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Articles avec #once upon a time... catégorie

Marie chez les nudistes (fin)

 Je descends de l'estrade et de mon nuage. Je reçois avec convoitise les louanges sur mes exploits de scène. Je remercie chaleureusement Séverine qui a oeuvré à mon succès. J'avoue être bien dans ma peau, heureuse voire euphorique.

On décide de célébrer dignement mes premiers pas dans le monde du mannequinat. Mes amis m'octroient la place de reine de la fête. Ils me posent milles questions comme une star d'Hollywood que je ne serais sans doute jamais. Mais jamais a quitté volontairement mon dictionnaire. Tout est faisable dans la vie si tu acceptes de vivre à fond les expériences. Je réponds aux sollicitations de chacun comme une diva. Je leur confie que j'ai failli uriner sur scène. On me fait remarquer que je n'ai pas perdu mon humour. C'est encore une chose que j'ai découverte : j'ai de l'humour.

 Le repas se compose de pizzas et de rosé : les bases d'une dernière soirée en camping. Je ris à gorge déployée. J'entends avec une certaine pointe de revanche, la prof d'aquagym me féliciter de cette victoire. Saura-t-elle un jour que ce n'est pas une victoire mais une revanche sur ma vie ? Je n'ai pas franchement envie de lui raconter. Balthazar me fixe avec un regard insistant. Quoi, j'ai encore de la sauce tomate sur le décolleté. Désolée, je n'ai pas de décolleté; c'est vue directe sur les chutes du Niagara. C'est évident mes seins n'ont plus la forme de poire. Mon corps, lui par contre, se transforme en poire plus ferme. Cela a du bon de se bouger l'arrière-train. Il me sourit car il constate que mes yeux se situent plus haut. Il me félicite enfin. Sitôt, les agréables propos prononcés, la bimbo de la piscine se transforme en sensue et s'accapare le bellâtre.

 Aucun problème, dans mon séjour, je n'avais pas prévu de ramener une valise supplémentaire. Chaque chose en son temps, mes prochains objectifs seront de profiter de la vie, de trouver chaussure à mon pied (rencontre.com j'arrive !).

 Les heures s'écoulent rapidement, les conversations se tarissent. On se fait la bise devant les bungalows. Les amis se promettent de s'écrire. Le fera-t-on ? Certains partiront dans la nuit car ils ont beaucoup de kilomètres à parcourir. Pour les valises, pas de problème pour plier les vêtements, on n'en avait pas. C'est assez pittoresque de sortir sa tenue pour se rhabiller et revenir dans cette société tellement codée.

 Je rentre une dernière fois dans mon lieu de villégiature qui m'a permis de vivre cette expérience formidable et de rencontrer des gens géniaux qui vivent sans a priori. Je range mon fatras, passe un coup de balai. Je nettoie les sanitaires. Le mobilehome doit être rendu propre afin de permettre à d'autres nudistes de vivre leur moment de bonheur. Je n'ai pas envie de dormir. J'ai défroissé mon pantalon et ma chemise. J'attrape une culotte et un soutien gorge (drôles d'ustensiles). Je m'allonge enfin sur le lit, je repense à mes moments de doutes, à mes conversations, à mes fous-rires. J'ai passé un séjour inoubliable.

 Demain sera une épreuve supplémentaire : quitter un lieu qui m'aura appris à exister.

 Le jour du départ est arrivé, je glisse sous la douche. Je laisse ruisseler l'eau sur mon corps dénudé. Je suis heureuse. Je m'habille. J'avoue avoir une drôle de sensation en remettant ma culotte. Enfin, je ne peux pas décemment me balader sans cet accessoir. Je me souvenais pas de cette friction de mes fesses sur le tissu. Il faudra que je change ma garde robe. Je suis enfin prête, le coeur lourd je me dirige vers l'accueil pour rendre mes clefs.

 Les derniers campeurs s'embrassent. Séverine pleure dans mes bras. Je lui promets de lui envoyer un texto dés mon arrivée. Je lui donne mon adresse mail. Je salue tout le monde, il faut vraiment que je rentre.

 Lundi, je retournerai dans mon entreprise et attention les yeux ,en femme qui aime croquer la vie.


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Marie chez les nudistes #20

 Après deux heures harassantes de dandinage de popotin, je rejoins avec difficulté ma chaise. J'ai droit enfin de boire pour me désaltérer. Mes demoiselles (rarement des dames quoique maintenant on doit dire pour tous les membres du sexe féminin : madame), je vous félicite du courage que vous mettez à faire vivre vos défilés. Je sais aujourd'hui que ce métier n'est pas pour moi. Bon, je conçois que je le savais depuis que ma taille pantalon frôle le 46. Je ne suis pas sensée ignorer qu'il existe des mannequins pour femme forte. Mais ma décision est prise et irrévocable : ce défilé sera le premier et le dernier.

