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Des livres pour la Saint-Valentin

Pour les amoureux en quête d'un cadeau, hors le bouquet traditionnel de roses et la sortie au restaurant, voici quelques lectures sympathiques:

 

 

L'amour dure trois ans de Frédéric Beigbeder

L'amour dure trois ans de Frédéric Beigbeder

le vieux qui lisait des romans d'amour de Luis Sepulveda

le vieux qui lisait des romans d'amour de Luis Sepulveda

Les jeux de l'amour et du hasard de Marivaud

Les jeux de l'amour et du hasard de Marivaud

Je l'aimais d'Anna Gavalda

Je l'aimais d'Anna Gavalda

Pour info, il ne faut pas retenir une date pour dire à celui ou celle qui partage notre vie qu'on l'aime. Le plaisir d'un livre glissé sous l'oreiller pour dire qu'on est heureux accroît le bonheur.

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Colère noire : Jacques Saussey

Colère noire : Jacques Saussey

   J'avoue lire beaucoup et vouloir rattraper mes années sans lecture. Donc je découvre des auteurs reconnus et dont malheureusement je n'avais jamais découvert le talent. 

 

   Jacques Saussey fait partie de cette catégorie. Cependant, la découverte de son dernier roman publié aux  Editions French Pulp m'a redonnée l'envie de découvrir des romans policiers.

 

   Un homme, puissant, en lien avec la politique et les affaires (parfois obscures) est retrouvé électrocuté dans sa baignoire. Tout porte à croire à un accident tragique (à la mode Claude François) mais cela est sans compter sur un policier de génie au flair infaillible. L'enquête s'avère palpitante. Quelques ombres au tableau attestent que cet accident est bien un meurtre. D'autres morts suspectes se greffent à l'intrigue principale. Pas de doute, l'enquête semble mener à des personnages puissants.

 

   Le lecteur est tenu en haleine et voudrait bien comprendre les raisons de cette mort trop suicidaire. L'action regorge de rebondissements. Aucun doute, quelqu'un tire les ficelles de cette fâcheuse affaire mais qui? Jacques Saussey sème des informations au fur et à mesure de l'avancée de l'enquête.

 Les éléments se dissolvent au détour des pages. L'action ne manque pas de suspens et de piquant. Jacques Saussey laisse ourdir les stratégies machiavéliques de ce meurtrier de l'ombre. Aucun nom, des conversations cachées, des actes puissants et déterminés tissent la trame de ce roman policier qui tient en haleine son lecteur. Le lecteur émet des spéculations mais se fait balader par le talent de cet auteur prolifique.

 

  Envie de découvrir un vrai polar, c'est dans la lecture de "Colère Noire" que votre envie d'enquête se concrétisera.

Tous ses amis politiques lui tournaient le dos, au fur et à mesure que la réussite se dérobait. Et pourtant, il avait mouillé sa chemise pour certains d'entre eux. Il avait aider à financer des campagnes, à bâtir des carrières, à générer des courants d'influence. Il s'était même parfois sali les mains, mais toujours avec intelligence, sans se faire prendre, sans laisser de traces. Mais pour cette sorte d'amis, la reconnaissance n'était qu'un mot vide de sens, et il se retrouvait aujourd'hui seul devant ses problèmes, seul face au néant qui s'ouvrait devant lui. Un gouffre qui allait l'engloutir s'il ne réagissait pas rapidement. Il se sentait vulnérable, sentiment extrêmement désagréable auquel il n'était pas habitué, et qu'il s'apprêtait à rejeter avec violence.

Il entrouvrit la fermeture de son sac et posa la main sur l'étui en cuir, cherchant dans ce contact un peu de force dont il allait avoir besoin au cours de la nuit. Ses doigts suivirent les courbes de l'arme sous la peau de cerf, et il avala la boule de salive qui lui était montée dans la gorge.
Tout allait bien se passer.
Demain soir, tout cela ne serait plus qu'un mauvais souvenir.
Un très mauvais souvenir.

