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MINECRAFT : Mojang

MINECRAFT : Mojang

     J'ai changé mon fusil d'épaule et me lance dans les jeux vidéo. Vous y avez cru ?! Rassurez-moi, juste un court instant !

 Eh bien, non! Vous êtes toujours sur mon blog littéraire. 

 

   Aujourd'hui, je m'adresse aux parents frustrés par le nombre d'heures que leur gamin passe scotché devant une console. (je ne cite pas tous les modèles, j'en oublierai très certainement et de plus je ne suis pas sponsorisé par une marque en particulier. LOL (termes plus utilisés depuis un demi- siècle par vos enfants)).

 

    Un gamin futé m'a démontré que l'on pouvait s'instruire et enrichir son jeu en lisant une édition spécialement conçue pour créer un monde virtuel et vivre de magnifique aventure. Donc, s'en plus attendre, j'ai lu deux manuels : "Construction, le guide officiel" et "Redstone, le guide officiel". Ces deux livres regorgent d'astuces pour construire tes maisons, ton village, en bref ton univers. Ils exploitent tous les matériaux de construction utilisables. Des joueurs expliquent leur cheminement de construction. Les photos mettent en relief les techniques exploitées. Les termes sont choisis et révèlent d'une bonne connaissance du français (ça c'est pour les parents inquiets du langage usité).

 

    Pour infos, les accrocs de jeux lâchent volontiers leur manette pour s'octroyer un moment de lecture. Ne dit-on pas que chaque lecture développe l'intellect quel que soit le support?

    Bonne lecture et bonne construction !

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Sur la terre comme au ciel : Davide Enia

Sur la terre comme au ciel : Davide Enia

   Chaque décennie emporte avec elle une lutte ( la Guerre Mondiale pour certains, la guerre mafieuse pour d'autres). Fraternité d'homme face à l'absurdité du combat, la guerre sanglante rend muet des hommes, en terrasse d'autres et hypnotise les plus fidèles. La guerre se fige dans les poings du boxeur. Cette lutte se concentre dans deux hémisphères: celle du corps physique combattif et viril et celle du mental avec cette notion de résistance et de domination. 

 

    Ce roman relate, dans une quête d'identité, les fondements de la boxe. Bienvenue à Palerme en 1980, Davidù s'initie grâce à son oncle à la boxe. La dure réalité de la violence des guerres mafieuses se superpose aux retours en arrière sur l'évolution de la boxe. Le narrateur utilise à la fois le présent de narration pour camper son personnage principal dans cette réalité et à la fois des notions concrètes du passé qui donnent une crédibilité au héros. 

 

   Le bémol de ce roman est la difficulté à comprendre le schéma narratif. J'avoue avoir éprouvé des difficultés concernant la technique de passage d'un personnage à l'autre. Les passages principaux que j'ai appréciés se résument dans la vie de ce grand-père magnifique, simple, absent dans les mots mais tellement présent par son identité. Parfois des hommes brillent plus par leur charisme que par leur phrasé. Le grand-père est. (tout simplement). Certes les autres personnages partagent leur vie, leur évolution mentale à travers un sport technique et artistique. La violence du sport est temporisée par cette aventure humaine.

 

   J'ai apprécié la découverte de cette famille italienne ancrée dans ses racines. Les liens du passé, embrumé d'amour et de passion pour la boxe cimentent cette famille. Le lecteur entre dans cette Italie profonde et poétique. 

 

L'humiliation brûle plus fort que les coups reçus.
"Ce fut mon premier vrai combat de boxe. Je pensais que l'affrontement physique était surtout une question de puissance. Être celui qui frappe le plus fort, être le plus méchant. Les coups du Nègre non seulement défonçaient son adversaire mais ils étaient beaux à voir. Ce qui détruit, c'est ce qui est précis, et pas ce qui est fort. Il m'avait démoli la gueule. Il fallait qu'il soit mon maître."

Au bout de ces deux jours interminables, on apporta une ration d'eau. C'était la quantité pour trois jours, annoncèrent les gardes. Francesco D'Arpa sentit sur lui le regard des autres prisonniers: Les soldats lui reconnaissaient, au-delà de son grade, l'autorité pour prendre les décisions nécessaires à leur survie. Quand on est épuisé, on remet sa propre existence entre les mains d'un autre, en espérant qu'il aura assez de force pour ne pas tomber.