 Séverine décide de faire les dernières finitions. La "french" aux pieds et aux mains, c'est mieux d'être coordonnée. Ce n'est tout de même pas l'élection du meilleur maquillage de clown. Elle me vaporise une brume légère qui est aussi un fixateur de maquillage. Les détails fignolés, l'équipe peut affronter la scène.

 Pourquoi doit-on venir une heure avant le début du spectacle ? Le roi de la scène donne son explication. Les candidats d'un soir doivent répéter afin d'éviter les catastrophes. Il commence par distribuer des pancartes avec des numéros qui permettent de définir un ordre de passage. Heureusement, que l'organisation n'avait pas eu l'idée saugrenue de nous peindre le chiffre sur la fesse, car j'aurais eu le sentiment d'un veau qui part pour l'abattoir.

 J'ai le ventre qui gargouille, les mains moites. Je transpire. Il faut que je me canalise car le spectacle ne débute que dans une heure. J'obtiens le numéro neuf. Nous sommes une vingtaine sur l'estrade. Tous les styles sont représentés. Je souris à des concurrentes qui se présentent dans la même catégorie que moi. Aucun sourire en retour. La concurrence va être rude. J'entends mon numéro, fais un tour et retourne à ma place. La chorégraphie s'enchaîne.L'organisation est assez satisfaite et nous renvoie en coulisse.

 J'ai envie de faire pipi. Vue la file devant les toilettes, je ne suis pas la seule prise d'angoisse. Le temps se fait long. J'ai la main sur la clenche de la porte du trône quand l'animateur nous rappelle sur scène. Dilemme dans ma grosse tête, pipi toilette ou pipi sur scène. Pas le temps de donner ma réponse, une animatrice me saisit par le bras et m'ordonne de rejoindre le groupe. Il faut que je tienne le coup.

 L'animateur, sur une musique tendance, lance l'élection. Sa voix est passionnée. Il fait hurler la salle pour contrôler que son applaudimètre fonctionne. Il annonce la première candidate qui a l'habitude de défiler, elle se dandine, sourit, effectue un demi-tour avec grâce. J'ai envie d'applaudir mais ce n'est pas mon rôle. Elle obtient un bon score.

 Les filles enchaînent, j'ai franchement des difficultés à me concentrer. Le public scrute chacun de nos gestes, notre manière de nous tenir en attendant notre tour. Je me tortille, j'ai des difficultés à soutenir tous ces regards. J'ai chaud puis froid. Cette envie d'uriner ne cesse de me hanter. J'ai des crampes à l'estomac. C'est une sensation pire que de passer le BAC. Au moins aux épreuves du baccalauréat, les candidats sont habillés. (cela rapporte des points). Ici aucune sortie de secours.

 Je sors de ma rêverie quand la candidate numéro 8 tombe sur l'estrade. Elle en perd sa pancarte. Je constate qu'elle porte des talons plus hauts que les miens. Je pensais avoir opté pour des échasses mais il existe le modèle double échasse, réservée à la gazelle de compétition.

 Une fois, la jeune dame sortie sur un brancard, mon numéro résonne. Je prends une grande bouffée d'oxygène et me lance. Je suis fière, le port de tête très haut (n'est pas girafe qui veut), je regarde le public que je ne vois même pas. Je souris de toutes mes dents "ultrabrite", je marche en cadence, au rythme de la musique. Je m'autorise un demi-tour sans tomber, ni vaciller. Je retourne à ma place, soulagée et heureuse.

 Le reste du défilé se passe agréablement. Je regarde la bande qui me soutient. J'ose même faire un signe. Je deviens une habituée de la scène. Le public nous remercie de notre participation. Nous attendons encore quelques minutes pour connaître les résultats. Des candidates se regardent de manière hostile. Est-il nécessaire de les informer que ce défilé n'apparaîtra pas sur leur CV pour une future embauche ? A moins de postuler pour un travail nécessitant ce style de compétences. Mais dans ce genre de job, on juge sur pièce. Je ne figure pas dans leur angle de mire car je ne suis pas une adversaire redoutable.

 L'animateur annonce enfin les résultats. Dans ce genre de cérémonie, le présentateur débute par le plus petit prix pour finir par la reine du bal. La quatrième dauphine est le numéro 9. Bêtement, je cherche la numéro 9 et constate que l'on vient me chercher. Je souris comme une bécasse. Je suis devant mes camarades. Puis, les trois autres dauphines sont nommées. Elles sont radieuses et méritent leur place. Me concernant, je doute de la qualité de l'applaudimètre qui a du avoir un haut le coeur. La reine est, comme je l'avais prédis, la première candidate. Elle reçoit une couronne, vient nous embrasser.

 Je suis aux anges, ébahie par ma victoire (qui reste douteuse)  et surtout par mes victoires. Cette élection est équilibrée quatre taille 36 et une taille 46. Les poids sont équitables. La parité doit être respectée surtout dans le show-bizz. Mes amis se jettent sur moi et me félicitent.....

