpente dans les pensées de ces deux enfants qui sont devenus adultes. Cependant, le mal est fait et ce ne sont pas les trente de prison qui permettront le pardon. Le pardon n'existe pas quand la violence s'insinue dans l'enfance. 

   Ce roman se veut aussi une quête initiatique vers la rédemption. Néanmoins, la rédemption devrait-elle commencer toujours par un drame? Agnès Michaux tente de répondre à cette question. Elle développe sa thèse sur un fond d'Ethiopie, saupoudré d'aventures racontées par un ancien d'Indochine. Parfois le lecteur se perdra dans des digressions mais retrouvera toujours le chemin de sa lucidité.

 

Belle découverte ! 

- Toi, frérot, tu as une vraie gueule d'atmosphère. Dépression et perturbations.
- C'est que tu gardes jalousement l'anticyclone, frangine.
- Je sais. Et je te l'envie, ta jolie petite gueule d'anticyclone. Ah, le secret de ton visage...Tu refuses obstinément de t'y montrer. Ce n'est pas nouveau. Peut-être parce que tu ne t'es jamais sentie bien avec nous, jamais à ta place. Notre mère t'adorait pour ce trait de caractère. Elle admirait cette force en toi d'être seule et ailleurs. C'est papa qui me l'a dit.

Chute mortelle au mont Faron
Le cadavre d'un homme a été retrouvé au bas du musée du Débarquement. On ne s'explique pas comment il a pu tomber à cet endroit. Une enquête est en cours.
Page 6

Affranchi de la règle commune, hors-la-loi, le crime lui avait redonné prise sur sa vie. Il acceptait le scandale d'une telle constatation. Quelle était la limite ? Où la vengeance devenait-elle justice? Le devenait-elle? Leur rapport restait étroit. Et le crime n°2 n'était pas plus irrationnel que le crime n°1, plutôt moins même. Se venger de l'auteur d'un tort avait été légitime pendant des siècles. Aujourd'hui, la vengeance était bannie du camp des émotions avouables, pourtant c'était bien elle qui excitait les spectateurs et les lecteurs. La vengeance, on n'avait pas inventé mieux pour faire vrombir les histoires. La vengeances, le grand moteur, le V8 impeccable. Lui avait décidé de respirer là, où le système exigeait l'étouffement, précisément dans ce ressort si important de la conscience humaine. Ce que vivaient les hommes dans l'injustice, quelle qu'elle soit, c'était la soif de vengeance. Mais on faisait tout pour qu'elle disparaisse, jusque dans le vocabulaire. On lui préférait l'atténuée revanche ou le raisonnable juste retour des choses, ou encore les militaro-hypocrites représailles et mesures de rétorsion. Tous ces détours rendaient pas les hommes plus sages. De vengeance, on n'osait même plus avoir envie. Envie. L'envie n'était pas l'acte. Devait-on être coupable d'une envie ? Quand le sang des victimes d'attentats étaient encore fumants, il se souvenait que beaucoup n'avaient même pas osé la seconde de sincérité, la seconde de colère, la seconde de violence, tellement plus vraie, tellement plus soi, tellement plus humaine, tellement plus haute, en vérité, que ce "pardon" vite balancé, que ces préventions même plus cul-cul catho mais cul-cul paumé dans un monde où il était clair qu'en haut on prêchait les bons sentiments comme réconfort opiacé d'une masse violentée de tous côtés

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