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L'ignorance : Milan Kundera

Y a quelqu'un qui m'a dit de lire

 

L'ignorance de Milan Kundera

 

056 Au coeur de l'actualité, le statut de l'émigré est décrit avec simplicité par l'auteur Kundera. Son roman débute par un rapprochement du plus illustre émigré qu'est Ulysse avec les émigrés bannis de toutes les régions du monde.

 L'auteur, par le biais de deux émigrés, deux personnages qui diffèrent par leurs âges, leur sexe et leur passé, démontre l'ambivalence d'un retour à un passé oublié pendant vingt ans. Durant cette fuite, Irena et Josef se réfugient dans des pays qui les accueillent avec un regard paisible. Irena a fui en France et Josef au Danemark, ils se construisent des vies avec difficulté mais arrivent à se reconstruire même si l'adversité joue contre eux. Ils ont enfin oublié la dictature du communisme qui étouffe Prague.

 Mais heureusement, les dictatures meurent un jour. Les personnages doivent retourner dans leur pays car leurs amis européens ne comprendraient pas qu'un émigré puisse détester un pays qu'il ne connaît plus.

 Les cultures sont différentes. Irena et Josef tentent de cerner les changements produits dans leur ancienne nation. Mais ils se heurtent à des murs de silence. Ils sont devenus apatrides.

 Kundera dépeint l'incompréhension des émigrés devant le silence de leur peuple. Chacun s'est muré dans une sorte de rupture. Les deux personnages rejoignent dans leur propre pays des déracinés qui ne l'ont pas quitté  mais dont celui-ci les a quitté. Certains, partisans du communisme, oublient leur passé pour laisser place à la démocratie. Certains, devenus amnésiques, rejettent leur histoire pour admirer la nouvelle qui se dessine.

 Irena et Josef veulent exister avec ses vingt ans difficile, mais on leur interdit toute existence. Tout doit se reconstruire comme avant, avant cette dictature du communisme. Ces vingt ans de communisme doivent être gommés.

 Ce roman sonne comme un  cri de détresse de ces émigrés qui ne sont ni acceptés dans leur pays d'accueil ni reconnus dans le pays qu'ils ont quitté. La grande Histoire efface dans un silence douloureux les histoires individuelles.

 

Voici quelques citations tirées du roman

" Si horrible qu'elle soit, une dictature fasciste disparaîtra avec son dictateur, si bien que les gens peuvent garder espoir."

" Les dictateurs sont périssables, la Russie est éternelle. C'est dans une absence totale d'espoir que consiste le malheur des pays d'où nous venons."

" Les forces implacables de l'Histoire qui avaient attenté à sa liberté l'avaient rendue libre."

" Car la nostalgie n'intensifie pas l'activité de la mémoire, elle n'éveille pas de souvenirs, elle se suffit à elle-même, à sa propre émotion, tout absorbée qu'elle est par sa seule souffrance."

" Émissaire des cimetières (des cimetières de la patrie), elle était chargée de la rappeler à l'ordre : l'avertir que le temps presse et qu'il faut que la vie finisse là où elle a commencé."

" Se souvenant maintenant de tous ces adieux ( faux adieux, adieux postiches) elle se dit : qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles."

" Est-ce qu'à l'étranger sa mémoire a perdu son influence nocive ? Oui ; car là, Josef n'avait ni raisons ni occasions de s'occuper des souvenirs liés au pays qu'il n'habitait plus; telle est la loi de la mémoire masochiste : à mesure que des pans de sa vie s'effondrent dans l'oubli, l'homme se débarrasse de ce qu'il n'aime pas et se sent plus léger, plus libre."

 

 

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La Petite Pierre de CHINE : Janine Teisson

 004-copie-1Tu as un copain qui frime devant les gonzesses car il bouquine des livres philosophiques. Toi, Socrate et ses potes, tu t'en fous royal. Après tout t'es pas encore en terminal. Mais, le mec, qui se la joue romantique et littéraire, rafle la mise avec toutes les filles de la classe.