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Marie chez les nudistes #19

 La nuit doit porter conseil et m'aider à prendre une décision. Cette nuit fut courte et prolifique. Ma décision est prise, je participerai à cette élection. Je reconnais que si je n'y vais pas, je le regretterai. Le but de ma mission est de vaincre tous mes tabous et d'avancer dans ma vie. Si je fuis à la moindre mésaventure, je ne vois franchement pas l'intérêt de mon voyage.

 Bon, une élection ne se gagne pas en restant sur ses acquis physiques. Il faut embellir le modèle. Et là, attention les yeux, il y a du boulot ! Primo, respirer un bon coup. Un air pur revivifie le corps. Je me concocte un planning digne d'une reine du mannequinât. Bon, les mannequins ont des habitudes que je n'ai pas. Déjà au niveau de la quantité de nourriture ingurgitée, on ne mange pas dans la même cantine. Il faudrait trouver un juste milieu mais hélas je ne le trouverai pas aujourd'hui. Ce sera peut-être ma prochaine mission. Bon, je vais passer à un domaine qui me plaît et à elles aussi : les soins du corps.

 Une bonne douche fraîche pour raffermir mes chairs et je file, mes baskets aux pieds, faire le tour du camping en petites foulées. Durant mon  footing, je rencontre des amis qui sirotent un café. D'autres me rejoignent et me remercient de cette initiative. Après une heure de course, chacun rentre chez soi pour se désaltérer.

 Je m'affale sur le transat extérieur, munie d'un grand verre d'eau. J'essaie de retrouver mon souffle. Je sens qu'à chacune de mes bouffées mes poumons s'échappent de mon corps. Je félicite les sportifs qui maîtrisent leurs corps. J'ai encore du boulot car mes pratiques sportives remontent aux calandres grecques. N'est pas Marie-José Pérec qui veut.! D'accord on a le même prénom mais pas le même corps d'athlète. Je joue dans les poids lourds, elle est dans la catégorie poids léger.

 Le temps de reprendre mon souffle et Séverine passe devant mon transat. Elle m'invite à déjeuner avec sa famille. J'accepte car je n'avais franchement pas la volonté de me préparer un repas. Les joies des vacances ne pas faire de repas. Séverine régale ses invités, elle aime profiter de ses vacances pour préparer de bons petits plats à sa famille. Durant le reste de l'année, elle travaille tout le temps et sort des plats préparés du congélateur qu'elle jette dans le micro-ondes. Les enfants apprécient réellement de manger sainement durant les vacances. Je la rassure, je vis seule; j'ai du temps mais je déteste faire un repas pour une seule personne. Donc je fais souvent appel à Marie. Un homonyme qui m'apporte mon repas quotidien.

 Le déjeuner se prolonge dans l'après-midi. On se repose à l'ombre d'un cyprès. On sirote du thé glacé, on se raconte nos vies. Elle a beaucoup plus de chose à raconter que moi. Séverine me demande enfin si je ne suis pas angoissée à l'idée de participer au concours. J'avoue avoir enfuie au fond de ma mémoire ce détail. Mais l'idée me plonge dans un stress que j'ai du mal à cacher. Elle me propose de m'aider pour mes préparatifs.

 Je choisis une paire de chaussures plates, j'ai trop peur de m'allonger sur la scène ou pire tomber sur le public tranquillement attablé. Séverine me tend une autre paire qui a des talons plus hauts et compensés. Mes yeux s'écarquillent. Elle insiste. Je tente l'impossible. Je sangle mes chaussures, me lève, tangue un peu mais résiste. Je fais quelques pas, puis m'assois. Je dois m'entraîner. Séverine me confirme que c'est mon seul atout séduction. Il faut savoir marcher avec des talons et tourner du popotin. Je recommence ma démarche, et recommence encore et encore. Je veux être éblouissante ce soir. Vu ma technique de marche, il faut que je m'entraîne. Imaginez une otarie (celle du dessin animé : Madagascar, pour vous aider à visualiser) qui se déambule avec des échasses. C'est moi ! Bon, j'ai encore deux heures pour ressembler à une icône. Le maquillage est sophistiqué car Séverine a de nombreux talents dont celui d'avoir travaillé dans un salon d'esthétique. Mon visage est lumineux, mes années s'envolent. J'ai vingt ans. Un pur bonheur ! 

Allez, il faut se remettre à marcher. La fille de Séverine nous prête son Mp3, qu'elle relie à des enceintes et en avant la musique. Je frôle la foulure plusieurs fois mais je dois lutter et vaincre le ridicule....

