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Le Dicton de Léon

La vie est une aventure où chaque défi, chaque essai est une opportunité à saisir pour profiter du bonheur.

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Je ne suis pas jolie, c'est vous les plus belles : Léa (youtubeuse)

Je ne suis pas jolie, c'est vous les plus belles : Léa (youtubeuse)

   Ben ouais ! Je lis aussi des trucs d'ados. Là, je m'adresse aux croutons qui pensent que l'écriture doit s'adresser à une élite et transmettre des messages dans une langue soutenue.

 

   Comme vous le savez, je ne suis pas de cet avis. Pour s'adresser à des ados, il faut soit être suivi sur Twitter, Facebook, soit avoir une chaîne YouTube et surtout délivrer un message qui leur/vous ressemble. 

 

    Jenesuispasjolie a décidé d'écrire ses articles dans un livre ludique, girly et facile à lire. 

 Au Moyen-Âge, dans mon temps en bref, quand nous avions des questions métaphysiques ou physiques sur nos évolutions liées à l'adolescence. On obtenait une pseudo-réponse voire on vivait un gouffre de silence. 

 

   Léa s'engouffre dans cette brèche. Par le biais de conseils avisés sur les techniques de maquillage, elle offre un panel de solution pour des peaux en transformations. Elle aborde avec brio les relations sexuelles, démystifie les légendes concernant les règles. Elle accorde une importance à l'acceptation de soi qui met souvent les ados en souffrance. 

 Cette Youtubeuse travaille sa mise en page en la rendant attractive. Les couleurs pastel donnent un effet sympathique qui donne du pep's. Des dessins harmonisent les textes. En bref, la mise en page sublime le livre en le rendant moins difficile et hermétique car parler des maux des ados n'est jamais une sinécure.

 

 À conseiller à vos ados. Si vous vous trouvez face à un mur (là, je m'adresse aux mères qui de toute évidence sont incapables de communauté avec le fauve qui vit sur le toit) glissez ce livre devant sa chambre (jamais dedans, vous vivez dangereusement!), ou posez-le dans son assiette avant le repas. 

Bonne lecture les ados !

3. Ecris... tout ce que tu penses, tout ce que tu ressens, lâche-toi, défoule-toi sur ton journal intime ! Tu as peur d'en faire trop ? Fais-le quand même, tu pourras jeter tout ce que tu as écris si tu as peur que quelqu'un le lise. l'important, c'est d'extérioriser pour prendre du recul et laisser passer l'orage.

5. Parce que c'est interdit
ça aussi, c'est un gros cliché. Le truc de "j'en ai marre des adultes, je suis libre de faire ce que je veux..."! Evidemment, j'ai traversé cette phase moi aussi, mais c'est juste un fantasme. La vraie liberté passe par d'autres valeurs comme la confiance en soi, le sens des responsabilités, l'autonomie...C'est exactement l'inverse de ce que tu peux trouver dans la cigarette, l'alcool ou le cannabis.

"Soyez vous-même, les autres sont déjà pris." Oscar Wilde

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Résultat de mon challenge

Résultat de mon challenge

  Bon je n'ai pas atteint l'objectif escompté mais je m'en sors avec les honneurs en sachant toutes les activités qui se sont greffées à ce charmant week-end. 

   Entre sortie théâtrale, visite au salon de l'automobile, la vente des gâteaux pour le voyage de fin d'études d'une ado...il a fallu glisser du temps pour se poser et lire un peu. 

 

  Je reste assez admirative de mes comparses de challenge qui ont réussi leur prouesse livresque parfois même dépasser leur objectif.

   J'ai lu deux livres (Sur les chemins noirs de Sylvain Tesson et Nos 14 novembre d'Aurélie Silvestre) pour un total de pages de 264 . (Bouh!!!)

 

 Le challenge est original et je tenterai encore l'expérience. Merci à ceux qui m'ont soutenu.

