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Dis raconte moi une histoire (suite)

 Enfin de retour dans mes pénates, il fallait rassembler mes nouvelles informations, les recouper, trouver un lien logique à ce ramassis d'idées. Je devais trier le vrai du faux, me fixer des objectifs. Je reprenais mon carnet qui s'avérait être d'une grande utilité. Je griffonnais toutes mes informations.

 Je me fixais comme but, pour le lendemain, de visiter l'appartement de Stella, de rencontrer ce Luigi et de demander des compléments d'enquête sur les analyses effectuées sur le corps de Stella. J'avais du pain sur la planche. Je devais aussi prendre du repos pour continuer correctement cette enquête.

 Mon réveil sonna à huit heure pile, je sautais de mon lit, filais à la cuisine, lançais un café à chauffer, courais à la douche. En moins d'une demie-heure, je m'étais préparée. Je me sentais comme une super-héroïne qui va mener son combat.

Je décidais de surprendre mon menteur d'inspecteur. Je sonnai donc à sa porte avec empressement. Il fut très surpris de me trouver sur son pallier. Il me demanda, les yeux encore ensommeillés, si tout allait bien. Je lui répondais que oui avec un grand sourire. (une arme radicale quand on veut éviter les questions). Avec une certaine réticence, il me fit entrer dans son appartement. Celui-ci avait été aménagé avec goût. Il me fit remarquer que c'était un ami architecte qui avait dessiné les plans. Il n'avait pas besoin de me le stipuler, cela sautait aux yeux. Décidément, cet inspecteur avait beaucoup d'ami.

Il m'abandonna un court instant afin de se préparer. Je fis le tour, de façon discrète, de l'appartement. Rien, tout était à sa place. Rien ne dépassait, pas un document laissé par erreur sur la table. Tout était impeccable comme les photographies des magasines vantant les intérieurs chics et sans faute de goût. Nous nous trouvions dans des pièces sur papier glacé, sans vie. Je dirais limite effrayant. Il me sortit de ma réflexion en me proposant un café. Je le bus très rapidement. J'insistais pour que nous allions voir l'appartement de Stella. Je venais de faire le tour rapide de celui de l'inspecteur qui ne m'avait rien appris. Excepté que celui-ci était un maniaque de la propreté et du rangement. (trop à mon avis).

 Mon empressement eut le don de l'agacer. Il s'exécuta avec réticence. A la vitesse de l'éclair, nous grimpions les marches menant à son appartement. Il me fit mille recommandations, surtout ne rien toucher. Je lui fis remarquer que les scientifiques étaient sensés être passés avant nous. Il introduisit la clef dans la serrure. L'appartement était plongé dans le noir, j'appuyais sur l'interrupteur. Nous fûmes surpris, l'appartement était sans dessus dessous. Quelqu'un avait soigneusement vidé tous les tiroirs, éventré tous les coussins, mis en pièce chaque élément du mobilier.

 L'inspecteur saisit son téléphone, appela des renforts. Je le regardais et l'informais que les renforts n'étaient franchement pas nécessaire mais qu'il pouvait appeler, de nouveau, les scientifiques afin qu'ils recherchent des indices. Il fallait que je réfléchisse. Qui avait intérêt à fouiller ce lieu? Que recherchait on avec cet acharnement? Qui possédait la clé, car aucune trace d'effraction n'apparaissait? Qui savait que nous allions nous rendre ici?

 Trop de questions, pas de réponses. Cela me rendait très nerveuse. Quand les autres agents arrivèrent, l'inspecteur donna ses instructions. Je lui demandais de retourner voir le médecin légiste, j'avais besoin de réponse. Il fut étonné de cette requête et voyant le ton que je venais d'utiliser, n'émit aucune objection. J'avais bien l'intention de prendre les reines de cette enquête car l'inspecteur était un simple pantin incapable de réfléchir....

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Heures modifiées

Heure d'Eté, heure d'Hiver!

La politique d'économie énergétique

a gain de cause sur mon propre univers.