Taillard et Diran s'étaient affrontés, ils avaient perdu tous les deux. Magne jeta un regard désabusé sur son insigne et son arme posés sur le sol. Des hommes comme eux, son monde à lui en était rempli, à Paris comme dans les recoins les plus isolés du monde. Il n'y aurait jamais de fin à cette lutte.

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Un jour on fera l'amour : Isabelle Desesquelles

Un jour on fera l'amour : Isabelle Desesquelles

Relation amoureuse passée au vitriol.

   Une rencontre amoureuse s'est aussi et principalement la jonction entre deux vies, avec un passif plus ou moins houleux, saupoudré de relations amoureuses. Rosalie Sauvage et Alexandre, deux personnages sur le fil du rasoir qui se raccrochent à des souvenirs ou à des espoirs. Alexandre tombe amoureux de la nuque d'une jeune mariée dans une boutique de robe nuptiale. Son père a été incinéré le matin même et cette nuque est un refuge. Cependant, cette rencontre le hante. La vie d'Alexandre se superpose au rythme des séances de cinéma qu'il visionnait avec son père. Quant à Rosalie, elle brade sa vie se jetant à corps perdu dans une profession qui ne lui convient plus et dans des liaisons pathologiques. 

 Se rencontreront-ils comme dans un bon film romantique?

 

   Ce roman replace les grands rêves de passion amoureuse dans une réalité abrupte et sans concessions. La vie cabossée de ses deux personnages plante le décor des désirs refoulés de chacun de rencontrer le grand amour. Au début du roman, le lecteur découvre deux personnages blessés, il désire les apprivoiser comme deux oisillons tombés de leur nid. Le lecteur désire que cette rencontre improbable se produise. Isabelle Desesquelles s'apparente à un maître d'orchestre qui mène ses personnages vers leur destiné amoureuse.

 

 

Ce qui est sous nos yeux peut aussi être inaccessible. Elle est là, à cinq mètres devant moi et quelque chose me souffle qu'elle est la femme de ma mort parce que c'est ça non, la femme d'une vie? On veut être avec elle quand la mort arrive. Et lorsqu'un autre devient pour nous unique, que l'on veut le garder, on se garde soi.

Rien ne nous séparera.

- Elle aurait eu le même silence, j'en suis sûr. Tu vois, ce qui vous manque à tous les deux, c'est l'autre. Mais attention, c'est une tornade cette fille, elle te fatiguerait, Alexandre, elle fait tout à cent à l'heure. Alors que toi, t'es tellement lent, on ne te voit pas bouger. Et aussi vous rêvez à voix haute, sauf qu'elle, ses rêves, elle les vit.
- Elle les vit ou elle croit les vivre?

(...) Sur le grand écran, les images sont bien plus qu'un souvenir d'eux, ce faisceau de lumière, il traverse l'espace, passe au-dessus des spectateurs et voyage dans le temps. Car tant que nous regardons ces humains plus grands que nous, ils revivent devant nous, pour nous et avec nous. C'est peut-être cela et uniquement cela le cinéma : faire revivre les morts. Alors oui, cette lanterne agitée dans la nuit est bien magique. Alexandre cale aussi le son au millimètre, il n'arrive pas à regarder un film s'il pense qu'il serait mieux un tout petit peu plus fort, la projection en est gâchée. Le réglage standard au Rosebud, on ne connaît pas, son père ne le concevait pas. Ils en auront lancé des bouts de film, des bouts de dialogues, d'ambiance sonore, de musique ; ils testaient à différentes places afin de trouver, non pas le bon réglage mais le réglage unique pour ce film et pas un autre. Alexandre est en train de le faire pour la dernière fois. Il ne faut pas rater les premières et les dernières fois, ou alors on y repense toute sa vie, et c'est qu'on risque de rater.

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Le secret de kimi : conte de corbeau , illustré par Christian Offroy

Le secret de kimi : conte de corbeau , illustré par Christian Offroy
Le secret de kimi : conte de corbeau , illustré par Christian Offroy

   Simplement magnifique! Vous me direz que cet adjectif est un peu rapide, néanmoins laissez vous emporter par le graphisme de ce conte.