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Nos 14 novembre : Aurélie Silvestre

Nos 14 novembre : Aurélie Silvestre

    Texte dérangeant et violent par la tristesse de son propos : comment se reconstruire quand des terroristes viennent d'abattre de sans froid un mari, un frère, un père, une cousine, une amie...

    Aurélie raconte avec pureté et profondeur le calvaire de l'attente, l'annonce sans appel de la mort et son profond désir de continuer à vivre pour ses enfants : un de trois ans (qui ne comprend pas pourquoi son père ne jouera plus avec lui) et un à naître (pour qui il faudra faire vivre un père mort trop tôt).

   Par cet écrit, elle s'oppose au terrorisme en luttant par son optimisme. Elle insuffle, par le biais de son courage, une volonté de continuer de vivre à ceux marqués par les attentats qui ont ensanglanté la France : pays des droits de l'homme et de la liberté.

 

     Ce livre est un hommage aux voix silencieuses qui souffrent d'avoir subi une violence démoniaque. Il faut continuer à aimer la vie, à hurler sa liberté de penser, à courir les spectacles, les expos, rire et chanter.

    La structure du livre se scinde en trois parties, la première raconte l'effroyable tragédie, la seconde raconte une rencontre amoureuse et un désir de vivre et la troisième développe une rage de vivre difficile, fragile mais heureuse.

 

    Un livre magnifique qui redonne espoir ! A lire absolument !

PS : pour les émotives prévoir des mouchoirs : pour moi la boîte est vide

Matthieu est mort.

Il va falloir le répéter beaucoup pour y croire vraiment.

Matthieu est mort. Matthieu est mort.

Je ne sais pas où part mon esprit à ce moment-là, dans quel coin de ma sidération, ou de ma peur, il se cache. Mon corps comprend le premier : je me mets à vomir et à vomir encore.

Apprivoiser l'absence, le manque, accepter une autre forme de présence, parler au fantôme, voir les signes qu'il envoie. Voilà ma nouvelle vie pour le moment.

J'avance, je recule, je tombe, je me relève. J'essaie de prendre les choses comme elles viennent.

Quand on me demande comment on fait pour se reconstruire après qu'il nous est arrivé une chose pareille je réponds " On ne se reconstruit pas, on continue, c'est tout."

Je bois un autre verre. Ma tête tourne.

Je peux bien faire tomber mon armure le temps d'une soirée.

Je pose sur ma tête la casquette "cowboy" que Marie vient de m'offrir et je ris, je ris à toutes les blagues.

Aujourd'hui j'ai trente-cinq ans et j'aime comme avant.

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Sur les chemins noirs : Sylvain Tesson

Sur les chemins noirs : Sylvain Tesson

Un drame, une chute dont Sylvain Tesson essaie de se remettre en parcourant la campagne française. Lui le bourlingueur doit réapprendre à vivre. 

 

 Sylvain Tesson arpente les chemins buissonniers de cette France trop civilisée. Il a besoin de se retrouver, d'accepter sa différence, de remettre son corps et ses pensées sur le droit chemin. Cependant, un artiste brûlant la vie à travers une consommation d'alcool, ne peut décemment pas employer les chemins goudronnés par les hommes. Il se cherche une nouvelle spiritualité, un retour à son moi profond.

 

 A travers sa quête initiatique, Sylvain Tesson dévoile un pan de la carte géographique française insoupçonné. Il suit des chemins serpentés, gravit des monts et des montagnes encombrés de ronces. 

 Cette symbolique de la nature envahissante rejoint toute la sémantique de son esprit embrumé par des années de dilettante.

 

 Envie de se promener par les chemins abandonnés, t'utiliser des chemins détournés pour comprendre l'esprit cabossé de Sylvain Tesson, c'est ici que débute votre quête initiatique !

 Certains effectuent le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle en quête de spiritualité, d'autres retrouvent le moi profond et la sérénité de leur esprit dans un pèlerinage vers eux-mêmes.

