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On peut se dire au revoir plusieurs fois : David Servan-Schreiber

 Y a quelqu'un qui m' a dit de lire :

 

 "On peut se dire au revoir plusieurs fois" de David Servan-Schreiber

 

 les-livres-0024.jpgLa mort signifie que la vie a atteint son point final, mais la maladie incurable est un fardeau que le malade doit combattre pour distancer cette fatalité.

 David Servan-Schreiber était un brillant docteur en science qui s'est attaché principalement à la lutte contre le cancer. Il fut atteint d'une tumeur au cerveau qui fut opérée. Il utilisa une méthode expérimentale, basée sur un équilibre de vie et une hygiène vitale irréprochable. Le docteur garda éloigner le cancer pendant dix-neuf ans. Il enseigna par le biais de la psychiatrie, cette technique. Il écrivit un livre "Anticancer" afin de donner des repères à un maximum de patient atteint de ce mal.

 Dans ce dernier livre, l'auteur apprend à son lecteur que le cancer a repris une place importante dans son cerveau. Il explique les raisons de cette rechute. Il remercie et surtout transmet ses "au revoir" à toutes les personnes qui ont traversé sa vie. Il aborde sa mort sereinement.

 Ce livre est un moyen de dédramatiser la mort d'un proche ou sa propre fin. Ce livre est intimiste mais le lecteur ne verse pas dans le pathos. Ces écrits donnent des pistes de travail, ils glissent l'idée d'associer les soins médicaux traditionnels à une philosophie de vie ancrée sur son moi intérieur. Il faut vivre en écoutant son corps et accepter l'inéluctable. Il faut savoir dire au revoir à sa famille et à ses proches. La leçon semble dure à admettre mais les résultats obtenus par le docteur David Servan-Schreiber sont admirables.

 Ce livre est une ode à la vie et à l'amour. David Servan-Schreiber est décédé un mois après l'édition de son dernier livre.

 

 Voici quelques citations tirées du livre :

 

"Je crois à la suggestibilité de l'esprit et à la force des images. Je suis persuadé qu'il vaut mieux éviter de regarder celles qui nous font trop peur, car la peur, comme dit si bien la sagesse commune, est mauvaise conseillère. Plus tard, quand j'ai appris que ce prétendu oedème était en fait une méchante tumeur, j'ai cherché à tout savoir sur elle pour pouvoir me défendre au mieux."

" Ce sont des batailles minuscules, mais comme elles se succèdent sans arrêt, elles monopolisent toute l'attention. Il y a aussi des batailles plus importantes : les tests, l'anesthésie, l'opération, etc. Les forces qui subsistent, on les consacre à l'essentiel : préserver le lien avec sa famille, avec ses enfants, avec ses frères..."

" Pour certaines personnalités très fragiles, penser à leur propre mort est inimaginable. C'est au sens propre au-dessus de leurs forces. Il ne faut pas les violenter. Mais ces cas sont assez rares. J'ai pu constater que l'immense majorité des personnes accueillaient au contraire la question presque avec soulagement. La mort leur faisait bien sûr peur. Mais comme elles ne voulaient pas en faire porter le poids à leurs proches, elles restaient terriblement seules avec leur angoisse. Elles attendaient qu'on leur donne l'autorisation d'en parler."

 

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