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Les jours fastes : conférence de Jérôme Meizoz

Les jours fastes : conférence de Jérôme Meizoz

  Rencontre avec un universitaire qui maîtrise son sujet ! Mes petits pas m'ont cheminé vers de nouvelles découvertes littéraires d'auteurs et qui mieux qu'un universitaire valaisan peut parler avec sympathie et empathie de ces deux auteurs emblématiques, savoir Corinna Bille et Maurice Chappaz (auteurs valaisans).

 

  Maurice Chappaz s'est tourné naturellement vers Jérôme Meizoz pour éditer cette correspondance épistolaire qui dévoile les uses et coutumes de l'époque, l'amour et surtout leur passion pour la littérature. 

 

  Dans ce recueil, les auteurs s'épanchent sur leurs sentiments, sur les difficultés à se faire éditer, sur l'éducation de leurs enfants. Les lettres relatent leurs nombreuses promenades bucoliques. Les lecteurs découvrent un couple atypique qui a décidé de fonder une famille sans vivre ensemble pour permettre à chacun de développer son art.

  Cette relation épistolaire permet de comprendre le cheminement de création des deux époux. 

  Ce recueil englobe quelques années de leur vie car leurs rendez-vous postaux sont très nombreux et que des choix se sont imposés à Jérôme Meizoz. 

 

  Pour l'anecdote, le titre "les jours fastes" était un code utilisé lors de leur rencontre furtive, il signifiait qu'il pouvait faire l'amour sans procréer. 

 

  Ce recueil se lit soit de manière conventionnelle soit de manière aléatoire permettant ainsi de se laisser porter par des promenades dans les montagnes et guider par la mélodie des correspondances.

 

  Qui n'a jamais espéré découvrir les lettres Françoise-Marguerite de Sévigné répondant aux missives de Madame de Sévigné ? Ici, la boucle est bouclée et les frustrations du lecteur s'envolent.

 

La fraise noire de Corinna Bille publié en 1976

La fraise noire de Corinna Bille publié en 1976

Theoda de Corinna Bille, publié en 1944

Theoda de Corinna Bille, publié en 1944

Evangile selon Judas de Maurice Chappaz, publié en 2001

Evangile selon Judas de Maurice Chappaz, publié en 2001

les maquereaux des cimes blanches de Maurice Chappaz, publié en 1976

les maquereaux des cimes blanches de Maurice Chappaz, publié en 1976

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Ainsi parlait Zarathoustra : Nietzsche

Ainsi parlait Zarathoustra : Nietzsche

  Je me suis lancée dans une nouvelle expérience : Réfléchir et Ebranler mes idées sur mes propres vérités.

 

 Nietzsche était un philosophe qui revenait régulièrement dans mes conversations, dans les reportages que je visionnais. Donc je me tournais machinalement vers lui, non sans peine. Pour comprendre la philosophie, il faut ouvrir son esprit, accepter que cette nouvelle vision puisse décontenancer les novices. Enfin, il faut prendre le temps de digérer ces nouvelles données. Je suis donc partie à la recherche du "surhomme" qui sommeille en moi ou en l'homme.

 Zarathoustra se retire dans la montagne pour méditer sur l'homme. Après dix ans de vie d'ermite, il décide de proposer à ses disciples (qu'il ne veut pas convertir à sa propre vision du monde) sa vision de l'homme. Il dépouille celui-ci de la notion de vénération ou d'adoration d'un dieu suprême. Zarathoustra pousse l'homme à se libérer, à briser les chaînes de la société qui le dominent. L'homme doit s'affranchir pour devenir meilleur.

 

 En bref, cette promenade philosophique a été, pour moi, bouleversante. Une vague d'informations m'a submergé: cet écrit vous permet d'entrer en phase avec vous-même, de développer votre vision du monde et de sa création. Cependant, Nietzsche n'oublie pas de s'exprimer sur la finalité de l'homme.

 

"Ainsi parlait Zarathoustra" répond aux questions philosophiques que les novices en la matière se posent. Nietzsche a su s'adresser de manière juste sans prétention au commun des mortels.