 

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Marie chez les nudistes #18

 Faire le point sur moi ne va pas être une mince affaire. Je vais sûrement commencer par le point d'interrogation. Déjà sur mes avancées mentales. Je constate que je tolère mieux mon corps malgré les aléas du soleil. Je me sens moins emprisonnée dans ma bouée. Celle-ci s'est dégonflée mais il reste de beaux gros flotteurs qu'il est difficile de dissimuler. Le terme dissimuler dans un camps de nudiste est un terme banni.

 Je suis plus à l'aise dans mes mouvements. J'accepte les critiques légères sur mon physique et arrive à en rire. Le premier remède enseigné aux personnes mal dans leur peau est de dédramatiser et le second est de rire de soi. En moins d'une semaine, je souris et remarque que j'accepte la nudité des autres. Je suis en progrès.

 Passons à la question sentimentale. J'ai découvert des campeurs tolérants, amusants. En bref, j'ai de nouveaux amis qui auront eu le privilège de me voir nue. Mes amis, dans la vraie vie, ne m'ont jamais vu en maillot de bain. La dernière fois qu'une amie a regardé mon corps de déesse, cela remonte au collège après le cours de piscine qui fut le plus dur calvaire de ma vie. Au lycée, j'avais inventé toutes les dispenses afin d'éviter ces séances d'humiliations. J'aurais pu en écrire un livre qui se serait intitulé "Comment sécher les cours de flotte ?" Un titre aguicheur qui aurait tenté les déprimés du grand bassin. Bon, je reconnais que certaines dispenses m'ont valu des retenues pour usurpation de signature. Désolée papa, si tu lis un jour ces quelques lignes: saches que je l'ai fait pour une bonne cause (la mienne).

 Dans la question sentimentale, on inclue toujours le flirt, le coup de foudre...En ce qui me concerne, je crois toujours que le prince charmant va venir avec son destrier. Bon, depuis que je suis adulte et que je peux acheter de nouveaux livres et regarder des séries américaines à l'eau de rose; j'attends le beau mec, avec la belle voiture, le cottage...Pour simplifier, j'attends le package vendu dans "Pretty Woman" ou " Coup de foudre à Notthing Hill" ou encore "Twillight". Je reconnais que dans mon cas, il y a du boulot. Je n'ai pas seize ans et je ne vais plus au lycée. Ces temps-ci, je croise très peu de loup-garoux ou de vampires. Ce n'est sûrement pas la saison. Dans un autre cas, la prostitution n'est pas ma tasse de thé. J'ai déjà des difficultés à accepter mon corps donc ce n'est pas pour le vendre. Après il faut vraiment trouver un acheteur, riche, intelligent...Ils se font rare dans ce style de ruelle, ils préfèrent commander sur catalogue. Enfin, pour le dernier cas, je ne suis pas une super star qui fuit les photographes et me réfugie chez un inconnu. Donc revenons au néant qui habite mes pensées.

 Résignée, je conviens que je n'étais pas là pour trouver l'homme de ma vie. Internet s'en charge pour moi. Tout au moins internet débite mon compte tous les mois et ne me propose pas beaucoup d'offres. A une époque, les hommes aimaient les "Grâces de Rubens" maintenant la mode est aux spaghettis sans sauce. Il faut juste accepter cette équation.

 Mes pensées s'échappent et je dois me décider réellement si je participe ou non à l'élection de Miss camping, toute nue...


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Marie chez les nudistes #17

 Bon, une seule solution pour effacer cette mauvaise journée : prendre une douche avec énormément de mousse. Je rassemble mes affaires que j'avais emportées pour le pique-nique, jette ma serviette dans mon sac de linges sales, range les bouteilles qui restent dans le placard.

 Je passe devant le petit miroir de la salle de bain et constate que mon visage est rouge. Je sens que je cuis à l'intérieur. Je frisonne. Je glisse sous le jet d'eau tiède afin d'obtenir un compromis entre mon four crânien et mon corps congelé. La réaction est assez vive, je grelotte de plus belle. Je m'essuie rapidement, cherche en vain la biafine, crème bienfaitrice pour les "grands brûlés". Malheureusement, le tube est aux abonnés absents. Je fouille dans ma trousse de toilette puis dans ma trousse de secours, mène des investigations dans ma valise. Je fais chou blanc.

 Il faut que j'hydrate ma peau de toute urgence sinon je vais créer un nouvel épisode de Grey's Anatomy. Et avec la chance que j'ai aujourd'hui, ce n'est pas le docteur Alex Karev qui m'accueillera pour me soigner mais plutôt Frankenstein (un personnage qui demande juste à être connu).

 Avant d'atteindre les extrêmes, je vais aller à la supérette. Le gérant doit bien vendre la panoplie du campeur niais. Ce colis comprend les accessoires utiles : la crème solaire (à utiliser toutes les deux heures), l'aspirine (peut servir dans deux cas : une  insolation ou un lendemain de fête difficile) et enfin de la biafine (pour les lendemains de fête difficile avec oubli de la crème solaire sous 35°C.). En bref, les bases de vacances réussies tout nu et tout bronzé.