Année 73, le choc pétrolier a bien des travers.

Le solstice d'été éclaire mes journées.

Celui d'hiver a tendance à me déboussoler.

Fatigué, irritable,

celui-ci ne m'est pas profitable.

EDF ne subit plus la crise

mais attaque ma matière grise!

L'augnmentation du tarif, il me la fera sentir

sans que le solstice est à mentir.

Le soleil se couche avec hâte,

condamnant mon moral comme un bureaucrate.

La nuit succède à la nuit

sans que le monde luit.

Lumière, candélabre, lampion,

l'Etat est bien le champion

de la cacophonie de mes brèves nuits!

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Tchao LA FRANCE: Corinne Maier

Y a quelqu'un qui m'a dit de lire:

 

"Tchao LA FRANCE" de Corinne Maier

 

011Que ceux qui avaient des doutes quant à leur devenir en France se rassurent Corinne Maier nous dépeint une France traditionaliste aux frontières d'un pays primaire voire sous-développé.

 Certes la France a des progrès à effectuer pour rester à la hauteur des pays industrialisés. Il faut que la France réinvestisse dans la recherche, son économie, fasse à nouveau confiance à ses cerveaux et à ses artistes. Elle doit admettre ses lacunes pour sortir de cette impasse.

 Les exemples de Corinne Maier sont éloquents, sans appel et sont  très difficile à entendre comme  toutes vérités.

 Ce que je déplore, dans ce pamphlet, c'est le ton agressif utilisé. Je conçois son agacement mais la France a été, pour elle, une terre d'asile pendant quelques années. Il est toujours plus facile de cracher dans la soupe quand on s'exile que de rester et d'essayer , à son niveau, quel qu'il soit, de changer les choses. Attendons quelques décennies avant que ses critiques accablent cette "chère" Belgique comme elle a condamné cette "doulce" France.

 Avec Corinne Maier, la sentence est sans appel, la fuite est le seul moyen de régler les problèmes.

 Ce pamphlet a le mérite de réveiller les consciences et d'élever le débat durant les dîners entre amis. Ce livre est à méditer même si les avis seront divisés!

 

Quelques citations tirées du livre:

" "Paris brisé,Paris martyrisé, Paris libéré", comme le clamait le général de Gaulle? Non, aujourd'hui Paris est sanctuarisé"

" Aussi, pour un artiste; mieux vaut aller créer ailleurs, car la France ne favorise ni la nouveauté, ni l'émergence des talents, et tolère mal qu'on bricole dans les coins sans avoir été adoubé par une institution, un mentor."

" C'est peut-être que la certitude d'une appartenance à une nation, les bonnes relations entretenues avec l'univers, bref la quiétude, peuvent raboter les ailes de la création."

" Chaque jour dans les médias fleurissent les sujets éculés et les leçons de morale"

"On parle beaucoup du devoir de mémoire, mais le devoir d'oubli l'a précédé."

" Une faute d'orthographe? En France, ce n'est pas un manque de savoir, c'est carrément un manque de savoir-vivre."

" Se loger est un casse-tête. En tout Français sommeille un Caliméro, ce personnage malchanceux qui porte sur sa tête une coquille d'oeuf cassée en guise de maison."

" Afin d'avoir le droit de créer de la richesse, d'apporter de la valeur ajoutée, il vaut mieux être blanc, doté d'un nom."

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Dis raconte moi une histoire (suite)

 Après quelques minutes d'attente, Monsieur Bartoloméo fit irruption dans la pièce. Il semblait agacé mais affichait un sourire de convenance. Il nous fit apporter une collation et un bon café. Je pouvais lui faire confiance. (les italiens ont la réputation de s'y connaître en bon café aussi bien que les français en bon vins). Nous nous installâmes dans des fauteuils vis à vis afin que cette conversation soit plus confidentielle.

 Dans son regard, je sentis comme un sentiment de mal être, il fallait que je le mette en confiance. Je débutais la conversation par des questions anodines qui n'avaient guère de rapport avec notre sujet principal.