 

Quel est le plus grand moment que vous puissiez vivre? C'est l'heure du grand mépris. L'heure où votre bonheur aussi devient dégoût tout comme votre raison et votre vertu.

"De tout ce qui est écrit, je ne lis que ce que quelqu'un écrit avec son sang. Ecris avec ton sang : et tu verras que le sang est esprit.
Il n'est guère facile de comprendre le sang d'autrui : je hais les oisifs qui lisent.
Celui qui connaît le lecteur, celui-là ne fait plus rien pour le lecteur. Encore un siècle de lecteurs- et l'esprit lui-même va se mettre à puer.
Que tout un chacun ait le droit d'apprendre à lire, voilà qui à la longue va gâter non seulement l'écriture mais aussi la pensée.
Jadis l'esprit était dieu, puis il s'est fait homme et maintenant il se fait même plèbe.
Celui qui écrit avec du sang et en aphorismes, celui-là ne veut pas être lu mais être appris par coeur.

Et maintenant je voudrais, sages illustres, que vous rejetiez enfin loin de vous le pelage du lion !
Le pelage tacheté et les touffes de poils du fauve qui cherche, explore, conquiert.
Ah! pour que je puisse croire en votre "véracité", il faut d'abord que vous brisiez votre volonté de vénération.
J'appelle véridique, celui qui s'en va dans des déserts d'où Dieu est absent et qui a brisé son coeur vénérateur.

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Des conseils pour une nouvelle lectrice !

  Il y a quelques jours, une amie et collègue, très peu lectrice, me demandait des conseils pour ses vacances estivales sur son bateau. Comme une youtubeuse mode, nous nous sommes rendues dans une librairie afin de dévaliser les rayons. 

 

  Pour cet exercice, pour lequel je n'étais pas rompue, il m'a fallu dans un premier temps me mettre à la place d'une novice dans un magasin de porcelaine. 

  Après lui avoir posé quelques questions basiques, je me vocalisais sur ses envies. Il fallait répondre à ses attentes et effacer les miennes. 

 

  J'avais le devoir de me focaliser sur des livres de poche, plus pratique sur un bateau, peu onéreux car ils subiraient des retours de baignades, des gouttes de crème solaire, en bref les joies de l'été.

  Etant une nouvelle lectrice, il fallait des livres accrocheurs et plaisants.

  Voici enfin le moment jouissif, du toucher et de la possession ! Je vous laisse découvrir les petits bonheurs littéraires qui vogueront sur les flots.

 

un petit bonheur !

un petit bonheur !

Les vicissitudes du troisième âge !

Les vicissitudes du troisième âge !

Une enquête bien ficelée !

Une enquête bien ficelée !

Une femme en littérature !

Une femme en littérature !

Rencontre d'une lectrice avec son auteur préféré !

Rencontre d'une lectrice avec son auteur préféré !

   J'avoue avoir essuyé quelque refus avec un joli sourire. (je débute dans le métier !). Les livres remis dans les rayons n'apparaissent donc pas dans cette liste.

 

  Je remercie encore C. qui s'est déjà reconnue dans mon descriptif. J'ai hâte de réitérer l'expérience. Une amie, une cousine ou toutes autres personnes désirant recevoir des conseils peuvent me solliciter, je serai ravie de les aider.

 

  J'ai aussi écouté les réflexions non dénuées de sens et formatrices (pour une bonne remise en question) et essayé de répondre à cette fameuse question : ton top 1 de tous les livres que tu as lu ?

 

 Je n'ai pas su lui répondre reprenant à mon compte la remarque juste de Sylvain Tesson : "Je me méfie de l'homme d'un seul livre !"

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Une femme de ménage : Jérémy Bouquin

Une femme de ménage : Jérémy Bouquin

  Ce qu'il y a de plus encombrant dans un meurtre, outre le corps, ce sont les indices laissés sur la scène de crime. Vous avez un macchabée sur les bras et des preuves à faire disparaître, faites appel à Sandra, une femme de ménage méthodique et très discrète !