    L'histoire puise son origine dans les contes indiens où le sage apprend à l'enfant le respect du monde et de ses traditions. Kimi, une enfant splendide aux yeux emplis de mystère, acquiert des leçons de vie, dans un tipi, entourée de sa grand-mère et de la nature bienveillante. 

 

   Ce conte cristallise une parenthèse poétique. Les aquarelles font partie intégrante de l'essence de ce livre. Regardez les prunelles de cette enfant, elles révèlent une part de mystère. Le choix de la calligraphie rejoint celle des livres anciens. Tous les lecteurs poursuivent ce rêve fantastique de voler et de communier avec la beauté des papillons. 

 

   Un conte purement féérique qui ravira les jeunes filles qui reconnaîtront à coup sur un joyau à faire pâlir les copines !

 

   Couleur Corbeau est une jeune maison d'édition talentueuse à qui je souhaite une belle prospérité.

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Plus folles que ça tu meurs : Denise Bombardier

Plus folles que ça tu meurs : Denise Bombardier

Atteindre 60 ans est parfois une rude épreuve et ce roman ne voilera pas la face du lecteur. Stoppons-nous un moment de lire des romans sur la vie sexuelle  trépidante des quarantenaires pour nous intéresser à celles des sexagénaires.

 La narratrice affublée des copines, de sa fille névrosée, délie les langues sur la perception des corps passés la ménopause. Elles repeignent le décor de leur vie amoureuse, se  délectent de repas très arrosés et se cachent derrière des vies bien remplies.

 Peur de vieillir, Denise Bombardier glisse dans son roman léger les clefs d'une vieillesse réussie : plus de tabou, juste le désir de vivre sereinement (avec quelques coups de pouce chirurgicaux).

 Le lecteur contemple, s'incruste dans les réunions entre copines comme le dernier des confidents. Il reste muet, attentif aux révélations truculentes. 

 Ce roman concentre un florilège d'anecdotes qui calmeront les angoisses de la vieillesse (dont je ne citerai pas les noms). Chacune des protagonistes vit avec ses névroses, fuit sa propre angoisse de la mort , de la maladie et surtout de la solitude. 

 Le lecteur pourra émettre quelques réserves sur les problèmes de ces dames qui ont un niveau de vie qui leur permet de fuir certaines réalités. 

 Cependant, le point de vue adopté par cette auteure canadienne apporte une vision neuve et moderne de la femme sexagénaire qui souffre des mêmes maux que les autres femmes à chaque âge. 

Un anniversaire est un moment excitant tant que l'on peut multiplier par deux notre âge et que le chiffre indiqué sur le gâteau évoque encore la jeunesse. Il devient problématique, en revanche, à partir d'environ vingt-cinq ans, quand on saisit qu'on atteindra un jour le double, soit la moitié d'un siècle. À cet âge, les hommes fanfaronnent encore et les femmes se regardent peu dans la glace, à tout le moins sans insistance. Ensuite, le rythme des visites chez le docteur remonteur de figure et compresseur de ventre se fait plus régulier. Et, à la fin de la quarantaine, on rêve d'un abonnement avec tarifs réduits.

En effet, je comprends un peu ces femmes qui n'acceptent plus de coucher qu'avec des ex. Être en terrain connu rassure et réduit les mauvaises surprises. D'autant qu'un fossé quasi infranchissable existe entre les fantasmes sexuels de la jeunesse et leur réalisation par des corps sexagénaires. Les prouesses de gymnaste comportent des risques pour les vieux, c'est connu. Quant à certaines pratiques amoureuses, elles apparaissent grotesques une fois franchie une limite de fraîcheur. La vieille et confortable position du missionnaire demeurant d'une efficacité sans failles pour les gens du troisième âge capables de ne pas bouder leur plaisir, recourons-y avec joie. Contrairement à ce que certains jeunes prétentieux qui font de plus en plus appel aux pilules bleues, dit-on, aiment à croire, l'amour physique n'a pas d'âge quand on se connaît bien. Et moi, avant de retrouver ma peut-être future conquête, je savais ce que je valais et aimais.

