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Marie chez les nudistes #16

 D'autres personnes se sont ajoutées au groupe. Aucun souci, je vais tenter de me fondre dans la masse. Les filles portent les accessoires de plage tandis que les hommes s'occupent de transporter les glacières et les parasols. On discute beaucoup de la soirée de la veille. On rit car il y a toujours des rigolos qui inventent des blagues durant tout le chemin.

 Nous sortons du camping quand la prof. d'aquagym attrape Balthazar par le bras. Elle lui murmure à l'oreille qu'elle désire se joindre à la baignade. Le bellâtre n'a d'yeux que pour elle et s'empresse d'accepter. Je me suis fait des illusions. Je me suis prise, un court instant, pour la reine du bal. La chute est rude. Cendrillon a perdu la notion de l'heure et la belle princesse est retournée à la case départ. Le prince charmant est devenu un horrible crapaud. Là, je commence à mélanger tous les contes de fée. Je m'étais pourtant jurée de ne jamais me leurrer.

 Je ralentis légèrement le pas afin de laisser les tourtereaux à leur idylle. Je bavarde avec Séverine qui n'a pas apprécié la manière un peu cavalière que la prof à utiliser pour s'intégrer au groupe. Je la calme et son mari ironise sur la situation.

Un autre de la bande leur attribue des surnoms Barbie et Ken. Je tente de faire remarquer que Ken est blond mais ma remarque passe inaperçue.

 Après un kilomètre de marche, nous apercevons un petit bosquet. Les hommes se divisent en deux groupes. Ils vont acheminer les victuailles et le matériel en premier. Le deuxième groupe aide les femmes à descendre sans se blesser. Nous sommes sur un amas d'énormes pierres liées par des racines d'arbres. Les arbustes sont petits et griffent les cuisses. Mes chaussures glissent, je me tiens aux branches. J'ai franchement du mal à me mouvoir. J'en ai marre: je veux rentrer chez moi !  La prof, Agathe, sautille comme une gazelle et arrive la première sur la plage. Elle m'énerve !

 Je trébuche, me raccroche à une cuisse. Je suis dans une position inconfortable. Deux hommes viennent à mon aide. Balthazar attend que j'atteigne un gros rocher, il me porte quelques minutes et enfin me pose sur le sable. Je le remercie avec un large sourire. Je confirme ses muscles, ce n'est pas de la gonflette !

 Tout le monde s'installe. Les enfants se jettent à l'eau. Je décide de les rejoindre. Je préfère regarder la mer que de contempler le spectacle de cette délurée qui propose d'enduire le corps de Balthazar.

 Séverine me rejoint et tente de me rassurer. Elle affirme que Balthazar m'a trouvé très sympa à la soirée et qu'il a insisté pour que l'on vienne me chercher. Je lui susurre que je ne suis pas intéressée. Qu'il est rigolo, beau mec mais vraiment pas mon style.

 Nous continuons à nager. Les plus téméraires sautent des rochers en exécutant de belles pirouettes. Les petits tentent de couler les aînés. Des batailles d'eau s'organisent. Balthazar nous rejoint laissant Agathe échouée sur le sable. Elle ne veut pas mouiller ses cheveux car elle vient de faire un brushing. Les commentaires fusent avec plus ou moins d'élégance.

 

 L'heure du repas arrive et les convives se rassemblent en cercle. On mange des crudités, des sandwichs divins et des fruits en dessert. J'avoue me sentir bien, sans complexe, entourée d'amis.

 L'après-midi traîne. Je me dore au soleil avec un magazine. Certains jouent au volley, aux raquettes. Les enfants ne quittent plus l'eau. J'évite d'écouter les conversations de Barbie et Ken mais mon oreille indiscrète ne peut éviter d'entendre. Agathe monopolise la parole. C'est un charabia continu qui me plonge dans un doux sommeil.

 Séverine me réveille et m'informe que nous allons rentrer. Déjà ! J'ai fait juste une sieste de trois heures. J'ai bien récupéré. Je demande discrètement à Séverine si j'ai ronflé et là la honte s'abat sur moi. Aucune possibilité de retour en arrière, de couper au montage, Balthazar m'a entendu ronfler. Il doit bien rire avec Miss refaite à neuf.

 J'ai honte, honte. Je range mes affaires rapidement. Je pars dans les premières. Je grimpe les rochers à la vitesse d'un chamois. Mes comparses sont étonnés et me félicitent de mon agilité. Merci cela fera passer le fait que je suis un cochon quand je dors.

 On rentre au camping, je remercie tout le monde. J'évite de croiser le regard de Balthazar. Je rentre chez moi et m'effondre sur mon lit. Quelle cruche mais quelle cruche !!!


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mimi 19/02/2012 14:11

Vivement la suite!!!