 J'ai une info pour toi, j'ai repéré dans la maison d'édition "Actes Sud Junior", une collection "les contes philosophiques" qui se lisent rapidement. Tu pourras cramer ton pote en lui demandant s'il a lu le conte philosophique qui parle d'une petite pierre qui parcourt le monde et apprend l'amour, la mort et la vie. Tu lui cloues le bec et les nanas seront épatées par ta culture asiatique.

 Bonne lecture !

 

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Sur mes lèvres...MYLENE FARMER : Erwan Chuberre

Y a quelqu'un qui m'a dit de lire

 

Sur mes lèvres...MYLENE FARMER de Erwan Chuberre

 

008-copie-2 Pour les fans inconditionnelles de Mylène Farmer, j'ai eu l'honneur de recevoir en exclusivité le nouveau roman de Erwan Chuberre (sortie en mars prochain). Cet auteur est connu pour ses biographies de diva telle que Vanessa Paradis, Lady Gaga, Madonna ou Isabelle Adjani,...Il ajoute à son arc le talent de romancier.

 Dans son roman, il utilise Mylène Farmer comme un personnage principal que le narrateur rencontre dans une soirée privée. Le narrateur, qui a pour pseudonyme Erwan Chuberre, est un auteur de roman de mauvais goût, les critiques sont violentes et entraînent la chute de l'auteur. Il arpente les bars gays de la capitale, menant une vie dissolue. Il décrit avec violence et sans aucun préjugés la vie nocturne parisienne. Ses expériences sexuelles sont à la fois féminines et masculines. Il dépeint les lieux glauques où circulent la drogue et l'alcool. Son oeil est vif et emprunt de pessimisme.

 La violence de ses propos reflète la détresse de l'auteur banni par les critiques. Sa rencontre avec la diva Mylène Farmer va lui redonner le goût de vivre et d'écrire. Mais hélas, sa liaison amoureuse avec son idole se finira dans un drame.

 J'avoue faire partie d'un certain groupe de personnes qui apprécient un chanteur ou une actrice sans leur vouer un culte mystique, donc j'ai eu quelques difficultés à m'introduire dans le roman. Je rejoindrais le jugement de Mélissa qui est sans appel vis à vis de Mylène Farmer. Je reconnais incontestable l'esthétique de ses représentations et les tenues extravagantes qu'elle porte avec élégance.

 J'ai apprécié la fin qui tombe comme un couperet. Elle reflète la folie morbide qui peut anéantir un fan délaissé par son icône.

 Je conseille ce roman à ceux qui aime Mylène Farmer, ils seront heureux de la découvrir dans un rôle à sa hauteur. Ceux qui l'apprécie avec moins de sympathie, je leur confirai que ce roman tente de répondre à cette question : " La passion amoureuse vouée sans limites à une icône peut-elle mener à la folie et à la destruction ?"

 

Voici quelques citations tirées du roman :

" Poliment, je les remercie tous d'être venu me voir chuter dans l'abîme du temps et je fais semblant de m'extasier sur un lot de cadeaux tous plus débiles les uns que les autres."

" Arrivée à la caisse, je me retrouve en face d'une hôtesse de vente, une immonde Joséphine Maupu, sans doute une adoratrice de sucreries multicolores à en juger par sa chemise de travail comprimée contre ses énormes obus, prête à exploser pour répandre sa graisse. Je n'ose affronter son regard bovin tellement cette demoiselle empeste la laideur."

" Tu pourrais me casser, me plier en deux, que je répondrais toujours par un sourire, toujours en demande d'amour et de passion. Mylène et Erwan, le couple le plus merveilleux de cette décennie..."

" La vie, c'est pas que de la variété."

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Dictateurs

Dictateur,

tu arrives souvent par un coup d'état

sans contenu politique

et sans aucun débat

avec tes armes pour répliques.

 

Dictateur,

tu fais régner la peur

au grès de tes humeurs

et tu remplis tes prisons

pour un régime sans condition.

 

Dictateur,

tu détruis les vies

de ceux qui t'opposent une résistance.

