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Dis raconte moi une histoire (suite)

 Nous prîmes la direction du commissariat quand je sentis la poche de mon pantalon remuée. Mon portable, en position vibreur, m'ordonnait de répondre. Je me contorsionnais afin de l'extraire de ma poche, chose très délicate quand on est attaché par sa ceinture de sécurité. Ma gymnastique terminée, mon interlocuteur avait raccroché. Mon appareil indiquait un appel en absence d'un inconnu. La technologie augmenta mon irritabilité. L'inspecteur n'osait prononcer un mot de peur de se faire rabrouer.

 Mon calme revint devant la porte de la morgue.

 -"Bonjour, nous sommes venus vous consulter afin d'obtenir des informations complémentaires" dis-je d'un ton plutôt froid.

- "je ne comprends pas ce qu'il vous faut de plus":répondit-il d'un air interrogateur

Sur le même ton, je lui indiquais que nous n'avions pas reçu les résultats des autres analyses pratiquées sur Stella.

-" je suis désolé, j'ai fait mon boulot, si vous ne savez pas communiquer entre vous, c'est votre problème pas le mien."

 Je me tournais violemment vers l'inspecteur qui fit mine de ne pas avoir compris.

-"J'ignorais que vous désiriez connaître ses résultats" dit-il sur un ton suffisant.

Je ne pus contrôler mes paroles et des insultes sortirent de ma bouche. Il fut estomaqué et m'emmena directement à son bureau. Il ne cessait de déblatérer des excuses sans intérêt.

 Dans son bureau, je saisis le dossier et le lus avec attention. Les résultats de la poudre indiquaient qu'il s'agissait de résidus d'ossement humain. Le nombre d'ADN était important. Cette substance avait aussi été retrouvée dans les poumons de la victime. Elle avait donc inhalé cette poussière. Des recherches plus poussées dataient les ossements entre le XVIIIème et le XIXème siècle. Le seul endroit qui recelait autant de squelettes humains était les catacombes de Paris. D'après les extrapolations faites par le médecin, ce cimetière n'était plus accessible depuis de nombreuses années. Mais d'après des rumeurs, certaines personnes, vouant un culte à Satan, se réunissaient pour des offrandes. Pour lui, ces offrandes s'arrêtaient à de la nourriture, des sacrifices de poulets. Il pensait surtout à des gamins qui avaient envie de se faire peur. Et si, la petite frayeur avait gravi un stade supérieur et que Stella en avait fait les frais.

 Je fixai l'inspecteur et lui demandais s'il avait fait rouvrir cette zone des catacombes. Il émit un geste de la tête en signe de négation. Je lui ordonnais de demander les autorisations pour que nous puissions les visiter sur le champs.

 Un peu sonné par mes ordres, il confia à un de ses collègues de donner les directives afin d'obtenir les dérogations nécessaire et un guide. Cela ne pourrait pas se faire dans l'heure qui suivrait. Je m'en doutais.

 Nous avions déjà un rendez-vous à honorer....