Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Malataverne: Bernard Clavel

Y a quelqu'un qui m'a dit de lire (l'actualité culturelle)

 

Malataverne de Bernard Clavel

 

 Bernard Clavel 009Il y a souvent des lectures de jeunesse qui nous font découvrir un autre monde, celui des mots, des humeurs, des dispositions et des exaltations. Aujourd'hui, je voulais saluer l'artiste des hommes, celui qui a su décrypté les angoisses, les passions, les joies et les peines de nos contemporains: Bernard Clavel, un poète de l'humain.

 Malataverne, écrit en 1960, est un roman qui vous prend aux tripes. Bernard Clavel y décrit une bande de copains, tous différents les uns des autres mais que la campagne réunie. Cette campagne oppressante qui ne laisse aucun espoir à ses gamins de s'élever. Serges, Robert et Christophe vont décider de voler le magot de la vieille Vintard, vivant à Malataverne. Un larcin facile pour une équipe débutante dans le milieu du grand banditisme (cambrioler une vieille sourde et hors du temps). Mais les doutes, les angoisses pénètrent un seul être qui se sent coupable et condamné dés le début de l'aventure. La campagne lyonnaise y est présente, pesante et inquiétante. La météorologie, le vent et les humeurs du ciel sont des signes annonciateurs d'une fin terrible.

 Ce roman devrait toujours garder une place dans notre coeur d'adolescent. Le doux ronron d'une mobylette, d'un scooter peut mener à bien des drames.

 

Voici quelques citations tirées du roman:

 

" Non, écoute, petit, pour le moment, on n'est pas à déconner. Ce qu'on prépare, c'est du sérieux. Le tout est de savoir si tu tiens à ta pétrolette et si tu veux risquer le coup avec nous."

" Rien que pour ça, on pouvait se faire coincer si les cognes n'étaient pas des crêpes"

" L'opinion publique ,ça compte. Je l'ai remarqué, dans les journaux, ça peut faire changer complètement une affaire;"

" Quelque chose était en lui, qu'il ne parvenait pas plus à définir qu'à rejeter. Une chose trouble, comme un brouillard tenace mais malgré tout transparent. Et cette chose le suivait,alourdissant chacun de ses gestes, se glissant entre ses yeux et tout ce qu'il regardait."

 " Depuis qu'il avait fermé la porte de cette pièce, il ressentait quelque chose d'indéfinissable, quelque chose qui le suivait et qui lui faisait peur."

la poire 06/10/2010 23:01


Très bonne réactivité!Bravo, c'est un bon bouquin de jeunesse sur l'adolescence.


stephanie 01/01/2015 13:27

T'a raison il est superbe le bouquin tu comprends bien toi aussi