"C'est bizarre que nous, qui sommes sur une île, nous ne mettions pas nos morts sur des barques, la nuit, comme ça la mer les emporterait au loin et nous resterions à regarder les feux qui disparaissent à l'horizon de la vie.
- Les cimetières existent parce que savoir que le mort est dans un endroit précis, c'est une consolation.
- D'accord, mais quel autre endroit pourrait être plus précis que le coeur ?"

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Concours venant de l'espace !!!

Concours venant de l'espace !!!

Thomas Pesquet, en direct de l'espace, lance un concours ludique et ambitieux adressé aux jeunes écrivains. Ceux-ci auront le privilège de poursuivre l'aventure du "Petit Prince" fraîchement débarqué sur une huitième planète. 

 Deux textes seront sélectionnés et lus par cet astronaute, qui nous fait tant rêver, dès son retour sur terre.

 

 Á vos stylos, ordi...le concours s'achève le 28 février 2017! 

 

 Je m'adresse aussi aux profs de français, de science ou d'histoire : C'est une occasion en or de faire découvrir à vos élèves, dans un premier temps, "le petit prince" de Saint Exupéry, dans un deuxième temps, de leur permettre d'unir les sciences et la littérature et enfin dans un troisième de leur permettre de s'épanouir à travers l'écriture d'un texte. (pas noté, ah! ah!)

 

 Eh! pas besoin d'être en classe pour proposer vos textes ! Éclatez-vous ! Inventez votre nouveau monde, des rencontres fabuleuses !

 

Pour plus d'infos: http://www.culturetheque.com/exploitation/CHE/concours-ecriture-mission-proxima.aspx

Concours venant de l'espace !!!
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Le premier givre : Arsène Houssaye

Le premier givre : Arsène Houssaye

Une petite présentation du poète :

 

  Arsène Houssaye, né Housset en 1815, se distingue par la direction de plusieurs revues littéraires dont L'artiste et La Presse. Ses collaborateurs ne sont autres que Gautier, Nerval, Baudelaire, de Banville, Esquiros.... Il est nommé administrateur général de la Comédie Française. Il se frotte à la politique sans succès. Son succès théâtral englobe son désir de faire connaître les textes de Victor Hugo, Alexandre Dumas...

Il s'essaie avec succès au genre du roman, au théâtre et à la poésie. Un artiste accompli.

 

Explication succincte du poème :

 

  ce poème décline sur fond de mélancolie, l'hiver qui endort la vie. Le froid retire doucement le sentiment d'une vie agréable. Dès le début du poème, la sentence s'abat sur le vallon. Tout le thème de l'hiver se symbolise dans des termes funéraires : tombe, linceul, vieux, famine...

 L'hiver ne revêt pas un doux visage, il devient messager de la mort. 

 

 Très beau poème !

L'hiver est sorti de sa tombe, 
Son linceul blanchit le vallon ; 
Le dernier feuillage qui tombe 
Est balayé par l'aquilon.

Nichés dans le tronc d'un vieux saule, 
Les hiboux aiguisent leur bec ; 
Le bûcheron sur son épaule 
Emporte un fagot de bois sec.

La linotte a fui l'aubépine, 
Le merle n'a plus un rameau ; 
Le moineau va crier famine 
Devant les vitres du hameau.

Le givre que sème la bise 
Argente les bords du chemin ; 
À l'horizon la nue est grise : 
C'est de la neige pour demain.

Une femme de triste mine 
S'agenouille seule au lavoir ; 
Un troupeau frileux s'achemine 
En ruminant vers l'abreuvoir.

Dans cette agreste solitude, 
La mère, agitant son fuseau, 
Regarde avec inquiétude 
L'enfant qui dort dans le berceau.

Par ses croassements funèbres 
Le corbeau vient semer l'effroi, 
Le temps passe dans les ténèbres, 
Le pauvre a faim, le pauvre a froid 

Et la bise, encor plus amère, 
Souffle la mort. — Faut-il mourir ? 
La nature, en son sein de mère, 
N'a plus de lait pour le nourrir.

 

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L'EPÎTRE III : textes collectifs

L'EPÎTRE III : textes collectifs

  Pour ceux qui me suivent, cette révélation, ils la connaissent, depuis quelque temps, j'adore découvrir de nouveaux écrivains. Et quelle ne fut pas ma joie en recevant un opus édité par un étudiant universitaire suisse Matthieu Corpataux !

  L'épître est en premier lieu une revue littéraire qui se développe sur la toile avec un succès grandissant. Le concept se traduit par la publication de textes courts envoyés par des anonymes (qui deviendront des grands pour certains) et validés par un groupe de lecteurs. La ligne éditoriale se veut ouverte et permissive. Le seul mot d'ordre est "texte court".