Charles veut m'offrir un diamant, mais n'ose pas le choisir lui-même. Je lui ai pourtant donné ma bénédiction : un homme qui offre un saphir Padparadscha n'a pas besoin de l'assentiment de celle qui le recevra. "Oui mais le diamant de mariage est plus symbolique", m'a-t-il dit. Pour toute féministe affranchie appréciant les bijoux, existe-t-il plus miraculeux qu'un homme traditionnel dans la vie ?

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La vérité et autres mensonges : Sascha Arango

La vérité et autres mensonges : Sascha Arango

   Méfiez-vous de tout ! Les écrits déroutent la vérité, mais quelle vérité ? La vôtre ? Celle des faits? ou votre volonté à la masquer?

 

   Un auteur de génie se retrouve confronté à un dilemme : avouer la vérité à sa femme sur sa liaison et la naissance d'un futur enfant ou se débarrasser de l'élément perturbateur. Son choix est enfin arrêté cependant la suite des évènements risquent de corrompre les éléments. 

 

 Qui est donc Henry ? D'où vient-il ? Et ce cadavre encombrant (pas celui dans le placard, quoique? mais celui plongé dans la mer) ? Ce camarade de retour du passé? Et enfin, cette police bien conciliante à son égard? 

 Sans aucun doute, vous y perdrez votre latin (si vous l'avez possédé un jour- cela reste votre part de vérité-.)

 

 Ce thriller questionne tous les fondements du principe de vérité. Le lecteur est promené comme un pantin dans les divagations du protagoniste. Les détails de l'histoire perturbent le lecteur qui engrange de nombreuses difficultés sur le caractère insaisissable, narcissique et pathologique du narrateur. Néanmoins, la volonté de connaître la vérité taraude le lecteur.

 

 Rien à faire : Vous lirez ce roman policier jusqu'au bout !

(...)Il serait resté invisible - un art en soi. Certes, la lutte pour la vie est excitante, c'est le manque qui donne du prix aux choses, l'argent perd sa signification dès lors qu'on en possède en abondance. Tout cela est vrai. Mais l'ennui et l'indifférence ne sont-ils pas un tribut acceptable en échange d'une vie de bien-être et de luxe, et en tout cas préférable à la faim, à la souffrance et aux dents gâtées? On n'a évidemment pas besoin d'être célèbre pour être heureux, d'autant qu'on confond trop souvent popularité et valeur, mais depuis qu'Henry avait quitté l'obscurité où se meut tout un chacun pour entrer dans la lumière de l'homme d'exception, il jouissait d'une existence incomparablement plus confortable. C'est pourquoi il ne s'occupait depuis des années qu'à maintenir le statu quo. Il n'était pas question pour lui d'en obtenir plus. Là-dessus, il demeurait réaliste. Même si c'était ennuyeux.

Il décida de vérifier. Au kilomètre huit, il tourna en direction de la falaise - au milieu de rentrer à la maison, ce qui aurait été beaucoup plus raisonnable, mais tout amateur de polar sait que les meurtriers reviennent fréquemment sur les lieux de leur crime, où ils se font arrêter. Ils le font parce qu'ils sont sentimentaux, parce qu'ils sont curieux de savoir, comme tout être humain, certains le font par vanité et d'autres par regret, ils suivent l'appel de leur conscience. Une dernière catégorie le fait par scepticisme, ceux-là ne veulent pas croire qu'ils ont vraiment été capables de commettre un tel acte. Quant à Henry, après sa visite à la morgue il était arrivé à la conviction que la police croyait à un accident. Il n'y avait donc aucune raison de ne pas aller vérifier où gisait sa femme et ce qu'il était advenu d'elle entre-temps. C'est ce que Martha aurait attendu de lui, pensait-il.

Henry Hayden disparut sans laisser de traces avant la parution du roman. Contre toute attente, le livre ne fut pas un best-seller. Les critiques écrivirent que la fin était perturbante et bizarre. Un an après la disparition de Hayden, Obradin Basarié reçut une carte postale non signée, sur laquelle il était écrit à l'encre marron, d'une écriture fine :
Toujours seul plutôt que jamais.

