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Articles avec #y a quelqu'un qui m'a dit... catégorie

Calendar Girl Janvier : Audrey Carlan

Calendar Girl Janvier : Audrey Carlan

  Bon, comment vous expliquez que je ne suis franchement pas adepte des cycles littéraires. Je pense qu'il n'est pas nécessaire de trop épiloguer sur le concept. Quand je ferme un roman, un récit historique (quoique l'Histoire continue toujours) ou un polar, j'apprécie que la fin de cette histoire funeste ou son"happy end" soit définitive. Si je désire continuer à faire vivre ce personnage imaginaire, je laisse divaguer mon esprit.

  Cependant, certains phénomènes prennent de l'ampleur donc inéluctablement je me dois de vous donner mon avis. (Mais cela reste ma propre vision).

  Le phénomène de New Romance tente de redonner ses lettres de noblesse au roman d'amour connu souvent sous la publication "Harlequin". Ces romans à l'eau de rose avaient le mérite de s'arrêter au point final. Dans la nouvelle vague, l'héroïne traverse douze rencontres durant douze mois. Aurais-je la patience? - j'en doute! 

 

  Mia, confrontée à l'hospitalisation de son père (tabassé pour dette à un usurier qui n'est rien d'autre que l'ex de Mia), doit rembourser une dette d'un million de dollars. Pour réunir cette somme, elle rejoint l'entreprise d'Escort tenue par sa tante (une jolie famille :) ). Sa tante lui propose de passer un mois (d'où le calendar) avec des hommes riches. Coucher est un bonus non déclaré à l'entreprise. Dans le "Calendar de Janvier", Mia rencontre l'homme idyllique et trop parfait. Néanmoins, cette rencontre magique sur la plage de Malibu révélera-t-elle des vices cachés?

 

  Soyons optimiste, cette série est bien structurée avec un schéma narratif qui se tient. L'écriture est fluide cependant elle manque d'originalité. Le lecteur s'ennuie, certes il s'attache à Mia sans aucune marque de sensibilité. Si le lecteur désire retrouver "50 nuances de Grey" en plus soft, il frappe à la bonne maison d'édition. Même les ados doutent de la véracité du récit et abandonnent volontiers dans leur bibliothèque à la fin de la lecture d'avril. Pourquoi ? Je l'ignore.

 

  Je vous laisse le soin de me donner des nouvelles de Mia  Saunders , son père et Wes, car pour moi, l'aventure s'arrête au premier mois.

- Je veux seulement dire que si tu acceptes ce boulot, tu as juste à te faire belle et à beaucoup baiser. ça fait des mois que tu n'as pas pris ton pied, autant en profiter, non?
Il n'y a que Ginelle qui soit capable de faire passer un job de call-girl de luxe pour un boulot dont tout le monde rêve.

Cette fois-ci, je dois faire un effort surhumain pour le suivre. Je meurs d'envie de sortir en courant sur la terrasse et de me précipiter jusqu'à l'océan pour m'y noyer. Qu'est-ce que je fais à une soirée comme celle-ci, au bras d'un homme comme celle-ci, au bras d'un homme comme Wes, qui écrit des films et qui a plus d'argent que je n'en verrai de toute ma vie ? Je suis la fille d'un joueur obsessionnel, abandonnée par sa mère, qui travaille surtout comme serveuse en rêvant d'obtenir n'importe quel rôle d'actrice.

Il est crucial qu'il comprenne que c'est ma décision. Je ne suis pas une demoiselle en détresse et il n'est pas mon chevalier en armure. Les contes de fées n'existent pas, surtout pour les nanas de Las Vegas avec un bagage émotionnel aussi lourd que le mien.

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Voyages en ABSURDIE : Stéphane de Groodt

Voyages en ABSURDIE : Stéphane de Groodt
Voyages en ABSURDIE : Stéphane de Groodt

   L'Absurdie est un pays que je visite régulièrement ! Moi et tous mes potes qui trottent dans ma tête. Pas besoin de faire du stop le transport est direct. Donc vous vous doutez bien que " voyages en Absurdie" de Stéphane De Groodt fait partie de mes lectures fétiches. 