 Ratée, ma petite dame (pour ne pas dire ma grosse dame; là c'est moi qui est le privilège de ces petits surnoms) vous êtes dans un magasin de villégiature pas à la pharmacie du coin. Bravo la buse !

 J'ai encore une corde à mon arc. Je me dirige vers les tentes de Séverine qui constate avec sévérité l'état de ma peau. Elle connaît un remède miracle qui va calmer ma cuisson. Je la vois partir sous une autre tente et revenir avec un saladier rempli de tomates bien mûres. Elle les coupe en rondelles, m'allonge sur un transat et pose avec délicatesse les rondelles sur mon visage. Cela me soulage.

 J'entends une personne à côté de moi qui glousse et murmure "ce serait bien qu'une fois de temps en temps quelqu'un pense à mettre des assiettes pour manger !". Un autre rétorque :"Séverine, si tu avais besoin d'un saladier pour les tomates, tu aurais pu me demander. Ce n'est pas gentil de prendre ta copine pour une marmite!" Séverine leur demande d'aller jouer ailleurs. Les rires s'éloignent. Après quelques minutes de silence, on rit à gorges déployées. J'ignorai que je savais rire de moi. Je me repose et veille à ne pas m'endormir. J'ôte enfin la mixture de mon visage. Je suis étonnée de l'efficacité de ce remède de grand-mère. Je passe ensuite de la crème à l'aloé véra. Je me sens beaucoup mieux.

 Séverine me propose de rester pour boire un verre. Je décline l'offre. J'ai besoin de me retrouver seule pour faire un peu le point et surtout éviter les quolibets.....

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Marie chez les nudistes #16

 D'autres personnes se sont ajoutées au groupe. Aucun souci, je vais tenter de me fondre dans la masse. Les filles portent les accessoires de plage tandis que les hommes s'occupent de transporter les glacières et les parasols. On discute beaucoup de la soirée de la veille. On rit car il y a toujours des rigolos qui inventent des blagues durant tout le chemin.

 Nous sortons du camping quand la prof. d'aquagym attrape Balthazar par le bras. Elle lui murmure à l'oreille qu'elle désire se joindre à la baignade. Le bellâtre n'a d'yeux que pour elle et s'empresse d'accepter. Je me suis fait des illusions. Je me suis prise, un court instant, pour la reine du bal. La chute est rude. Cendrillon a perdu la notion de l'heure et la belle princesse est retournée à la case départ. Le prince charmant est devenu un horrible crapaud. Là, je commence à mélanger tous les contes de fée. Je m'étais pourtant jurée de ne jamais me leurrer.

 Je ralentis légèrement le pas afin de laisser les tourtereaux à leur idylle. Je bavarde avec Séverine qui n'a pas apprécié la manière un peu cavalière que la prof à utiliser pour s'intégrer au groupe. Je la calme et son mari ironise sur la situation.

Un autre de la bande leur attribue des surnoms Barbie et Ken. Je tente de faire remarquer que Ken est blond mais ma remarque passe inaperçue.

 Après un kilomètre de marche, nous apercevons un petit bosquet. Les hommes se divisent en deux groupes. Ils vont acheminer les victuailles et le matériel en premier. Le deuxième groupe aide les femmes à descendre sans se blesser. Nous sommes sur un amas d'énormes pierres liées par des racines d'arbres. Les arbustes sont petits et griffent les cuisses. Mes chaussures glissent, je me tiens aux branches. J'ai franchement du mal à me mouvoir. J'en ai marre: je veux rentrer chez moi !  La prof, Agathe, sautille comme une gazelle et arrive la première sur la plage. Elle m'énerve !

 Je trébuche, me raccroche à une cuisse. Je suis dans une position inconfortable. Deux hommes viennent à mon aide. Balthazar attend que j'atteigne un gros rocher, il me porte quelques minutes et enfin me pose sur le sable. Je le remercie avec un large sourire. Je confirme ses muscles, ce n'est pas de la gonflette !

 Tout le monde s'installe. Les enfants se jettent à l'eau. Je décide de les rejoindre. Je préfère regarder la mer que de contempler le spectacle de cette délurée qui propose d'enduire le corps de Balthazar.

 Séverine me rejoint et tente de me rassurer. Elle affirme que Balthazar m'a trouvé très sympa à la soirée et qu'il a insisté pour que l'on vienne me chercher. Je lui susurre que je ne suis pas intéressée. Qu'il est rigolo, beau mec mais vraiment pas mon style.

 Nous continuons à nager. Les plus téméraires sautent des rochers en exécutant de belles pirouettes. Les petits tentent de couler les aînés. Des batailles d'eau s'organisent. Balthazar nous rejoint laissant Agathe échouée sur le sable. Elle ne veut pas mouiller ses cheveux car elle vient de faire un brushing. Les commentaires fusent avec plus ou moins d'élégance.

