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Congo Square, racines africaines de la Nouvelle-Orléans : Freddi Williams Evans

 les-livres-0075.jpgDurant cette période hivernale, j'aime me blottir dans des sonorités chaudes.

 Freddi Williams Evans revient sur les années difficiles mais heureuses de la colonisation de l' Amérique. Il est évident que vous doutiez de cette association de deux mots qui s'opposent "difficiles et heureuses", mais cet auteur explique par le biais de faits historiques et littéraires que l'esclavagisme permettait aussi aux Africains de se retrouver dans des lieux voués à leur dévotion.

 Cet écrivain ne remet pas en doute la difficulté des labeurs, les conditions de vie. Cependant, ses écrits racontent l'évolution des rencontres musicales, historiques d'un peuple déraciné.

 Le lecteur découvre les modifications apportées au "Congo Square". Il apprend à reconnaître les instruments de musique "archaïques" et les danses traditionnelles qui permettent aux esclaves de s'unir, de vivre en paix avec leur condition difficile. Cette chaleur humaine dérange, peut froisser les blancs dominateurs. Des textes de loi tolèrent ou condamnent des pratiques qui leur semblent intolérables.

 Le lecteur se laisse bercer par la mélodie du texte. Sa compréhension des évolutions artistiques accentue sa volonté d'approfondir ses connaissances sur les musiques apportées de gré ou de forces par des peuples déracinés.

 

 Voici quelques citations tirées du livre:

 

 " Les musiciens de la Nouvelles-Orléans ont en effet continué la conversation et à embrasser l'héritage culturel ainsi que les pratiques et les styles interprétatifs d'origine affricaine, transmis de génération en génération. Ni l'acculturation, ni le syncrétisme ne peuvent masquer l'influence que l'on trouve par nature dans les danses, les rythmes, les chants et la musique de la Nouvelle-Orléans, comme dans le rythme des fanfares, la musique de jazz funèbre, les rythmes et chansons antillaises du Mardi-Gras, et le premier jazz de la Nouvelle-Orléans. Cette influence est attribuée aux descendants d'Africains qui perpétuèrent les styles interprétatifs traditionnels sur Congo Square et ceux qui continuèrent à pratiquer ces styles interprétatifs aorès la fin des rassemblement."

 

 ""Old Virginia Never Tire"

 In Virginia's land, where corn-stalks grow,

 where the darkies [sic] are so gay,

 With spade and hoe, and away they go to work

 till the close of day.

 When work is done and night is come,

 'tis the darkies [sic] jubilee ;

 The girls so sweet, they look : so neat

 And merry as can be.

 

 Refrain

 The fiddle sing, the banjo ding,

 Virginia never tire :

 To laugh and sing is just the thing

 we darkies [sic] admire.

 Oh, happy is the darkey's [sic] life, when,

 hunting for the coon,

 He has the fun with the dog and gun

 to catch him very soon."

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