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Béa de Capri à Carnon : Paul Villach

Y a quelqu'un qui m'a dit de lire :

 

Béa de Capri à Carnon de Paul Villach

 

078J'ai été séduite par cet auteur hors du commun qui lie avec avidité la passion amoureuse avec la découverte de l'Italie. Il parsème ce roman de touches érotiques. Leurs descriptions frôlent le mystique, comme l'amour du personnage principal qui béatifie son unique passion, le corps de cette femme.

 Paul Villach promène ses personnages au grès de ses propres passions : l'art, la culture du beau et l'Italie. Il décrit le corps de cette femme comme une statue de la Rome Antique. Elle est sacralisée.

 Ce roman est une invitation à la découverte : celle d'un pays magnifique et au combien romantique et celle de la découverte charnelle d'un homme, l'amant, et d'une femme, Béa, que l'on pourrait classer X.

 La lecture est très agréable, sans fausse note. Le rythme des villes visitées est soutenue et donne la mesure de cet érotisme mystique qui dévore l'amant.

 Le narrateur est un homme ce qui donne au lecteur un point de vue différent des romans actuels écrits, par des hommes, utilisant des narratrices, pour des lectrices. Cet vision de l'amour d'un homme envers Béa redonne un souffle à la littérature masculine et féminine.

 

Voici quelques citations tirées du roman :


"La grâce ne se laisse pas décrire mais seulement contempler."

"La tendresse s'est coulée avec le temps entre nous dans le lit des effusions originelles. Une vie paisible a érodé passion et contrariétés."

"Sur fond, bleu, vert, jaune ou rouge, Béa, de face, de profil ou de trois quarts, prise en buste ou de visage, me livre un kaléidoscope des instants fugaces et changeants que je vois passer sur ses traits, comme l'ombre rapide des nuages par grand vent sur la fourrure végétale d'un champ de céréales ondulant sur les collines ondoyantes de Toscane, quand, parvenue à l'acmé de son excitation, elle s'abandonne au plaisir qui l'envahit et la submerge jusqu'à se tordre et gémir."

" Enfin, je ne sais pas, je ne sais plus. Tout ce que je sais, c'est qu'elle était fête pour moi."


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Mayo-Nèze 26/01/2011 00:21


Si les mites oranges se mettent à penser maintenant,où va-t-on ? Saleté de bestioles !


Papillote 24/01/2011 18:01


elle était fête ou elle était faite ? quel joli jeu de mots !


LMO 23/01/2011 12:47


Bon ben j'ai quasiment fini de le lire, il m'a été envoyé par l'éditeur.
Et je n'aime pas du tout, je le trouve d'une platitude agaçante.
Le narrateur est imbu de lui-même et c'est crispant.
Quant aux scènes érotiques, elles me font plus penser à un vilain téléfilm bidon qu'à de délicieuses scènes sensuelles.

Ma critique est acerbe, sans doute n'ai-je pas eu l'intelligence de la lecture...

Un bon point cependant, il m'a donné envie de lire d'autres romans érotiques, simplement parce que je suis certaine qu'un bon style, une bonne narration peuvent laisser découvrir une vraie
sensualité et peut être un réel plaisir à la lecture.


signorina 11/01/2011 22:18


Merci pour votre réactivité et au plaisir de vous lire très bientôt.


villach 11/01/2011 19:49


Bonsoir,

Non, "Béa de Capri à Carnon" n'est pas encore traduit en Italien.
Qui sait si un jour...?
Ce serait une belle récompense. Paul Villach