 

 L'heure du repas arrive et les convives se rassemblent en cercle. On mange des crudités, des sandwichs divins et des fruits en dessert. J'avoue me sentir bien, sans complexe, entourée d'amis.

 L'après-midi traîne. Je me dore au soleil avec un magazine. Certains jouent au volley, aux raquettes. Les enfants ne quittent plus l'eau. J'évite d'écouter les conversations de Barbie et Ken mais mon oreille indiscrète ne peut éviter d'entendre. Agathe monopolise la parole. C'est un charabia continu qui me plonge dans un doux sommeil.

 Séverine me réveille et m'informe que nous allons rentrer. Déjà ! J'ai fait juste une sieste de trois heures. J'ai bien récupéré. Je demande discrètement à Séverine si j'ai ronflé et là la honte s'abat sur moi. Aucune possibilité de retour en arrière, de couper au montage, Balthazar m'a entendu ronfler. Il doit bien rire avec Miss refaite à neuf.

 J'ai honte, honte. Je range mes affaires rapidement. Je pars dans les premières. Je grimpe les rochers à la vitesse d'un chamois. Mes comparses sont étonnés et me félicitent de mon agilité. Merci cela fera passer le fait que je suis un cochon quand je dors.

 On rentre au camping, je remercie tout le monde. J'évite de croiser le regard de Balthazar. Je rentre chez moi et m'effondre sur mon lit. Quelle cruche mais quelle cruche !!!


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Marie chez les nudistes #15

 La solution que je trouve est d'écourter mon séjour. Les élections ont toujours lieu le vendredi soir. Je partirai donc le jeudi soir, prétextant un imprévu: genre mon chat a fait une overdose de croquettes. Ils ne sont pas sensés savoir que je n'ai pas de chat ! Je peux aussi inventer que le chien du voisin a tenté de se suicider en sautant de la fenêtre et que son pauvre corps est étendu sur mon balcon. Un peu "gore" mais ce serait un soulagement pour le chien qui supporte son propriétaire alcoolique  et la pauvre femme de ménage qui ramasse ses défections sur le trottoir car la loque ne peut plus se baisser. Bon d'ici à la fin de semaine, j'aurais d'autres idées moins saugrenues.

 A force de chercher de bonnes raisons pour éviter mon humiliation, je me suis enfin endormie.

 Le réveil est délicat, les cheveux poussent à l'intérieur de mon crane. J'ai du forcer sur le sirop à l'anis. Je pose un pied hors de mon lit, puis le deuxième. J'ignorais que la terre était aussi basse. Je me traîne comme une serpillière jusqu'à la machine à café. Je laisse couler les gouttes de ce nectar. Je m'affale sur mon fauteuil et somnole encore quelques minutes.

 Tiens, un éclair de lucidité ! J'ai dormi nue. Comme quoi les habitudes se prennent rapidement. Je prends une bonne tasse de café sans sucre afin d'éclaircir mon semblant de pensées. Je prends mon temps, sirote le breuvage.

 Je feuillette le prospectus sur les activités proposées. Rien ne me tente pour le moment. Je vais me prévoir une sortie dans une crique afin de découvrir le coin. Je commence à préparer mon attirail de combat : la crème et la serviette, quand j'entends frapper à la porte. C'est Balthazar. Suis-je encore dans les vapes? Est-ce bien sa voie suave qui résonne à mes oreilles ? Et oh ! Biquette faut revenir sur terre ! Le beau mec ne te propose pas un rencard ! Il est venu te proposer de venir rejoindre la troupe pour un pique-nique. Je me confonds en excuses (cela devient récurrent) mais je n'ai rien pour préparer des casses-croûtes. Il me confirme que les copines prévoient toujours pour une colonie. Je décide de prendre de quoi faire l'apéro. Il est très courtois et porte le sac contenant des chips, de la tapenade, des petits saucissons secs et les boissons (auxquelles je me promets de ne pas toucher.) Dans un autre sac, je glisse mon attirail de belle blanche. Il me conseille d'opter pour des baskets afin d'accéder plus facilement à la crique. Quel âne, je n'ai que des chaussures de ville. Je n'étais pas sensée gravir l'Everest. J'enfile des chaussures plates et je m'arrangerai sur place.

 Cela le fait rire. Je ferme la porte et je constate que tout le monde nous attend....


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Marie chez les nudistes # 14

 Je me tourne pour observer les nouveaux arrivants. Le premier a le look d'un surfeur , plutôt Brice de Nice que Kelly Slater. Brandon, et oui cela ne s'invente pas, n'a jamais dépassé le bord du rivage. Question bronzage, aucun problème c'est un bronzage intégral. Le brushing est impeccable, le blond immaculé. Ses yeux sont d'un bleu azur en référence au bleu de l'océan. Aucun risque que je m'y noie. Il n'arriverait même pas à noyer mon pastis.

