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Dis raconte moi une histoire (suite)

 Mon esprit se mettait encore à divaguer. Je devais me concentrer sur un objet : souvenir d'années universitaires à écouter un monologue sans fondement. Je m'attardais sur ses mains qui étaient le prolongement de sa minceur. Je pouvais compter ses phalanges, sans craindre d'en oublier une car celles-ci étaient très saillantes. Je calculais, à proximativement, son poids (j'avais souvent fait les tests pour perdre du poids mais ma taille par rapport à mon poids était toujours correct: donc je jetais le magazine mensonger). Mes calculs m'amenaient à cette conclusion, il n'aurait pas pu tuer Stella, à moins que les premiers coups ne fussent portés dans le dos. Ce qui n'était pas le cas. Même moi qui est un gabarit inférieur à celui de Stella, j'aurais pu facilement le neutraliser.

 Son discours continuait de façon rébarbatif. Sa voix appuyait sur des éléments qui devaient nous aider pour l'enquête. Mais rien de constructif. Mon analyse atteignit son apothéose quand je constatais qu'il portait une alliance. Rien d'extraordinaire, mais cela m'intrigua. Comment cet être chétif pouvait avoir une femme. Elle devait sûrement lui ressembler. C'était une chevalière ornée d'un blason. Il devait sans doute appartenir à une confrérie, je m'étais fourvoyée.

J'esquissais un sourire : "la confrérie des pourfendeurs des armes aux Moyen-Âge". La question de l'appartenance à une confrérie me titilla.

 Je coupais avec délicatesse la parole afin de poser ma question : - "excusez-moi, je suis intriguée par votre chevalière.

Appartenez-vous à une confrérie?"

 Ludji n'eut pas le temps de répondre que Monsieur Stylet répondait à sa place : -"A aucune! Pouvons-nous continuer cette discussion?"

J'étais remise à ma place mais cela ne m'empêchait pas de me questionner.

N'étant toujours pas attentive à leur dialogue du prof expliquant à l'élève. Je décidais de comparer de manière physique mes deux interlocuteurs. Quel ne fut pas ma surprise en constatant que tous deux portaient la même chevalière. L'inspecteur feignait de la cacher avec son autre main....