 

  Si vous recherchez des sentiments bienveillants, ce n'est pas dans ce roman que vous les trouverez. La méthode est froide, sanguinaire. L'auteur ne laisse pas de place aux sentimentalismes. Dans ces moments intenses, il ne faut pas se laisser happer par le doute ou par l'émotion. Les modes opératoires ne doivent en aucun cas être perçus par les enquêteurs. La compassion, vaste dilemme, qui scinde le lecteur en deux. Doit-il compatir à la souffrance du pauvre malheureux occis ou au contraire valider le travail accompli par une femme de ménage ordrée?

 

 Le personnage de Sandra ne dégage aucun amour. Elle vit avec ses propres démons dans une maison isolée et délabrée. Joignable à toutes heures du jour et de la nuit, Sandra coupe, dissèque et  brûle des corps. Cependant cette vie morbide commence à peser sur ses épaules. La nausée survient quand elle découvre cette énième scène de crime. Les corps sont vidés de leur sang. Elle se sent mal à l'aise, des hommes la surveillent et que veulent dire toutes ces roses?

 

 Le point de vue appliqué par Jérémy Bouquin bouleverse les codes du polar. Le trash des descriptions peut décontenancer le lecteur. Brutes, violentes, insoutenables, les scènes de crime s'enchaînent pour un réalisme plus ancré dans cette réalité crue.

  Roman au bord des lèvres qui m'a captivé cependant la fin me perturbe. J'espérerai une apothéose et je découvre une déception. J'attendais peut-être trop car j'étais poussée par ce rythme effréné qui stoppe net et se désagrège. Le soufflet retombe.

 

Sandra débite, lacère. Elle cisèle en gros. Fracasse à coup de marteau des jointures, les articulations. Elle pose un torchon pour amortir le bruit et frappe sèchement. Plus elle détaille les macchabées, plus le gars derrière s'écarte. La vue du massacre l'embarrasse.
Il en a la gerbe...
La belle emballe, mécaniquement, chantonne même plusieurs fois, du classique, Carmen. Elle adore l'opéra. Elle éclate en rythme. Avance vite. Détailler un corps lui prend une demi-heure grand maximum.

Presque trois jours non-stop, trois jours sans s'arrêter. Les morts s'enchaînent trop vite. Sandra nettoie la folie humaine. La cruauté a un goût, une odeur, celle du sang, de la merde, la fumée des armes à feu.
Ce monde devient fou.
Elle n'en peut plus, elle n'arrive plus à fournir. Trois ans qu'elle nettoie sans cesse. Trois ans qu'elle efface cette folie furieuse. Depuis quelque temps l'humanité devient dingue, l'humanité s'entre-tue en silence, se déglingue.
Les morts s'accélèrent.
En trois ans, elle a "effacé" combien de cadavres?

Elle le sent !
La sensation n'est pas partie ! On l'observe ! On la regarde. Elle a vu une ombre dehors.
Elle a complètement changé. D'un coup. Sandra est devenue comme dingue, parano.
Elle est terrée. Elle a fermé toutes les fenêtres, les portes, vérifié deux fois dans les placards, le grenier.
Elle est complètement paniquée, au moindre craquement, au moindre souffle du vent dans les volets elle sursaute, comme si un esprit la poursuivait.

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Il faut délivrer Gaspard ! Geoffroy de Pennart

Il faut délivrer Gaspard ! Geoffroy de Pennart

   Madame Broutchou a cuisiné des beignets pour le goûter mais Gaspard a faim et se précipite dans la pièce où ils sont entreposés. Dans sa précipitation, la porte claque violemment et la clef se brise. Gaspard reste enfermé. 

   Le serrurier est trop occupé, le policier lui est submergé quant au ministre il a d'autres activités. Malgré les multiples supplications de Madame Broutchou n'obtient aucun résultat. Heureusement, Valentine, une maman, voyant une autre mère en perdition, décide de l'aider. 

   Pourra-t-elle sauver Gaspard et surtout par quel moyen y parvenir ?