    Le moral en berne (je lis Stéphane Bern), je m'inspire d'une remarque de Stéphane De Groodt et la morosité me quitte. Humour potache, décalé et tellement jouissif. Bon irrémédiablement, quand je visualise le titre, les paroles d'une chanson célèbre me reviennent en tête (oui, il y a parfois de la place pour une recherche intellectuelle ou pas). Bon, je vous aide certains sont déjà partis en Absurdie : "Etre une femme" de Michel Sardou.

 

  Les fanatiques du bon mot, de la critique facile et jubilatoire, s'abreuvent au crachoir de cet orateur bienveillant et non blessant. Stéphane De Groodt s'engouffre dans l'actualité, y affute sa plume arrosant ses textes d'esbroufes. Calembours, boutades et textes alambiqués se jouent des mots avec ingéniosité et adresse.

    Je ne vous confirais pas le titre de ma chronique préférée, celle-ci change à l'envi.

 

  Profitez de ce pitre enjôleur qui signe des chroniques brillantes et parfois hallucinantes !

Albert II/Elizabeth II

Etant moi-même de confession belge par la mère de mon frère et bruxellois par mon père, mon fisc et mon saint-esprit, il était tout naturel, ou Paturel si je m'étais appelé Sabine, que je parte à la rencontre de Sa Majesté, enfin ma majesté, ou même papajesté - comme c'est un mâle- afin d'user, comme tout bon sujet, de mon verbe pour faire des compliments à ce roi qui règne sur le pas pays qui est le mien.

A peine arrivé à mon point de départ, sans bouger de chez moi quoi, je pris la direction du Palais, où un garde royal un peu gelé m'informa que le roi, sa femme et le petit prince étaient justement partis chez moi! N'ayant plus le temps de serrer la pince de Monseigneur je m'en retournai Anvers et contre tous sans lui transmettre mes hommages et intérêts par sms...oui, j'avais téléchargé "l'appli Birthday"...

Benoît XVI

Comme l'église n'était pas tout à fait au milieu du village, je me suis égaré au mauvais endroit. En fait je m'étais planté dans le potager papal, au pied du basilique. Comme j'avais l'air bette, son pote-âgé de quatre-vingts ans, le père Sil, m'invita à quitter les lieux et me guida dans les appartements papaux. Mais assez jolis quand même...

Marine Le Pen 2
(...)
Alors bien sûr obtenir un accord à l'Aimable avec Jean-Luc n'est pas chose aisée, on le voit mal marchander, de même qu'imaginer que Marine marchande n'est pas non plus chose aisée ou chosésette au féminin. C'est donc inspiré par le nouveau pape François, qui lui n'est jamais à court d'assises...que je suis parti à la rencontre de ces deux joyeux lurons afin de remettre les pendules à l'heure, même s'il faudra encore les changer dans la nuit du 30 au 31.

Alors, le problème c'est que, pour trouver Jean-Luc, de-la-rue où je me trouvais, je devais prendre à gauche, puis à gauche, puis à gauche, puis encore à gauche !
Après on s'étonne de toujours tourner en rond ! L'avantage avec Bayrou, c'est que pour tomber dessus c'est tout droit, dans le mur...

Bref, après avoir rejoint ces deux extrêmes, je palpai une certaine tension entre eux et décidai alors de les emmener dans une boutique des 3 Suisses, en terrain neutre, pour faire la paix autour d'un Vert. Mais vu que Daniel, comme Bendit d'ailleurs, s'était barré entre-temps, ben on n'a guère pu faire la paix !

(...)

