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Articles avec #philo catégorie

Ainsi parlait Zarathoustra : Nietzsche

Ainsi parlait Zarathoustra : Nietzsche

  Je me suis lancée dans une nouvelle expérience : Réfléchir et Ebranler mes idées sur mes propres vérités.

 

 Nietzsche était un philosophe qui revenait régulièrement dans mes conversations, dans les reportages que je visionnais. Donc je me tournais machinalement vers lui, non sans peine. Pour comprendre la philosophie, il faut ouvrir son esprit, accepter que cette nouvelle vision puisse décontenancer les novices. Enfin, il faut prendre le temps de digérer ces nouvelles données. Je suis donc partie à la recherche du "surhomme" qui sommeille en moi ou en l'homme.

 Zarathoustra se retire dans la montagne pour méditer sur l'homme. Après dix ans de vie d'ermite, il décide de proposer à ses disciples (qu'il ne veut pas convertir à sa propre vision du monde) sa vision de l'homme. Il dépouille celui-ci de la notion de vénération ou d'adoration d'un dieu suprême. Zarathoustra pousse l'homme à se libérer, à briser les chaînes de la société qui le dominent. L'homme doit s'affranchir pour devenir meilleur.

 

 En bref, cette promenade philosophique a été, pour moi, bouleversante. Une vague d'informations m'a submergé: cet écrit vous permet d'entrer en phase avec vous-même, de développer votre vision du monde et de sa création. Cependant, Nietzsche n'oublie pas de s'exprimer sur la finalité de l'homme.

 

"Ainsi parlait Zarathoustra" répond aux questions philosophiques que les novices en la matière se posent. Nietzsche a su s'adresser de manière juste sans prétention au commun des mortels.

 

Quel est le plus grand moment que vous puissiez vivre? C'est l'heure du grand mépris. L'heure où votre bonheur aussi devient dégoût tout comme votre raison et votre vertu.

"De tout ce qui est écrit, je ne lis que ce que quelqu'un écrit avec son sang. Ecris avec ton sang : et tu verras que le sang est esprit.
Il n'est guère facile de comprendre le sang d'autrui : je hais les oisifs qui lisent.
Celui qui connaît le lecteur, celui-là ne fait plus rien pour le lecteur. Encore un siècle de lecteurs- et l'esprit lui-même va se mettre à puer.
Que tout un chacun ait le droit d'apprendre à lire, voilà qui à la longue va gâter non seulement l'écriture mais aussi la pensée.
Jadis l'esprit était dieu, puis il s'est fait homme et maintenant il se fait même plèbe.
Celui qui écrit avec du sang et en aphorismes, celui-là ne veut pas être lu mais être appris par coeur.

Et maintenant je voudrais, sages illustres, que vous rejetiez enfin loin de vous le pelage du lion !
Le pelage tacheté et les touffes de poils du fauve qui cherche, explore, conquiert.
Ah! pour que je puisse croire en votre "véracité", il faut d'abord que vous brisiez votre volonté de vénération.
J'appelle véridique, celui qui s'en va dans des déserts d'où Dieu est absent et qui a brisé son coeur vénérateur.

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Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu en as qu'une : Raphaëlle Giordano

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu en as qu'une : Raphaëlle Giordano

   Quand ton ado te conseille un livre que tu n'aurais jamais acheté : serait-ce un signe?

 

   Un accident de voiture, sans gravité, dans un sous-bois sombre, ne semble pas être un bon présage. Cependant si cet événement devenait le point névralgique d'un changement de cap Tous les éléments de votre vie se sont ligués contre elle. À trente-huit ans et quart, Camille constate qu'elle possède tout pour être heureuse et que malheureusement elle est atteinte d'un mal qui ronge quelques personnes en Occident : la Routinologie aiguë.

 

Sa rencontre avec un spécialiste comportemental accompagnée d'exercices anodins elle reprend les rênes de sa vie. Ce changement progressif s'accompagne d'une remise en cause sur ses choix et les conséquences de ceux-ci. Cette métamorphose, tant sur le plan physique que moral, doit s'inscrire dans une volonté profonde de retrouver le bonheur. Camille est prête pour sa nouvelle vie.

 

Ce livre comprend des conseils avisés, dispensés par Raphaëlle Giordano (coach de vie) qui peuvent vraiment être appliqués dans la vie courante : Sourire, s'aimer pour mieux aimer les autres, se retrouver, concrétiser ses rêves d'enfant délaissé au banc des responsabilités. Le maître mot est de se réapproprier sa vie et son devenir.

L'idée d'utiliser la forme du roman confère à cette technique (pas très novatrice) de coaching un impact plus direct sur le lecteur. Le lecteur visualise le chemin parcouru et comprend mieux le sens de cette quête du bonheur.

