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"Le principal, il nous aime pas" : Régis Félix

Y a quelqu'un qui m'a dit de lire :

 

"Le principal, il nous aime pas" de Régis Félix

 

le principal, il nous aime pas Cet essai est un regard évolutif sur l'image de l'École. Régis Félix dépeint la fragilité des élèves en difficultés et la volonté profonde d'un principal qui veut leur accorder une chance de réussir. Le narrateur rencontre chaque élève en échec scolaire, tente de trouver des alternatives aux difficultés rencontrées. Il sanctionne quand la gravité des faits est légitime. Victor, avec le peu de moyen qu'il dispose, discute, argumente, guide ses enfants pour ne pas qu'ils décrochent.

 Victor, personnage honnête, qui reconnaît la difficulté de la tâche mais ne renonce pas. Il représente à la fois l'autorité (obligation d'une scolarité jusqu'à 16 ans) et une bouée de secours pour des parents en perdition. Il est l'interlocuteur privilégié des parents impuissants devant leurs adolescents abandonnant l'école. Ce principal se heurte souvent à des récriminations mais sa passion de l'enseignement est plus forte et l'entraîne dans ce tourbillon de challenges. Chaque enfant est unique et son désespoir aussi.

 Une difficulté de taille s'impose à lui : Le lycée est situé dans une banlieue difficile ou les collégiens de différents univers se côtoient. Des clans se forment entre les riches et les pauvres. Victor doit lutter contre cette forme d'exclusion, chaque collégien doit suivre une scolarité identique quel que soit le milieu d'où il vient.

 Cet essai redonne une vision humaine à l'école, il ne règle pas les problèmes et ne donne pas de leçon de moral. Régis Félix fait le constat suivant : De nombreux professeurs et principaux ont cette vocation de leur métier qui font grandir nos enfants. Arrêtons de stigmatiser les professeurs et regardons l'évolution des élèves. Dans chaque corps de métier, il y aura toujours des personnes qui adorent leur travail, d'autre pour qui le travail est alimentaire. Mais ils resteront toujours soumis à la loi de la hiérarchie qui régit les projets trop modernes et  castre les motivations.

 Il est évident que le parent d'élève n'a d'autres interlocuteurs que les professeurs et le principal, sur qui il déverse son lot de rancoeur.

 Des progrès sont faits et restent encore à faire.

 

Des citations tirées de l'essai :

 

" Une phrase a nourri mon engagement associatif : "Tout homme porte en lui une valeur fondamentale inaliénable qui fait sa dignité d'homme." "

" C'est un plaisir de travailler avec Thomas, il est intelligent, bien dans sa peau, gai curieux de tout. On rêverait de n'en avoir que des comme ça. Mais bon ! Ce n'est pas ça, la vie. Les autres comptent aussi."

 

" Mais Victor ne doute pas de ce qu'il entend de la bouche des élèves sur Estelle Houssaye, qui témoigne non d'une admiration béate cultivée par la séduction ou la démagogie mais de la reconnaissance due à un vrai professeur."

" Victor entend son rire au bout du fil. Que faut-il faire ? Rire ou se révolter ? Combien de fois a-t-il entendu un principal, dont lui-même, rire d'une situation inadmissible ? Rire d'impuissance, rire de fuite, rire pour ne pas s'engager."

" Ils se connaissent bien et s'apprécient partageant la même conviction sans réserve que tout doit être tenté pour qu'un élève, quel qu'il soit, trouve sa place au collège."

" Si le mot ne semblait pas exagéré, Victor parlerait volontiers d'un jour de deuil, dont il a reçu les condoléances. Avec un absent que ce deuil n'a pas touché : L' Éducation Nationale. Pas un mot, pas un fax, pas un coup de fil. Silence, on dort."

 

Vous pouvez prolonger votre réflexion au rythme de "Grand Corps Malade" qui chante avec ses mots ce grand mal qui ronge l'Education Nationale

 

 

 

 


 

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Paumadou 15/04/2011 14:01


Oh mon dieu, t'as changé de design ! (j'ai failli croire que j'avais pas cliqué au bon endroit...)
Sinon, je fais juste une petite précision (parce que je déteste les imprécisions et les erreurs (mais tout le monde la fait celle-là, à force de l'entendre répéter par les autorités elles-même)
:
En France, l'école n'est PAS obligatoire. C'est l'instruction qui l'est (apprendre à lire écrire compter, un peu d'histoire... pas besoin d'école pour ça) jusqu'à 16 ans.

Vu que l'instruction libre en famille est notre mode de vie avec les enfants, je le précise ;)