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Mon père sur mes épaules : Metin Arditi

Mon père sur mes épaules : Metin Arditi

  "Les livres, c'est autre chose." comme une prophétie, c'est quelques mots symbolisent la vie de Metin Arditi et son lien au père. Père qui l'admire enfant, qu'il ne comprend pas à l'adolescence et recherche à l'âge adulte. 

 

   L'écrivain reste toujours un enfant en quête de reconnaissance. Metin Arditi revient sur son enfance heureuse (ou qu'il espère être heureuse) à Istanbul, ses années difficiles en internat (dès l'âge de sept ans), sa vie d'adulte avec comme toile de fond un père absent, sur la réserve. Un père qui ne félicite pas, un père neutre comme un étranger à qui on doit tout et qui ne vous épargne rien. Metin vit entre se réaliser et faire plaisir à son père, car même dans cette absence règne un pouvoir de toute-puissance.

   Dans la construction d'un homme, il faut se confronter au père, ce héros aux pieds d'argile. 

 

 Dans ce récit, le lecteur décèle un amour filial inconditionnel et surtout incompréhensif. Dans leur relation existe une dichotomie qui marque à la fois le respect et un amour non exprimé. Du regard de l'enfant admiratif devant l'élégance et la culture du père au jeune homme en lutte contre les idées paternelles qu'il réfute, se joue l'amour paternel. Cet amour s'exprime dans une retenue incompréhensive durant les premières années de la vie et dans une condamnation à l'âge adulte.

   Le lecteur trouvera dans ce récit ce qui fait de Metin Arditi un auteur de talent, sa manière de se livrer avec sensibilité, sans verser dans un pathos qui ne lui permettrait pas de se donner. Les souvenirs exprimés restent brefs et incisifs comme des coups de canif dans une mémoire qu'il désire honnête. Il se raconte et brise l'instant d'après ce souvenir pour s'adresser à son père, à la recherche d'une réponse. Mais hélas, la discussion se produit trop tard; son père est mort depuis vingt ans.

 

   Mais ce qu'il faudra retenir de ce récit sont ces quelques mots qui résonnent encore dans la tête de Metin Arditi : "Les livres, c'est autre chose".

Un souvenir nous embarrasse ? Faisons en sorte qu'il nous paraisse aimable. Ni une ni deux, on le maquille, on lui colle une barbe et des moustaches. Et une perruque, s'il le faut, on se débrouille, pourvu qu'il ait l'air présentable, qu'il nous soit doux, qu'en pensant à tel ou tel événement qui lui est lié, on puisse se dire : "Comme c'était formidable."

Tu n'étais jamais envahi par l'émotion"

Suis-je injuste? Ingrat? Peut-être. Il y avait dans sa posture quelque chose de maîtrisé, un brin distant. Etait-ce sa vanité de père face à tant d'amour exprimé devant la directrice et les professeurs qui nous entouraient à ce moment-là? Il devinait sans doute leurs pensées...Si sa présence déclenchait de telles manifestations de joie, c'est qu'il était ce père modèle.

C'était avant que j'avais besoin de ton soutien. De ta bienveillance. De ton estime. Avant. Quand je t'avais demandé de faire une partie de poker. Au moment où je m'attendais à te voir passer la porte de la clinique pédiatrique. Ou lorsque je t'avais annoncé que j'étais nommé professeur invité à l'Ecole polytechnique. Ou devant tes amis de la communauté juive, Ou encore avec le fabricant de tubes alimentaires...

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En voiture Simone ! Aurélie Valognes

En voiture Simone ! Aurélie Valognes

  Les vacances ne vous ont pas réussis pour diverses raisons, pas de vacances à l'horizon, ne vous faites pas de mourons, Aurélie Valognes nous dévoile une famille extraordinaire qui pourrait vous faire comprendre la vôtre. Humour au rendez-vous !