 La conversation fut bien engagée quand je me détournais de son sujet afin d'atteindre mon but ultime: connaître la vérité.

 

"- Monsieur Bartoloméo, est-ce que Stella assistait depuis longtemps à vos fiesta?

 - Oui, elle m'avait été présentée par une de vos connaissances."

 Je fus très surprise, je ne comprenais pas cette remarque qui semblait ne pas être un sous-entendu. Voyant mon regard interrogateur, il reprit le cours de la conversation.

 "- Je ne vais pas jouer avec vous au chat et à la souris plus longtemps. Stella m'a été présentée par Monsieur Stylet."

J'étais abasourdie, aucune réaction ne parvenait à mon cerveau. L'inspecteur connaissait parfaitement mon amie et il me l'avait caché. Dans quel but? Pourquoi tant de mystère? Pourquoi était-il sur l'affaire alors qu'il était susceptible d'être témoin? Je comprenais mieux son comportement durant l'interrogatoire. Mais cela était encore plus suspect à mes yeux.

Je demandais donc une explication au seul homme enclin à m'en fournir une, sans mensonge.

 - "Je connais Monsieur Stylet ou devrais-je dire Valentin depuis mes années de collège. Nous avons fréquenté le même collège car mes parents résidaient à cette époque à Paris. Nous sommes restés de très bons amis même si nous nous rencontrions que très rarement.

 - A quelle occasion  vous a-t-il présenté Stella?

 - Bêtement, lors d'une réunion d'anciens élèves organisée par ce collège privé. Ce genre d'établissement joue sur la notoriété de ses anciens disciples pour obtenir de nouvelles recrues et ainsi redorer le blason de son école.

 - Quelle relation entretenait-il avec Stella?

 - Il semblait être de simples amis, mais Stella est toujours restée discrète sur ses relations amoureuses. Elle ne s'affichait jamais en société avec qui que ce soit. C'était une maîtresse du monde et les personnes qui l'ont côtoyée, vous le diront elle aimait la vie et elle ne méritait pas ce qui lui est arrivée.

 - a-t-il été frustré de la relation que vous avez entretenue avec Stella?

 - Je pense que oui, mais cela reste mon opinion personnelle. Dans notre milieu, personne ne doit montrer ses véritables sentiments. L'apparat est de rigueur et fausse bien des rapports. Parfois cela nous pèse. Regardez-moi les médias pensent et me font apparaître comme un homme de la nuit, qui ne vit que pour la jet-set. Mais je suis en vérité un homme d'affaire réputé dans le domaine de l'import-export de pierres précieuses. J'organise des fêtes pour recruter de nouveaux clients, je souris aux caméras et aux photographes. Voilà mon monde de la nuit.

 - Revenons à Stella! est-ce que vous lui avez offert des diamants?

 - Je serais franc comme je le suis depuis le début de cet entretien. J'ai offert des diamants à Stella car j'étais et je suis encore amoureux d'elle malgré sa disparition. Je dois vous sembler fou, mais elle était devenue ma muse, elle m'inspirait mes nouvelles créations. Toutes mes nouvelles pièces étaient un hommage à sa beauté.

 - Lors de notre entretien en présence de l'inspecteur, vous avez soutenu que vous aviez rompu avec elle car vous restiez un homme marié.

 - Ma femme était au courant de ma situation et l'acceptait du mieux qu'elle le pouvait. Je ne lui ai jamais rien caché. Stella fut ma seule et unique passion."

Quand il prononçait ces mots des trémolos dans sa voix apparaissaient. Il ne chercha pas à cacher sa peine ni à sécher ses larmes qui coulaient le long de ses joues.

Je compatissais à sa souffrance. Je le consolais en lui affirmant qu'il m'avait bien aider dans ma quête de la vérité.

 "- je n'ai rien dit durant l'interrogatoire car Valentin était persuadé que nous avions rompu et je ne voulais pas que qui que ce soit soit au courant que nous vivions notre amour caché afin d'être heureux mais aussi par respect pour ma femme."