Tu affames ton peuple

pour plus d'obéissance !

 

Dictateur,

ta fortune s'amasse sans partage

avec les égards des dirigeants occidentaux

qui prônent haut et fort leur démocratie

sans se soucier des droits de l'homme dans ton pays.

 

Dictateur,

la Révolution, tu ne la vois jamais venir.

Mais, quand elle explose,

il ne te reste plus qu'à fuir

pour que la Liberté s'impose !

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Les Restos du Coeur

restos-du-coeur  Encore un anniversaire à célébrer que l'on voudrait voir disparaître.

 Les gestes sont nombreux mais jamais assez devant l'infortune qui peut frapper à votre porte. Nous pouvons, chacun à notre manière, contribuer à la diminution de cette infamie qui touche des milliers de personne. Accorder une matinée pour une récolte de nourriture, préparer les repas, les distribuer, sont déjà des marques de respect vis à vis des personnes démunies. Aujourd'hui, les blogueurs et blogueuses peuvent donner leur contribution en écrivant un article qui permettra de donner des repas supplémentaires.

Amies, amis, blogueurs et blogueuses ensemble pour ce geste !

N'oubliez pas que demain ce sera peut-être vous qui aurez besoin de ce soutien !

1 billet 10 repas

 

 

 

 

 

 

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L'homme du Net (suite)

 Mathilde, troublée par ses révélations, cherchait une attitude adéquate à la situation. Elle prit un air jovial et lui promit de retourner animer les discussions du net. Elle lui avoua que ses activités artistiques l'accaparaient. Judith ne lui en tint pas rigueur.

 Mathilde proposa des gâteaux pour accompagner le café et chercha un sujet de conversation qui ne la ramènerait pas sur ce terrain glissant.

 Mais, Judith avait milles idées à lui exposer quant à l'évolution de son site. Elle désirait un avis franc et sincère car elle connaissait Mathilde et que celle-ci aurait la délicatesse de l'informer si elle venait à s'aventurer dans un thème qui n'avait rien à voir avec ses sujets de prédilections. Mathilde concéda donc à Judith toute son attention.

 Elles se munirent d'un p.c. qu'elles connectèrent immédiatement au blog mode masculine. Judith voulait modifier le fond qu'elle ne trouvait plus en adéquation avec les sujets traités et la bannière l'horripilait. Les deux femmes se mirent donc en quête d'une nouvelle bannière qu'elle voulait à la fois masculine et tendance. Après quelques heures de travail, elles avaient redessiné le logo, modifié l'écriture et enfin changé le fond. Les deux amies étaient fières de leur travail et décidèrent de s'accorder une pause, bien méritée.

 Pendant que Mathilde préparait des rafraîchissements, Judith pianotait allègrement sur le clavier. Elle lisait les mails en absence et répondait aux interrogations des internautes. Elle s'attarda sur celui de Fabrice qui la félicitait déjà des modifications apportées au site. Elle en informa Mathilde, qui troublée, fit choir le verre qu'elle tenait à la main. Elle se molesta et informa son amie de sa maladresse. Judith lui lut à voix haute la réponse qu'elle avait envoyé. Elle signalait à son interlocuteur que son travail avait été effectué en commun avec une artiste pianiste.

 La réponse ne se fit pas attendre, il félicitait avec un plaisir non-dissimulé la joie que lui procurait la lecture de ce blog. Mathilde saisissait cette note de gratitude qui lui était directement attribuée, sans aucun doute. Tout du moins, l'espérait-elle du fond de son être. Elle en était abasourdie. Judith, voyant son amie dans un état second, s'inquiéta de son état de santé. Mathilde avisa Judith qu'elle avait eu une dure semaine et que cette faiblesse passagère en était le résultat.

Judith n'insista pas et prit congés de son amie.....

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LA REINE ALICE : Lydia Flem

Y a quelqu'un qui m'a dit de lire

 

La reine Alice de Lydia Flem

 

la reine aliceJe ne possède guère cet instinct "voyeuriste" qui pousse les lecteurs à se pencher sur des récits relatant des luttes contre la maladie quel quelle soit. La souffrance m'effraye et sa lecture me déstabilise.