 Le deuxième est son opposé. Il est brun , la coupe courte, le biceps aux aguets. Sa peau est mat et j'hallucine : il s'est badigeonné d'une lotion huileuse qui fait ressortir à la fois son teint et ses muscles. Monsieur je me la raconte, s'assoit avec désinvolture et commande avec non-chalance. Il se croit dans quel film ?! Coupé il n'y a rien à voir. "Coupé" je souris intérieurement. Il se présente comme un roi à son sujet. Il se nomme Balthazar et là je suis prise d'un fou rire incontrôlé.(Balthazar = roi mage). La tablée, d'abord étonnée, me suit dans mon hilarité.

 Après quelques minutes confuses, j'arrive enfin à me calmer, à m'excuser et me présenter. Il lève son verre pour me souhaiter la bienvenue.

 Les discussions vont bon train. Le repas est très vite englouti et les verres se vident aussi vite qu'ils se remplissent. Je sympathise avec des personnes de tous bords et d'horizons différents. L'absence de vêtement ôte bien des barrières. La fête continue avec l'interprétation de chansons en karaoké. Les rires s'enchaînent.

 L'animateur approche de notre groupe qui est bien excité pour proposer aux femmes de participer demain soir à la traditionnelle élection de Miss Camping. Je refuse de m'inscrire, mais tout le groupe me pousse et mon nom allonge cette liste. On sera une bonne quinzaine.

 Mes aprioris sur les deux play-boys se sont envolés et je les trouve fort sympathique. Comme quoi, il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis.

 La soirée s'achève agréablement. Une fois, dans ma tanière, je cogite sur un échappatoire pour éviter de me trémousser en public. Je ne cesse de tourner dans mes draps à la recherche du sommeil.

 

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Marie chez les nudistes #13

 Une fois la pose de mon vernis sur mes petits petons terminée, je me prépare psychologiquement à me rendre à la pizzeria.

J'attends encore quelques minutes car je n'ai franchement pas envie d'arriver la première. Je suis enfin prête, un tour de clé dans la serrure et en avant marche.

 Après avoir effectuée quelques pas, j'entends mon prénom. Je me retourne et aperçois la femme qui m'a invitée. Elle arrive à ma hauteur, elle est un peu essoufflée. Elle m'avoue avoir été inquiète d'une future absence et s'était donc décidée à venir me chercher. Séverine attrape mon bras de peur que je m'évapore. Aucun risque, il me reste une belle marge pour que le vent puisse déplacer ma charge.

 Séverine est ronde et assume toute sa féminité. Elle me fait des confidences durant le parcours. Elle aussi était timide et réservée avant, mais c'était avant. C'est son mari qui lui a fait découvrir le nudisme à l'occasion d'un voyage en amoureux. Séverine avait été réfractaire puis c'était laissée persuader par amour. Depuis chaque fois que les opportunités se présentent pour une escapade du genre, elle est partante. Les enfants ont toujours vécu ce genre de vacances et rien ne les choque. Ma comparse m'avoue qu'elle se sent plus équilibrée dans sa vie de tous les jours et parfois s'amuse à imaginer son patron et ses collègues tout nus et cela lui permet d'appréhender des situations nouvelles avec moins de stress.

 Je lui accorde le fait que c'est dans la situation actuelle que je ne me sens pas à l'aise du tout. Elle sourit et me préviens que la fine équipe qu'elle va me présenter sont de joyeux lurons. Ils me feront oublier ma tenue d'Eve. Je lui glisse que si je croise Adam, je ne suis pas encore prête à croquer la pomme. Elle éclate de rire et me fait remarquer que j'ai un sacré humour qui plaira à pas mal de ses amis.

 

 On arrive au restaurant où plusieurs de ses copains attendent. Elle ne se formalise pas trop avec les présentations, site les prénoms à la volée comme une escadrille d'oiseaux. Je souris, rougis, me sens limite ridicule. Le serveur, nu comme un ver, nous indique notre table. Une dizaine de convives s'installe dans un brouhaha de chaises. On me propose une place au milieu de la tablée. J'aurais préférée être en bout de table. Mais après mûres réflexions, être au milieu permet de cacher la charmante (le mot est un peu fort) cellulite qui apparaît quand mes cuissots se trouvent aplatis par le plat de la chaise. Merci Séverine pour cette marque d'attention, elle ne dit rien quand nos regards se croisent. Ils restent deux chaises non-occupées. On me stipule que deux de leurs amis sont toujours en retard même quand ils n'ont pas de tenue à mettre. Parfois le retard est une marque de fabrique. Toute la troupe propose de commander l'apéro pour les faire venir.

 Je suis soulagée de ne pas commander la première et remarque que des femmes prennent une boisson anisée. Je décide de m'associer à elles. Tout le monde se réjouit à l'arrivée des deux manquants....