 

  Entrez dans la belle-famille n'est pas une partie de plaisir ! Les belles-filles de Jacques en savent quelque chose. Les trois ont des caractères différents et doivent se faire une place auprès de Martine et Jacques. Chacune, à sa manière, tente d'amadouer le beau-père gaffeur et têtu. Aurélie Valognes décrit les caractères distincts de chacun des personnages et sur fond de comédie intègre le lecteur dans cette famille tellement ordinaire. 

   Le livre s'apparente à une pièce de théâtre où tous les protagonistes essaient d'atteindre le devant de la scène. De manière légère, l'auteur dévoile des pans de personnalité qui permettront aux lecteurs d'admettre que leur belle-famille a des bons côtés.

 

Figure inconditionnelle de la "feel good"littérature, Aurélie Valognes signe son deuxième roman avec succès. 

 

Léger et drôle, un roman à offrir à votre nouvelle bru ! (un petit conseil : éviter les livres à message, surtout si la couverture concerne un chien d'attaque) 

- Pas d'annonce de notre part, intervint Matthieu, en revanche je voudrais complimenter maman pour la belle chemise neuve qu'elle a réussi à faire mettre à papa. Et les chaussures ! Tu as presque l'air classe, papa. C'est pour ta nouvelle belle fille, Jeanne, que tu as fait un effort ? Je ne me souviens pas que Stéphanie et Laura aient eu droit à de tels égards...

Effectivement, elle aurait pu lire plus attentivement l'indication près du bouchon du réservoir sur la voiture de son beau-père. Mais, à sa décharge, on perd un peu la tête quand on est enceinte. Donc, oui, c'est vrai : diesel, ce n'est pas essence. Mais même s'il n'y avait pas eu mort d'homme, elle avait vraiment cru sa dernière heure arrivée, surtout en voyant la tête paniquée de Martine, en tablier et décoiffée, lorsqu'elle était venue les récupérer au garage.
....
- Mais il faut être débile, c'est écrit ! Ou alors analphabète ! Qu'elle me dise ce qu'elle préfère...

- Je te dis juste "fais attention". Ce n'est pas ton pote, c'est mon père. Je trouve que tu le rembarres et le charries un peu trop, c'est tout ! disait le jeune chef.
- Non mais je rêve ! Il se comporte en vrai macho, critique ouvertement mon accent et n'est pas non plus irréprochable niveau nicotine, et je devrais me taire ! protesta Jeanne.
- Ce n'est pas que ça. "Salut partenaire..." Tu te crois au collège ou quoi?
- Bon, il faudrait savoir ! Je suis censée faire quoi, quand je suis dans ta famille ? Me taire ? Nicolas, sérieusement?

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Des conseils pour une nouvelle lectrice !

  Il y a quelques jours, une amie et collègue, très peu lectrice, me demandait des conseils pour ses vacances estivales sur son bateau. Comme une youtubeuse mode, nous nous sommes rendues dans une librairie afin de dévaliser les rayons. 

 

  Pour cet exercice, pour lequel je n'étais pas rompue, il m'a fallu dans un premier temps me mettre à la place d'une novice dans un magasin de porcelaine. 

  Après lui avoir posé quelques questions basiques, je me vocalisais sur ses envies. Il fallait répondre à ses attentes et effacer les miennes. 

 

  J'avais le devoir de me focaliser sur des livres de poche, plus pratique sur un bateau, peu onéreux car ils subiraient des retours de baignades, des gouttes de crème solaire, en bref les joies de l'été.

  Etant une nouvelle lectrice, il fallait des livres accrocheurs et plaisants.

  Voici enfin le moment jouissif, du toucher et de la possession ! Je vous laisse découvrir les petits bonheurs littéraires qui vogueront sur les flots.

 

un petit bonheur !

un petit bonheur !

Les vicissitudes du troisième âge !

Les vicissitudes du troisième âge !

Une enquête bien ficelée !

Une enquête bien ficelée !

Une femme en littérature !

Une femme en littérature !

Rencontre d'une lectrice avec son auteur préféré !

Rencontre d'une lectrice avec son auteur préféré !