Ma mère était morte comme elle avait vécu, faisant faux bond, et moi, pris de boisson, je m'étais cassé la gueule d'un toit où je faisais le pitre. J'étais tombé du rebord de la nuit, m'étais écrasé sur la Terre. Il avait suffi de huit mètres pour me briser les côtes, les vertèbres, le crâne. J'étais tombé sur un tas d'os. Je regretterais longtemps cette chute parce que je disposais jusqu'alors d'une machine physique qui m'autorisait à vivre en surchauffe. Pour moi, une noble existence ressemblait aux écrans de contrôle des camions sibériens : tous les voyants d'alerte sont au rouge mais la machine taille sa route et le moindre Cassandre à gueule d'Idiot qui agite les bras en travers de la piste pour annoncer la catastrophe est écrasé menu. La grande santé? Elle menait au désastre, j'avais pris cinquante ans en huit mètres.

Un rêve m'obsédait. J'imaginais la naissance d'un mouvement baptisé confrérie des chemins noirs. Non contents de tracer un réseau de traverse, les chemins noirs pouvaient aussi définir les cheminements mentaux que nous emprunterions pour nous soustraire à l'époque. Dessinés sur la carte et serpentant au sol ils se prolongeraient ainsi en nous-mêmes, composeraient une cartographie mentale de l'esquive. Il ne s'agirait pas de mépriser le monde, ni de manifester l'outrecuidance de le changer. Non! Il suffirait de ne rien avoir en commun avec lui. L'évitement me paraissait le mariage de la force avec l'élégance. Orchestrer le repli me semblait une urgence. Les règles de cette dissimulation existentielle se réduisaient à de menus impératifs : ne pas tressaillir aux soubresauts de l'actualité, réserver ses colères, choisir ses levées d'armes, ses goûts, ses écoeurements, demeurer entre les murs de livres, les haies forestières, les tables d'amis, se souvenir des morts chéris, s'entourer des siens, prêter secours aux êtres dont on avait connu le visage et pas uniquement étudié l'existence statistique: En somme, se détourner: Mieux encore ! disparaître. "Dissimule ta vie", disait Epicure dans l'une de ses maximes (en l'occurrence c'était peu réussi car on se souvenait de lui deux millénaires après sa mort). Il avait donné là une devise pour les chemins noirs.

(...) Une seule chose était acquise, on pouvait encore partir droit devant soi et battre la nature. Il y avait encore des vallons où s'engouffrer le jour sans personne pour indiquer la direction à prendre, et on pouvait couronner ces heures de plein vent par des nuits dans des replis grandioses.
Il fallait les chercher, il existait des interstices.
Il demeurait des chemins noirs.
De quoi se plaindre ?

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Challenge : Week-end à lire

Challenge : Week-end à lire

Cela faisait bien longtemps que je n'avais plus participé à un challenge lecture. Parfois, on se fixe un défi sans vraiment penser à sa réalisation.

 

Aujourd'hui, c'est décidé à partir de vendredi 19h00 jusqu'à dimanche 23h59, je dois avoir lu 500 pages provenant soit de roman, de BD, d'essai. Ce défi est organisé par lili bouquine

 

Si vous vous sentez l'âme de relever le défi, suivez le lien ou laissez un commentaire avec la liste de vos lectures. 

 

J'ai sélectionné dans ma PAL

Sur les chemins noirs : Sylvain Tesson (144 pages)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nos 14 novembre : Aurélie Silvestre (120 pages)

Du rififi à New York : Auguste Le breton (222 pages)

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Vingt ans de réclusion : Julien Rey, Julien Rossier, Lionel Schneuwly, Stefano Pedrojetta

Vingt ans de réclusion : Julien Rey, Julien Rossier, Lionel Schneuwly, Stefano Pedrojetta

   Une sortie au théâtre est toujours pour moi un moment de détente et de plaisir. 