  Les enfants vont craquer pour cette famille et surtout cette maman qui se bat pour sauver son fils. L'image de la mère qui sauvera toujours son enfant pris au piège fait fureur chez les enfants.

 

   Geoffroy de Pennart met à l'honneur le courage des femmes et met à mal la paresse des hommes. L'humour est au rendez-vous. Les détails des décors apportent une touche subtile à cette histoire dramatique!

 

   Geoffroy de Pennart le lire, c'est l'adopter !

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Les animaux fantastiques : J.-K. Rowling

Les animaux fantastiques : J.-K. Rowling

    Cet ouvrage provient des lectures effectuées par Harry Potter et conseillées par Aldus Dumbledore. Pour devenir un excellent sorcier, il faut connaître les deux ouvrages suivants : "Les animaux fantastiques" et "Le quidditch à travers les âges". J.-K. Rowling s'attelle à ce travail avec enthousiasme et délectation.

 

   Ce livre scolaire regorge des descriptions de chaque animal côtoyant les salles de classe de Poudlard mais aussi l'univers magique et dangereux des sorciers. Les animaux sont classés selon leur dangerosité. Les apprentis sorciers apprendront avec assiduité les rouages pour soigner les animaux selon leur état. 

   Ce manuel, comme tout bon manuel scolaire, regorge d'annotations gribouillées, raturées par les facétieux élèves, Harry, Ron et Hermione, avec un jeu d'humour. Dans les manuels d'occasion, le lecteur retrouve toujours des histoires appartenant à leurs anciens propriétaires et c'est cela qui renforce la magie.

 

    Á vos crayons les Moldus et accrochez-vous à vos souvenirs de vos lectures de la série Harry Potter pour retrouver ces animaux et comprendre leur histoire.

 

   L'achat de ce manuel permet de soutenir l'association humanitaire Comic Reflief qui aide tous les enfants pauvres, séparés de leur parent par la guerre, souffrants dans le monde entier. Gallimard soutient cette cause et reverse l'intégralité de l'argent perçu à cette association.

 

   Attardons-nous maintenant sur le scénario qui en découle et sur la qualité de celui-ci écrit par J.K. Rowling. 

 

   Norbert Dragonneau, fraîchement débarqué à New York avec sa valise pleine d'animaux fantastiques, l'a égarée et certains animaux en profitent pour filer à l'anglaise avec de mauvaises intentions. Les protagonistes de la première heure accompagnent notre antihéros pour récupérer cette ménagerie perdue.

 

   Dans ce script, le lecteur découvre de manière plus approfondie les personnages et leur caractère bien tranché. Plutôt que de pénétrer dans un script, le lecteur entre dans une pièce de théâtre dont il apprécie rapidement les rouages. 

 

   La calligraphie et les dessins ponctuent admirablement la scénographie. Le livre devient un objet luxueux qui rejoint rapidement la collection d'Harry Potter et bien sur le film en découlant. Ce script apporte une vision encore plus ensorcelante du film sans lui occulter ses pouvoirs magiques. La lecture est rapide avec une écriture soignée qui donne une autre dimension à l'univers des sorciers. Laissez-vous "transplaner" dans les rues de New-York ! Regardez avec bonheur évoluer les animaux fantastiques ! Une très belle aventure sur fond de sorciers et de pouvoirs !

 

 Que vous dire, chers Moldus, c'est juste et infiniment MAGIQUE !

 

Êtes-vous à la recherche de quelque chose? À la recherche de la vérité?

Lorsque NORBERT lève la tête vers MARY LOU, il aperçoit du coin de l'oeil quelque chose qui attire son attention. Le Niffleur, une petite créature à la fourrure noire, croisement entre une taupe et un ornithorynque à bec de canard, est assis sur les marches de la banque. L'animal emporte précipitamment le chapeau du mendiant rempli de pièces et va le cacher derrière un pilier.

Personne n'est dupe, monsieur
Dragonneau. Vous avez amené cet
Obscurus à New York dans l'espoir de
causer un massacre, d'enfreindre le
Code du secret magique et de révéler
l'existence du monde des sorciers...