Une dernière question (oui comme Colombo) vint à mon esprit.

"- Qui aurait pu en vouloir à Stella?"

Il l'ignorait mais il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour m'aider à le retrouver. Je pouvais lui demander quoique ce fut, il répondrait présent. Décidément beaucoup d'homme venaient à mon service!

Je le remerciais de sa confiance et il me fit raccompagné chez moi sans que je fus inquiétée de rencontrer un agent sur la route. Notre entretien devait resté strictement privé. Si cette entrevue venait à être connue, il nierait notre rencontre et tous les propos liés à celle-ci....

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Occupe-toi d'Amélie : Georges Feydeau

 004Le texte théâtral ne doit pas rester figé sur des feuillets blancs mais il doit être joué pour être aimé. C'est, avant toute chose, une rencontre d'un auteur Georges Feydeau avec des comédiens dirigés d'une main de maître par un metteur en scène.

 Monique Blanchet, metteur en scène de la compagnie théâtrale les "Baladins du Val Sierckois" remet au goût du jour une pièce hilarante "Occupe-toi d'Amélie". Les acteurs se sont accaparés leurs rôles avec brio et transmettent au public la passion de Feydeau pour les quiproquos et les trios infernaux: l'amant, le mari, la femme. Et quelle femme, Amélie d'Avranche, interprétée par Marie Veynachter, qui excelle dans les comiques de situations.

 Cette pièce est un hommage au talent de Feydeau que je vous conseille d'aller voir. Les adultes et les enfants ressortent du théâtre avec un sourire aux lèvres.

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La petite fille de Monsieur Linh: Philippe Claudel

Y a quelqu'un qui m'a dit de lire:

 

"La petite fille de Monsieur Linh" de Philippe Claudel

 

 008Un vieil homme, réfugié de guerre débarque dans une nouvelle ville mais surtout dans une nouvelle vie. Cet homme fragile physiquement, anéanti par le traumatisme de la perte de sa famille détruite par une bombe, se rattache à la vie grâce à sa petite fille "Sang diû". Ce roman est émouvant, poignant. On se lie au personnage principal comme s'il devenait notre bouée sur cette mer agitée de la vie. On se prend d'affection pour cet être faible qui porte en lui toutes les souffrances d'un peuple meurtri. Philippe Claudel associe, avec aisance, les évènements présents à la dureté des souvenirs du passé. Ce réfugié porte en lui un message d'espoir. Ses regards fuyants ne cherchent que le soutien d'un nouveau monde qui ne s'intéresse pas à lui. L'humanité de ce pays d'accueil est portée sur les grosses épaules d'un inconnu qui s'est lui-même déjà perdu. Philippe Claudel crée un langage gestuel, entre les deux hommes qui ne parlent pas la même langue, ce qui rend le récit encore plus lourd de signification. Le geste supplante la parole. Une main posée sur l'épaule est plus forte que toutes ces paroles vaines.

 

Voici quelques citations tirées du roman:

" Ce que sent le vieil homme, c'est que le ton de la voix de Monsieur Bark indique la tristesse, une mélancolie profonde, une sorte de blessure que la voix souligne, qu'elle accompagne au-delà des mots et du langage, quelque chose qui la traverse comme la sève traverse l'arbre sans qu'on la voie."

" Que son pays, pour ainsi dire n'est plus. N'est plus rien que des morceaux des souvenir et des songes qui ne survivent que dans la tête du vieil homme fatigué."

" Il se dit que la ville est trop grande, qu'elle est un monstre qui va le dévorer, ou le perdre."

" Qu'est-ce donc que la vie humaine sinon un collier de blessures que l'on passe autour du cou?"

" C'est comme si ses yeux étaient de plomb et l'entraînaient vers la contemplation de cette terre qui n'est pas la sienne, qui ne sera jamais la sienne, et sur laquelle il est contraint d'avancer comme un bagnard est contraint à sa peine."

"Des miracles parfois, de l'or et des rires, et de nouveau l'espoir quand on croit que tout autour de soi n'est que saccage et silence."