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Constance, Guide touristique à l'usage des aveugles : Alexandre Friederich

Constance, Guide touristique à l'usage des aveugles : Alexandre Friederich

   Caractérisé de "conte drolatique"j'associerai ce récit plus aisément au théâtre de l'absurde. Un narrateur, écrivain de guide touristique, vous décrit sa traversée de Constance de manière burlesque et décalée. Il ne faut pas oublier une notion fondamentale sur la portée de ce guide destiné aux aveugles : faire voir une ville à des aveugles!

 

   Récit court, truffé de découvertes architecturales (à la Chancellerie) et culinaires (séance kepap à ne pas rater) qui se dévore comme un guide touristique pour éviter les voyageurs.

    Alexandre Friederich absorbe le lecteur dans sa folie narrative et pédestre. 

 Humour décapant et décalé résultant d'un phrasé rythmé et musical mais aussi d'une virée bien alcoolisée. Très belle découverte !

Ce bâtiment de chancellerie de la Markstätte, ce bâtiment où le garçon à la machette devait avoir sa garçonnière, me laissait perplexe : fallait-il proposer la visite d'un lieu désincarné? Mais comment ne pas mentionner la chancellerie de Constance ? Et si l'un des aveugles débarqués en touriste était capturé par les excentriques du Paradies, véhiculé sur un banc, condamné à revivre les soubresauts de l'histoire ? Certes, l'offre des réjouissances ! Mais un guide de poche doit aussi prévenir le badaud des risques encourus. Il éclaire le tableau et dans le même temps en chasse les ombres.

Et not :"pour Moi. Voir avec Gast comment il fait pour donner à voir à des aveugles ce qui est invisible même pour un voyant."

(...) Je ne peux pas. À cause du yo-yo. J'étudie le yo-yo; Vous savez à quoi ça sert le yo-yo ? À monter et à descendre. Quand je monte, je me me penche en avant, quand je descends, je me penche en arrière. Pas le yo-yo. il est constant, droit. C'est une leçon de tenue. C'est cette leçon que j'attends.
- Et ça te mènera où?
- À l'Université. Département de mathématiques et de sciences naturelles. Et vous? Vous montez ou vous descendez?
- Je vais en ville.
- Alors, vous descendez. Je croyais que vous cherchiez le sommeil.
- Qui te l'a dit?
_ C'est jour de marché aujourd'hui, les nouvelles vont vite.

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MINECRAFT : Mojang

MINECRAFT : Mojang

     J'ai changé mon fusil d'épaule et me lance dans les jeux vidéo. Vous y avez cru ?! Rassurez-moi, juste un court instant !

 Eh bien, non! Vous êtes toujours sur mon blog littéraire. 

 

   Aujourd'hui, je m'adresse aux parents frustrés par le nombre d'heures que leur gamin passe scotché devant une console. (je ne cite pas tous les modèles, j'en oublierai très certainement et de plus je ne suis pas sponsorisé par une marque en particulier. LOL (termes plus utilisés depuis un demi- siècle par vos enfants)).

 

    Un gamin futé m'a démontré que l'on pouvait s'instruire et enrichir son jeu en lisant une édition spécialement conçue pour créer un monde virtuel et vivre de magnifique aventure. Donc, s'en plus attendre, j'ai lu deux manuels : "Construction, le guide officiel" et "Redstone, le guide officiel". Ces deux livres regorgent d'astuces pour construire tes maisons, ton village, en bref ton univers. Ils exploitent tous les matériaux de construction utilisables. Des joueurs expliquent leur cheminement de construction. Les photos mettent en relief les techniques exploitées. Les termes sont choisis et révèlent d'une bonne connaissance du français (ça c'est pour les parents inquiets du langage usité).

 

    Pour infos, les accrocs de jeux lâchent volontiers leur manette pour s'octroyer un moment de lecture. Ne dit-on pas que chaque lecture développe l'intellect quel que soit le support?

    Bonne lecture et bonne construction !

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Sur la terre comme au ciel : Davide Enia

Sur la terre comme au ciel : Davide Enia

   Chaque décennie emporte avec elle une lutte ( la Guerre Mondiale pour certains, la guerre mafieuse pour d'autres). Fraternité d'homme face à l'absurdité du combat, la guerre sanglante rend muet des hommes, en terrasse d'autres et hypnotise les plus fidèles. La guerre se fige dans les poings du boxeur. Cette lutte se concentre dans deux hémisphères: celle du corps physique combattif et viril et celle du mental avec cette notion de résistance et de domination. 