 

  Quel que soit le sujet abordé, je me régale de voir exister le temps d'une représentation des personnages fictifs mais souvent ancrés dans ce présent éphémère.

 

   Cette fois, un homme est jugé pour de multiples méfaits : meurtres, détournement d'argent, exhibitionnisme, prostitution et trafic d'êtres humains. Mais est-ce vraiment de sa faute ou dû au fruit du hasard ? Vous émettrez des doutes; hors au vu des explications burlesques et insolites vous reviendrez surement sur votre jugement initial.

 

   En bref, la pièce est hilarante. Les situations cocasses s'enchaînent. Les acteurs accaparent la scène pour notre plus grand plaisir. Euclide Ducommun clame "Non coupable" et cette ligne de défense restera la seule et l'unique. Il expliquera à la barre tous les événements qui l'on conduit à son emprisonnement.

 

   Une minute de silence, le juge débute la mise en accusation, bon spectacle !

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Passeport pour l'espoir : Grine

Passeport pour l'espoir : Grine

    À l'heure où les dissensions politiques abreuvent les médias, un avocat issu de l'immigration, propose un texte dans lequel il exprime son ressenti face à son pays : La France.

 

   Dans son texte, il revient sur son parcours scolaire, sur son éducation mixte tant sur le plan religieux que sur le plan culturel. Grine affirme que sa mixité a fait de lui l'homme qu'il est devenu.  

 

   Cet auteur décortique avec son ressenti l'image de ce pays qu'il aime. Il y dévoile ses points forts (qui sont nombreux) mais aussi ses dissonances. Attention, il n' idolâtre pas les institutions mais reconnaît leurs déterminismes et leur nécessité. Il appelle au renouveau politique comme une majorité de ses contemporains. Il ne fustige pas les anciens politiciens mais admet leur manque de contact avec le monde d'en bas.

 Il donne aussi sa vision de l'école et replace celle-ci à sa juste place : donner du savoir à des élèves tout en admettant que tous ces élèves n'ont pas le même niveau. L'éducation sociale revenant à la charge des parents.

 

   Certes, certains électeurs accepteront son point tandis que d'autres s'opposeront à sa vision. Ce texte est un point de départ pour une discussion politique argumentée mais ne peut être qu'un unique point de vue.

 À deux mois des élections présidentielles, ce texte permet de fixer les attentes des électeurs. Cependant, chaque génération a sa manière de ressentir la politique et de valider ses propres choix. 

 

   Le point principal à retenir est de se rendre aux urnes pour faire reconnaître le pouvoir de la liberté de choisir ses représentants politiques.

Lorsque mes parents se sont mariés, ce fut la consternation dans les deux familles. Le temps, l'amour et la tolérance aidant, tout finit par rentrer dans l'ordre. Il y avait - entre mon père et ma mère un accord tacite : leurs enfants seraient libres de choisir leur religion.
Pour cette raison, ni ma soeur ni moi ne fûmes baptisés. Et de l'autre côté, nous ne fûmes que rarement au contact de la religion musulmane. Enfants et adolescents, nous passions nos vacances à Alger, sans que mon père n'éprouvât la nécessité de nous conduire à la mosquée. À vrai dire, je n'y suis jamais allé, pas plus en France qu'en Algérie.

À l'école, tout le monde n'est pas au même niveau. L'enseignant n'est pas un animateur ni un GO. Il est là pour délivrer le savoir, et les élèves pour l'apprendre. Qu'on améliore les méthodes pédagogiques, très bien. Que se noue un dialogue à partir d'un âge où l'élève a les moyens de réfléchir et d'argumenter encore mieux. Mais vouloir à tout prix établir un rapport d'égalité est non seulement un leurre, mais une faute : les premiers à en pâtir sont les élèves, à qui il manquera d'indispensables repères.

