Qui garde, en souvenir, dans un coin de sa mémoire, ces mélancoliques refrains? Apollinaire inscrit ce poème dans son recueil "Alcools" qui scandalisa les bien-pensants. Dans ce recueil, il dépeint la souffrance d'un poète face à l'échec amoureux.
Ce poète rejoint Blaise Cendrars dans son désir de moderniser la poésie. Celle-ci n'a pas besoin de ponctuation. Elle respire au travers des vers. Cette suppression de ponctuation crée des images différentes dans l'esprit du lecteur. L'absence de point, de virgule permet à la Seine de couler sans retenue comme le chagrin du poète. Quand le poète souffre, la poésie ne permet aucune contrainte. Le flot des sentiments doit réussir à se tarir au grès des heures qui s'égrènent.
Il faut souligner que l'on doit à Guillaume Apollinaire "le surréalisme" dont il est un des pionniers. Il attribuera son nom à ce nouveau mouvement littéraire.
Si vous visitez la capitale ou y demeurez, marchez sur le pont mirabeau et vous découvrirez avec plasir la plaque reprenant les
premiers vers de ce merveilleux poème avec la signature de son créateur.
Le Pont Mirabeau
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je
demeure
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Le narrateur propose à son fils de partir en voyage, non pour se distraire à Disneyland ni dans aucun autre parc digne de ce nom; mais de s'envoler
sur un tapis volant, chiné au marché de Saint-Ouen, chez le seul chinois sur la place pour découvrir la planète que son père et sa génération lui légueront.
Yasmina Khadra emmène son lecteur dans les rues hostiles de Kaboul. Des hommes et des femmes vivent un véritable traumatisme, persécutés par les Taliban. Chacun reste prostré dans ses
conditions. Atiq, le geôlier de la prison pour femme, vit un véritable enfer. Sa femme est souffrante mais il ne peut la répudier car elle lui a sauvé la vie durant la guerre opposant Kaboul aux
soviétiques. Moshen vit avec une femme moderne qui désire vivre hors de sa prison, sa tchadri.
J'avoue découvrir cet auteur avec un certain plaisir. Je l'ai croisé dans les allées de "L'été du livre" où il dédicaçait ce roman avec timidité. Il
signe son second roman. Son premier roman porte le doux titre "Sous la bannière étoilée", publié en 2009.