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Make-up

Chanel, Bourjois, l'Oréal, Dior et Shiseido

ne sont pas de vains mots!

L'art de m'embellir

n'est rien de le dire!

 

Docilement, mes mains agiles

lisseront le fond de teint

qui transformera ma peau sans parfum

en un véritable écrin.

 

Sur mes poches, cernes bleuies

par ces longues nuits,

je déposerai un anticerne

qui sortira mes yeux de leurs cavernes.

 

J'appliquerai finement

mon blush sur mes joues si pâles

pour leur octroyer du raffinement.

 

Munie de pinceaux, j'unirai astucieusement

les couleurs délicates de mes iris

aux tonalités des fards

qui me métamorphoseront en un joli nénuphar.

 

Je dessinerai à l'encre noire

mon regard de tous les espoirs.

 

J'appliquerai spirituellement

sur mes lèvres, ce doux brillant.

La nuance améliorera son éclat,

sans que ma bouche vole en éclat.

 

Ce jeu des apparences,

me donnera une bonne dose d'impertinence.

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Je veux Metz

Y a quelqu'un qui m'a dit de visionner cette vidéo:

 

"Je veux Metz"

 

192Je ne suis pas messin,

je ne suis pas chauvin,

mais ça vaut bien un bon point !

 

link

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Dis raconte moi une histoire (suite)

"- oui, allo! Excusez-moi de vous déranger à une heure aussi tardive mais je cherchais à entrer en contact avec Monsieur Bartoloméo.

- Qui dois-je annoncer?

- je suis Mademoiselle Leauclaire, nous nous sommes rencontrés à la descente de son avion.

- Veuillez patienter, je vais me renseigner."


 J'entendis une douce musique de mise en attente qui avait été composée à l'usage exclusif de Monsieur Bartoloméo. Son nom était chanté en canon,plutôt plaisant. Mais cela devenait abrutissant à la longue, car cela faisait au moins quinze minutes que j'étais en attente. Ma patience commençait à me faire défaut, quand mon interlocutrice me prévint que Monsieur Bartoloméo m'attendait chez lui. Celui-ci avait des éléments à me révéler mais aucunement par téléphone. Je confirmais à cette intendante que je devais me débarrasser de mon agent en civil pour me rendre en toute discrétion chez lui. (chose qui me semblait ardue). Elle comprit mon argumentation et me fit comprendre que je n'aurais aucun problème à sortir ce soir. J'étais passablement étonnée de cette affirmation. Elle fixa l'heure du rendez-vous et me donna l'adresse dans une totale désinvolture. Il me restait deux heures pour peaufiner un plan. Je commençais par prendre une bonne douche, me préparer et inscrire sur mon ordinateur un message où je mentionnais le lieu où je me rendais et la personne que j'allais rencontrer. J'avoue que je n'étais pas rassurée. Prendre le maximum de précaution devenait ma devise. J'étais toujours armée donc en sécurité. Je regardais de nouveau par la fenêtre de façon discrète pour ne pas être repérée. Mais stupéfaction, la voiture banalisée avait quittée sa place. Celle-ci était bien libre. Je comptais le nombre de place restée vacante; elle était unique. J'ouvrais la fenêtre, allongeais le cou pour pouvoir parcourir du regard toute ma rue. La voiture n'était plus là.

 Monsieur Bartoloméo n'avait aucun pouvoir dans cette ville. C'était évident, Monsieur Stylet avait relevé son collègue. Je n'avais pas besoin de deux agents pour ma sécurité, plutôt ma surveillance. Je commandais un taxi que je fis garer dans la rue voisine. Je fermais la porte de mon appartement avec délicatesse. Je soulevais celle-ci car les gonds grinçaient. Il ne fallait surtout pas que je me fasse repérer.

 Après une course intensive, je me glissais à l'arrière du taxi. Dans un souffle, je donnais la direction de l'hôtel particulier de Monsieur Bartoloméo. Après quelques minutes de panique, je reprenais mes esprits; Je me retournais sans cesse pour vérifier que nous n'étions pas suivis. Le chauffeur, étonné, me demanda si je me portais bien. Je lui répondais par l'affirmative.