 

    Ce roman relate, dans une quête d'identité, les fondements de la boxe. Bienvenue à Palerme en 1980, Davidù s'initie grâce à son oncle à la boxe. La dure réalité de la violence des guerres mafieuses se superpose aux retours en arrière sur l'évolution de la boxe. Le narrateur utilise à la fois le présent de narration pour camper son personnage principal dans cette réalité et à la fois des notions concrètes du passé qui donnent une crédibilité au héros. 

 

   Le bémol de ce roman est la difficulté à comprendre le schéma narratif. J'avoue avoir éprouvé des difficultés concernant la technique de passage d'un personnage à l'autre. Les passages principaux que j'ai appréciés se résument dans la vie de ce grand-père magnifique, simple, absent dans les mots mais tellement présent par son identité. Parfois des hommes brillent plus par leur charisme que par leur phrasé. Le grand-père est. (tout simplement). Certes les autres personnages partagent leur vie, leur évolution mentale à travers un sport technique et artistique. La violence du sport est temporisée par cette aventure humaine.

 

   J'ai apprécié la découverte de cette famille italienne ancrée dans ses racines. Les liens du passé, embrumé d'amour et de passion pour la boxe cimentent cette famille. Le lecteur entre dans cette Italie profonde et poétique. 

 

L'humiliation brûle plus fort que les coups reçus.
"Ce fut mon premier vrai combat de boxe. Je pensais que l'affrontement physique était surtout une question de puissance. Être celui qui frappe le plus fort, être le plus méchant. Les coups du Nègre non seulement défonçaient son adversaire mais ils étaient beaux à voir. Ce qui détruit, c'est ce qui est précis, et pas ce qui est fort. Il m'avait démoli la gueule. Il fallait qu'il soit mon maître."

Au bout de ces deux jours interminables, on apporta une ration d'eau. C'était la quantité pour trois jours, annoncèrent les gardes. Francesco D'Arpa sentit sur lui le regard des autres prisonniers: Les soldats lui reconnaissaient, au-delà de son grade, l'autorité pour prendre les décisions nécessaires à leur survie. Quand on est épuisé, on remet sa propre existence entre les mains d'un autre, en espérant qu'il aura assez de force pour ne pas tomber.

"C'est bizarre que nous, qui sommes sur une île, nous ne mettions pas nos morts sur des barques, la nuit, comme ça la mer les emporterait au loin et nous resterions à regarder les feux qui disparaissent à l'horizon de la vie.
- Les cimetières existent parce que savoir que le mort est dans un endroit précis, c'est une consolation.
- D'accord, mais quel autre endroit pourrait être plus précis que le coeur ?"

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Concours venant de l'espace !!!

Concours venant de l'espace !!!

Thomas Pesquet, en direct de l'espace, lance un concours ludique et ambitieux adressé aux jeunes écrivains. Ceux-ci auront le privilège de poursuivre l'aventure du "Petit Prince" fraîchement débarqué sur une huitième planète. 

 Deux textes seront sélectionnés et lus par cet astronaute, qui nous fait tant rêver, dès son retour sur terre.

 

 Á vos stylos, ordi...le concours s'achève le 28 février 2017! 

 

 Je m'adresse aussi aux profs de français, de science ou d'histoire : C'est une occasion en or de faire découvrir à vos élèves, dans un premier temps, "le petit prince" de Saint Exupéry, dans un deuxième temps, de leur permettre d'unir les sciences et la littérature et enfin dans un troisième de leur permettre de s'épanouir à travers l'écriture d'un texte. (pas noté, ah! ah!)

 

 Eh! pas besoin d'être en classe pour proposer vos textes ! Éclatez-vous ! Inventez votre nouveau monde, des rencontres fabuleuses !

 

Pour plus d'infos: http://www.culturetheque.com/exploitation/CHE/concours-ecriture-mission-proxima.aspx

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