   J'avoue avoir essuyé quelque refus avec un joli sourire. (je débute dans le métier !). Les livres remis dans les rayons n'apparaissent donc pas dans cette liste.

 

  Je remercie encore C. qui s'est déjà reconnue dans mon descriptif. J'ai hâte de réitérer l'expérience. Une amie, une cousine ou toutes autres personnes désirant recevoir des conseils peuvent me solliciter, je serai ravie de les aider.

 

  J'ai aussi écouté les réflexions non dénuées de sens et formatrices (pour une bonne remise en question) et essayé de répondre à cette fameuse question : ton top 1 de tous les livres que tu as lu ?

 

 Je n'ai pas su lui répondre reprenant à mon compte la remarque juste de Sylvain Tesson : "Je me méfie de l'homme d'un seul livre !"

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Les animaux fantastiques : J.-K. Rowling

Les animaux fantastiques : J.-K. Rowling

    Cet ouvrage provient des lectures effectuées par Harry Potter et conseillées par Aldus Dumbledore. Pour devenir un excellent sorcier, il faut connaître les deux ouvrages suivants : "Les animaux fantastiques" et "Le quidditch à travers les âges". J.-K. Rowling s'attelle à ce travail avec enthousiasme et délectation.

 

   Ce livre scolaire regorge des descriptions de chaque animal côtoyant les salles de classe de Poudlard mais aussi l'univers magique et dangereux des sorciers. Les animaux sont classés selon leur dangerosité. Les apprentis sorciers apprendront avec assiduité les rouages pour soigner les animaux selon leur état. 

   Ce manuel, comme tout bon manuel scolaire, regorge d'annotations gribouillées, raturées par les facétieux élèves, Harry, Ron et Hermione, avec un jeu d'humour. Dans les manuels d'occasion, le lecteur retrouve toujours des histoires appartenant à leurs anciens propriétaires et c'est cela qui renforce la magie.

 

    Á vos crayons les Moldus et accrochez-vous à vos souvenirs de vos lectures de la série Harry Potter pour retrouver ces animaux et comprendre leur histoire.

 

   L'achat de ce manuel permet de soutenir l'association humanitaire Comic Reflief qui aide tous les enfants pauvres, séparés de leur parent par la guerre, souffrants dans le monde entier. Gallimard soutient cette cause et reverse l'intégralité de l'argent perçu à cette association.

 

   Attardons-nous maintenant sur le scénario qui en découle et sur la qualité de celui-ci écrit par J.K. Rowling. 

 

   Norbert Dragonneau, fraîchement débarqué à New York avec sa valise pleine d'animaux fantastiques, l'a égarée et certains animaux en profitent pour filer à l'anglaise avec de mauvaises intentions. Les protagonistes de la première heure accompagnent notre antihéros pour récupérer cette ménagerie perdue.

 

   Dans ce script, le lecteur découvre de manière plus approfondie les personnages et leur caractère bien tranché. Plutôt que de pénétrer dans un script, le lecteur entre dans une pièce de théâtre dont il apprécie rapidement les rouages. 

 

   La calligraphie et les dessins ponctuent admirablement la scénographie. Le livre devient un objet luxueux qui rejoint rapidement la collection d'Harry Potter et bien sur le film en découlant. Ce script apporte une vision encore plus ensorcelante du film sans lui occulter ses pouvoirs magiques. La lecture est rapide avec une écriture soignée qui donne une autre dimension à l'univers des sorciers. Laissez-vous "transplaner" dans les rues de New-York ! Regardez avec bonheur évoluer les animaux fantastiques ! Une très belle aventure sur fond de sorciers et de pouvoirs !

 

 Que vous dire, chers Moldus, c'est juste et infiniment MAGIQUE !

 

Êtes-vous à la recherche de quelque chose? À la recherche de la vérité?