 

  Cet opus recueillent des textes poétiques, en prose ou théâtraux. Chaque lecteur y trouve son compte. Pour cette troisième édition, l'accent porte principalement sur le moi et son rapport au monde et le moi face à la création. 

  Ce "petit" recueil est l'aboutissement d'une quête de créativité. Je le conseille car le lecteur se laisse amadouer par les récits riches en réalisme et en sincérité. Chaque écrivain apporte sa part de sensibilité, de névrose face à la réalité du monde. 

 

 La structure de "Désespoir" agrippe le poème dans l'esprit du lecteur. Il oscille entre les sentiments et la police d'écriture choisie. Le lecteur ne pourra rester insensible à la beauté de cette femme confrontée à sa propre décision dans "Sur le seuil".

 

 Je pourrai que trouver des superlatifs concernant ses textes savamment sélectionnés, mais le mieux que vous puissiez faire : c'est de vous procurer cet opus et de le partager.

Prendre la parole - oui mais à qui? La dérober, la dévêtir des tissus mensongers, des apparats en mascarade, trousser les jupons de cette langue qui faisait son lit dans toutes les bouches, c'est ça qu'il aurait fallu. Je le pensais. Sauf que je n'avais pas l'âme voleuse : chiffonnière des mots, je pensais les acheter à la criée. Je chipais quelques lettres, je les faisaient miennes, en inscrivant au revers d'elles les initiales de mon timbre, celui qui viendrait. (La parole au ventre de Sophie Jaussi)

(...) et puis
soudain
on croise son reflet dans la vitrine
le reflet effrayant de celui qu'on n'est pas
qu'on n'a jamais eu le courage de devenir (...)

(Grandes villes de Benjamin Eichenberger)

Plus de voix au chapitre
Le désert à la page
Y a le vide qui s'installe.
Beaucoup de mots s'envolent
Du roman qui s'épuise,
Le silence respire !
Je vire dans le blanc
Je neige sur ma page.
L'encre s'éthérifie.
Des larmes d'innocence
Nettoient les traces noires
qui couraient sous mes doigts.

(Page vide de Guy Sansonnens)

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Les princes charmants n'existent pas : Maïa Brami

Les princes charmants n'existent pas : Maïa Brami

  Quand un roman d'ado commence par une lettre adressée à Ava (non vous ne rêvez pas à Ava Gardner!), le lecteur se réjouit de prolonger sa lecture. 

 

  Cendrillon, La Belle au bois dormant et toutes les autres ont tiré leurs révérences pour laisser place à de vraies ado. en quête d'équilibre. Faites place nette ! La vraie vie ne se résume pas à un conte merveilleux avec une fin parfaite.

 

  Nora découvre, dans son bac à géranium, une lettre de rupture adressée à un de ses voisins. D'abord hésitante, elle décide de rendre la missive au destinataire et lui glisse un mot pour le réconforter. S'ensuit une découverte épistolaire qui ravit Nora. Mais la réalité rattrape souvent les rêves. Nora, osera-t-elle rejoindre le monde qui l'entoure?

 

  Revenons sur Nora, une jeune fille frustrée par son corps, son absence de poitrine qui se cache derrière les sweat-shirts extra-larges de son père. Elle se considère étrange et hors du temps, tandis que sa seule amie est épanouie, amoureuse et belle. Durant cette aventure amoureuse, elle apprend que les illusions sont trompeuses et que chaque ado vit avec ses frustrations. Nora se dressait un portrait idéalisé de ses camarades de classe qui s'avèrent aussi paumés qu'elle. 

  Réussira-t-elle à s'affranchir de ses angoisses pour enfin s'ouvrir au monde et tomber amoureuse du tendre Rodrigue?

 

  Un roman, à conseiller à tous vos ados en quête d'identité. Vous trouverez dans ce livre une vraie plongée dans l'univers de vos ados. L'histoire est très bien structurée. Les lectrices s'identifient rapidement à Nora et retrouvent au travers des personnages des traits de leur propre caractère. 

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Bienvenue 2017

L'année 2016 s'achève dans cette nuit du 31

Plus rien ne la retient

Elle a fait son petit bonhomme de chemin

Parfois semant de doux regrets, des tristesses infinies

Parfois grisant de purs moments de poésie.

Cependant, elle fige sa part de bonheur.

Au revoir 2016, place à 2017 

qui attend impatient de nous faire découvrir ses douces facettesBonne Année 2017

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Le père de Noël, il est trop cool!