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Marie chez les nudistes #12

 Ce moment de détente me permet de réfléchir à mes futures investigations dans le monde des nudistes. Il ne faut pas que je perde de vue que, ce soir, je me rends à une pizzeria nudiste. Comment dois-je me vêtir ? Pourquoi je me pose la question, il faut simplement que je me choisisse une belle paire de chaussures. Seul accessoire toléré !

 Comment se faire belle quand on est nue et qu'aucun tissu ne peut protéger des parties disgracieuses de mon anatomie. Dans la vraie vie, je possède une panoplie impressionnante de tenue pour corriger mes défauts. Le pantalon noir et la chemise de couleur ou le tailleur noir (toujours pour affiner : encore une astuce piquée dans "bimbomagazine"). Bon, il faut se re-concentrer et passer à l'offensive. Une idée me taraude l'esprit : le maquillage n'est pas prohibé. Il faut que je joue sur ma coiffure et mon joli minois.

 Bon, je retourne à l'intérieur pour consulter mon vanity et le matériel "ravalement de façade"en ma possession. Heureusement que mon amie m'avait rappelée à l'oredre avant de partir. N'oublie pas le nécessaire voire le vital pour certaines : le maquillage ! Ma charmante esthéticienne m'avait conseillée les couleurs et la manière de les appliquer. Je n'avais franchement pas envie de ressembler à une marque de peinture très réputée.

 Mon maquillage habituel se résume à un crayon khôl noir et une touche de mascara. Oui, je me maquille encore comme une gamine de quinze ans sauf que les miens sont révolus.

 Bon, je dois suivre les conseils habillement notés par mon esthéticienne sur une feuille. D'abord se nettoyer la peau. Ok, je passe sous la douche. Cela me permettra aussi de calmer cette nervosité ambiante. Au bout d'une bonne demie-heure, je me sèche et j'attache ensuite en chignon. La coiffure c'est pour tout à l'heure. J'arrive encore à dompter ma crinière de fauve.

 Je passe à la phase critique: mettre sur la table les produits à utiliser dans l'ordre indiqué sur la liste, relire attentivement la notice et en avant marche !

 Commencer par le fond de teint , j'étale une fine couche afin de gommer les imperfections. (je n'en ai aucune : ma mère me dit toujours que j'ai une peau de bébé). Il faut admettre que pendant l'adolescence je les ai gommé, limé, torturé, camouflé les imperfections, avec les produits du dermatologue. Je me suis nourrie aux cachets anti-acné. Alors maintenant, les imperfections, dés qu'elles voient ma jolie peau, elles se déposent même pas. Je lis la suite de la notice, bien descendre le fond de teint le long du coup pour éviter les démarcations. Bon, j'ai encore un soucis, je dois faire descendre le fond de teint jusqu'à mes pieds pour pas faire de marques. Cette histoire est bien compliquée, il faut admettre que ma marchande de beauté n'est pas dans la confidence de mon voyage. Je vais ôter le fond de teint et passer un coup de pinceau de poudre bronzante. J'arrive à sauver les meubles.

 Je passe au délicat mes yeux. Je regarde déjà les chaussures que je vais mettre pour être raccord.cf le jogging pour courir. J'opte pour mes tongs roses avec de jolies fleurs brillantes un soupçon plus foncées.Pour ma carnation, je décide donc de faire un dégradé de rose et de bordeaux. Je sors de son emballage le pinceau mousse fraîchement acheté.

 Attention, j'ai bien veillé à noter le rôle de chaque pinceau. J'ignorais qu'il me fallait faire science po. pour élaborer un maquillage digne de ce nom. Je tente de mettre du fard sur mes paupières. Après plusieurs essais, je ressemble plutôt à un putois (sans l'odeur) plutôt qu'à un top-model. Dernier round contre le fard à paupière, j'arrive enfin à dominer la terreur des novices en maquillage. Après plusieurs regards dans le miroir, je ressemble presque à une femme, un coup de mascara pour terminer les yeux. Pour les lèvres, pas de chichi, un gloss brillant fera l'affaire.

 Il m'aura fallu une heure trente pour un simple make-up. Heureusement que je n'ai pas opté pour un maquillage sophistiqué. Enfin quand tu n'es pas Rembrandt ou Botticelli, tu t'inclines ! Moi, je fais surtout dans le Dali ou Picasso, en bref dans l'abstrait ou le torturé. Mon art reste souvent incompris. Et comme disait ma grand-mère, c'est la beauté intérieure qui compte. Quand j'y repense ma grand-mère avait été élue miss de son canton. Connaissait-elle un vrai problème d'image ? J'émets un doute. J'aurais du suivre ses conseils maquillages au lieu de grimper aux arbres avec mes cousins. Cela m'aurais permis d'affronter ce désagrément avec grâce.

 Il me reste à vernir mes ongles et je serais prête pour sortir ou me ridiculiser .....

 

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