Lorsque NORBERT lève la tête vers MARY LOU, il aperçoit du coin de l'oeil quelque chose qui attire son attention. Le Niffleur, une petite créature à la fourrure noire, croisement entre une taupe et un ornithorynque à bec de canard, est assis sur les marches de la banque. L'animal emporte précipitamment le chapeau du mendiant rempli de pièces et va le cacher derrière un pilier.

Personne n'est dupe, monsieur
Dragonneau. Vous avez amené cet
Obscurus à New York dans l'espoir de
causer un massacre, d'enfreindre le
Code du secret magique et de révéler
l'existence du monde des sorciers...

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Mon cahier BEACH BODY : Sissy

Mon cahier BEACH BODY : Sissy

   Le sport et moi, on a dû se croiser à un moment (dans une vie antérieure). Mes vagues souvenirs me replongent dans mes dernières années de lycée où le sport était obligatoire et faisait partie d'une des épreuves du BAC. 

   Depuis, le terme avait disparu de mon vocabulaire. Rassurée ce mot sournois revient au galop quand vous affichez quelques années au compteur ! 

   La ceinture abdominale ressemble à la bouée que vous trimballiez à la plage. Un joli accessoire à l'époque mais plus maintenant. Celle-ci ne se dégonfle pas pour rentrer dans le sac de plage. Elle reste bien accrochée. Votre corps s'identifie au physique de la baleine. 

   Que vous soyez fine avec des bourrelets disgracieux ou forte, la lutte est cruciale et nous touche toutes à un moment ou à un autre.

 

   Aujourd'hui est venu le temps de revêtir le legging-brassière (quant à moi, j'opte pour le jogging-T-shirt) pour bouger son popotin. Je vous rassure, ce n'est pas pour ressembler à une déesse de magazine photoshopée mais pouvoir se mouvoir, monter l'escalier sans perdre un poumon.

 

   Je vais donc suivre les conseils avisés de "Mon cahier BEACH BODY" et voir les résultats. Pourquoi un livre? N'est pas accroc à la littérature qui veut. D'autres préféreront les vidéos (me concernant aucun rythme dans la peau).

   Ce cahier en est vraiment un, avec des lignes à petits carreaux. Les conseils sont pratiques et réalisables par les plus novices. Ils remettent nos corps en perdition vers le droit chemin. C'est à nous de nous attribuer des objectifs réalistes. (le marathon n'est pas encore d'actualité pour moi).

 

  Bon, j'y vais ! Ne rêvez pas que je vous communique mes objectifs ! Je vous laisse, j'ai piscine !

 

 

 

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L'année de ma disparition : Carole David

L'année de ma disparition : Carole David

Non d'un caribou ! Je me suis faite cueillir, assommée d'un grand coup de massue ! Carole David prend au vif, taille au hachoir les âmes trop sensibles. 

 

   Je suis encore sous le coup de l'émotion. Sa ligne d'écriture est brutale et sans tabou. Adieu les rondeurs de l'appréhension de la mort ! La poétesse transgresse tous les interdits, les mièvreries qui entourent le monde des ténèbres. Elle les convoque pour en sortir le pire. Les poèmes emplis de justesse terrassent l'adversité. L'écriture devient l'essence pure de la mort. La poésie permet de dépasser celle-ci. La convoquer, c'est la combattre !

 

  Carole David se "désincarne" pour libérer son esprit et son âme. La poésie devient la quintessence de son esprit. Par sa mort, elle rejoint les mots (essence même de sa propre existence). Par sa convocation mortelle, elle immortalise la vie.

Je suis entrée dans le boisé de mon enfance avec l'intention d'y rester.
J'étais douée pour une existence hasardeuse, je ne m'appartenais plus corps et biens.
Des photographies, des objets perdus ont suffi à me faire disparaître.
J'ai donné un congé définitif aux vies qui m'habitaient.
Je ne sais rien de ce que j'écris.
Ces poèmes sont l'écume de ma chute.

J'entre, la chambre de création m'accueille;
mon hachoir à la main, ma préparation de liquides,
mon programme orgueilleux,
tout est en place pour la cérémonie.

