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L'affaire DSK Deux hypothèses pour une énigme : Pierre-Yves Chereul

 Y a quelqu'un qui m'a dit de lire

 

 L'affaire DSK Deux hypothèses pour une énigme de Pierre-Yves Chereul

 

 003-copie-4Au moment où l'actualité est bouleversée par des révélations sur l'affaire judiciaire DSK, il était évident que je devais lire un ouvrage la concernant. J'ai reçu, il y a quelques semaines, le livre de Pierre-Yves Chereul que j'avais l'intention de lire prochainement. Cette lecture fut plus rapide.

 Pierre-Yves Chereul expérimente deux hypothèses qui pourraient être liées à cette affaire : l'agression sexuelle ou la machination. Il ne se permet pas de donner un jugement trop hâtif et de donner une issue favorable ou défavorable à ce procès. L'auteur explique avec discernement les mécanismes psychologiques des personnes qui reçoivent des informations transmises par les médias. Il détermine la complexité des faits, des rapports médiatiques, des enjeux politiques.

 Pierre-Yves Chereul compare, à juste titre, cette affaire à l'affaire Dreyfus ou au film d'Etienne Périer "Balle perdue". Les éléments sont accablants mais la vérité doit triompher quelque soit le pays dans lequel le crime a été ou non perpétré.

 C'est un essai intéressant qui permet de se poser les bonnes questions et qui laisse la justice prendre ses décisions.

 

 Voici quelques citations tirées de cet ouvrage :

 " Et pourtant, jusqu'à ce qu'un tribunal tranche, la prudence ne commande-t-elle pas de suivre un chemin de crête à égale distance des deux hypothèses sous peine de glisser la pente dans un sens ou dans l'autre et de se perdre ?"

 "On s'était demandé, d'autre part, si cette liaison avec l'employée hongroise n'avait pas été un leurre d'appel sexuel monté par des adversaires pour faire tomber DSK. Celui-ci , on le voit, ne se serait pas fait prier pour donner dans le panneau."

 "Cette photo autorisée par la police ne participe-t-elle pas à un lynchage médiatique planétaire pour devenir l'allégorie du pilori réservé aux États-Unis à l'accusé avant tout jugement."

" Un journaliste de Libération rapporte que le 28 avril précédent, au cours d'un déjeuner confidentiel dans un restaurant du 2ème arrondissement de Paris, DSK avait confié ses craintes d'être victime de coups tordus. Il avouait avoir trois points faibles que ses ennemis pouvaient exploiter : " Le fric, les femmes, et (sa) judéité."

 "- Dans l'incapacité de prouver la manipulation de ses ennemis, car ses auteurs ont pris toutes leurs précautions pour qu'on ne remonte pas jusqu'à eux, DSK répliquerait par une machination personnelle vraisemblable imputée à la seule femme de chambre. [...] - Une sorte de match nul, machination contre chantage financier, pourrait alors conduire à une transaction entre les deux parties : la femme de chambre, piégée à son tour, renoncerait à porter plainte contre ou non un dédommagement financier confidentiel."

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pierre yves chereul 03/07/2011 16:14


Bonjour,

Je lis avec plaisir votre critique qui a saisi l’essentiel de mon ouvrage comme vous m’aviez déjà montré que vous saviez le faire, en rendant compte de mon précédent livre, « Béa de Capri à Carnon
».

La question qui se pose aujourd’hui est de savoir pourquoi les médias officiels n’ont pas su cheminer sur « cette ligne de crête » dont je parle et que vous avez bien remarquée, afin de se tenir à
égale distance des deux hypothèses de fiabilité égale, susceptibles de résoudre l’énigme de l’affaire DSK, du moins tant que des indices décisifs n’apparaîtraient pas.

Le résultat est une débâcle des médias officiels qui s’annonce depuis les indices livrés par l’audience surprise du 1er juillet 2011 sollicitée par le procureur lui-même, chargé de
l’Accusation.

Je crois tenir une explication de cette impéritie des médias officiels : ils sont imprégnés d’une mythologie de l’information que l’École et l’Université diffusent comme eux auprès des élèves et
des étudiants.

Or, on juge l’arbre à ses fruits. L’affaire DSK est en passe de disqualifier la méthode des médias officiels et au contraire de valider mon approche prudente de l’information sur laquelle je
travaille depuis 25 à 30 ans par diverses publications et une chronique régulière sur AgoraVox depuis janvier 2006, en prenant tous sujets l’actualité comme autant de cas pour vérifier cette
théorie expérimentale de l’information. Pierre-Yves Chereul