Le père de Noël, il est trop cool!

Je remercie le père Noël pour toutes ses charmantes attentions: Une très belle virée en Italie dans les années 80 aux bras de Davide Enia dans "Sur cette terre comme au ciel "; une plongée en immersion dans les mensonges à travers "La vérité et autres mensonges" de Sascha Arango; un piège paranoïaque et jubilatoire dans les lignes de " La fille du train" de Paula Hawkins et une "chanson douce" de Leïla Slimani à ne pas fredonner à l'oreille des enfants.

 

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Calendar de l'avent : 23 décembre /23ème présent

Calendar de l'avent : 23 décembre /23ème présent

Un petit tour à la cour de Louis XIV, sur le ton de la comédie et du ballet, cela vous tentera-t-il?

Merci Molière de nous régaler par ses exagérations, ses aberrations quant à l'obsession d'Argan envers la maladie dans "le malade imaginaire". Il s'entoure de médecins qui se jouent de lui pour le plus grand plaisir des spectateurs. Des intrigues se nouent autour de cette folie : Béline, la seconde femme d'Argan, manigance pour toucher l'héritage; Toinette complote pour aider Angélique et Cléante se déguise pour conquérir sa belle.

Le comique est de rigueur et la joie de replonger dans la lecture d'une pièce de Molière reste intacte. Bon voyage dans la mélodie des textes du XIVème siècle.

 

Calendar de l'avent : 23 décembre /23ème présent

ARGAN.- Monsieur Purgon m’a dit de me promener le matin dans ma chambre, douze allées, et douze venues ; mais j’ai oublié à lui demander, si c’est en long, ou en large.

TOINETTE.- Il faut absolument empêcher ce mariage extravagant, qu’il s’est mis dans la fantaisie, et j’avais songé en moi-même, que ç’aurait été une bonne affaire, de pouvoir introduire ici un médecin à notre poste, pour le dégoûter de son Monsieur Purgon, et lui décrier sa conduite. Mais, comme nous n’avons personne en main pour cela, j’ai résolu de jouer un tour de ma tête.

BÉRALDE.- C’est qu’il y en a parmi eux, qui sont eux-mêmes dans l’erreur populaire, dont ils profitent, et d’autres qui en profitent sans y être. Votre Monsieur Purgon, par exemple, n’y sait point de finesse ; c’est un homme tout médecin, depuis la tête jusqu’aux pieds. Un homme qui croit à ses règles, plus qu’à toutes les démonstrations des mathématiques, et qui croirait du crime à les vouloir examiner ; qui ne voit rien d’obscur dans la médecine, rien de douteux, rien de difficile ; et qui avec une impétuosité de prévention, une raideur de confiance, une brutalité de sens commun et de raison, donne au travers des purgations et des saignées, et ne balance aucune chose. Il ne lui faut point vouloir mal de tout ce qu’il pourra vous faire, c’est de la meilleure foi du monde, qu’il vous expédiera, et il ne fera, en vous tuant, que ce qu’il a fait à sa femme et à ses enfants, et ce qu’en un besoin il ferait à lui-même.

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Calendar de l'avent: 21 décembre /21ème présent

Calendar de l'avent: 21 décembre /21ème présent

Un Noël réussi est toujours accompagné d'un sapin décoré et lumineux ! 

Guillaume Apollinaire personnalise le sapin. A travers ce poème, vous retrouverez dans une première lecture la magie du sapin et dans la seconde lecture une philosophie sur la création poétique.

Les sapins

Les sapins en bonnets pointus

De longues robes revêtu

Comme des astrologues

Saluent leurs frères abattus
Les bateaux qui sur le Rhin voguent

Dans les sept arts endoctrinés

Par les vieux sapins leurs aînés

Qui sont de grands poètes

Ils se savent prédestinés
A briller plus que des planètes

A briller doucement changés

En étoiles et enneigés

Aux Noël bienheureuses

Fêtes des sapins ensongés
Aux longues branches langoureuses

Les sapins beaux musiciens

Chantent des noëls anciens

Au vent des soirs d’automne

Ou bien graves magiciens

Incantent le ciel quand il tonne

Des rangées de blancs chérubins

Remplacent l’hiver les sapins
Et balancent leurs ailes

L’été ce sont de grands rabbins

Ou bien de vieilles demoiselles

Sapins médecins divagants
Ils vont offrant leurs bons onguents

 

Quand la montagne accouche

De temps en temps sous l’ouragan

Un vieux sapin geint et se couche. 

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