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Dedans Paris : Clément Marot

Dedans Paris : Clément Marot

  Si nous abordions une des plus belles villes de France par la lecture de ce poète amoureux.

 

Une petite présentation du poète: Clément Marot (1496-1594), précurseur de la Pléiade, fait ses armes poétiques à la cour de François 1er. Cependant en raison de ses idées issues de la Réforme et de son amitié avec Luther, il séjournera en prison, puis subira l'exil en Suisse puis en Italie. Néanmoins la France reste cher à son coeur et grâce au pouvoir d'une femme dévouée et passionnée il retournera en France pour retrouver les honneurs dus à son rang.

 

   Clément Marot décrit son "Paris" comme l'être aimé à qui l'on offre sa vie et son amour éternel. Le poète déclare sa flamme symboliquement comme il le ferait pour l'élue de son coeur, cependant il prend le soin de ne pas la nommer. Ne serait-ce pas une déclaration d'amour à Madame Anne d'Alençon (nièce de la soeur du roi, François 1er)? Les déboires de Clément Marot vous expliqueront davantage cette problématique de la jalousie du roi et la volonté du poète d'éviter tout impair.

   Paris devient sienne, "ma grande amie". Il lui confie son âme "par un doux baiser". 

   Les rimes embrassées unissent la passion du poète avec Paris. Les rimes féminines sacralisent la femme et donc la ville par le truchement de cette symbolisation. 

 

   Je vous laisse le soin d'apprécier l'oeuvre.

Dedans Paris

Dedans Paris, ville jolie,

Un jour passant mélancolie,

Je pris alliance nouvelle

A la plus gaie demoiselle

Qui soit d'ici en Italie.

 

D'honnêteté elle est saisie,

Et crois selon ma fantaisie,

Qu'il n'en est guère de plus belle

Dedans Paris.

 

Je ne vous la nommerai mie,

Sinon qu'elle est ma grande amie,

Car l'alliance se fit telle

Par un doux baiser que j'eus d'elle,

Sans penser aucune infamie

Dedans Paris.

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Sortez de mon livre : Nick Bland

Sortez de mon livre : Nick Bland

Qui a envie d'entrer dans le livre de Nicolas Galçon ? 

Nicolas désire parler de lui cependant un éléphant, des monstres, une reine et une multitude d'autres personnages l'interrompent. Arrivera-t-il au bout de son histoire? Tu le sauras en lisant ce fabuleux livre. 

 Les dessins sont joyeux et simples, même les monstres. 

 Je le conseille aux enfants qui débutent la lecture et aux parents qui racontent de jolies histoires à leur enfant avant le coucher.

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Nikolski : Nicolas Dickner

Nikolski : Nicolas Dickner

   En route ! Que vous soyez voyageur de grands chemins, aventuriers dans les grandes plaines, à la recherche de votre identité, ce livre est pour vous ! Ne soyez pas avare, si l'angoisse des grands espaces vous paralyse, pas de problème, vous pouvez voyager à travers les livres. Cependant, les livres peuvent aussi prendre les chemins buissonniers pour atteindre tous les lecteurs.

   Noah, né dans une roulotte, part à la recherche de l'identité de son père avec comme point de départ une dernière carte postale. Joyce, largue les amarres, fuit sa famille à la recherche d'une aïeule flibustière. Le narrateur, libraire, campe dans son univers et vit à travers les écrits.

   Durant la narration, le lecteur découvre que les protagonistes seraient issus de la même famille. Nicolas Dickner pousse le vice jusqu'à créer des rencontres fortuites entre les personnages sans qu'aucun indice ne soit dévoilé entre eux. 

 

   Le lecteur s'attache rapidement aux personnages comme à une bouée qui émerge de la mer. Les lieux, les pays traversés incitent à la découverte de soi et de l'autre. La notion de père cimente les chapitres. La quête d'identité sacralise le roman. Dans la recherche de son identité, les personnages retracent les itinéraires d'une vie. Ils cherchent à combler un vide. Très jeunes, ils sont en lutte pour retrouver un être, se créer un avenir néanmoins cette aventure spirituelle s'ancre sur des dépotoirs, des objets oubliés et usés et de vieux livres. Le roman initiatique atteint son apogée quand chacun découvre sa vraie personnalité et désacralise son passé énigmatique.