 Mais j'avoue avoir glissée dans ce registre grâce à Lydia Flem qui aborde le sujet sur le thème du conte. Elle associe avec aisance et bienséance la lutte de la femme au turban avec des personnages de contes qui la soutiennent ou l'agressent.

 La reine Alice est une femme qui apprend qu'elle est atteinte d'un cancer du sein et se trouve confrontée à ses angoisses, à la gravité de la maladie, à son incompréhension et surtout à la machinerie médicale. Elle vit ses angoisses à travers le conte, le personnel médical devient un personnage imaginaire. Elle rencontre le Lapin Blanc d'Alice aux Pays des Merveilles en lutte permanente avec le temps, comme l'héroïne lutte face à la chute. Elle multiplie les rencontres insolites : La Licorne, Cherubino Balbozar, le Grincheux, le docteur H, le Chimiste...qui lui permettent de combattre la maladie. Lydia Flem donne une leçon de courage sur la volonté de survivre à la maladie.

 Les mots s'unissent pour parfaire un décor de conte merveilleux issu d'un drame. Les phrases illuminent les maux forts du conte. On se laisse bercer par ces parenthèses qui entrecoupent le conte, ils sont le bol d'air de la narratrice mais aussi celui du lecteur qui comprend mieux les méandres de la pensée du malade. Pour une fois, on pénètre le subconscient et l'inconscient voire le désir d'inconscient de l'être en souffrance. Lydia Flem joue avec les mots, les coordonne, les juxtapose avec délicatesse comme une mélodie merveilleuse et parfois incongrue. C'est une joie de vivre qui permet à la Reine Alice de rester vivante.

 C'est un palliatif voire un remède à cette lutte de chaque instant, de cette remise en question du soi. Ces interludes imaginaires sont la bouée de sauvage du malade. Cet imaginaire redonne ses Lettres de noblesse à cet acharnement pour la vie. Ce livre est un pur chef d'oeuvre de l'art lié à la science. Je suis admirative.

 

Voici quelques citations tirées du conte :

" Un instant plus tôt rien n'était arrivé un instant plus tard tout était bouleversé."

" Dinah, t'ai-je raconté qu'une Licorne m'avait offert un Attrape-Lumière"

" Elle ne maîtrisait plus rien, ni n'arrivait à lâcher prise. Aucune carte, aucune boussole n'étaient en sa possession pour la guider au milieu de cette errance. Si seulement quelqu'un avait pu lui donner un mode d'emploi, un viadique, mais au sein de la tempête, chacun demeurait seul, enfermé dans l'étroite prison de son corps."

" - Je souffre de souffrir. Comprenez-vous ? Je souffre deux fois, de souffrir et de me voir souffrir...La douleur physique , on ne s'en sent pas responsable, mais l'inquiétude, la peur irrationnelle, elle naît de nous, elle nous colle à la peau."

" La fiction, celle que l'on invente à voix haute, ou celle que l'on couche sur le papier, la fiction pouvait-elle suspendre la mort, ou du moins en obtenir un sursis? Alors, se jura silencieusement Alice, je commencerais un récit dont l'issue coïnciderait avec ma délivrance et celle de tous et de toutes."

" Se battre contre soi-même est un combat bien singulier, tellement plus rude à mener que celui de porter le fer chez l'adversaire."


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Rien à déclarer : Dany Boon

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Rien à déclarer de Dany Boon

 

 rien à déclarerEt pourtant, il y en a des choses à déclarer. Si vous désirez retrouver des gags à chaque réplique, vous serez franchement déçus. Quelques rires dissipent la salle sans que celle-ci s'embrase. Les dialogues sont faibles et l'humour belge ou français ne remporte pas la mise. Les acteurs, Benoît Poelvoorde et Dany Boon, maîtrisent leur rôle. Ce film reflète une très belle caricature des douaniers des années 70. Benoît Poelvoorde est un raciste incontestable qui doit côtoyer des douaniers français dont un, forcément, amoureux de sa soeur.