Ce n'est pas la première fois : Ernest Renan a donné sa fameuse conférence intitulée "Qu'est-ce qu'une nation ?" dans la foulée de la défaite de 1870 face à la Prusse. Il répond ceci : "Une nation est une âme, un principe spirituel....Une grande agrégation d'hommes, saine d'esprit et chaude de coeur, crée une conscience morale qui s'appelle une nation". Pour lui, le principe dominant est la volonté d'hommes venant de divers horizons de vivre ensemble. À la base, il y a un choix et un contrat passé avec les autres pour former ensemble une entité singulière.

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Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu en as qu'une : Raphaëlle Giordano

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu en as qu'une : Raphaëlle Giordano

   Quand ton ado te conseille un livre que tu n'aurais jamais acheté : serait-ce un signe?

 

   Un accident de voiture, sans gravité, dans un sous-bois sombre, ne semble pas être un bon présage. Cependant si cet événement devenait le point névralgique d'un changement de cap Tous les éléments de votre vie se sont ligués contre elle. À trente-huit ans et quart, Camille constate qu'elle possède tout pour être heureuse et que malheureusement elle est atteinte d'un mal qui ronge quelques personnes en Occident : la Routinologie aiguë.

 

Sa rencontre avec un spécialiste comportemental accompagnée d'exercices anodins elle reprend les rênes de sa vie. Ce changement progressif s'accompagne d'une remise en cause sur ses choix et les conséquences de ceux-ci. Cette métamorphose, tant sur le plan physique que moral, doit s'inscrire dans une volonté profonde de retrouver le bonheur. Camille est prête pour sa nouvelle vie.

 

Ce livre comprend des conseils avisés, dispensés par Raphaëlle Giordano (coach de vie) qui peuvent vraiment être appliqués dans la vie courante : Sourire, s'aimer pour mieux aimer les autres, se retrouver, concrétiser ses rêves d'enfant délaissé au banc des responsabilités. Le maître mot est de se réapproprier sa vie et son devenir.

L'idée d'utiliser la forme du roman confère à cette technique (pas très novatrice) de coaching un impact plus direct sur le lecteur. Le lecteur visualise le chemin parcouru et comprend mieux le sens de cette quête du bonheur.

 

 Les lecteurs pourront aisément et trop facilement critiquer le style "guimauve" ou trop fleur bleue (tout le monde s'aime ...). Mais le but à atteindre est de faire comprendre aux lecteurs que chacun est maître de sa destinée. Ne chercher pas d'événements perturbateurs ou des rebondissements incroyables, il s'agit juste d'un coaching mis en scène écrit dans un style neutre et agréable à lire. Camille fait sourire et Claude ressemble au gourou de la secte,(surement mon côté terre à terre). Cependant, on s'accroche aux personnages et inconsciemment on recherche une fin heureuse déjà bien écrite.

 

 À conseiller aux désoeuvrés de la vie, au geignard du sentiment, aux amis déprimés et pourquoi pas à vous-même pour vous secouer un peu.

J'en étais là de mes réflexions, lorsque je jetai un coup d'oeil à mon mari, étendu sur le canapé, à regarder la télévision d'un oeil et à jouer sur son smartphone de l'autre, indifférent à ma présence, et surtout inconscient de mon agitation intérieure. Ce fut l'élément déclencheur. Voilà, je voulais sortir de ce bonheur léthargique, réglé comme du papier à musique, arrêter de me contenter d'une gentille petite vie tellement brossée dans le sens du poil qu'elle avait fini par perdre tout son sens. Oser bousculer le bien-établi, l'attendu, le convenu ! Troquer le rassurant contre l'exaltant ! Bref, appuyer sur la touche "reset" et repartir sur de nouvelles bases.

"Tout est changement, non pour ne plus être, mais pour devenir ce qui n'est pas encore." Epictète. Et si vous me dessiniez le portrait de la Camille que vous voudriez devenir? À très vite, Claude.