   Aucune pause n'est concédée, même les livres racontent leur propre histoire. 

 

   Ce roman est jubilatoire et regorge de retour à l'enfance (un pirate, une boussole qui indique Nikolski, pas tout à fait le nord, une carriole...). Le lecteur aurait espéré de vraies rencontres cependant cette idée de lier ses histoires sans se rencontrer.

 

    Bienvenue dans ce monde imaginaire et poétique d'un premier roman!

Une minute plus tard, Noah se retrouve seul au bord de la route avec un sac à dos béant, une vieille carte des Caraïbes chiffonnée dans la main et une boule d'asphalte dans l'estomac. Il respire profondément, plie la carte et la glisse dans une poche de chemise. Puis il ajuste son sac à dos et se met en marche vers l'est, les yeux plissés, droit vers le soleil qui rase encore l'horizon.

Pour Maelo, un immigrant peut être égaré, confus, réticent, épuisé, exploité, peut refuser de s'adapter, sombrer dans la déprime, croupir dans la nostalgie - mais jamais il ne doit s'abaisser à être orphelin.

Joyce a l'impression de vivre en marge d'un monde précieux et insaisissable. De l'autre côté de cette fenêtre, les évènements se produisent par eux-mêmes, sans que l'on puisse les arrêter ou influencer leur logique propre. Chaque seconde, chaque instant se déroule pour la première et la dernière fois. Impossible d'interrompre ce processus, de revenir en arrière ou d'enregistrer une copie de secours.

La respiration de Joyce couvre la vitre de buée. Le monde extérieur estompe lentement, la réalité semble de plus en plus relative. Elle essuie la fenêtre avec sa manche. De l'autre côté de la rue, la fillette hirsute a terminé ses devoirs de mathématiques et elle range ses cahiers dans un sac à dos aux couleurs vives.

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Mon cahier BEACH BODY : Sissy

Mon cahier BEACH BODY : Sissy

   Le sport et moi, on a dû se croiser à un moment (dans une vie antérieure). Mes vagues souvenirs me replongent dans mes dernières années de lycée où le sport était obligatoire et faisait partie d'une des épreuves du BAC. 

   Depuis, le terme avait disparu de mon vocabulaire. Rassurée ce mot sournois revient au galop quand vous affichez quelques années au compteur ! 

   La ceinture abdominale ressemble à la bouée que vous trimballiez à la plage. Un joli accessoire à l'époque mais plus maintenant. Celle-ci ne se dégonfle pas pour rentrer dans le sac de plage. Elle reste bien accrochée. Votre corps s'identifie au physique de la baleine. 

   Que vous soyez fine avec des bourrelets disgracieux ou forte, la lutte est cruciale et nous touche toutes à un moment ou à un autre.

 

   Aujourd'hui est venu le temps de revêtir le legging-brassière (quant à moi, j'opte pour le jogging-T-shirt) pour bouger son popotin. Je vous rassure, ce n'est pas pour ressembler à une déesse de magazine photoshopée mais pouvoir se mouvoir, monter l'escalier sans perdre un poumon.

 

   Je vais donc suivre les conseils avisés de "Mon cahier BEACH BODY" et voir les résultats. Pourquoi un livre? N'est pas accroc à la littérature qui veut. D'autres préféreront les vidéos (me concernant aucun rythme dans la peau).

   Ce cahier en est vraiment un, avec des lignes à petits carreaux. Les conseils sont pratiques et réalisables par les plus novices. Ils remettent nos corps en perdition vers le droit chemin. C'est à nous de nous attribuer des objectifs réalistes. (le marathon n'est pas encore d'actualité pour moi).

 

  Bon, j'y vais ! Ne rêvez pas que je vous communique mes objectifs ! Je vous laisse, j'ai piscine !

 

 

 

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