 

 Les lecteurs pourront aisément et trop facilement critiquer le style "guimauve" ou trop fleur bleue (tout le monde s'aime ...). Mais le but à atteindre est de faire comprendre aux lecteurs que chacun est maître de sa destinée. Ne chercher pas d'événements perturbateurs ou des rebondissements incroyables, il s'agit juste d'un coaching mis en scène écrit dans un style neutre et agréable à lire. Camille fait sourire et Claude ressemble au gourou de la secte,(surement mon côté terre à terre). Cependant, on s'accroche aux personnages et inconsciemment on recherche une fin heureuse déjà bien écrite.

 

 À conseiller aux désoeuvrés de la vie, au geignard du sentiment, aux amis déprimés et pourquoi pas à vous-même pour vous secouer un peu.

J'en étais là de mes réflexions, lorsque je jetai un coup d'oeil à mon mari, étendu sur le canapé, à regarder la télévision d'un oeil et à jouer sur son smartphone de l'autre, indifférent à ma présence, et surtout inconscient de mon agitation intérieure. Ce fut l'élément déclencheur. Voilà, je voulais sortir de ce bonheur léthargique, réglé comme du papier à musique, arrêter de me contenter d'une gentille petite vie tellement brossée dans le sens du poil qu'elle avait fini par perdre tout son sens. Oser bousculer le bien-établi, l'attendu, le convenu ! Troquer le rassurant contre l'exaltant ! Bref, appuyer sur la touche "reset" et repartir sur de nouvelles bases.

"Tout est changement, non pour ne plus être, mais pour devenir ce qui n'est pas encore." Epictète. Et si vous me dessiniez le portrait de la Camille que vous voudriez devenir? À très vite, Claude.

- Vous voyez, Camille, sourire vous permet non seulement d'être plus aimée des gens, d'être plus heureuse, mais aussi de vivre plus longtemps et en meilleure santé ! Sans parler du fait que vous êtes tellement plus belle quand vous souriez... Votre visage en est tout illuminé et vous avez l'air plus jeune. L'étape suivante, c'est d'apprendre à faire vivre votre sourire intérieur.

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Un requiem athée: Michel Onfray

Un requiem athée: Michel Onfray

Chacun, à un moment ou un autre rejoindra la mort; certes de différentes manières : violente, amère, âpre ou salvatrice. La faux n'épargnera personne. Quels que soient la religion, la culture, croyant ou athée, elle attend tapis dans l'ombre ou dans la lumière le moment de t'ôter la vie.

 

Michel Onfray propose une vision athée du requiem, symbole de la liturgie religieuse chrétienne. Il accorde aux athées un exercice musical pour rejoindre à leur manière le néant.

 

Ne sortez pas les mouchoirs, la messe est dite. Cet écrit poétique redonne ses lettres de noblesse au trépas et permet de poser les mots justes sur cet adieu. Sa vision de l'être démuni de vie redéfinit notre vision de la mort. Elle incarne le rapport des athées au cosmos.

 

La souffrance des vivants ne faiblit pas pour autant mais cette liturgie athée atténue les craintes des vivants face à l'inéluctable.

 

Ce requiem retranscrit la vie et invite l'homme à jouir de ce moment terrestre avant de retourner au néant. Ne cherchez pas de paradis, ni d'enfer, le néant sera pour Michel Onfray votre repos éternel.

Avec le néant
(Cum nihil)

Devenu plus que rien
Le néant du tombeau sera néantisé lui aussi.

Rien sera devenu tout.

Mort du salut
(Domine)

Avec ta mort
Meurt aussi le salut.

La mort n'est pas un bien
Elle n'est pas non plus un mal.

Elle est.

Par-delà le bien et le mal.

Nul besoin d'attendre le salut
Que ton angoisse avait fabriqué.

Vie de la vie
(Recordare)

Il y eut le néant
Il y aura le néant.

Mais,
Entre les deux néants,
Il y eut aussi
Ta vie.

Et ta vie fut :

Suc et sève
Rare et vive
Dense et forte
Ciel et feu
Chair et sang.

Elle fut solaire et lumineuse.
Mais ta vie fut aussi :

Gel et fiel
Peine et brève
Noire et dure
Pierre et bile
Sèche et froide.

Elle fut nocturne et sombre.

Comme toutes les vies
A la fois paradis sur terre
Et enfer ici-bas.

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Le chat philosophe : Kwong kuen shan

le-chat-philosophe.jpg Kwong Kuen Shan illustre, à travers la peinture traditionnelle chinoise, les citations des grands philosophes. Elle utilise le chat comme symbole de l'homme face sa dualité.