Ne reste que la pensée ancienne
du corps illustrée sur mes os,
fil que je dévide entre poésie et narration.
Je suis à la veille de changer de peau.

J'ai retrouvé nos empreintes laissées
sur les arbres du parc ; les enfants
au coeur de mousse, les nains de jardin
habitent la pataugeoire ; enfouie sous les balançoires,
la chemise blanche que tu portais est un linceul,
avec notre cadavre à l'intérieur.

Cette nuit j'ai rêvé aux fleurs roses*
que tu ne m'as jamais offertes.
J'ai préféré ta salive âcre.

*Elsa Morante, Territoire du rêve

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Le retour de Jules : Didier van Cauwelaert

Le retour de Jules : Didier van Cauwelaert

   Fred et Alice n'ont pas réussi leur vie de couple cependant ils doivent s'allier pour sauver Jules, leur chien. Jules, guide d'aveugle, avait trouvé sa place auprès d'Alice. Lors de la guérison de sa maîtresse, il met ses pouvoirs au service des épileptiques. Il intègre une école afin de former des chiens sauveteurs. Pour une raison inconnue, Jules a attaqué un adolescent. Fred et Alice doivent tout mettre en oeuvre pour sauver Jules d'une mort affreuse.

 

     J'avoue avoir été un peu déçue, espérant une aventure extraordinaire pour ce chien aux pouvoirs salvateurs. Certes les idées farfelues de Didier Van Cauwelaert, des éléphants peintres, des chiens dépressifs, restent vivaces durant tout le roman.

 

    La lecture est agréable et rapide. Ce roman se dévore durant un voyage en train ou dans une salle d'attente d'un cabinet médical. Le lecteur s'évade tout en étant ancré dans sa réalité.

 

   Ce qu'il faudra retenir de ce livre est principalement le projet "ESCAPE" dont le but est de former des chiens détecteurs d'épisode épileptiques chez les enfants. Une raison d'acheter "le retour de Jules".

Il est couché sur le ciment dans une cellule-cage de deux mètres carrés. Dès qu'il nous sent, il bondit sur ses pattes et aboie comme je ne l'ai jamais entendu. Terrorisé, furieux, aphone. Je m'agenouille devant lui, glisse les bras entre les barreaux luisants de bave pour toucher son poil raide, humide, souillé.
- C'est moi, mon chien, c'est moi...Tout va bien.

Alarmée par son ton, l'adjudant a coupé le haut-parleur et changé de pièce. Alice s'est laissée tomber sur un pouf au coin de la cheminée, décomposée. Deux chiens d'élite, deux chiens d'assistance dont la formation avait coûté plus de vingt mille euros pièce, étaient retournés à l'état sauvage, s'entraînant l'un l'autre dans la divagation, le harcèlement, l'attaque des personnes et des biens qu'ils étaient censés protéger. Je m'épuisais à lui répéter en vain qu'elle n'était pour rien dans le dérèglement psychologique de Jules, qui pouvait être causé par un simple parasite de l'oreille interne - le premier diagnostic du Dr Vong. Quant à Victoire, son propre traumatisme et l'ascendant qu'exerçait sur elle le labrador en faisaient la complice involontaire de ses troubles de la personnalité.

Mon héros s'étonne que je le fixe à tout bout de champ, stylo en main, l'air en attente, concentré, discrètement quémandeur - un peu comme lui quand il me réclame une promenade. Mais là, c'est pour puiser l'inspiration dans ses yeux. Lui piquer une attitude, une réaction, un état d'esprit qui me permettront de décrire au plus juste son caractère, de faire partager ses débats de conscience à des lecteurs inconnus.

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Le vertige des falaises : Gilles Paris

Le vertige des falaises : Gilles Paris

Une prison à ciel ouvert !