 La seule note agréable que je lui attribue est une approche franche et cocasse du racisme entre les belges et les français. Cela démontre que même si les ressemblances entre un français et un wallon sont incontestables ils entraînent le racisme. Le film exprime un racisme de taille qui ne se limite plus à la couleur de peau ou à un dialecte. C'est un film qui permet de se questionner sur les limites du racismes et de sa bassesse. Il peut être visionner par des classes afin d'inciter au débat.

 

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Le Dicton de Léon

La beauté agrémente la vie mais ne doit pas dominer votre vie .


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Un secret : Philippe Grimbert

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Un secret de Philippe Grimbert

 

005-copie-2Un secret est toujours lourd à porter pour celui qui l'ignore, surtout si c'est un enfant. Le narrateur nous dépeint son enfance, très solitaire. Un enfant rejeté car son corps est maigre voire squelettique. N'ayant pas de compagnon de jeu, il se crée un frère plus grand que lui, plus fort, plus beau, à qui tout réussi. Il en parle au gens qu'il rencontre. Il demande à sa mère de rajouter un couvert. Qui n'a jamais rêvé de se réinventer une famille "parfaite" avec ses propres codes. Ce gamin veut fuir la réalité qui le ramène à sa piètre existence, à ce corps infâme et décharné.

 Mais sa vie va être bouleversée par la découverte d'un secret, le secret de son histoire, l'histoire de sa famille. Ce frère tant aimé, haï et inventé a réellement existé. Le narrateur découvre ses origines et celles de sa famille qui sont juives. Il comprend les horreurs de la guerre et de la déportation pas à travers des émissions de télévision mais au travers de sa propre histoire. Il assimile très rapidement que si son frère et la mère de celui-ci n'étaient pas mort dans un camp d'extermination, il ne serait jamais né.

 C'est un roman poignant, attachant,troublant. Les secrets les mieux gardés forgent le caractère, parfois réduisent à néant des familles et parfois les soudent dans l'adversité. Ce roman tourne autour d'une histoire d'amour passionnel entre Maxime et Tania, embrigadés dans une guerre qu'ils refusent d'être la leur. Maxime a renié jusqu'à ses origines juives , il est français et refuse de croire qu'on puisse exterminer une race au nom d'un idéal. L'enfant, né de cette union, devra reconstruire sa vie et celle des siens à travers une quête dans l'histoire de l'Holocauste.

 Philippe Grimbert accompagne ses lecteurs dans un univers particulier où la loi du silence règne de manière indéniable. Les non-dits, les regards sont échangés sans que jamais le nom des morts soient prononcés. Le regard de l'enfant était encore plus lourd à supporter. Il ignore son passé et vit avec ce souvenir qui l'obsède.

 

Voici quelques citations tirées du roman:

 

" Fils unique, j'ai longtemps eu un frère."

" Je haïssais mon corps et mon admiration pour le leur ne connaissait plus de limites. Je découvris une nouvelle façon de jouir de mon statut de vaincu."

" La vigueur qui me faisait défaut lors des activités physiques se portait à incandescence lorsque, un stylo à la main, je remplissais des pages entières de récits de mon invention."

" La tache jaune les désignait au regard des autres mais leur permettait aussi de se reconnaître, soudant une communauté qui, à force de se dissimuler, s'était parfois ignorée."

" J'essayais de me figurer sa détresse, son corps devenu semblable au mien grelottant sous l'étoffe grossière, ses côtes saillantes, son enfance réduite à cette poignée de cendres soufflée par le vent de Pologne."

" Une nuit durant laquelle un petit garçon et sa mère quittaient définitivement cette terre pour entrer dans le silence."

" Peu de temps après ma naissance Maxime provoquera de nouvelles tensions en faisant modifier l'orthographe de notre nom. Grinberg sera lavé de ce "n" et de ce "g" ces deux lettres devenues porteuses de mort."

 

 

 

 

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