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Dis raconte moi une histoire (suite)

 Je le regardais fixement attendant le début des histoires qu'il avait à me raconter. Il me regarda à son tour et enfin me donna son nom. Il se prénommait Gustave Rutrop et avait comme activité tueur à gage. Mes yeux soutenaient son regard.

Il avait été engagé par une personne que fréquentait Stella et ils s'étaient rencontrés lors de soirées très branchées.

Il précisa que tous deux détonnaient dans ce monde de luxe. On sentait qu'ils avaient besoin d'être reconnus.

- "je me souviens de la première fois que nous nous sommes rencontrés: je venais de finir un contrat au Zaïre, un très beau pays. Elle m'a abordé avec son petit sourire en coin. Elle était très jolie. Nous avons sympathisé tout de suite. Je vous rassure nous étions des amis. Elle connaissait mes activités et ne me jugeait pas. Nous passions des soirées à nous raconter nos vies. Vous vous doutez bien que c'est pour cela que je connais votre existence et le lieu où je pouvais vous rencontrer.

- Si vous étiez d'aussi bon ami, pourquoi j'ignorais votre existence avant que vous ne débarquiez dans la mienne?

- Stella était assez cachottière, mais elle m'avait donné vos coordonnées au cas où un incident se produirait.

- un incident! le mot est faible! Je vous rappelle qu'elle est morte, elle n'est pas partir faire une ballade!

- Je sais ce qui est arrivé, mais j'ignorais qu'elle avait de si gros ennuis, sinon je me serais chargé moi-même de réduire à néant ces tueurs.

- Ce sont des barbares, mutiler son corps à ce point!

- Je n'ai pas vu le corps, mais c'était aussi terrible que cela?

- Oui! j'en suis encore retournée. Je n'ai pas pu soutenir mon regard et j'ai perdu connaissance.

- Il faudrait que je puisse le voir.

- Bien sûr, on va entrer discrètement dans un commissariat plein de flics, leur dire que vous êtes un tueur à gage et que l'on veut voir le corps de mon amie qu'un de vos congénères à vider de son sang!

- Non, il faut faire cela de façon plus anodine. Il faut que je reconnaisse le travail pour trouver le barbare et lui régler son compte.

- Je suis d'accord qu'on lui règle son compte! mais qu'est ce que je raconte. Il y a un commissaire qui est chargé de mener l'enquête et il a l'air de prendre l'affaire au sérieux. On pourrait aller le voir, il habite deux étages plus haut?

- je ne suis pas encore prêt. Je vais voir si je peux obtenir des informations complémentaires via mes connaissances. Vous ne lâchez pas le commissaire d'un pas et on se retrouve chez vous pour confronter nos indices.

- et si j'ai besoin de vous, je siffle et vous apparaissez! Qu'est-ce qui me dit que ce n'est pas vous le tueur?

- Ma parole et celle d'un tueur est d'or. A plus, il faut que je parte.

- Au revoir."

 

Le temps de finir ces mots, la porte s'ouvrait et se refermait sans un bruit.....