 

  L' Île renferme des secrets inavoués. Les silences sont plus lourds de sens que des mots bredouillés. Les mensonges enferment cette famille au bord de l'asphyxie dans cette maison vitrée au bord des falaises.

   Marnie, adolescente, assiste à l'enterrement de son père puis de son grand-père. Cela ne semble pas l'affecter. Cette enfant, rebelle, fuit la réalité, se réfugiant derrière des non-dits. Après tant d'années à côtoyer les silences, les mensonges, elle s'est forgée le caractère des insoumis. Les hommes ne prendront pas le pouvoir sur elle. Marnie devient la bouée de secours de deux femmes à la dérive. Olivia, sa grand-mère, a subi des violences physiques de la part d'Aristide qui lui avait construit sa prison de verre. (Monument bâti sur les ruines de son enfance heureuse). Luc, le père de Marnie, abandonne femme et enfant pour se réfugier dans le jeu et les femmes de petite vertu.

 

  Dans ce roman choral, Gilles Paris aborde la violence silencieuse et vicieuse. Il bluffe le lecteur par les divers points de vue apportés.Trois femmes racontent leurs histoires, leurs espoirs et leurs désenchantements. Un roman polyphonique qui donne un pouvoir et une dimension plus accrue à la violence qui se décline sous le mode des coups portés, des cris étouffés, des silences et de l'abandon. 

   À ces trois femmes, il faut ajouter le poids étouffant et castrateur de l'Île (avec un Î majuscule comme une personne à part entière) et le pouvoir de cette maison construite de verre et d'acier qui emprisonne jusqu'à l'agonie.

 

   Ce roman est puissant de rage et de douleur. L'intensité du mutisme accable le lecteur qui voudrait crier pour ces femmes et qui reste impuissant face à l'inconcevable. Gilles Paris agit en maître des sentiments, disséquant, analysant les moindres recoins de l'âme. 

 

   De nouveau, je reconnais à cet auteur ces lettres de noblesse. Encore une fois, je suis restée muette et triste de laisser ses personnages. Dans les romans de Gilles Paris, le lecteur souhaite prolonger l'histoire. Cet auteur a le don de vous faire aimer ces enfants, ces femmes et ces hommes. Le lecteur devient le confident de ces êtres en détresse. Chez Gilles Paris, le lecteur retrouve une sensibilité fine et infinie et une note d'optimisme magnétique.

 

 

- Toi, tu as des yeux, alors profite de ce miracle. Regarde tout, même ce qui est insignifiant, dis-toi que les couleurs ont des nuances, ou des formes, moi je les invente, ce n'est pas pareil. Je ne les ai jamais vues. Toi, il te suffit de soulever la paupière, Je n'essaie pas d'être aveugle, je le suis depuis ma naissance.

(...) Prudence et Géraud ont tenu leur promesse, c'était notre pacte. Aristide a cessé de fréquenter l'église et Côme s'est habitué à ma seule présence. Ni Luc, ni Rose, ni même la petite ne s'en sont doutés et je dois avouer que j'ai su conserver les apparences avec un certain panache. Même si les fêtes et les dîners ont cessé à Glass, en dehors du mariage de Luc et de Rose. La violence m'avait ôté toute joie de paraître . Les portes et les murs épais de Glass ont enterré le reste. La disparition d'Aristide ne m'a ni soulagée, ni attristée. Pour moi l'homme du parasol était mort depuis longtemps. Je cachais quelques pelures d'oignon dans une petite boîte à pilules qu'il m'a suffi de respirer le jour de l'enterrement. Il fallait que l'Île et les miens me voient pleurer. J'avais vécu quarante ans auprès d'un monstre et nous étions quatre à le savoir.

De toutes les maladies, même les plus mortelles, celle-ci s'est imposée comme la plus injuste. La violence est une maladie de l'âme, qu'elle soit sous l'emprise de l'alcool ou de la colère. Rien ne la soigne vraiment sauf peut-être la mort qu'on vient à souhaiter comme une délivrance.

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