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Marie chez les nudistes #12

 Ce moment de détente me permet de réfléchir à mes futures investigations dans le monde des nudistes. Il ne faut pas que je perde de vue que, ce soir, je me rends à une pizzeria nudiste. Comment dois-je me vêtir ? Pourquoi je me pose la question, il faut simplement que je me choisisse une belle paire de chaussures. Seul accessoire toléré !

 Comment se faire belle quand on est nue et qu'aucun tissu ne peut protéger des parties disgracieuses de mon anatomie. Dans la vraie vie, je possède une panoplie impressionnante de tenue pour corriger mes défauts. Le pantalon noir et la chemise de couleur ou le tailleur noir (toujours pour affiner : encore une astuce piquée dans "bimbomagazine"). Bon, il faut se re-concentrer et passer à l'offensive. Une idée me taraude l'esprit : le maquillage n'est pas prohibé. Il faut que je joue sur ma coiffure et mon joli minois.

 Bon, je retourne à l'intérieur pour consulter mon vanity et le matériel "ravalement de façade"en ma possession. Heureusement que mon amie m'avait rappelée à l'oredre avant de partir. N'oublie pas le nécessaire voire le vital pour certaines : le maquillage ! Ma charmante esthéticienne m'avait conseillée les couleurs et la manière de les appliquer. Je n'avais franchement pas envie de ressembler à une marque de peinture très réputée.

 Mon maquillage habituel se résume à un crayon khôl noir et une touche de mascara. Oui, je me maquille encore comme une gamine de quinze ans sauf que les miens sont révolus.

 Bon, je dois suivre les conseils habillement notés par mon esthéticienne sur une feuille. D'abord se nettoyer la peau. Ok, je passe sous la douche. Cela me permettra aussi de calmer cette nervosité ambiante. Au bout d'une bonne demie-heure, je me sèche et j'attache ensuite en chignon. La coiffure c'est pour tout à l'heure. J'arrive encore à dompter ma crinière de fauve.

 Je passe à la phase critique: mettre sur la table les produits à utiliser dans l'ordre indiqué sur la liste, relire attentivement la notice et en avant marche !

 Commencer par le fond de teint , j'étale une fine couche afin de gommer les imperfections. (je n'en ai aucune : ma mère me dit toujours que j'ai une peau de bébé). Il faut admettre que pendant l'adolescence je les ai gommé, limé, torturé, camouflé les imperfections, avec les produits du dermatologue. Je me suis nourrie aux cachets anti-acné. Alors maintenant, les imperfections, dés qu'elles voient ma jolie peau, elles se déposent même pas. Je lis la suite de la notice, bien descendre le fond de teint le long du coup pour éviter les démarcations. Bon, j'ai encore un soucis, je dois faire descendre le fond de teint jusqu'à mes pieds pour pas faire de marques. Cette histoire est bien compliquée, il faut admettre que ma marchande de beauté n'est pas dans la confidence de mon voyage. Je vais ôter le fond de teint et passer un coup de pinceau de poudre bronzante. J'arrive à sauver les meubles.

 Je passe au délicat mes yeux. Je regarde déjà les chaussures que je vais mettre pour être raccord.cf le jogging pour courir. J'opte pour mes tongs roses avec de jolies fleurs brillantes un soupçon plus foncées.Pour ma carnation, je décide donc de faire un dégradé de rose et de bordeaux. Je sors de son emballage le pinceau mousse fraîchement acheté.

 Attention, j'ai bien veillé à noter le rôle de chaque pinceau. J'ignorais qu'il me fallait faire science po. pour élaborer un maquillage digne de ce nom. Je tente de mettre du fard sur mes paupières. Après plusieurs essais, je ressemble plutôt à un putois (sans l'odeur) plutôt qu'à un top-model. Dernier round contre le fard à paupière, j'arrive enfin à dominer la terreur des novices en maquillage. Après plusieurs regards dans le miroir, je ressemble presque à une femme, un coup de mascara pour terminer les yeux. Pour les lèvres, pas de chichi, un gloss brillant fera l'affaire.

 Il m'aura fallu une heure trente pour un simple make-up. Heureusement que je n'ai pas opté pour un maquillage sophistiqué. Enfin quand tu n'es pas Rembrandt ou Botticelli, tu t'inclines ! Moi, je fais surtout dans le Dali ou Picasso, en bref dans l'abstrait ou le torturé. Mon art reste souvent incompris. Et comme disait ma grand-mère, c'est la beauté intérieure qui compte. Quand j'y repense ma grand-mère avait été élue miss de son canton. Connaissait-elle un vrai problème d'image ? J'émets un doute. J'aurais du suivre ses conseils maquillages au lieu de grimper aux arbres avec mes cousins. Cela m'aurais permis d'affronter ce désagrément avec grâce.

 Il me reste à vernir mes ongles et je serais prête pour sortir ou me ridiculiser .....

 

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