- Vous voyez, Camille, sourire vous permet non seulement d'être plus aimée des gens, d'être plus heureuse, mais aussi de vivre plus longtemps et en meilleure santé ! Sans parler du fait que vous êtes tellement plus belle quand vous souriez... Votre visage en est tout illuminé et vous avez l'air plus jeune. L'étape suivante, c'est d'apprendre à faire vivre votre sourire intérieur.

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Chanson douce : Leïla Slimani

Chanson douce : Leïla Slimani

  Entrons dans le fait divers sans préambule, sans mise en garde: la mort d'un bébé et la souffrance d'une fille qui succombe, assène le premier opercut.

  De cette scène tragique découle la mise en perspective d'une vie de famille sans heurts. Madame a décidé de débuter son activité d'avocate après des années de vie comblée de mère au foyer. Cette image de la femme, éduquant ses enfants, s'ébranle et se rompt à la naissance de son deuxième enfant. Dans un désir de survie, elle et son époux décident de prendre une nounou. Ils suivent de nombreux conseils quant au meilleur choix à adopter dans cette difficile décision. 

 Le choix est fixé et la relation avec la nounou se développe dans un climat serein. Celle-ci accapare une grande place dans cette famille jusqu'au jour du drame.

 

 A travers cette horreur, Leïla Slimani dépeint notre société avec une justesse fine. Son écriture serpente dans les esprits concernant notre rapport à l'éducation. Des questionnements inondent notre ressenti : faisons-nous le bon choix en confiant nos enfants?, à qui devons-nous les confier ? Mais aussi faut-il redéfinir notre rapport à l'autre et à l'argent ?

Néanmoins, cette auteure rivalise d'imagination et n'échafaude pas de jugement et ne guide pas son lecteur dans un choix ou un autre. Elle dissèque un moment vie. Elle pose un diagnostic clinique sur ses personnages. Elle reste en retrait, utilisant le point de vue externe. Le fait divers est décrit sans affect et les raisons de ce massacre sont disséquées au fil de cette relation naissante et envahissante.

 

Le bébé est mort. Il a suffi de quelques secondes. Le médecin a assuré qu'il n'avait pas souffert. On l'a couché dans une housse grise et on a fait glisser la fermeture éclair sur le corps désarticulé qui flottait au milieu des jouets. La petite, elle, était encore vivante quand les secours sont arrivés. Elle s'est battue comme un fauve. On a retrouvé des traces de lutte, des morceaux de peau sous ses ongles mous. Dans l'ambulance qui la transportait à l'hôpital, elle était agitée, secouée de convulsions. Les yeux exorbités, elle semblait chercher l'air. Sa gorge s'était emplie de sang. Ses poumons étaient perforés et sa tête avait violemment heurté la commode bleue.

Stéphanie avait disparu. Toute sa vie, elle avait eu l'impression de gêner. Sa présence dérangeait Jacques, ses rires réveillaient les enfants que Louise gardait. Ses grosses cuisses, son profil lourd s'écrasaient contre le mur, dans le couloir étroit, pour laisser passer les autres. Elle craignait de bloquer le passage, de se faire bousculer, d'encombrer une chaise dont quelqu'un d'autre voudrait. Quand elle parlait, elle s'exprimait mal. Elle riait et on s'en offensait, si innocent que fût son rire. Elle avait fini par développer un don pour l'invisible et logiquement, sans éclats, sans prévenir, comme si elle y était évidemment destinée, elle avait disparu.

Une haine monte en elle. Une haine qui vient contrarier ses élans serviles et son optimisme enfantin. Une haine qui brouille tout. Elle est absorbée dans un rêve triste et confus. Hantée par l'impression d'avoir trop vu, trop entendu de l'intimité des autres, d'une intimité à laquelle elle n'a jamais eu droit. Elle n'a jamais eu de chambre à elle.

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