 Les aquarelles renvoient à des animaux majestueux et indépendants. Le trait est fin et soyeux comme l'animal. Il est à la fois amical et indomptable. Il s'accorde des moments de paresse, allongé sous un rayon de soleil. Il redevient félin en quête de proie. Son propriétaire ne le possède qu'à moitié. C'est le chat qui se livre aux caresses et  non l'homme qui lui ordonne d'obéir. Une belle leçon sur le règne animalier.

 

 Voici quelques citations tirées du livre:

 

 "La leçon

 Ce qui plaît au chef

 Plaît encore plus à ses subordonnés

 C'est comme l'herbe et le vent

 Quand le vent souffle, l'herbe ploie.

 Mencius"

 

 "L'hôte de ces lieux

 Réussite et renommée sont comme rosée du matin.

 Richesse et honneur ne sont que nuées passagères.

 La vie n'est qu'un rêve que nous traversons tous.

 On ne se sent chez soi que là où nous attendent

 Paix et réconfort.

 Poème chinois"

 

"Fin de course

 Le monde entier m'encense?

 Je ne ferai plus d'efforts.

 Le monde entier me dénigre?

 Je ne me laisserai pas abattre..

 Tchong Tseu"

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La raison des sortilèges : Michel Onfray, Jean-Yves Clément

 LaRaisonDesSortileges-120x184.jpgJe me suis laissé fredonner à l'oreille une conversation sur la musique en compagnie de Michel Onfray et son ami, Jean-Yves Clément. Le rythme était soutenu et le dialecte de haute teneur. La musicalité emportait sur son chemin tous mes aprioris sur la musique classique, romantique, Italienne, Allemande, etc. Je me laissais absorber par ce bel échange.

 Certes, il m'a fallu reprendre certains cours de philosophie qui avaient déserté mes étagères depuis ma dernière année de lycée.

 J'avais découvert Michel Onfray en lisant certains de ses livres et en écoutant avec attention ses divers entretiens accordés au média. Mais, le fait qu'il accorde un entretien basé sur la musique et la philosophie m'a tenté.

 Jean-Yves Clément pose un certain nombre de questions pertinentes pour percer le mystère qui lie notre philosophe nietzschéen à la musique.

 Michel Onfray retrace son parcours initiatique musical. Il raconte avec délectation ses premières rencontres, sa soif de tout entendre. La mélodie est soutenue et le ton philosophique permet au lecteur d'entrevoir et de comprendre le mécanisme de la pensée musicale mais aussi son rapport au monde. Chaque musique crée une émotion qui débuterait de manière utérine. Les mélodies existent pour ce qu'elles sont et peuvent exister sans donner une explication scientifique ou philosophique.

 Cet auteur s'épanche sur son admiration pour Nietzsche, un philosophe amoureux de musique. Il replace avec délicatesse toutes les périodes et les évolutions musicales en démystifiant la musique. Elle devient abordable pour tous et touche toutes les couches de la population. Michel Onfray offre à tous les publics des exposés et des concerts dans son Université populaire de Caen.

 Le texte de ce livre est poétique et musical. Le lecteur a soit un désir de retourner ou découvrir la philosophie soit d'écouter toute la musique classique. Dans les deux cas, le but de ce livre est d'ouvrir à un plus grand nombre un désir de connaissance. En bref, de construire son "caractère".

 

 Voici quelques citations tirées de ce livre:


"L'esthétique n'est en fait qu'une physiologie appliquée.": Friedrich Nietzsche


"La musique romantique, c'est la nuit et le nocturne, l'amour impossible, le combat avec les dieux, c'est le sentiment, l'émotion, la douleur, la peine, l'angoisse, l'attente, c'est le fantastique, le mystérieux, la nuit de Walpurgis, c'est Faust et Tristan, c'est l'intimité du piano et les grandes orgues de la symphonie, la mélancolie de la mélodie et le fracas de l'opéra, c'est Le Roi des Aulnes et La force du destin...Dans cette vitalité, cette profusion d'être, de sentiment, d'âme, je suis chez moi..."


"Je reviens à cette idée : la musique n'exprime pas, elle est. Il faut se défaire de cette idée que nous pourrions penser l'être du monde en termes de signification, de sens, d'expression. La raison a débordé ce qu'elle pouvait. Il nous faut admettre l'existence de limites à la raison et d'un monde au-delà de ses prétentions et de sa suffisance. La brume sur un champ au petit matin n'exprime rien, l'odeur d'un labour après l'orage n'exprime rien, la clarté de la lune décroissante n'exprime rien, le percement printanier du bourgeon n'exprime rien : la musique est brume matinale et odeur tellurique, clarté lunaire et percement végétal, et des millions d'autres choses encore qui n'expriment rien, mais sont. La vérité de la musique, c'est la confusion de son essence et de son être en dehors de toute autre considération. La matrice de toutes les musiques ? L'écho du big-bang dans le cosmos...Une onde aux variations sans cesse recommencées."

 

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