 Au bout d'une demie-heure de route, nous entrâmes dans une propriété privée où l'allée gravillonnée serpentait autour d'arbres millénaires. C'était une demeure romantique avec des allures de château qui ne correspondait pas du tout au style affiché de son propriétaire.

 Je fus introduite dans un salon feutré où une cheminée éclairait et réchauffait la pièce....

 

 

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Dis raconte moi une histoire (suite)

 Je me réveillais en sursaut en sentant la couette de mon lit glissée sur le sol. Je mis quelques secondes pour éclaircir mes idées. Je m'étais bien assoupie dans mon canapé, mais je n'étais pas recouverte d'une couette. Je fis le tour de mon appartement et constatais que j'étais seule. Un frisson d'inquiétude parcourut mon corps. Je me relevais, fouillant du regard toutes les pièces: personne. Je vérifiais la porte d'entrée, celle-ci était bien fermée à double tour. Je me raisonnais en m'affirmant que je m'étais sûrement levée durant ma sieste et avais pris machinalement ma couette pour me réchauffer. Un effet du à ma très grande fatigue nerveuse.

 Je me resservis un excellent café, quand la sonnette retentit. Je saisis l'interphone. L'inspecteur était de retour avec du nouveau. Je l'invitais à monter. Une fois les salutations effectuées, je lui tendis une tasse de café. Il me demanda dans un sourire taquin si j'avais changé de fournisseur de café. Je lui stipulais que oui, c'était de l'arabica tandis que l'autre était du robusta (je n'allais pas lui avouer que mon visiteur avait berné son vigile). De retour de cette virée lyrique au Mexique, nous en revînmes à notre enquête.

 De retour au bureau, il avait été contacté par les scientifiques de la criminelle. Ils avaient enfin une piste pour l'arme utilisée. Il s'agissait d'une arme datant du XVIIIème siècle que l'on nommait dague des templiers. Ce qui était le plus troublant c'est quand il m'informa du nom de notre prochain rendez-vous: Luigi Marco professeur à l'Université de Cambridge, spécialisé dans l'armement au XVIIIème siècle. Je regardais l'inspecteur, interloquée. Il me confirma qu'il s'agissait du même homme dont Monsieur Bartoloméo avait parlé. On commençait enfin à avancer. Je fus déçue quand Monsieur Stylet m'indiqua que nous ne rencontrerions cet individu que le lendemain car celui-ci s'était rendu à un séminaire en Cornouailles. Ce pays me semblait si terrifiant, même le nom me faisait hérisser les poils. Heureusement que c'était lui qui venait à nous et non le contraire.

 L'inspecteur me posa enfin la question qui le turlupinait depuis un moment:"- avez-vous reçu de la visite?". je répondais par la négative et lui fis remarquer que si ce fut le cas son agent l'en aurait informé. Il me sourit, cette fois, de manière forcée. Il m'indiqua que c'était pour ma sécurité,et bla blabla. Je n'écoutais déjà plus son monologue. J'étais partie dans mes réflexions quand il me salua et me pria de faire attention et de bien fermer la porte à clé. Il se faisait tard et il se rendait donc dans ses quartiers. Si j'avais besoin de quoique ce fut, je pouvais l'appeler.

 Je lui demandais s'il était possible de visiter l'appartement de Stella. Cela sembla le désarçonner. Mais en une demie-seconde, il recouvra une mine enjouée et me répondit que les agents n'avaient rien vu d'inhabituel chez elle. Mais si j'y tenais, il organiserait la visite.

 Je refermais la porte derrière lui et regardais l'heure affichée sur ma montre. Il était déjà vingt et une heure. Je décidai de téléphoner à Monsieur Bartoloméo. Je composais le numéro et entendis les tonalités. J'étais sur le point de raccrocher quand une voix douce me répétait:"allo! allo!".....

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